La Gazette du Sorcier - Edition Poudlard12

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1 mai 2025

La petite bibliothèque Pédouzienne de Nausicaa

 

Très chères lectrices, très chers lecteurs,

Ce mois-ci dans ma petite bibliothèque, j'ai fait le choix de me concentrer sur vos différentes demandes de conseils. J'espère que ceux-ci vont vous plaire ! Je vous rappelle également que toute demande est à me faire directement sur ce topic. J'ai accepté quelques demandes par MP mais il m'est beaucoup plus simple de les voir sur le topic pour mon suivi.

Sans autre digression, voici donc la liste que vous attendiez toustes !

Avant de commencer, je voulais également vous partager les lectures doudous que Matoutou m'avait envoyé un peu trop tard lors de l'édition 227. Je voulais tout de même que son partage apparaisse, le voici donc !
 

Lectures doudous de Matoutou :

 

  • Anatolia Story - Chie Shinohara


« Yuri est une jeune fille qui mène une vie normale jusqu'au jour elle est aspirée dans une flaque d'eau par deux mains et se retrouve propulsée dans l'Empire Hittite (quelque part en Turquie). En la sacrifiant, la reine espère lever un sortilège qui fera mourir tous les princes et ainsi permettra à son jeune fils d'accéder au trône de l'empire. Yuri est alors sauvée par l'un des princes, Kail. Celui-ci lui promet de tout faire pour la ramener dans son pays... »

C'est un manga d'amour et d'action, où on ressent de vraies recherches historiques sur le sujet des Hittites et de l'Égypte à l'époque des pharaons. L'histoire est remplie de rebondissements, pour remplir 28 tomes au total. Ce que j'apprécie notamment, c'est le personnage principal féminin, qu'on va suivre et voir évoluer au fur et à mesure. Il y a des défauts bien sûr, et quelques clichés (l'héroïne fait tomber tous les cœurs), mais dans l'ensemble c'est intéressant, varié. Une de mes plus belles découvertes, et un manga que je relis assez régulièrement.


Sa deuxième lecture doudou est une autrice qui a "bercé son enfance", il s'agit de Meg Cabot.

Je suis une grande amatrice d'histoire d'amour, et j'aime tout particulièrement les piques d'humour et d'autodérision qu'on retrouve dans ses récits.

En particulier, je citerais la trilogie Blonde.
Résumé : Une adolescente qui déteste la mode décède dans un accident et son cerveau est transplanté dans le corps d'une des mannequins les plus célèbres du moment. Elle doit s'acclimater à cette nouvelle vie, mais va aussi découvrir un complot plus profond.

→ L'aspect scientifique reste assez central, par rapport à l'aspect mode. Donc même si ça tourne autour d'histoires d'amour, il y a une enquête de menée qui a un rôle assez important dans l'histoire.


Ou sinon Beaux mecs et sac d'embrouilles dont j'adore le côté humoristique.



Je ne peux que remercier Matoutou pour ces partages ! Laissez-moi à présent vous dévoiler les différents livres sélectionnés avec soin pour répondre aux demandes des trois Pédouzien.nes qui ont fait la demande ! Merci Matoutou, Thylas Darkflare et Rain Lewis, j'espère que mes conseils vous plairont et correspondront à vos envies.
 

Pour Matoutou


Matoutou souhaitait une histoire autour de la cuisine, dans laquelle les personnages évolueraient dans ce milieu. Elle voulait saliver ! Voici les deux conseils que je propose.
 

  • La Pâtisserie Bliss - Kathryn Littlewood


Petite saga jeunesse en cinq tomes, La Pâtisserie Bliss a de quoi faire saliver ! Dans le premier tome, nous retrouvons Rose et ses frères et sœurs qui vont devoir s'occuper de cette pâtisserie un peu particulière... La magie y est au rendez-vous, proposant des gâteaux forts appétissants et un touche d'aventure.

Cher lecteur, te laisseras-tu tenter par les Cookies de la Verité ?

 

  • Sur le vif - Elizabeth Acevedo


Une écriture particulière forte et puissante magnifiquement traduite par Clémentine Beauvais, qui nous offre de quoi saliver ! Emoni a un grand rêve, celui de devenir un jour cheffe dans un restaurant... Pas facile d'accomplir son rêve lorsqu'on a seulement dix-sept, une petit fille de deux ans et ses études à côté. Un cours d'art culinaire dans son établissement lui permettra-t-il d'accomplir son rêve ?


 

Pour Rain


Rain souhaitait continuer son tour d'horizon des genres cyberpunk et solarpunk, dans des univers futuristes qui pourraient parler d'espoir avec des portées écologiques. Voici les deux conseils que je fais.
 

  • Écotopia - Ernest Callenbach


Quand trois états des États-Unis décident de se couper du monde et fonder une société écologique radicale on obtient Écotopia. Vingt-ans plus tard un journaliste est envoyé pour enquêter sur cette société écologique qui s'est construite à l'écart des autres. Quelle conclusion pourra-t-il en tirer ?

Un style un peu particulier qui va reprendre une manière d'écrire très journalistique, mais qui devrait plaire à tout adepte de questions écologiques et sociétales !
 

  • Apprendre, si par bonheur... - Becky Chambers


J'étais évidemment obligée de parler d'un autre livre de Becky Chambers dans cette sélection (j'espère d'ailleurs ne pas l'avoir déjà fait ?)
Celui-ci est différent d'Histoire de moine et de robot et nous embarque tout droit dans l'espace. Quand quatre représentant de l'humanité se retrouve à voyager dans l'espace, découvrant les planète, s’interrogeant sur l'impact écologique de leur passage.

Du Becky Chambers dans toute sa splendeur que je recommande fortement !

 

Pour Thylas


Thylas de son côté souhaitait des thrillers ou mystères psychologiques, ou l'on peut retrouver des secrets de familles et disparitions inexpliquées. Voici donc ce que je propose.
 

  • Les soeurs Hollow - Krystal Sutherland


Un thriller qui mélange le réel et le surnaturel dans une aventure envoutante et angoissante, voilà dans quoi nous embarque l'histoire des Sœurs Hollow. Trois soeurs, des disparitions, une apparence étrange, un retour vers le passé enfoui. Tout est fait pour nous maintenir en haleine tout au long de la lecture.
 

  • Inheritance Games - Jennifer Lynn Barnes


Saga officiellement en quatre tomes, et trois autres tomes à part, cette série nous offre une grande enquête familiale sur un plateau d'argent. Avery se retrouve un jour l'héritière d'un milliardaire qui vient de mourir. Manque de chance, elle ne connait ni cet homme, ni sa famille. Qu'est-ce que que cela peut bien signifier ? Que veulent dire les nombreux indices dissimulés un peu partout dans la demeure de cet homme ?
Avery et les petits fils du défunt nous embarquent dans une grande enquête afin de découvrir la vérité cachée... À leurs risques et périls.



Et c'est terminé pour cette édition ! J'espère que cette sélection vous aura plu. Je vous retrouve le mois prochain pour une nouvelle Petite Bibliothèque.

 

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15 avr. 2025

Editorial

 

Vie PÉDOUZIENNe

Ménage de printemps
Rédigé par Erwan Fray et illustré par Erwan Fray

Une nouvelle Mme Bibine à Poudlard12
Rédigé par Terry Mitchell et illustré par Hope Moore

Courrier du cœur
Rédigé par Cookies et illustré par Erwan Fray

Un bouquet de grades
Rédigé par Nausicaa Lovegood et illustré par Hope Moore

Réflexion sur le Club de Slug
Rédigé par Jemima Romney et illustré par Hope Moore

Communauté MAGIQUE

Saule cogneur au fromage
Rédigé par Hazel De Martel et illustré par Aaliya Whitewood

Top et Flop Harry Potter Champions de Quidditch
Rédigé par Hazel De Martel et illustré par Erwan Fray

LE COIN DÉTENTE

Les Carnets de Terry : L'Égypte, berceau des Animagi
Rédigé par Terry Mitchell et Illustré par Aaliya Whitewood

La Petite Bibliothèque florale de Nausicaa
Rédigé par Nausicaa Lovegood et Hope Moore et Illustré par Mia Kester

Les Carnets de Terry : Le Sethisard
Rédigé par Terry Mitchell et Illustré par Erwan Fray

Quand la pluie s'arrête
Rédigé par Hermione Tonks-Black et Illustré par Hope Moore

 

Spoiler:

Très cher lectorat, La Gazette vous a manqué ? L'attente est désormais terminée car nous revenons enfin ! L'équipe est plus motivée que jamais pour vous proposer un journal qui s'améliore pour votre plus grand plaisir. Après un incendie ravageur et deux mois d'attente la Gazette est de retour pour vous jouer un mauv... Pour une nouvelle édition ! Installez-vous confortablement dans l'herbe pour ce nouveau numéro aux couleurs du printemps. Venez voyager en Égypte aux côtés de Terry, lire des histoires avec Nausicaa, parler jeu avec Hazel, discuter du beau temps avec Hermione ou encore fêter ce renouveau avec Erwan. Laissez-vous emporter tel le vent par les illustrations de Hope, de Mia et d'Aaliya. Une petite nouveauté vous attend à la fin de chaque article, portée par le doux talent de Hope et Erwan. Alors profitez de cet instant, écoutez les oiseaux chanter. Quant à nous, nous reviendrons plus vite que vous ne le pensez. Bonne lecture.

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Ménage de printemps

 

Généralement, quand on entend "ménage de printemps", on s'imagine une grande session de nettoyage pour faire disparaître la poussière et réorganiser son intérieur. Dans le cas de notre journal, il a fallu faire face à la reconstruction de nos locaux suite aux fameux incendie qui a tout ravagé l'année dernière.

Voyez-vous, cet incident a mis à mal notre équipe qui, depuis, a des réactions plus ou moins surprenantes. Pour apaiser le tout, nous avons mis en place des exercices d'évacuation d'urgence toutes les semaines. Seul Cookies a un peu de mal avec cette pratique moldu et s'est jeté une fois par la fenêtre dans un accès de panique. Depuis, nous avons déplacé son bureau au sous-sol.

Mais commençons par le début, car toute cette histoire a débuté quand nous avons eu de beaux locaux tout neufs et que Nausicaa et moi-même avons rappelé l'équipe pour qu'elle nous aide a remettre la machine en marche.

Premier problème, mais où étaient passés les membres de l'équipe ? Vacances prolongées ou disparition inquiétante ? Il nous a fallu un mois pour retrouver ce petit monde pour qui la reprise a été plus ou moins agréable.

Les membres de l'équipe quand iels ont reçu la lettre de leurs supérieurs


Bref, maintenant que nous étions toutes et tous réuni.e.s, il s'est posé la question de la décoration. Chacune et chacun y a mis de son idée et notre bureau était sur le point de ressembler à l'usine de Charlie et la chocolaterie. Bien que l'idée parait originale sur le papier, en réalité, le rendu est plutôt désastreux et il était hors de question que nous travaillions dans un endroit où l'on aurait l'impression d'avoir consommé de la poudre de mandragore.

C'est la merveilleuse Hope qui a pris les choses en main, repensant intégralement l'intérieur et l'extérieur de la Gazette avec ses pinceaux et son talent. Je m'excuse encore si l'équipe a dû subir mes accès de romantisme durant cette période.

Erwan regardant Hope travailler


Le reste de l'équipe


Maintenant que le bureau était redécoré, nous étions prêt.e.s à relancer les éditions. Et cette fois-ci, notre belle Rédactrice-en-chef s'est remontée les manches pour remotiver l'équipe car nous entrions dans la période printanière, le moment idéal pour le renouveau et la renaissance du journal.

Alors que tout le monde s'affairait, le nez dans ses articles ou à la recherche du scoop de l'année, il y avait une personne qui s'était absentée.

Erwan pendant que tout le monde s'était remis au travail


Il a fallu une bonne semaine à Nausicaa pour me retrouver mais, après une discussion houleuse, elle a réussi à me ramener par la peau des fesses jusqu'au bureau de la Gazette pour reprendre le travail.

En tout cas, j'espère que notre nouveau bureau vous plaît et que vous appréciez relire la Gazette !

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Une nouvelle Madame Bibine à Poudlard12

Voir l'article version texte :


Ces derniers temps, de nouveaux professeurs sont arrivés à Poudlard12, et j'ai voulu mettre en avant ces nouveaux membres du personnel, afin que vous appreniez à mieux les connaître. Pour ce premier entretien avec ces "petits nouveaux", je vous propose de découvrir la nouvelle professeure de Vol, Miss Elyna Black.

Terry : Bonjour Elyna, tu viens d'intégrer le professorat de Poudlard12, tout d'abord peux-tu te présenter brièvement ?

Elyna : Bonjour Terry ! Eh bien, je me nomme donc Elyna Black. J'ai été élevée dans une famille de Sang-Pur malheureusement bien connue... Quand j'étais petite, on m'a crue Cracmole, aussi n'ai-je jamais pu intégrer une école de magie. J'ai fini par apprendre à contrôler mes pouvoirs de mon côté, avec l'aide de quelques personnes de confiance mais cet apprentissage tardif m'a fait accorder plus d'importance à d'autres aspects, la magie est par conséquent assez peu présente dans ma vie. Aujourd'hui, j'ai 27 ans et je vis avec un balai dans une main et un livre dans l'autre ; pas de place pour une baguette !

Terry : C'est un parcours original effectivement ! Et alors, comment est née ta passion pour le Vol ?

Elyna : De la façon la plus ridicule qui soit ! Mon frère, mon aîné de six ans, est revenu de sa première année à Poudlard avec un objectif : intégrer l'équipe de Quidditch de Serpentard l'année suivante. Il s'est entraîné tout l'été et le voir faire, observer mes parents lui dire à quel point ils étaient fiers, m'a donné envie de l'imiter et de le surpasser. Même si je n'ai jamais eu l'occasion d'intégrer une équipe de Quidditch, cette jalousie m'a permis de me découvrir une passion. Ce qui m'intéresse le plus dans ce sport aujourd'hui, c'est le côté artistique, amusant et libre. J'aime me dire que je danse avec mon balai...

Terry : Visiblement, c'est le cas. On a l'impression que tu ne fais qu'un avec ton balai ! Comment se passe ton entrée dans le personnel de P12 ? As-tu déjà fait des rencontres ? As-tu découvert des choses intéressantes dans les salles de prof ?

Elyna : Cela se passe extrêmement bien ! J'ai été accueillie avec gentillesse par tous, c'est vraiment un plaisir de les rejoindre. Pour m'aider à me repérer, j'ai une fantastique marraine, notre chère Hazel, et je sais que je peux toujours compter sur elle ! Izora m'aide aussi énormément et répond patiemment à chacune de mes questions, je lui en suis extrêmement reconnaissante. Catherine et Toma m'ont également offert une main secourable récemment. Mais, de façon générale, tous les professeurs sont attentifs et bienveillants !
Quant à la salle des profs, elle n'est pas du tout comme je l'imaginais ! Mais elle est fantastique. On peut communiquer, s'entraider, donner nos avis sur des projets ou décisions, potiner sur les élèves, évidemment. On se sent écouté, en somme !

Terry : Des potins sur les élèves... Il faudrait peut-être que je fasse un article prochainement sur ce sujet ! Quel illustre professeur de Poudlard serait pour toi un modèle et pourquoi ?

Elyna : On est d'accord qu'il s'agit bien ici de ceux de l'époque de Harry Potter ?...
Remus Lupin ! Généreux avec ses élèves, juste et utile. Voilà ce que je souhaiterais atteindre ! Que mes élèves aient confiance en moi, qu'ils savent que je fais de mon mieux pour eux et qu'ils sortiront moins perdus de mes cours !

Terry : C'est un beau modèle et un bel objectif. Y a-t-il une autre discipline que tu aurais aimé enseigner et pourquoi ?

Elyna : Peut-être les Soins aux Créatures Magiques ou la Botanique ! J'ai un grand respect pour la nature et les animaux. Petite, j'aimais apprendre à nommer chaque plante ainsi que m'occuper de créatures dans le besoin et cela n'a jamais vraiment changé. Mais j'avoue ne pas me voir dans une autre matière que le Vol !

Terry : Nous avons donc des passions communes ! Comment envisages-tu tes cours ? Est-ce qu'il y a des choses que tu veux mettre en avant dans le contenu ou la méthode ?

Elyna : Je veux surtout que les élèves s'amusent. Je n'enseigne pas une discipline aussi rigoureuse que la plupart de mes collègues alors je ne trouve pas si important qu'ils soient parfaits. Pour moi, le Vol devrait être un moment de libération, de défoulement pour eux. J'aimerais vraiment m'adapter à eux et j'espère qu'ils oseront me dire quand ma méthode leur déplaira et, au contraire, s'ils sont heureux avec ma façon de fonctionner.

Terry : Je dois t'avouer que je suis nul avec un balai, il faudrait que je te demande des cours particuliers... En tant que professeur, que fais-tu pendant tes loisirs ?

Elyna : Je cours tous les jours une heure le matin avant mes cours pour bien me réveiller. Je passe aussi beaucoup de temps, bien entendu, sur mon balai, à m'amuser, à m'entraîner, et comme je l'ai mentionné plus tôt, je lis beaucoup. Mais je dirais qu'être professeur fait partie de mes loisirs, en fait ! Je m'y amuse tellement.

Terry : Je comprends ce que tu ressens, même si je ne suis pas professeur, car mes activités professionnelles sont, elles aussi, des passions. As-tu un nouveau cours ou une idée d'animation dont tu voudrais nous parler ?

Elyna : Je suis en train de travailler sur le programme et, pour l'instant, je me focalise surtout là-dessus. J'aimerais tout remettre à mon goût au plus vite, par exemple, les deuxième et troisième années vont être fusionnées pour devenir une année "sports sur balai".
En termes d'animations, j'ai beaucoup d'idées, mais je ne voudrais pas spoiler les potentiels participants. (aa)

Terry : Cela me donnerait presque envie de redevenir élève ! Et justement, quels sont pour toi les qualités nécessaires pour être un bon élève en Vol ?

Elyna : Être motivé et attentif à son environnement. Il ne faut pas être un grand joueur de Quidditch pour bien voler. Le plus important à mes yeux, c'est d'être capable d'éviter les obstacles, objets comme camarades. Finalement, rater telle ou telle figure n'est pas grave !

Terry : Je suis sûr que tu vas très bien savoir motiver tes élèves ! Comme tu fais partie d'une célèbre famille de Sang-Pur, de quel membre de la famille Black te sens-tu la plus proche ? Pourquoi ?

Elyna : Je ne suis pas très proche de ma famille, malheureusement, la plupart de ses membres m'ayant coupée il y a bien longtemps. Je reste cependant, malgré son égocentrisme, plutôt proche de mon frère, je dirais. Nous ne nous parlons plus mais nous sommes similaires. Nous avons tous deux décidé d'écouter notre cœur plutôt que les paroles de nos parents. Nous sommes heureux de la vie que nous avons choisie même si elle peut paraître solitaire. De beaucoup de façons, il m'a inspirée et je lui en serai éternellement reconnaissante.

Terry : En somme, il t'a montré un peu la voie pour être toi-même. As-tu une devise ou une citation qui guide ta vie de professeure ?

Elyna : Elle ne guide pas spécifiquement ma vie de professeure mais c'est ma devise depuis des années déjà et je l'appliquerai ici aussi. "Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante". C'est ce que mon premier amour m'a dit lorsque je suis montée sur un balai devant lui pour la première fois. C'est une citation d'un Moldu, Nietzsche, et je ne pense pas que mon ami l'ait comprise à l'époque mais elle a résonné en moi et j'ai décidé d'en faire mon mode de vie.

Terry : Effectivement, c'est une citation très intéressante. Je veux vraiment te remercier sincèrement pour le temps que tu m'as accordé. As-tu une dernière chose à ajouter à nos lecteurs ?

Elyna : Je ne sais pas. Quelqu'un veut bien passer dans mon bureau ? Je m'y sens seule (imaginez que je fais des yeux de Chat potté adorables ici). Mais surtout : merci Terry pour tes questions et l'attention que tu m'as portée ! Cela me touche beaucoup. J'espère que nous aurons l'occasion de travailler côte à côte, un jour !

Terry : Ce serait un grand plaisir d'avoir la chance, un jour, de travailler avec toi. Merci encore, Elyna.

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Courrier du coeur

Après quelques mois d'absence (comment voulez-vous que je réponde à vos courriers sans bureau), Cookies est enfin de retour pour vous donner ses précieux (pas toujours) conseils. Dernièrement Cookie a reçu un courrier qui l'a particulièrement touché :

Bonjour Cookie,

Je n'ai pas l'habitude de me plaindre à des elfes de maison, plutôt à leur donner des ordres, mais soit puisque c'est l'usage... Il se trouve que j'ai trouvé une lettre d'amour écrite il y a des années d'un premier amour. Et malgré mes tendances radicales pour ne plus éprouver cette émotion de fragile qu'on appelle amo...Non je ne peux même pas le dire, bref, je ressens (déjà c'est choquant) quelque chose de très triste en la lisant. Pour ton information, je n'ai aucun souvenir de cette romance puisque ma mère m'a supprimé tout ces souvenirs pour me préparer à mon destin. Et puis, peu après, cette personne est morte. Alors que puis-je faire pour gérer des sentiments passés dont je n'ai pas le souvenir et le deuil d'un papillon ?

 

Bonjour chère âme en détresse,

Tout d'abord, je commencerais par une chose très simple : si vous souhaitez parler de votre adorable figure maternelle, Cookie vous informe qu'il fait de très bonnes pâtisseries qui vous feront économiser une séances chez un Psychomage. Vous semblez être hanté par certaines de ses tendances radicales que vous perpétuez par la suite. Cookie est là pour vous aider.

Ce qui me saute aux yeux en vous lisant, c'est que malgré le dédain que vous semblez apporter à ce merveilleux sentiment qu'est l'amour, votre message ressemble à un véritable appel à l'aide. Une romance perdue laisse toujours sa trace dans le cœur des protagonistes et les sentiments que vous éprouvez face à cette lettre prouve que votre cœur et votre âme désirent expérimenter l'amour contenu dans ce billet. Laissez les sentiments du passé vous submerger et accueillez les avec nostalgie. Toute expérience est bonne à prendre et vous permettra peut-être d'adoucir votre âme. Ceux qui nous ont quittés sont, après tout, ceux qui font notre force.

Alors imaginez : si votre mémoire n'avait pas été effacée et que la personne en question était toujours à vos côtés, comment cela se serait-il terminé ? 

 

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Un bouquet de grades

Vous l'aviez peut-être remarqué, mais cette année nos Directrices s'en sont donné à cœur joie pour le premier avril. Entre un Grand Escalier complétement transformé et des grades qui sont apparus un peu partout, nous pouvons dire que ce jour-ci était riche en surprises.

J'ai donc décidé de me concentrer sur les grades, afin de vous offrir un joli bouquet pour votre plus grand plaisir.

Dans ce bouquet, nous pouvions retrouver la jolie fleur Mère des cochons, qui, sans grande surprise allait parfaitement bien à Aimyli. Toujours accompagnée de son fidèle Groin Groin, elle est prête à tout pour empêcher qu'une certaine Directrice adjointe n'en fasse son repas. Une vraie maman cochon !

Il était également possible de voir une haie de lilas, une fleur unique qui allait parfaitement bien à Lylaee McNeil. Mon petit doigt me dit que l'idée de ce grade aurait été donné par un certain Gryffondor qui aime rigoler.

Dans un autre genre, la grande fleur Archiviste venait accompagner ce bouquet pour votre Veilleuse, Hazel De Martel. Grande adepte des archives, elle pourrait passer des heures à déambuler, classer, ranger les documents du château.

Après avoir été transformé, toujours par une certaine Directrice Adjointe, voilà qu'un certain Nathan Fray venait compléter ce bouquet en obtenant le grade Chèvre en Chef. Quel beau grade pour quelqu'un qui a passé plusieurs heures dans le corps d'un bovidé.

J'ai également cru voir Luyana Aksnes venir accompagner ce bouquet avec le grade Veracrasse. Nous pouvons remercier un certain Gryffondor et sa créature de la Valise pour cela.

Plusieurs autres fleurs sont venues accompagner cet échantillon, tel que celle de Barbie Cœur de princesse pour une certaine Directrice de Maison, ou encore Elfe de Pouldlard12 pour une certaine Rose Edenweiss dont le plus grand rêve est de devenir Elfe des Trois Balais.

Il me manque encore certaines fleurs, mais ce bouquet était bien grand et vraiment très joli.
Et vous, quelles fleurs auriez-vous voulu y voir ?

 

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Réflexion sur le Club de Slug

Bonjour, lecteurs et lectrices de La Gazette.

Depuis que le Club de Slug a vu le jour sur P12, à l'instar de celui de la saga, il a eu pour objectif principal de rassembler, pendant une période de trois mois, ce qu'Horace Slughorn lui-même considère comme "l'élite", les élèves les plus actifs dans les différentes sections du château.

Et ce choix, pour les responsables de ces sections, n'est pas toujours facile.

Pour les élèves actifs durant un trimestre, le temps d'une coupe, l'enjeu est important, d'une part pour les points de maison que cette nomination rapporte, mais également, et surtout devrais-je dire, parce que cette nomination est un honneur et qu'elle récompense de façon totalement méritée un investissement sans faille durant trois mois.

Sans révéler bien sûr de secrets, car tout ce qui se dit durant le Club reste dans le Club, certaines sessions, qui promettaient d'être très actives au vu des élèves y participant, ne le sont pas nécessairement, tandis que d'autres font rayonner leur promotion dans tout P12 par des signatures et avatars communs, par l'une ou l'autre animation, montrant ainsi un bel esprit de groupe.

Pourquoi ces différences ? Je ne l'ai toujours pas compris.

Le "je" que j'utilise correspond à la personne réelle que je suis et à mes "personnages", Joplin, Fiona et Jemima actuellement, et ce, en toute modestie !!!

Selon ce que j'ai vécu, les différences que j'ai évoquées pourraient fort bien s'expliquer par le fait que la vraie vie, l'IRL, est prenante, chronophage, et qu'il est parfois difficile de concilier cette vie réelle avec l'investissement dans le Club et ses défis.

Cependant, le Club de Slug permet à des pédouziens et pédouziennes des quatre maisons de se rencontrer et/ou de faire connaissance, au-delà des clivages habituels. Il permet de mieux se connaître, si tant est qu'on le désire vraiment, bien sûr, de découvrir des qualités insoupçonnées chez certain·e·s, de découvrir tel ou telle comme une toute autre personne que le personnage joué, de nouer des relations sans distinction de maison, et j'en passe.

Et ce sont ces rencontres qui représentent, selon moi, l'aspect le plus important du Club de Slug.

Merci de m'avoir lue !

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Top et Flop Harry Potter Champions de Quidditch

Aloha tout le monde,

Vous l'avez peut-être vu, mais en septembre dernier, un nouveau jeu a rejoint la famille du Wizarding World ! Et un jeu 100 % pour les sportifs, puisque c'est le Quidditch qui sera à l'honneur de cet opus que beaucoup décrivaient comme un "jeu d'attente" pour le prochain Hogwarts Legacy 2. Comme, personnellement, je voyais passer tout et son contraire sur ce jeu, je me suis dit que c'était peut-être une bonne idée d'en faire le test et de vous donner mon avis dans un article.

Évidemment, il ne s'agit que de mon avis de joueuse, vous êtes libre de ne pas avoir le même que moi. Quant à la partie où je parle des contrôles, cela concerne la PS5. Je n'ai pas testé le jeu sur d'autres supports.

TOP


Chaque rôle compte, oui oui, vous avez bien lu. Vous voulez faire de la batte ? Allez-y, vous aurez le poids des cognards sur vos épaules. Au contraire, vous voulez plutôt faire les buts ? Aucun problème, prenez la place de gardien. Vous êtes une queen multiposte comme Hope Moore ou Drayryfore ? Aucun problème, vous êtes libre de changer de poste à tout moment ! Et dans tous les cas, vous aurez un poids sur le match en cours, que ce soit en défense, en attaque ou dans un rôle déterminant comme celui d'attrapeur.


FLOP


Des commandes parfois complexes. Changer de poste peut demander une rapidité extrême, et je trouve que la commande pour changer de rôle est assez complexe au départ, ce qui fait que j'ai très peu défendu mes buts, laissant le bot les gérer pour moi — ce qu'il faisait souvent bien mieux, d'ailleurs. Les dérapages restent encore un mystère pour moi, car je trouve que bien souvent, on en vient à perdre la trajectoire de tir que l'on cherchait à avoir. Donc, un jeu qui demande une certaine prise en main si l’on veut de vrais challenges par moments.


TOP


Des équipes aux styles variés. Vous commencerez par vous entraîner avec les Weasley au Terrier, avant de vous retrouver à Poudlard, concourant à la coupe des quatre maisons de Quidditch, puis représentant une des trois écoles de magie d’Europe au Tournoi des Trois Sorciers, pour finir par participer à la Coupe du Monde de Quidditch ! Les équipes que vous affronterez dans le mode histoire ont chacune leurs spécificités. Sont-elles agressives, cherchant à assommer tous vos joueurs avec des cognards et des tacles bien placés ? Ou équilibrées, alliant défense et attaque pour marquer le plus de points ? Ou encore une équipe défensive, se concentrant sur ses anneaux et sur la protection de son attrapeur ? Des styles que vous apprendrez bien vite à connaître, et qui adapteront aussi vos techniques de jeu durant la compétition.


FLOP


Un jeu frais, mais répétitif. Je n'ai actuellement pas fini le mode histoire, je n'ai pas encore remporté la Coupe du Monde de Quidditch, mais une chose est sûre : ce jeu est répétitif. Les matchs sont variés au départ, mais quand vous commencez à refaire un tournoi, le seul moteur d’innovation, c’est vous-même. J’ai commencé par alterner deux postes : poursuiveur et batteur, et me suis challengée sur les tournois suivants en faisant un peu d’attrapeur et de gardien, afin de pouvoir avoir l’expérience la plus large possible. Sans cela, le jeu tourne en rond assez rapidement, malgré des succès spéciaux à chaque poste et des objectifs hauts.


TOP
 


Le point flop que je viens de souligner concerne le jeu solo. En revanche, en duo, forcément, il y aura un peu plus de fun. Des matchs contre de vraies personnes, que ce soit en ligne ou non, vous permettront de découvrir de nouvelles techniques ainsi qu’une maîtrise de vos postes phares plus que nécessaire pour rester dans la compétition.


FLOP


L'équilibrage est fait sans respect de la cohérence. Au Quidditch, l'attrapeur qui attrape le Vif d'or remporte 150 points et termine le match. Oubliez cela, car dans ce jeu, il ne rapporte que 30 points et le match continue juste après, laissant l’opportunité d’attraper plusieurs fois le Vif d’or dans un même match. Le but de votre équipe est d’être celle qui marque le plus de points avant la fin du temps réglementaire, avec une limite à 100 points. Un détail, mais que je trouve un peu comme une feuille de salade sur les dents après un repas : c’est pas grand-chose, mais c’est désagréable.


TOP


La qualité graphique : ce jeu est beau. Les icônes durant le match sont claires et faciles à comprendre, le tableau n’est pas trop chargé. C’est un jeu ergonomique et bien pensé en termes de contrôles, la plupart du temps. Bien loin des vieux jeux PS2 et GameCube avec une 3D plus qu’hasardeuse.

Et voilà, c’est tout pour moi aujourd’hui. Je pense que c’est un bon jeu, mais qu’il est arrivé trop sur la vague d’un jeu en monde ouvert beaucoup plus complet et complexe, tout en servant de point d’accroche pour ceux qui étaient déçus de n’avoir livré aucun match de Quidditch dans ce dernier. Concernant une note, je pense que ce jeu a de très bons points positifs, mais aussi quelques points négatifs à ne pas louper. Je le note donc à 14/20.

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 

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Saule cogneur au fromage

Aaaaah le mois d'Avril, même s'il ne faut pas se découvrir d'un fil c'est le mois qui signe bien souvent la renaissance de la nature, les plantes sortent de terre, les oiseaux piaillent. Le saule cogneur nous fouette...

Et oui, ce bon vieux saule cogneur qui trône fièrement dans le parc de l'école sera bien l'objet de notre prochaine chronique culinaire. Je vous entends déjà "Hein quoi Hazel on va manger de l'arbre mais t'es complètement givrée ?"

Rassurez-vous je ne suis pas "givrée" quoique bien attaquée d'après les collègues de la Gazette, mais le jour où ils comprendront mon génie on en reparlera. Bref on enfile son tablier, on met ses lunettes de protection et on part en cuisine pour préparer : Le saule cogneur au fromage !

Les quantités sont données pour environ 6 personnes.

Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 45 minutes

Ingrédients :

  • 350 grammes de pâte feuilletée
  • 1 gros œuf battu
  • 40 grammes ou plus, Hope dit d'en mettre plus de parmesan finement râpé
  • Du persil plat en brin


Préparation :

Commencez par préchauffer votre four à 205°C. Ensuite chemisez votre plaque de cuisson (ça veut dire qu'il faut le recouvrir de papier cuisson, je dis ça pour ceux qui arrivent à faire cramer des pâtes)

Sur un plan de travail légèrement fariné, étalez finement la pâte en formant un carré d'environ 30cm. Coupez-le en deux et badigeonnez une première moitié de jaune d’œuf, avant de la parsemer uniformément de parmesan. Recouvrez avec le second rectangle.

Coupez le rectangle en 8 fines bandes dans le sens de la longueur. Badigeonnez la moitié d'entre elles d’œuf battu et parsemez avec le parmesan. Recouvrez-les avec les 4 autres bandes puis appuyez délicatement (on a dit délicatement soyez pas des bourrins) au rouleau à pâtisserie.

Superposez les 4 bandes obtenues deux à deux avant de les torsader. Vous obtenez ainsi deux torsades que vous venez déposer sur votre plaque.

Afin de former le tronc de l'arbre, enroulez une extrémité des deux torsades autour de l'autre sans serrer, puis croisez-les en aménageant un espace au centre pour former le creux du tronc. Faites des incisions en haut des torsades et déployez la pâte en éventail pour former les branches.

Dorez la pâte à l’œuf battu et enfournez 20 minutes. Dorez une seconde fois puis parsemez d'un peu de parmesan.

Enfournez à nouveau 20 à 25 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit dorée et croustillante. Si les branches brunissent trop vite, couvrez-les d'une feuille d'aluminium. Déposez votre saule cogneur sur une planche à découper et dispersez d'un peu de persil pour figurer les feuilles.

Régalez-vous et n'oubliez pas, un saule cogneur frappe toujours.

 

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Les Carnets de Terry : L'Égypte, berceau des Animagi

Après vous avoir conduit dans les frimas de la Laponie, cet hiver, j'ai décidé de vous faire découvrir, en ce printemps, un pays empli de monuments, et de vestiges très anciens, qui interpelle l’imaginaire de beaucoup d’entre nous : l’Égypte.

Des rives de la Méditerranée aux terres nubiennes, de l’Oasis de Siwa aux montagnes du Sinaï, cette contrée fascinante reste une terre d’exploration et de découverte, associée au monde de la magie depuis l’époque des premiers pharaons jusqu’au voyage de la famille Weasley.

Dans ce premier des carnets de voyage consacrés à l’Égypte, je vous propose d’essayer d’appréhender un peu la civilisation du monde des sorciers dans l’antiquité.

●○●

Pour cela, je voulais partager avec vous un aspect fondamental de la culture pharaonique et des traces archéologiques qu’elle nous a laissés : le lien étroit entre animal et être humain. Tout le monde connaît les sphinx, une espèce assez rare mais présente dans la valise de Newt, et qui se caractérise par un corps de lion et une tête humaine. Cette créature est présente dans la pierre à de multiples endroits à travers le pays. Bien évidemment, sa forme la plus connue est celle du grand sphinx de Gizeh mais il existe également une allée de plus de six-cents sphinx de pierre entre le Temple de Karnak et celui de Louxor. Certains magizoologistes pensent d’ailleurs que le sphinx a été créé par un sorcier égyptien.

Différentes statues de sphinx, à Guizeh, à Louxor et au Temple d'Hatchepsout à Deir El Bahari

Au-delà de cet animal mystérieux, la présence prédominante de figures humaines à tête d’animaux est un élément essentiel de la civilisation égyptienne. Si les moldus pensent que tous ces personnages sont des divinités, mes discussions avec plusieurs historiens égyptiens de la magie tendent à prouver que si l’on a représenté des hommes à tête de faucon, chacal, ou ibis, c’est parce que les sorciers de l’Égypte antique, très présents et influents dans la société, avaient une prédilection pour la métamorphose animale, bien avant les plus anciens animagi, recensés au Moyen-Âge !

Fresques murales, début de la XX° dynastie, Tombe d'Amen-Khopshef, fils de Ramses III, Vallée des Reines, Thèbes Ouest

Il est probable que le processus de transformation n’était pas le même que de nos jours et que de complexes rituels, associant potions et sortilèges, aujourd’hui disparus ou encore incompris, étaient nécessaires et pouvaient occasionner des effets secondaires comme la persistance d’une tête animale sur un corps humain en cas de mauvaise maîtrise d’une des étapes du processus, ou bien d’utilisation répétée ou prolongée d’une telle magie. L’importance sociale de ces sorciers auraient incité les moldus à les considérer comme des dieux, tout comme ils associaient le pharaon et le monde des dieux.

Isis, sous la forme d'un milan, planant au-dessus d'Osiris embaumé, haut-relief, XIX° dynastie, Temple d'Osiris, Abydos

Un exemple de cette maîtrise de la métamorphose animale est un des mythes associés à Isis, qui est par excellence la déesse de la magie dans l’antiquité. Lors de l’assassinat d’Osiris par son frère jaloux, Seth découpa son corps en quatorze morceaux, qu’il dispersa un peu partout en Égypte. Afin de reconstituer son époux et de lui redonner vie, Isis se métamorphosa en milan, un rapace cousin du faucon, et survola tout le pays à la recherche des différentes parties. Elle finit par toutes les retrouver et grâce à l’aide d’Anubis, elle réussit à reconstituer le corps d’Osiris qu’elle survola à nouveau sous sa forme d’oiseau afin de lui insuffler la vie et de pouvoir s’accoupler avec lui, ce qui donna neuf mois plus tard la naissance d’Horus, à tête de faucon.

Isis, avec les cornes d'Hathor, et Horus, haut relief, XIX° dynastie, Temple d'Osiris, Abydos

Encore une fois, les contes et mythes moldus évoquent une réalité qui les dépasse, celle du monde des sorciers. Isis était probablement une sorcière très puissante, capable de ressusciter des morts, maîtrisant ainsi de puissants sortilèges de guérison mais aussi pouvant se transformer en oiseau. Elle est aussi liée à Hathor et apparaît comme une sorcière bienveillante aux multiples pouvoirs. Les historiens de la Magie pensent d’ailleurs qu’Isis est plus le nom d’une lignée de sorcières que d’un seul individu.

Dieu Thot, XX° dynastie, Tombe de Ramses VI, Vallée des Rois, Thèbes Ouest

Cette connaissance de la métamorphose n’est pas l’apanage d’Isis mais semble très répandue chez les sorciers de l’antiquité, si l’on en juge par la quantité de représentations, un peu partout le long de la vallée du Nil, que ce soit dans des temples ou des tombeaux. Il semblerait même que les sorciers choisissaient leur forme animale en fonction de leurs activités. Ainsi, les sorciers s’occupant d’astronomie, d’histoire, d’écriture, se changeaient traditionnellement en ibis, ce qui se retrouve dans le dieu Thot.

Dieu Sobek et un haut dignitaire égyptien, Nouvel Empire, Musée archéologique, Louxor

Les sorciers travaillant dans le domaine de la gestion de l'eau, de l'irrigation et de toute la magie liée à l'eau, prenaient eux l'apparence d'un crocodile, et furent assimilés au dieu Sobek, dieu de l'eau et de la fécondité... Je pourrais multiplier les exemples qui sont multiples et que l'on trouve aussi bien dans la statuaire, les reliefs sur les murs des temples ou les fresques des tombeaux. Il faut dire que la sorcellerie était omniprésente dans l'Égypte pharaonique, les hiéroglyphes étant considérés comme une écriture magique, les moldus lui donnant un pouvoir performatif : tout ce qui est écrit sur les murs ou représenté dans les fresques se réalisaient de façon effective, pour eux.

Horus devant l'entrée de la grande salle hypostyle, II° siècle A.C., Temple d'Horus, Edfou

Toutes ces représentations durèrent toute l'antiquité, ce qui montre l'influence des sorciers et une certaine stabilité dans les formes de magie qu'ils pratiquaient jusqu'à la conquête de l'Égypte par l'Empire Romain. Ainsi, on trouve à Edfou, dans le Temple d'Horus, datant de l'époque ptolémaïque (de -323 à -30), de nombreuses représentations de Horus, le dieu à tête de faucon, de Hathor, la déesse aux cornes de vaches ou de Sekhmet, la déesse lionne, portant la colère de Rê. De même à Denderah, dans le Temple d'Hathor, on trouve des reliefs datant de l'époque de Cléopâtre VII, montrant une persistance de la civilisation durant près de 3000 ans.

Scène d'offrandes à la déesse Sekhmet, II° siècle A.C., Temple d'Horus, Edfou

 

Avec la fin de la culture pharaonique, les connaissances en métamorphose animale des sorciers égyptiens semblent avoir disparues et, même si certains temples restèrent en activité jusqu'à la fin du IV° siècle de notre ère, ils n'étaient plus que les vagues souvenirs d'un passé glorieux.

 

 

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La Petite Bibliothèque florale de Nausicaa

 

Très chères lectrices, très chers lecteurs,

Voici le retour de ma chronique de la Petite Bibliothèque. J'espère que cette édition florale vous plaira. Je remercie chaleureusement Hope pour ses suggestions et sa participation à l'écriture et l'élaboration de cet article !

Matoutou, Rain et Thylas sachez que je ne vous oublie pas et que les conseils que vous attendez arriveront bien vite dans l'édition du mois de mai. Je voulais me laisser plus de temps pour réfléchir à vos demandes et vous répondre au mieux.

En attendant, voici quelques livres aux jolies fleurs pour vous accompagner en ce mois d'avril.


1. Gaston Grognon Complètement zinzin - Suzanne et Max Lang
À partir de 3 ans.


Gaston Grognon est un personnage que j'aime énormément dans la littérature pour les plus petits. Ce petit chimpanzé attachant est un adepte du boudin. Un coup il n'aime pas danser, un autre il trouve Noël trop nul, un autre c'est l'amour qui est dans son collimateur. Vraiment tout est sujet à colère et refus chez ce petit héros. Fort heureusement, ses amis de la jungle réussissent toujours à lui faire changer d'avis.
Ce nouvel album sur le thème du printemps n'est pas en reste, il vient aborder la joie que l'on peut ressentir à l'arrivée de cette saison, tout en reprenant les codes des autres de la série, toujours un humour très agréable à lire et découvrir.



2. Peluche Cap sur le printemps - Juliette Vallery et Chloé Mallard
À partir de 3 ans.


Peluche, c'est ce petit héros tout doux et tout mignon que nous voyons sur la couverture. Série absolument adorable autour des quatre saisons, celui sur le printemps est le troisième de ces petits albums.
Une grande douceur transparait dans le texte et dans le dessin. Nous suivons ici Peluche à la rencontre d'adorables petits canetons, d'une grande aventure avec son ami castor, le tout dans une nature qui se réveille et apporte de magnifiques paysages avec elle.



3. Lightlark - Alex Aster
Romantasy Young Adult.


Tous les cent ans, Lightlark émerge des tempêtes. Une île légendaire, splendide et cruelle, où les souverains des six royaumes alentours sont convoqués pour un jeu mortel : le Centennal. Un seul objectif : briser les malédictions qui condamnent leur peuple depuis des siècles. Une seule règle : trahir pour survivre.

Ici nous suivons Isla, la jeune souveraine du peuple des sauvages. En symbiose avec la nature, la vie et la croissance, leur malédiction les empêche de tomber amoureux, au risque d'y perdre la vie. Isla, bien que considérée comme la plus vulnérable d'entre eux, elle cache un secret d'envergure, capable de changer le destin de tous et de la monter sur la première place du podium. Afin de permettre à son peuple, en voie d'extinction, de survivre, elle devra comploter, trahir et s'allier avec de nombreux ennemis. Sur une île où chaque mot peut être un mensonge, et chaque regard une menace, Isla devra choisir entre sauver son royaume… ou sauver son cœur, tiraillée entre celui qu'elle est censée haïr et celui qu'elle ne peut s'empêcher de désirer !

Lightlark est à ce jour une trilogie : Nightbane, le tome 2 et Skyshade le tome 3 qui vient juste de sortir. Toutefois l'autrice à révélé que deux nouveaux tomes viendront étoffer les aventures d'Isla : un tome 4 qui marquera la suite directe de l'histoire et un tome un peu spécial qui ravira autant les fans de chaque love interest de la jeune reine.



4. Fleurs d'Oko - Laëtitia Danae
Fantasy Young Adult.


Dans un royaume où la magie est réservée aux hommes, Oko est une jeune fille qui a le pouvoir de parler le Langage des fleurs. Apprenant que le grand sorcier Soumaoro recherche un successeur, elle s'enfuira et voudra tenter sa chance pour changer son destin. Malheureusement pour elle, vingt candidats et quatre cycles d’épreuves se dresseront sur son chemin pour accéder à son but.
Intrigues politiques, magie et ruse sont au rendez-vous dans ce diptyque.

Je n'ai pas encore eu le temps de me plonger dans les aventures d'Oko, mais ce livre est dans ma liste depuis un moment déjà. Les couvertures magnifiques aux motifs floraux m'attirent comme une petite abeille, ainsi que la thématique du livre. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus pour le moment mais j'ai bien hâte de me plonger dans cette histoire !



5. Le Dernier Conte, Tome 1 : Pomme d'or - Alexiane Thill
Romantasy Young Adult


Marraine la bonne fée est morte, Ariane est la dernière fée encore en vie. Sur ses épaules repose le destin du monde, peu à peu envahi par la noirceur depuis la disparition de son peuple, qui maintenait tout grâce au pouvoir de la poussière de fée. Un seul moyen pour elle de sauver son univers du désastre : trouver un héros et une héroïne et recréer un conte afin de les faire accéder au rang de Monarque.
Ariane trouvera le moyen d'accéder à notre monde et ramènera malgré lui Warren dans le monde des contes.
Entre cohabitation difficile entre les deux personnages, voyages au milieu des contes que nous connaissons... Ariane est-elle prête à découvrir la vérité qui se cache derrière les contes et Marraine la bonne fée ?

Ce tome est le premier d'une série de quatre tomes confirmés pour le moment, dont seuls les deux premiers sont disponibles. Les tomes trois et quatre sortiront respectivement les 21 mai et 2 juillet 2025. Je ne sais pas encore s'il y aura d'autres tomes par la suite.
Ce que j'ai beaucoup aimé dans cette histoire, c'est que chaque tome va plus s'appuyer sur un conte connu en arrière plan, tout en le détournant complètement. La relation entre Ariane et Warren semble aller vers une romance slow burn dont j'ai hâte de voir l'évolution.
Des trigger warning sont présents au début de l'ouvrage, préparant le lecteur à des sujets difficiles qui pourraient se retrouver à l'intérieur. Le premier tome reste tout de même très abordable pour un public à partir de 15 ans.



8. Le Cercle du Dragon-Thé - K. O'Neill
Bande dessinée jeunesse.
 


Greta est une apprentie forgeronne qui apprend cet art aux côtés de sa mère. La rencontre d'un petit dragon-thé blessé va changer sa vie à tout jamais, lui permettant de faire la rencontre de Hesekiel et Erik, propriétaires d'un salon de thé un peu particulier. Ces derniers vont lui apprendre l'art délicat du soin des dragons-thé, ces petites créatures absolument adorables.
Greta fera aussi la rencontre de Minette avec qui elle va nouer une relation toute douce.

Premier tome d'une trilogie autour des dragons-thé, cette jolie bande dessinée est vraiment une petite pépite de douceur et de beauté. Tout y est réconfortant et poétique, offrant au lecteur une petite bulle de bonheur. Je vous recommande vivement de découvrir cette petite merveille qui va très bien avec la douceur du printemps.



7. Les fleurs par les grands maîtres de l'estampe japonaise - Amélie Balcou


Cet ouvrage devrait plaire aux amateurs d'art et de belles estampes. Centré sur la thématique des fleurs, il permet de découvrir le travail de grands maitres tels que Hokusai ou Hiroshige, tout en invitant aussi à la contemplation d'estampes d'autres artistes directement inspirés par ces deux hommes.
Magnifique livre objet, il fait un cadeau de choix pour toute personne qui aime la nature et apprécie se perdre dans l’observation de celle-ci.



8. Le Petit Prince - Antoine de Saint-Exupéry


Il est vrai que Le Petit Prince n'a pas spécifiquement une couverture florale, ou ne parle pas directement des fleurs mais... Que serait le petit prince sans le personnage de la rose ? Sans elle, jamais il n'aurait commencé son long voyage à travers les planètes, jamais il ne serait arrivé sur la Terre, jamais l'Aviateur n'aurait rencontré cet étrange petit garçon.
Orgueilleuse, complexe, il n'y a cependant pas d'autres roses semblables à elle, elle est unique dans le cœur du Petit Prince. Symbole d'amour, il n'aime pas d'autres roses qu'elle.

Œuvre intemporelle, Le Petit Prince est une source de questions philosophiques et sociétales qu'il faut partager et faire découvrir entre toutes les générations. Une œuvre qui me fera toujours autant pleurer à chaque fois que je la lis.



Cette sélection est à présent terminée, nous espérons qu'elle vous aura plus !
N'hésitez pas à partager vos œuvres florales en commentaire !

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Les Carnets de Terry : Le Sethisard

Pour le deuxième extrait de mon carnet de voyage en Égypte, je vous propose d’aller à la rencontre d’une créature très peu connue des sorciers contemporains et trainant derrière elle une très mauvaise réputation auprès de ceux qui en ont déjà entendu parler : le Sethisard, un animal étrange, associé au dieu égyptien du chaos dans l’Antiquité, le frère maléfique d’Osiris et d’Isis, Seth.

Dans l’Antiquité, cette créature était assez répandue dans les déserts, et les voyageurs craignaient de la rencontrer, particulièrement dans les déserts de pierre de la rive orientale du Nil, entre le fleuve et la Mer Rouge. Cette crainte était liée au fait que le Sethisard était, sous sa forme domestiquée, le compagnon traditionnel des mages noirs, qui développaient son agressivité et sa soif de sang pour en faire des armes redoutables contre leurs victimes. À l'état sauvage, il peut également se montrer redoutable lorsqu'il est affamé ou défend son petit, mais il n'attaque jamais gratuitement. Il fut d'ailleurs utilisé, à bon escient, sous la XX° dynastie (XII° et XI° siècles A.C.), afin de protéger certains tombeaux des groupes de pilleurs, mais cette expérience ne se poursuivit pas après la chute du Nouvel Empire.

Le Sethisard connut, dès le début du premier millénaire avant notre ère, une baisse de sa population, due notamment au braconnage de ses oeufs, très convoités pour leur valeur et leurs propriétés. À l'époque ptolémaïque (-323/-30), il était également chassé pour sa fourrure, qui servait de trophée, pour ses griffes et pour les propriétés de sa langue.
Si la fin de la culture pharaonique, qui vit la quasi disparition des sorciers sur le sol égyptien, fut un léger répit dans la baisse du nombre de spécimens, très vite, sa mauvaise réputation d'animal associé au chaos entraîna une chasse quasi systématique menée par les moldus mais aussi par les quelques sorciers ayant demeuré dans la vallée du Nil.

 



De nos jours, quelques centaines d'individus subsistent dans le désert arabique, situé entre le Nil et la Mer Rouge, et une grande réserve rassemblant plus de deux cents spécimens se situe dans le désert de Nubie, à l'ouest d'Abou Simbel, gérée par le Bureau de Gestion de la Sorcellerie égyptien, équivalent de notre Ministère de la Magie. Il est donc particulièrement rare de pouvoir en rencontrer, et j'ai eu le privilège d'avoir été invité à parcourir cette réserve.

Le Sethisard ressemble à un grand tamanoir, au pelage entièrement noir, pouvant atteindre 1m60 au garrot et près de 3m lorsqu'il se dresse sur ses pattes arrières, le rendant ainsi particulièrement menaçant et terrifiant. Il a un museau très allongé, légèrement courbé vers le bas, renfermant une longue langue fine. Il a de puissantes griffes faites dans une sorte de métal, le plus souvent argenté mais parfois noir. La seule chose distinguant le mâle de la femelle est la bande de pelage blanc qu'il arbore au niveau de l'encolure mais dont le tracé varie d'un individu à l'autre.



Les magizoologistes sont partagés sur les origines de cette créature. Si l'on pensait traditionnellement, qu'elle était apparue naturellement et était un cousin éloigné et magique du tamanoir, des chercheurs pensent aujourd'hui qu'il pourrait s'agir d'une création d'un mage noir, à la fin du quatrième millénaire avant notre ère, à la période que l'on qualifie de protodynastique (-3300/-3100), ce qui expliquerait l'apparence de Seth, incarnation du mage noir, sur les fresques et les reliefs avec une tête de sethisard. Peut-être certains sorciers maléfiques prenaient-ils eux-même cette apparence ? Peut-être les premiers membres de l'espèce sont-ils des sorciers restés prisonniers de cette forme animale ? Peut-être ont-ils tout simplement cherché à rendre agressif et dangereux une espèce de tamanoir présente en Égypte et cela a donné, suite à des manipulations magiques, cette créature ?

Il se trouve que certains témoignages tendent à montrer que le sethisard est devenu moins belliqueux au fil des siècles et que dès le Nouvel Empire, il devait recevoir un dressage spécifique pour rester particulièrement agressif et assoiffé de sang. Les individus que j'ai pu croiser lors de mes tournées avec les magizoologistes de la réserve m'ont eu l'air impressionnants mais pas extrêmement féroces.



La réputation du sethisard trouve aussi ses racines dans son alimentation. En effet, il ne se nourrit que de sang, aussi bien animal qu'humain. Sa technique de chasse consiste à lacérer ses victimes avec ses griffes aiguisées comme de véritables lames de métal, puis à aspirer le sang avec sa langue. Celle-ci possède de puissantes propriétés magiques, qui ont été prisées des sorciers, avant qu'il ne devienne une espèce protégée. Elle peut absorber le sang par capillarité comme une éponge se gorgeant de liquide mais de façon très rapide. Le sethisard peut ainsi boire près de six litres de sang à la minute.

Heureusement, il peut rester des jours sans s'alimenter. Son corps stocke le sang absorbé dans une sorte de deuxième estomac, et celui-ci n'est digéré que progressivement. On estime qu'un spécimen buvant six litres de sang peut tenir jusqu'à un mois sans chercher une nouvelle proie. Cela est dû en partie à un métabolisme ralenti, bien plus ralenti que chez les individus de l'Antiquité. De nos jours, il passe les trois quarts de la journée à dormir au chaud, enfoui dans le sable du désert ou dans le creux d'un rocher, ce qui n'était pas le cas de ses aïeux.



Le sethisard forme en général, avec son partenaire, un couple uni tout au long de sa vie adulte. C'est la femelle qui sélectionne, une fois l'âge adulte atteint, à cinq ans environ, quel mâle sera son compagnon pour la vie. Pour cela elle peut parcourir des centaines de kilomètres dans la nature afin de trouver celui qui lui correspond. Le mâle quant à lui est plus sédentaire, même si avec la raréfaction de l'espèce, il a dû également s'adapter et doit parfois lui aussi se déplacer sur de longues distances. C'est le mâle qui soigne ses atouts pour essayer de séduire sa femelle et c'est la femelle qui, une fois son partenaire trouvé, établit et protège son territoire.

Lorsque la femelle est dans des bonnes conditions, que les spécialistes n'ont pas encore totalement identifiées, mais qui sont peut-être liées, entre autres choses, à des phases lunaires, elle pond un oeuf argenté, que le mâle féconde immédiatement et qu'il couve pendant près de trois mois. Cet oeuf est un oeuf d'argent massif, qui au fil de la couvaison, va se vider de son métal, pour laisser la place à l'embryon qui s'y développe. Il semble que celui-ci au cours de sa croissance se nourrisse de la coquille d'argent qui l'entoure, celle-ci s'affinant de plus en plus, pour ne plus être qu'une fine enveloppe lorsque l'oeuf éclot. C'est pour cela que les braconniers guettaient les pontes d'oeufs de sethisard, cherchant à voler ces derniers dès la fécondation effectuée pour avoir le maximum de métal précieux.



Le bébé, une fois sorti de sa coquille, nécessite beaucoup d'attention de la part de ses parents. Ceux-ci le nourrissent pendant les deux premières années directement en mettant leur langue gorgée de sang en contact avec la langue du petit. La croissance est assez lente pendant cette période, et le bébé est vulnérable, ses griffes n'étant pas encore dures comme du métal. D'ailleurs, il reste toujours à l'abri avec un des deux parents, ceux-ci se relayant pour aller chercher la nourriture.

Les deux premières années passées, il va vivre encore deux années auprès de ses parents, qui lui enseignent les techniques de chasse, ainsi que la survie dans un milieu hostile comme le désert. C'est à cette époque de son existence que l'on peut l'admirer lors de déplacements en famille, le petit marchant avec les adultes sous le soleil du milieu de journée. Sa croissance se fait beaucoup plus rapide durant cette période, sa taille pouvant être multipliée par quatre en deux ans ! C'est à cet âge-là que les sorciers cherchant à domestiquer des sethisards les attrapaient, puisqu'ils sont suffisamment grands pour survivre mais encore jeunes et totalement influençables, pouvant donc être facilement dressés, considérant leur dresseur comme un autre parent.



Cette créature quitte sa famille à l'âge de quatre ou cinq ans, mais peut mettre plusieurs années avant de trouver son partenaire. Ensuite, une femelle pond un unique oeuf tous les quatre à cinq ans et peut donc avoir jusqu'à cinq petits au cours de son existence, l'espérance de vie de l'espèce, à l'état sauvage, oscillant entre 25 et 30 années.

Le sethisard est, depuis plus d'un siècle, une espèce protégée, mais des sorciers braconniers sévissent toujours épisodiquement. Son oeuf, fécondé, reste un produit très prisé par certains mages noirs, car renfermant une forte puissance magique nécessaire à certaines potions traditionnelles d'assujettissement, même si celles-ci sont tombées en désuétude, le sortilège d'imperium étant bien plus simple et rapide, ou à des rituels de fabrications d'artefacts, encore utilisés. Les griffes de sethisard ainsi que la langue servent aussi dans certaines potions, mais sont des ingrédients prohibés, auxquels ont été substitués d'autres matériaux.

Le Bureau de Gestion de la Sorcellerie égyptien songe à ouvrir une seconde réserve, plus petite, à l'est de Kom Ombo, destinée, comme la première à la préservation de l'espèce, mais aussi à une étude plus précise de quelques individus, pour mieux comprendre tout leur potentiel magique et répondre à toutes les interrogations que l'on a encore sur leurs origines, sur la façon dont l'embryon se développe dans son oeuf d'argent, sur la capacité de l'animal à synthétiser de l'argent et sur la possibilité de trouver des nourritures alternatives à son développement et bien-être.

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Quand la pluie s'arrête

Quand la pluie s'arrête, le temps aussi. D'abord, on dirait un petit sursaut du ciel, comme s'il avait trébuché et interrompu ses larmes pendant un petit moment. Ensuite, on attend patiemment que les larmes ne reprennent pas. Dans la peur puis dans la joie, on fixe les nuages gris, qui ne déversent plus rien. Une seconde s'égrène après l'autre, jusqu'à ce que ce soit des minutes qui se suivent, des minutes redoutées où tout pourrait basculer. 

Les minutes qui se balancent au-dessus d'un précipice, les funambules de l'attente, qui attendent que le destin et son grand livre décident de quel côté ils doivent se diriger. Alors le Destin maintient sa page en équilibre, comme s'il voulait concilier et apprendre les deux pans d'une même histoire. 

 

Quand la pluie s'arrêta de couler sur son visage, elle fut d'abord si surprise que son souffle mourut entre ses lèvres. Il pleuvait maintenant depuis des lustres, et les torrents d'eau n'avaient pas laissé entrevoir une accalmie une seule seconde. Circonspecte, elle continua de fixer le ciel gris, allongée dans l'herbe mouillée. Ses vêtements dégoulinants collaient à sa peau avant de se noyer dans la terre, sculptant sa forme avec une délicatesse sans pareil. Mais toutes les gouttes n'étaient pas gouttes de pluie. Certaines, un peu plus salées, provenaient d'un autre type de nuage. Celui qui voilait son âme et assombrissait ses iris depuis presque autant de temps qu'il pleuvait sur la colline. 

Elle expira lentement lorsqu'elle se rendit compte qu'elle n'avait pas essayé de respirer depuis deux bonnes minutes. La rougeur de ses joues contrastant avec sa peau trop pâle, elle continua de respirer sur un rythme lent, qui tentait d'entraver les battements fous et désordonnés de son cœur. 

Alors qu'elle ne l'attendait plus, un rayon de chaleur vint taquiner sa pommette. Son tressaillement secoua bien plus que son corps, et anima, sembla-t-il, l'entièreté de la haute colline. Encouragés par leur prédécesseur, d'autres rayons chaleureux percèrent l'épaisse couverture nuageuse, sans toutefois la dissiper entièrement. Toutefois, c'était largement suffisant pour rallumer une étincelle dans le regard de la jeune du haut de la colline. 

Un léger sourire tordit son visage humide, tandis qu'elle notait quelques changements au sein de son royaume - colline. L'herbe semblait plus drue, d'un vert plus sain, et les arbres portaient de minces bourgeons colorés. 

Avec tous ces nuages, elle ne l'avait pas remarqué. 

 

La page suspendue se tourna un peu plus vers la suite, sans faire de bruit. 

 

Ankylosée, la silhouette mouillée du haut de la colline se redressa lentement, jusqu'à pouvoir s'asseoir en tailleur. Ce n'était pas si mal, finalement ... Même parsemé de tâches sombres et de trouées lumineuses, le paysage était spectaculaire. 

Un oiseau pépia au loin. 

Le sourire s'étira. 

Un rire frais s'échappa. 

Il faudrait un peu de temps, mais le soleil allait briller encore plus fort, sans aucun doute. 

Une larme unique s'échappa alors que la page se tournait complètement. 

 

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13 janv. 2025

Éditorial

Spoiler:

Toute l'équipe de la Gazette du Sorcier vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année !

Merci à nos lecteurs et lectrices d’être toujours à nos cotés et de commenter nos articles avec bienveillance.

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Découvertes de Laponie - Le Renard de Feu

La Laponie est, pour nous, la terre des grandes étendues de neige immaculée, la région des rennes Lentäviä et des fougères flamboyantes, une région où la nuit règne pendant des jours au coeur de l’hiver, mais aussi le lieu où le ciel se pare de couleurs ondoyantes à travers les fameuses aurores boréales.

Aujourd’hui, je viens vous parler d’un animal mythique de la Laponie, une créature magique associée aux aurores boréales, à la lutte de la lumière contre les ténèbres : le Renard de Feu, ou « Revontulet » en sami.

Selon une légende ancienne des peuples Samis, peuples qui vivent en Laponie, un très grand renard magique, le Renard de Feu, court à travers les paysages enneigés des terres du Nord. En traversant la neige à grande vitesse, sa queue balaie le sol et fait voler des étincelles dans le ciel, créant des éclats de lumière colorés. À chaque pas de l’animal, les étincelles prennent vie et s’animent, illuminant les cieux de teintes vertes, roses, bleues et violettes.

Bien plus qu’une créature légendaire, le Renard de Feu constitue, pour les peuples Samis, un symbole de mystère et de beauté. Les aurores boréales sont ainsi un rappel de la magie et de la force des animaux qui vivent sur ces territoires aux conditions climatiques hostiles. Les Lapons anciens éprouvaient un grand respect pour le « Revontulet » et l’honoraient dans des rites et des célébrations, celui-ci incarnant la puissance de la nature et sa capacité à faire jaillir la lumière même dans les nuits les plus sombres.

Ainsi, lorsqu’une aurore boréale apparaît dans le ciel, les Samis y voient la trace du passage du Renard de Feu, dansant dans les cieux, comme une manifestation de la beauté et du mystère du monde arctique.

Comme souvent, cette légende exprime une réalité du monde magique, que les moldus sont incapables de pleinement appréhender. Si le Renard de Feu n’est pas un animal isolé, ni démesurément grand, il est une espèce magique belle et bien vivante.

C’est un animal légèrement plus grand que le renard non magique, arborant une teinte rousse éclatante, et présentant un pelage lumineux, semblant s’enflammer lorsqu’un individu se met à courir. Si la majorité des aurores boréales est due à l’interaction entre le vent solaire et le champ magnétique terrestre, une partie d’entre elles, en Laponie, est due à cette créature magique, et aux étincelles de lumière produites par le frottement de son pelage avec l’air glacial et la neige qui l’entourent.

Des campagnes de recensement et d’étude des individus de cette espèce, menées par des magizoologistes scandinaves et britanniques en 1982, 2002 et 2022, nous ont permis de mieux connaitre cette créature. La population de Renards de Feu a été estimée en 2022 à environ deux cents individus dans toute la Laponie, ce qui marque une stabilité par rapport au recensement de 1982. Si l’espérance de vie moyenne d’un renard roux est de trois à six ans, celle du Revontulet semble être de quarante à soixante ans en moyenne.

Le Renard de Feu est essentiellement un animal solitaire et itinérant qui ne se reproduit que deux à quatre fois au cours de sa vie. À chaque période de reproduction, l’individu cherche en tout début d’hiver un partenaire avec lequel il formera une famille sédentaire pendant environ deux années. Tout commence par l’aménagement d’un terrier ou d’une grotte, puis par une période de gestation de cinq mois environ, la naissance du petit ayant lieu au début du printemps. Une portée comprend en général un renardeau mais peut être constituée de deux bébés, voire très exceptionnellement de trois. La mère reste pendant les premiers mois dans le terrier, tapissé de lichens et de mousses, auprès de ses petits, qu’elle allaite. Le mâle, lui, s’occupe d’apporter la nourriture nécessaire à la femelle, de petits mammifères comme des lapins, des oiseaux, mais aussi des baies givrées.

Le petit grandit assez lentement, et n’est sevré qu’à l’âge d’un an et demi, même si à partir de l’âge d’un an, il commence à manger de petites proies et à être initié à la chasse par ses parents. Le sevrage marque le départ du mâle qui reprend sa vie de solitaire, la mère restant encore une année entière avec son petit, mais reprenant une vie plus errante à travers les paysages enneigés. Il est d’ailleurs possible d’observer parfois le passage d’une femelle accompagnée de son petit, dont elle prend soin jusqu’à ce que ce dernier ait acquis son pelage d’adulte. En effet, le Renard de Feu est protégé du froid par son dense pelage qui semble rayonné d’une douce et chaude lumière. Sans cette protection, le petit renardeau a besoin de rester près de sa mère pour ne pas succomber aux froids de l’hiver lapon.

Le Renard de Feu adulte passe donc une grande partie de sa vie à sillonner les paysages enneigés de la Laponie en hiver, et à dormir près d’un lac ou dans le creux d’un vieil arbre, baigné des rayons du soleil pendant l’été. Les études des magizoologistes tendent à montrer que le pelage de l’animal absorbe la lumière du soleil d’été et la conserve en son sein pour la restituer l’hiver venu. Bien évidemment, ces propriétés de la fourrure du Renard de Feu ont entrainé au cours du XXe siècle un développement du braconnage de la part de certains sorciers peu scrupuleux qui cherchaient à exploiter le pelage de l’animal. Cependant, celui-ci a su résister à la quasi totalité des sortilèges et des pièges lancés contre lui. De plus, les chasseurs se sont vite rendus compte que la fourrure perdait toute sa magie, une fois le renard mort, ce qui a fini par les décourager.

De nombreux récits de sorciers Samis évoquent la bienveillance du Renard de Feu envers les cœurs purs et particulièrement envers les enfants. Outre ses pouvoirs liés à la lumière et à la chaleur, la créature semble posséder des pouvoirs de légilimancie et savoir lire dans le coeur des êtres qu’elle rencontre. C’est ainsi qu’elle vient très souvent en aide à des enfants perdus dans la neige en hiver, les protégeant du froid avec la chaleur dont elle rayonne, et les aidant à retrouver leur chemin dans la nuit.

De même, des récits évoquent l’intervention de Renard du Feu pour protéger des sorciers menacés par des mages noirs. Les textes mentionnent en effet qu’ils n’hésitent pas à s’interposer et à projeter des flammes contre les agresseurs, comme s’ils lançaient un puissant sortilège Incendio.

Sa propension à venir en aide aux innocents et les propriétés magiques de sa fourrure font de lui le héros d’un célèbre conte de Noël, intitulé Aleksi et le Renard de Feu.

Il était une fois, dans les vastes et mystérieuses terres de Laponie, un jeune garçon prénommé Aleksi. Celui-ci n’était pas un enfant ordinaire; il était né avec des dons de sorcier, un secret que seuls les anciens sages de son village connaissaient. La nuit de Noël approchait, une nuit de magie et de mystère en Laponie, où les légendes prenaient vie sous les aurores boréales.

Depuis des siècles, une légende racontait l’histoire du Renard de Feu, un esprit ancien et puissant. Ce renard majestueux, au pelage roux flamboyant, parcourait les forêts enneigées la nuit de Noël. Ses pas enflammaient la neige sous ses pattes, créant des étincelles qui montaient jusqu'au ciel, illuminant la nuit de couleurs flamboyantes. On disait que le Renard de Feu ne se montrait qu'aux âmes pures, celles qui portaient en elles un amour sincère pour la nature et un cœur empreint de courage.

Cette année-là, le village d’Aleksi était plongé dans une inquiétude grandissante. Un froid inhabituel et menaçant s’était installé, plus sombre que toutes les nuits hivernales qu’ils avaient connues. Les animaux se cachaient, les rivières étaient devenues des miroirs de glace, et même les arbres semblaient murmurer des avertissements. Les anciens du village comprirent que cette nuit de Noël serait différente. Aleksi, guidé par ses intuitions magiques, se sentait appelé par une force mystérieuse. Il savait que le Renard de Feu pourrait être la clé pour ramener la lumière et la chaleur au village.

Dans la nuit de Noël, Aleksi quitta sa maison en silence et s’aventura dans la forêt, malgré la neige épaisse et le froid mordant. Ses pas légers s’enfonçaient dans le tapis blanc, et ses pensées se tournaient vers le Renard de Feu. Il murmurait des incantations dans une langue ancienne, appelant l’esprit de la forêt. Après un long moment, alors qu’il commençait à douter, une lueur dansante apparut entre les arbres.

Là, devant lui, se tenait le Renard de Feu. Son pelage brillait d’une lueur ardente, rouge et or, et ses yeux, aussi profonds que les étoiles, observaient le garçon avec curiosité. Le renard s’approcha lentement, laissant des traces de feu dans la neige, et le jeune sorcier sentit son cœur battre plus fort. Il s'inclina respectueusement et parla d'une voix douce :

« Renard de Feu, mon peuple a besoin de toi. Notre terre est plongée dans une obscurité glaciale, et seule ta lumière pourrait nous sauver. »

Le Renard de Feu fixa Aleksi, comme s’il cherchait à sonder son âme. Puis, d’un mouvement gracieux, il frotta son museau contre la main du garçon. Aussitôt, le jeune sorcier sentit une chaleur intense se propager en lui, comme si le feu même du renard passait dans ses veines. L’animal le guida alors vers le sommet d'une colline surplombant le village, où il lui chuchota un ancien secret dans le vent.

En fermant les yeux, le garçon canalisa la puissance de la magie qu’il venait de recevoir et leva les bras vers le ciel. Dans un éclat de lumière, les aurores boréales illuminèrent la nuit, dansant avec des teintes rougeoyantes et dorées, inspirées par le pelage du renard. La chaleur de cette lumière magique se répandit dans toute la vallée, chassant le froid et ramenant la vie.

Au matin, le village tout entier s’émerveilla de cette lumière qui avait illuminé la nuit et réchauffé leurs âmes. Personne, hormis les anciens, ne sut que c'était le jeune sorcier Aleksi, guidé par le légendaire Renard de Feu, qui avait apporté ce miracle de Noël.

Depuis ce jour, chaque Noël, lorsque les aurores boréales dansent dans le ciel, les enfants lapons murmurent en secret un souhait, espérant qu’un jour, eux aussi, verront le Renard de Feu et goûteront à la magie éternelle de la Laponie.

 

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Courrier du coeur

 

Voilà quelques temps que Cookies n'était pas venu parler dans les pages de ce journal, mais cela est maintenant passé, il va enfin pouvoir répondre à l'un.e d'entre vous.

Cookies a reçu un courrier ! Et Cookies est très heureux de venir vous partager sa réponse dans ce journal.
 

Bonjour Cookies !

J'ai un petit problème... Depuis longtemps, je pense souvent à quelqu'un. On est amis et on s'entend bien, mais depuis quelque temps, j'ai l'impression qu'il m'ignore un peu quand on se croise dans un couloir ou aux Trois Balais... Que faire ?


Cookies pense que plusieurs solutions peuvent s'offrir à vous. Mais, avant tout, il espère que vous n'avez pas offert une chaussette, ou tout autre vêtement à cette personne. Cela pourrait expliquer le fait qu'elle vous ignore, car sa liberté retrouvée elle préfère en profiter plutôt que de vous parler pour le moment.

Si vous la croisez souvent aux Trois Balais, vous pouvez aussi demander aux serveurs de lui servir un verre en disant qu'il vient de vous. Un sirop de violette lui donnerait peut-être l'envie de revenir à vos côtés ?

Dans tous les cas, ne vous tapez pas trop la tête contre les murs, Cookies est certain que cette situation peut s'arranger.


Cookies espère avoir pu vous aider, et il espère recevoir d'autres courriers ! Il aime les courriers.

 

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Il en faut peu pour être heureux

"Il en faut peu pour être heureux"... Voilà une phrase bien particulière, tout droit tirée d'une chanson d'un dessin animé des studios Disney, Le Livre de la jungle.
Mais le personnage de Baloo a-t-il raison ? En faut-il vraiment peu pour être heureux ?
Votre Rédactrice s'est posée la question pour vous. Et, avec l'arrivée de cette nouvelle année 2025, elle est arrivée à la conclusion que, oui, grâce à Poudlard12, il en faut peu pour être heureux.

Lorsqu'elle endosse le rôle de son PJ, Luyana Aksnes, votre chroniqueuse aime les petites joies qu'elle ressent en jouant aux nombreux jeux proposés par tous les membres du site. Elle aime retrouver ses animations préférées chaque mois, mais également celles qui n'arrivent qu'une fois, poussées par l'imagination de quelques personnes qui font vivre Poudlard12.
Elle aime aussi les rencontres, les discussions qu'elle a eu avec plusieurs Pédouziens, les amitiés qui ont pu naitre ensuite.
Elle est heureuse de venir chaque jour au sein du petit cocon qu'elle a pu se créer par ici.

Lorsqu'elle endosse son rôle de Nausicaa Lovegood, votre chroniqueuse ressent énormément de bonheur à vous offrir un journal qui vous plait, à faire travailler son imagination pour vous offrir des articles qu'elle prend plaisir à écrire.
Elle est également heureuse de vous voir venir dans sa section, de réfléchir chaque jour à des topics ou animations qui sauront vous plaire.

Et pour tout ça, je suis d'avis de dire qu'il en faut peu pour être heureux.
Profitons des petits moment de joie que nous offre la vie, celle-ci est déjà si compliquée en dehors de nos petits cocons.
N'oublions pas que nous sommes ici pour jouer tous ensemble à un jeu qui nous relie, un jeu qui nous offre quelques instants de répit face aux malheurs.

Un peu de compassion en ce monde, cela ne fait pas de mal, n'est-ce pas ?
C'est pour cela que je remercie chacun d'entre vous pour ces petits moments qui me rendent heureuse, qui font que je reviens toujours par ici, quand bien même certains moments peuvent être plus compliqués à gérer que d'autres. Mais c'est cela aussi la vie, c'est profiter de tout ce que nous pouvons faire pour qu'elle nous soit belle, que nous continuions d'aimer, de nous aimer.

Merci à vous chères lectrices, chers lecteurs.

 

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Merci les Historiens et Historiennes de Poudlard12

Bonjour à vous, pédouziennes et pédouziens, que vous soyez sur le site depuis longtemps ou bien tout juste inscrit.e.s.

En ce début du mois de janvier, je voudrais attirer l'attention sur une section de P12 qui est cachée, en quelque sorte, dans "Les Couloirs". Je veux parler de "L'Histoire de Poudlard12"

Je voudrais remercier les divers historiens et historiennes qui ont permis et qui permettent encore maintenant que les divers événements de toutes sortes, liés à Poudlard12, soient ainsi archivés depuis la création du site le 25 mai 2005. Et oui, bientôt 20 ans !

Leur travail est un travail de fourmi qui demande une attention continue, dans tous les domaines. Qu'il s'agisse des animations, nombreuses, mais également de la mise à jour de la Salle des Trophées, du suivi des membres du personnel, de leur historique, des grands moments comme les poissons d'avril, par exemple. Leur énumération serait bien trop longue ici !

Il ne faut pas oublier, non plus, les jeux et animations du Professeur Binns, Cuthbert Binns, qui ravivent régulièrement notre mémoire et nous rappellent les noms de ceux et celles qui ont fait avancer P12, qui ont créé, innové, dans des tas de domaines.

J'oublie certainement certains aspects du travail de ceux et celles qui sont les mémoires du site, et je m'en excuse auprès d'eux. Mais je les admire infiniment !

Alors, de tout cœur, merci à la section "Histoire de Poudlard12" !

Et, pour terminer, voici une grille de mots mêlés avec les noms des historiennes et historiens de Poudlard12.

Ne vous étonnez pas si j'ai dû ne garder que les prénoms, pour deux pédouziennes, mais ils étaient un peu trop long pour la grille

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Gratitude en quelques mots

 

En ce début d'année, j'ai proposé à ceux qui le souhaitaient d'exprimer leur gratitude et je remercie toutes les personnes ayant participé à cette idée. Vos messages sont tous très touchants et je laisse maintenant tout le monde les découvrir !

De la part de Jemima Romney :

Bonjour les pédouziennes et les pédouziens. Le "Je" que j'utilise englobe mon personnage actuel, Jemima, mais également Joplin et Fiona, car nous ne sommes qu'une seule et même personne.

Afin de n'oublier personne, je remercie toutes celles et tous ceux qui, durant cette année, m'ont fait rire, sourire, m'ont émue (pour l'une ou l'autre raison), ont fait naître des étoiles dans mes yeux, ont proposé des jeux, des défis, des animations de toutes sortes. Celles et ceux aussi qui, incidemment, pour l'une ou l'autre raison, m'ont envoyé de petits MP qui m'ont beaucoup touchée, à chaque fois.

Je tiens à exprimer particulièrement mon immense gratitude aux pédouziens et pédouziennes qui m'ont soutenue, durant une période un peu plus difficile, par des messages pleins d'amitié ainsi que par d'autres témoignages (mais ça, c'est privé ^_^).

À toutes et à tous, je souhaite une très bonne année 2025 et, prenez bien soin de vous.



De la part de Gwendoline Forbes :

Cette année, je suis profondément reconnaissante pour les opportunités incroyables que j'ai eues de voyager, de découvrir de nouveaux horizons et de rencontrer des personnes extraordinaires. J'ai pu découvrir des paysages à couper le souffle en compagnie de personnes passionnantes. Ces expériences m’ont rappelée à quel point il est important de sortir de sa zone de confort pour mieux découvrir le monde.


De la part de Margaret Dubois :

À Nathan Fray - Erwan Fray

J'aimerais souligner la grande gentillesse et la bienveillance sans borne de mon ami. Tu es ma bouée de sauvetage. Tu as toujours su, malgré les nuages gris au-dessus de ma tête, me remonter le moral. Ton humour et ta présence est comme un baume sur mon coeur. Malgré tout, mes bons et moins bons coups, tu es là. Tu me tends la main à chaque fois pour me permettre de me relever. Puis, sans toi, mes petites aventures /bêtises en tant que Margaret ne seraient pas pareil. Puis la DCFM ne serait pas ce qu'elle est sans mon adjoint en or. Un grand merci d'être qui tu es <<<3


À Faith Fawley - Camille Dubois

Ma chère amie. J'ai tant de chose à te dire du côté du IRL, mais je vais rester du côté « Poudlard12 ». Tu as été, il y a cinq ans, le nouveau souffle de mon aventure sur P12. Ton imagination, ta ferveur et ta grande générosité m'ont permis de construire les personnages qui font aujourd'hui partie de moi, en quelque sorte. Sans tes idées, ton écoute et ta présence, je ne saurais dire à quoi ressemblerait mon aventure au château. Ton honnêteté m'a plus d'une fois servi de wake up call. Reste qui tu es et continue de faire briller Poudlard et l'Organisation, surtout (aaa) Love you xx <<<3

À Blondie - Eleanor Van Green

On ne se connaît pas depuis très longtemps et pourtant, c'est tout comme. Tu es à l'écoute, tu fais preuve de bienveillance et surtout, tu es de bons conseils. Tu es devenu, au fil des mois, quelqu'un de très important pour moi et je voulais que tu le saches. N'oublie pas, je suis là pour toi <<<3

À Romie Keffer - Eurydice Spector

Je voulais profiter de cette occasion pour t'offrir toute ma gratitude pour être qui tu es. Tu es une personne si calme et drôle. Ton avis compte beaucoup pour moi, car ta parole est sage. Tu réussis toujours à voir le bon côté des choses et surtout, tu es si compréhensive que chaque fois, j'en suis déboussolée. «reste comme tu es, le château a besoin de personne comme toi <<<3

À Luyanna Aksnes - Nausicaa Lovegood

Plus le temps a passé, dans la dernière année, plus j'ai appris à te connaître. Tu es une personne droite, avec des convictions et tu oses prendre la parole lorsque quelque chose ne va pas. Tu es une personne si merveilleuse et ton écoute fut d'une grande aide cette année. Ta bienveillance et ta droiture a permis, à Serdaigle du moins, d'installé un safe space qui pour moi n'était pas toujours présent. Cœur sur toi ma Lulu <<<3



De la part de Nox De Leon :

Merci à toi Erwan pour ton initiative ! Pas facile de s'adresser à quelqu'un en particulier, il y en a tellement qui ont acquis ma reconnaissance, mon admiration, mon amitié, ma tendresse et mon amour depuis toutes ces années qu'il me serait difficile d'en choisir un/une seule, surtout que certains sont partis, que d'autres viennent d'arriver et que ceux qui sont là, savent.

Alors j'ai le souvenir de la dernière Gazette en tête, et c'est ce choix que je vais faire, j'ai eu envie de parler de cette « Gazette de l'avent » qui a occupé presque tout le mois de décembre et qui a su réunir à peu près tous les sentiments qu'on peut attribuer à des êtres humains et en attendre d'eux.

Les « contes de neige et de magie » m'ont tout du long entraînée à la fois dans les souvenirs du passé, dans les présents offerts par l'aujourd'hui , et par l'espoir attendu pour demain, avec cette magie qui jaillit, se relève au quotidien, et porte notre école vers l'avant.

Tant qu'il y aura des gens pour y croire, tant qu'il y aura des talents pour l'écrire aussi bien, pour le dire, que ce soit avec des mots ou avec des fresques et des images, tant qu'il y aura des Hermione et des Erwan, l'espoir sera présent et un vent de magie continuera de souffler sur l'école.

Un jour quelqu'un a écrit dans ma salle commune « Je ne permettrai jamais qu'on ferme cette école ». Aujourd'hui, elle est à Serpentard, je sais qu'elle le pense toujours, et tant qu'ils seront là, finalement, ces contes de neige et de magie disent la même chose. J'en ai conçu beaucoup d'espoir.

Les carnets de Terry illustrés par Erwan, ont égayé mes journées et peuplé mon imagination, qu'il s'agisse du renne Lentäviä, de la Fougère Flamboyante, de la rencontre avec les Haltijas , de la Salamandre Jääpala ou de l'arbuste à baies givrées, j'en ai pris plein la tête et plein les yeux avec ces contes merveilleux que j'aurais très bien pu raconter à un enfant si j'avais eu besoin d'un prétexte.

Mais ce n'est pas le cas, j'ai savouré chaque ligne et chaque image. J'ai reçu de la poésie, de la douceur, de la tendresse et beaucoup de beauté, d'amour et de pureté, et j'ai revu Avatar 2, et j'ai pleuré.

Il y a même des jours où ça semble trop intense, alors finalement, les petites absences du calendrier n'ont pas été gênantes, elles m'auront permis, puisque j'y retournais voir, de savourer à nouveau ici, cette histoire, ou là, cet article ou cette illustration.

Cette Gazette de l'avent n'a pas manqué de satisfaire mon côté routinier, j'ai été contente de retrouver la belle présentation des nouveaux arrivants de Hope et bien sûr la splendide bibliothèque de Nausicaa que je ne rate jamais.

Le terme « routinier » n'est pas péjoratif sous ma plume, j'ai mes habitudes et j'y tiens, j'ai été contente de les retrouver pour cette Gazette, tout comme les petits bruits de couloir du « sapin de Noël » de Hope qui tourne toujours les récits de façon à nous faire rire en racontant quand même les choses, à la façon de la très belle personne qu'elle est !

Le côté journalistique était là aussi pour combler le quotidien des plus tatillons à la recherche d'informations ! Je sais tout des différents pères Noëls du monde et de la manière de célébrer cette fête dans chacune des quatre maisons.

J'ai découvert les dessins d'Aaliya avec plaisir et puisé dans la hotte d'Hazel avec bonheur pour des idées cadeaux .

Enfin, j'ai été touchée par le réveillon surprise d'Erwan, l'émotion ne m'a pas quittée depuis et j'y reviens pour cette lettre, pleine de toute la reconnaissance que j'éprouve pour vous tous, qui tout au long de l'année donnez toujours plus de générosité pour notre plaisir.

Merci à toutes et tous pour tout ça.

Je n'oublie pas mes tendres particuliers, ceux qui sont toujours présents et qui en toutes circonstances, sont là, les patients qui n'ont pas besoin d'attendre demain et qui n'attendent aucune preuve, aucun nom, parce qu'ils savent déjà.



De la part de Natacha Tchaïviev :

En cette fin d'année 2024, je voulais exprimer ma gratitude envers la douce communauté pédouzienne, et envers chaque personne m'ayant accueilli avec enthousiasme à mon retour, me motivant à rester parmi vous et à redécouvrir un monde que j'avais pour beaucoup oublié. Mais j'aimerais tout particulièrement couvrir d'amour la mage noire de mon cœur aka Camille Dubois, qui m'a redonné goût à l'écriture et au RPG, et dont la belle plume rythme mes journées pédouziennes, m'attachant au site d'une manière dont je ne pourrais me délier <3


Et enfin, pour ma part, je tenais à remercier Poudlard12 et chaque pédouzien qui le font vivre, ceux que je croise et ceux que je ne connais pas, chacun apporte sa magie et c'est celle-ci la plus belle. Vous êtes toutes et tous unique et je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année.

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Les découvertes des mains

Spoiler:

Les découvertes d'une graphiste
Partons à la recherche des mains


La première chose que l'on fait lorsqu'on veut aider quelqu'un. C'est lui tendre la main. C'est une expression où nous nous accordons tous à dire qu'il suffit de tendre la main pour aider son prochain. Bon, nous sorciers, on dirait tendre la baguette mais selon le contexte ça peut être détourné.
Il est donc important de savoir les dessiner lorsqu'on veut le montrer en dessin.
Mais y arrivez vous, vous ?

Comme vous le voyez, je fais souvent des personnages ainsi.

Observez un instant les mains de se personnage : ce sont deux boules de chair avec aucuns détails. Ainsi placé, on sait que c'est des mains, mais c'est aussi une facilité.

Maintenant, essayons de décomposer une main.

Il y a la paume.

Donnant accès au pouce.

Puis vient l'index.

Puis le majeur.

Puis l'annulaire.

Et enfin, auriculaire.

La taille des doigts est aussi très important. Imaginez que je fasse une main avec un pouce ou un auriculaire trop grand.

On est d'accord ? Ce n'est pas beau ?

Il faut, pour cela, s'intéresser aux différents types de mains que l'on connait. En essayant, pourquoi pas, de décomposer chaque os dans chaque main.



Puis, après tout ça, il faut réussir à lui donner une posture, une forme correct.

Car on est pas des IA, on sait tous qu'on a six doigts... ah non, on en a pas six !



Et vous ? Saurez vous reproduire vos mains en dessin ?

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La Petite Bibliothèque du bonheur

 

Très chères lectrices, très chères lecteurs, bienvenue dans cette nouvelle Petite Bibliothèque.

Dans cette édition, j'ai voulu vous présenter une sélection de livres "doudous", des livres que je pourrais lire et relire, qui me font du bien et me remontent le moral tellement je les trouve doux et magnifiques.
J'ai également souhaité interroger quelques membres de la Gazette et deux lectrices régulières de cette chronique. C'est ainsi que vous verrez mes livres, mais également ceux de Hermione Tonks-Black, Hazel de Martel, Aaliya Whitewood, Hope Moore, Jemima Romney et Nox de Leon. Merci à vous !
 

Albums doudous de Nausicaa :
 

 

  • Petit bonheur - Yue Zhang


À partir de 4 ans

Petit Bonheur ne s'est pas réveillé à temps ! Il n'a pas pu recevoir le pouvoir de la Fée de la Lune la veille du nouvel an lunaire... Il va tout de même se rendre sur Terre, espérant pouvoir apporter son aide... Trouvera-t-il le moyen d'aider un petit renardeau ?

Petit Bonheur est un album tout en douceur qui me remonte le moral chaque fois que je le lis. La beauté du dessin, de l'histoire, tout est là pour me faire craquer. Et des renards, j'adore les histoires avec des renards.
 

  • Un océan d'amour - Pieter Gaudesaboos


À partir de 4 ans

Je vous avais déjà parlé de cette magnifique histoire d'amour entre un ours et un pingouin dans une de mes précédente chronique. Ce livre, c'est mon album doudou plus plus, trop de beauté et d'amour en une seule histoire !
 

  • Le très grand câlin - Manon Fargetton et Guillaume Bianco


À partir de 3 ans

Deux enfants se font un câlin, et puis un troisième vient leur demander s'il peut se joindre au câlin, et puis un quatrième, un cinquième, un sixième.... Un très grand câlin se forme, prend de plus en plus d'ampleur... Jusqu'au dénouement absolument adorable.

Encore un album tout doux que j'aime tout particulièrement, grâce à sa beauté, à sa poésie et à son message de douceur. Rien de mieux que les câlins pour se sentir bien.

 

Romans doudous de Hazel :


S'il y a bien deux livres doudous dont Hazel souhaitait me parler, il s'agit bien de ces deux là. Magie et fantasy sont au rendez-vous dans ces deux ouvrages.
Je vous partage ici les résumés que la Rédactrice m'a fait de chacun des deux livres.

 

  • Cœur de sorcière - Genevieve Gornichec


"Cœur de sorcière c’est l’histoire d’Angrboda la mère de Hel Fenrir et Jormungandr dans la mythologie nordique et de sa vie de sorcière ( on connaît peu de chose réellement d’elle mais la revisite du mythe est excellente)"
 

  • Le livre de la nuit - Holly Black
"Le livre de la nuit c’est l’histoire de Charlie, une barmaid qui autrefois était une voleuse d’exception qui travaillait pour des magiciens des ombres. Elle essaye de se ranger loin de cette vie mais son passé refait surface.
Entre meurtre magie mystère et crochetage de serrure."

 

Romans doudous d'Hermione :


De son côté, Hermione a voulu me partager deux romans jeunesse qu'elle aime tout particulièrement. Et je suis bien d'accord avec elle, ces deux livres sont vraiment magnifiques !
Tout comme Hazel, je vous partage quelques mots qu'elle m'a partagé sur ces œuvres.
 

  • L'histoire sans fin - Michael Ende
"Pour L'histoire sans fin, c'est bien écrit, c'est aussi de la fantasy, c'est l'histoire de quelqu'un qui s'évade et se perd dans un livre pour finalement retrouver le chemin de la maison en s'acceptant lui-même et ses erreurs."


 

  • Ellana - L'envol (premier tome d'une trilogie) - Pierre Bottero
"C'est un livre de fantasy en lien avec d'autres livres du même auteur, qui suit une orpheline dans sa formation en tant que Marchombre (un genre d'assassin/guerrier/poète). C'est un livre doudou pour la description incroyable de la relation mentor/élève entre l'héroïne et son maître, et la poésie présente dans tout le livre."

 

 

Webtoon doudou de Aaliya :
 

 

  • My giant nerd boyfriend - Fishball


Pour Aaliya, son histoire doudou est un webtoon d'une autrice malaisienne. Petite tranche de vie autobiographique, et rigolote, je comprends pourquoi cette œuvre peut-être un beau roman doudou !

 

Saga doudou de Hazel et Hope :
 

 

  • Fourth Wing et Iron Flame (saga The Empyrean) - Rebecca Yarros


S'il y a bien une saga qui relie votre Rédactrice et votre Photographe (et votre Rédactrice en Chef, et votre Directrice Adjointe Camille Dubois, et votre Directrice de Maison de Gryffondor Eleanor Van Green, et un peu aussi votre Rédatrice Hermione et.... Je vais m'arrêter là.) c'est bien celle-ci !

Aventure, dragons, politique, amouuur sont au rendez-vous dans cette œuvre qui a déjà conquis le cœur de nombreux Pédouziens. Il me semble en avoir déjà parlé dans une de mes Bibliothèque si je ne me trompe pas.
Et pour vous montrer à quel point Hazel et Hope aime cette saga, j'ai pu récolter quelques unes de leurs réactions...

Quand Hazel en perd ses mots :



Quand Hope en a le coeur brisé tellement c'est beau et triste et tout ça :




Et, comme je vous le disais au début de cet article, je suis également allée voir deux grandes lectrices du journal, qui ont accepté de me répondre et de me partager elles aussi leurs histoires doudous.
Les voici donc !

 

Romans doudous de Jemima :


Jemima m'a tout d'abord partagé deux romans jeunesse, pour un public à partir de 10 environ, qu'elle pourrait relire encore et encore tellement elle les aime !

 

  • Le merveilleux voyage de Nils Holgerson a travers la Suède - Selma Lagerlöf


Pour s'être moqué d'un lutin, Nils va être ensorcelé et devenir tout petit... Un grand voyage sur le dos d'un jars à travers la Suède, jusqu'en Laponie.
 

"Il y a maintenant plusieurs parutions avec de très belles illustrations."

 

  • Les chemins secrets de la liberté - Barbara Smucker.


Un roman sur la liberté, sur la rencontre entre Julilly et Lisa dans une plantation du Mississippi. Deux jeunes esclaves qui vont tout faire pour s'enfuir et vivre en tentant de rejoindre le Canada, où l'esclavage est interdit.
 

"Je lisais à mes élèves, régulièrement, en fin de journée, comme un feuilleton."



Elle m'a également parlé d'un roman contemporain qu'elle a lu et relu, toujours avec le même plaisir, dont elle a aimé la douceur.

 

  • La papeterie Tsubaki - Ito Ogawa


Un roman sur l'écriture et le partage, dans lequel Hatoko, l'héroïne, va reprendre la papeterie que sa grand-mère lui a légué. Chargée d'écrire des lettres pour les autres, elle devra répondre aux règles très complexe de cet art.
 

"Il y a une suite , mais j'ai un peu moins aimé. Cependant, cette suite est la bienvenue par rapport au premier livre."



 

Romans doudous de Nox :


Nox a tout d'abord voulu me partager un livre qui a connu de nombreuses rééditions, des adaptations au cinéma, plusieurs tomes. Au fil des rééditions cet ouvrage a même changé de titre. Le voici donc.


 

  • Anne, la maison aux pignons verts (saga des Anne Shirley) - Lucy Maud Montgomery
"C'est une petite orpheline rouquine et très intelligente qui atterrit accidentellement sur l'île du prince Edouard et qui finalement est adoptée par une sœur et son frère qui ont déjà un certain âge et qui à la base voulaient un garçon pour aider à la ferme. Il lui arrive des tas de catastrophes et d'aventures."



Nox a également fait le choix de me parler d'une collection d'albums documentaire pour la jeunesse qui fonctionne vraiment très bien chez les petits pour aborder dans chaque livre une thématique bien particulière.


 

  • Mes P'tits pourquoi - éditions Milan
"Il y a énormément de choses pour les enfants à partir de 3/4 ans, sur les sentiments et les questions qu'ils peuvent se poser."

 

"Beaucoup de thèmes choisis pour expliquer à l'enfant ce qu'il ressent et ce qui lui fait peur, il y a toute une collection, des images généralement mignonnes, un vocabulaire simple et facile à comprendre pour l'enfant, j'en ai consulté plusieurs à l'école où j'ai travaillé et je les ai trouvé plutôt bien faits."



Elle m'a également parlé d'un thriller archéologique qu'elle a beaucoup aimé, qui lui a fait beaucoup de bien à la lecture.

 

  • Sixtine (Livre I) - Caroline Vermalle


Tout commençait bien pour l'héroïne qui venait de se marier avec l'homme qu'elle aimait. Sauf que... Lors de sa lune de miel elle a été enterrée vivante dans la Grande Pyramide de Khéops. Elle a retrouvé le corps de son mari à côté d'elle, sa mémoire est incomplète et son esprit est hanté par des divinités égyptiennes. Ce qu'elle veut ? Se venger.
 

"Alors je suis une fan d’Égypte, j'ai lu plusieurs fois tout Christian Jacq, je dirais une soixantaine, j'ai arrêté quand le babouin devient policier, ça m'a déçue d'un égyptologue et archéologue et je me suis dit qu'il commençait à manquer d'imagination.

Mais "Sixtine", en 5 volumes paraît-il, n'est pas du tout de même style, c'est plus moderne, dans la mesure où ça ne se passe pas au temps des pharaons, même s'il y a des "flashs", et c'est plus en mode "polar". Il y a beaucoup de personnages, ce qui au début, est un peu perturbant, en tout cas pour moi. Je commence à m'y retrouver au chapitre 5 et ça devient très intéressant. Monde des antiquités et des faussaires, mystères de l’Égypte ancienne assurés !"




Merci à vous d'avoir accepté de me partager vos lectures doudous pour cet article !
J'espère que celui-ci vous aura plu, que vous aurez apprécié découvrir les livres des personnes que je suis allée interroger.

 

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Entretien avec un tavernier heureux

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Pour ce numéro consacré au bonheur et à la gratitude, je me suis dit qu'il pourrait être intéressant d'interviewer le maître d'un lieu où règnent la bienveillance et la bonne humeur, et où des messages de gratitude sont régulièrement dévoilés lors des sonorus. Il s'agit bien évidemment du tavernier des Trois-Balais, le célèbre Sam Dejardin, alias Mimil.

TERRY : Bonsoir Mimil, merci de m'accorder cette interview. Tout d'abord, j'aimerais discuter un peu de ton lien avec les Trois-Balais, où tu es présent quasiment tous les jours ! As-tu eu un coup de foudre la première fois où tu t'es rendu dans cette taverne ? et as-tu toujours rêvé de devenir tavernier ?

MIMIL : Oui, totalement ! Je me suis connecté aux Trois-Balais pour la première fois le lendemain de mon inscription. J'ai tout de suite été très bien accueilli par quelques pédouzien⸱nes de l'époque (Thomas Lewan, Méliandre Van Lackshad et Rain Lewis en tête) qui m'ont rapidement intégré à leurs discussions. J'ai découvert un lieu de rencontres, de rires et de détente très agréable. C'est ce qui m'a donné envie d'y revenir les jours, les semaines, les mois suivants ! Quelques magicochasses plus tard, j'étais devenu accro à la Bièraubeurre et aux discussions de comptoir jusqu'à pas d'heure. (a)
Par la suite, j'ai assez rapidement tenté de rejoindre l'équipe. Dès août 2015 en fait, mais sans succès. Mais pour autant je n'ai jamais envisagé le poste de tavernier : ce qui m'intéressait avant tout c'était d'organiser de chouettes petites soirées. D'ailleurs quand Drayryfore me l'a proposé en 2022 j'étais au départ plutôt réticent. :'))

TERRY : Avant d'aborder ta vie professionnelle aux Trois-Balais, quels sont tes plus beaux souvenirs sur P12 depuis ton inscription ? Pourquoi ?

MIMIL : Je ne vais pas être très original... Mais ce sont les rencontres que j'y ai faites. J'y ai découvert des personnes formidables, principalement aux Trois-Balais, avec qui j'ai pu construire de très belles amitiés (coucou #A !!). Et ça compte beaucoup pour moi !
Mais derrière, je dois également citer beaucoup de joie au Quidditch que ce soit avec les M&M's Rangers ou l'équipe de Serdaigle, particulièrement lors des victoires mais aussi à chaque fois que l'on a joué, en entraînement comme en match. Avec des coéquipier⸱es comme ça, c'est toujours très fun. :'))

TERRY : Maintenant, parle-nous plus précisément des Trois-Balais. Quels y sont tes plus grands bonheurs ? Et peut-être les moments les plus difficiles ?

MIMIL : En tant que client, de simples discussions avec mes copains copines peuvent m'apporter déjà beaucoup de bonheur. Mais pour éviter de me répéter, je peux aussi vous citer ma victoire lors de l'animation L'île de la tentation, à l'été 2020, en binôme avec Rain Lewis, où nous avons battu sur le fil le binôme de Zack McLewis grâce à une remontada lors du blind-test final après un mois de rivalité !! Oui je suis très fier de cette victoire, j'ai fait des blind-tests ma spécialité. (aa)

De l'autre côté du comptoir, je suis déjà très heureux de l'équipe dans laquelle j'évolue ! L'ambiance en interne est vraiment très bonne, on rit beaucoup ensemble, on se soutient aussi dans les moments difficiles. J'en profite d'ailleurs pour les remercier, leur bonne humeur et leur motivation me donne toujours envie de poursuivre mon travail dans l'équipe. ❤️
Et puis il y a aussi quelques projets qui m'ont apporté pas mal de satisfaction. Je pense à The Voice P12 évidemment, aux différents 1er avril et Halloween toujours incontournables, au Poudlard Express (ou Pékin Express version P12)... Et à ma première anim' comme petit elfe, les Jeux Olympiques de Serdaigle, cinq soirées que j'avais adoré organiser !!

Enfin pour les moments difficiles, il y a évidemment toutes les questions de modération, jamais très agréables à gérer. Et puis parfois quelques désaccords ou obstacles peuvent apparaître dans la mise en place de projets qui nous tiennent à coeur, mais c'est à ce moment-là que l'on est content d'avoir une équipe à côté. o/

TERRY : Tu viens de consacrer une bonne partie des derniers mois à l'animation The Voice P12, qui a obtenu le phénix d'or de la meilleure animation, qu'est-ce qui te séduit autant dans cette animation et t'a poussé à la refaire et à être coach ?

MIMIL : La musique !! C'est une de mes passions depuis toujours. Donc offrir, pendant plusieurs mois, la possibilité aux pédouzien⸱nes de nous exprimer leurs talents vocaux, pouvoir échanger avec ces artistes jour et nuit autour de la musique, c'est évidemment une expérience excitante pour moi ! Et puis c'est aussi une animation assez populaire que l'on nous réclamait depuis pas mal de mois. Et on comprend mieux pourquoi quand on entend toutes ces jolies voix. J'en profite d'ailleurs pour faire la pub du topic Quand la musique est bonne ouvert dans le Monde Moldu par Nausicaa dans lequel les musicien⸱nes du château peuvent partager un peu de leur art. o/

TERRY : Y a-t-il un ou deux moments particuliers qui t'ont marqué dans cette dernière édition de The Voice P12 ?

MIMIL : Aïe aïe aïe, je dois vraiment ne choisir qu'un ou deux moments ? :')) Alors je vais citer ma première écoute de Wasteland, par Elisa, lorsqu'elle préparait la finale. Nous galérions depuis quelques semaines à trouver LA chanson parfaite. Lorsqu'elle m'a fait écouter sa première version de cette chanson, j'ai tout de suite eu un énorme coup de coeur. Je suis très heureux d'avoir pu l'accompagner jusqu'en finale, et à la fois fier et impressionné par sa prestation lors de la dernière épreuve ! Merci pour tout Elisa ❤️
Et j'aimerais également citer un autre moment marquant pour moi : l'élimination de Amaryllis/Mariechat aux portes de la demi-finale. Il n'est jamais aisé de mettre fin à l'aventure d'un talent quand on est coach, mais encore moins quand on est ami de longue date avec la personne concernée. Mais pour moi, elle était, sur cette épreuve, un cran en-dessous de ses deux concurrentes. Ca n'a pas été facile facile, j'ai eu un peu de mal à m'en remettre pour être honnête, mais c'est le jeu. :'))

TERRY : Avec le phénix du meilleur module, les pédouziens ont montré leur attachement aux Trois Balais et à ce que tu fais avec ton équipe. Quels vœux aimerais-tu faire en ce début d'année pour les TB et pour les pédouziens ?

MIMIL : De continuer de s'amuser, de profiter des fabuleuses opportunités que nous propose ce site ! Il y a une magie très particulière sur P12, qui pousse des amitiés à se créer et à traverser des frontières spatiales et temporelles, qui nous incite à venir même 10 ans après notre premier passage, qui motive les créations écrites, graphiques, musicales... Faisons perdurer cette magie aussi longtemps que possible !

TERRY : Enfin, est-ce que tu as pris des résolutions particulières en ce début d'année ?

MIMIL : Oups, non. (a) Essayer d'être plus bref quand on me donne la parole ? :'))

Merci beaucoup, Mimil, pour cet entretien et je ne peux qu'inviter tous nos lecteurs à se rendre régulièrement aux Trois-Balais !

 

 

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1 déc. 2024

Éditorial

 

Spoiler:

Très chères lectrices, très chers lecteurs,

En ce doux mois de décembre, annonciateur d'une fête bien particulière, nous souhaitions vous offrir une édition spéciale au sein de la Gazette.
Comme vous le savez, Noël approche, et apporte avec lui son lot de magie, de cadeaux et de paillettes... Mais également ses nombreux Calendrier de l'Avent.

C'est pour cela que nous avons fait le choix de vous offrir un journal au format d'un Calendrier de l'Avent ce mois-ci. Chaque jour, un nouvel article magnifiquement illustré apparaitra, vous entrainant dans des contes, des voyages et beaucoup d'autres surprises, pour votre plus grand plaisir, cela pour vous faire patienter doucement jusqu'au 25 décembre.

Je vous invite dès à présent à cliquer sur la première case de notre calendrier afin de découvrir notre premier article.

Bonne lecture et joyeuses fêtes à vous !

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Un conte de neige et de magie

Il y a de cela un bon millénaire, une plaine seulement se dressait à côté d'un grand lac. Une plaine vierge et vide, mais pas stérile. À sa surface, de petites lumières dansaient et se mouvaient, rebondissant sur l'eau du lac, dans lequel les étoiles se posaient.

Parfois, ce n'étaient pas des étoiles qui flottaient à sa surface ridée, mais de petits morceaux d'une blancheur de cristal et d'une froideur d'éther. Ils s’amarraient au liquide, formant des motifs complexes et gelés. À la surface de l'eau, de petites vaguelettes voletaient entre ces amas de glace, des petites volutes faites d'une chose impalpable et luminescente.

En certaines dates de l'année, ces volutes s'assemblaient en motifs complexes et s’érigeaient en cathédrales sur la plaine d'à-côté, inondant les alentours d'une magie sauvage et pure. Un matin, la plaine ne fut plus solitaire, couverte de neige. Quatre personnes, deux femmes et deux hommes, se dressaient dans ce lieu, aux quatre points cardinaux. Leurs capes flottants au vent, ils regardèrent la cathédrale de magie se construire seule. Les flocons, attirés par les volutes de magie, s'agglutinèrent en suivant les motifs, créant une seconde cathédrale de neige et de givre.

Alors, l'une des personnes couverte d'une ample cape couleur de miel leva les bras, avant d'annoncer aux trois autres :

Par trois fois le givre s'élèvera, par trois fois il les sauvera. La quatrième et dernière fois verra accueillir un monde meilleur.

Gravement, les autres hochèrent la tête, avant de s'avancer d'un pas comme l'avait fait la femme avant eux, et de psalmodier la phrase tous en cœur. Ils ne le savaient peut-être pas encore, mais ils venaient de sceller à la fois leurs destins, mais aussi le destin tout entier de ce qui était encore des territoires celtes.

Les quatre figures majestueuses passèrent ainsi une grande partie de la journée à comprendre le processus magique derrière la somptueuse cathédrale invisible et mouvante. Les entrelacs gelés s'étaient déjà évanouis depuis longtemps, ce qui rendait l'étude encore plus dure. Ce fut, cette fois, une paire vêtue de bleu et de vert qui détermina la réponse à leur question sous-jacente. Ils venaient de trouver le lieu parfait, mais comment faire pour ne pas détourner l’afflux incroyable et indispensable de magie ?

Les deux compères prouvèrent de manière concise que la seule solution était de créer leur école suivant les plans érigés par les flux de magies multicolores et anciennes. Une école de magie faite de magie... Il n'y avait rien de plus vrai, décidèrent-ils.
La construction fut ainsi beaucoup plus rapide qu'escomptée, puisque les quatre bâtisseurs devaient suivre des plans préétablis.

Néanmoins, quelques surprises eurent lieu lors de la construction, comme les brusques sauts et mouvements de certains segments de magie. Le mage vêtu de rouge régla rapidement le problème, en introduisant des escaliers dont le placement n'obéirait qu'aux sauts de la magie.

La dernière pierre du château posée, les quatre s'affalèrent dans l'herbe enneigée. Des sourires étiraient leurs lèvres, tandis que la joie pétillait dans leurs regards. Leur école.

Peu à peu, l'école se fit un nom et les flux de magie creusèrent des veines de pierres dans les poteaux et piliers. Chaque hiver, à la même date, ils se réunissaient tous à l'endroit où tout avait commencé, observant les évolutions de leur projet, mais aussi de la cathédrale de givre, qui maintenant, à défaut de courir le long des atomes de magie, recouvrait l’entièreté de ses facultés cognitives.

Un hiver après l'autre, le tenancier devint un confident pour les quatre sans distinction, aussi fut-il le premier au courant lorsque tout fut sur le point de s'écrouler. C'était un soir de décembre, pendant lequel tout allait s'effondrer. Le rituel, bien plus significatif qu'utile. Ils n'étaient malheureusement plus que trois.

Le rituel exigea sa contrepartie, et ils ne pouvaient que supposer que tous le supporteraient, cette blessure profonde dans les traditions. Comment donc la prophétie pouvait-elle s'allumer, exprimer ses souhaits et seulement les siens ?

" Patience, patience, demain tu le sauras."

 

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Les carnets de Terry - Le Renne Lentäviä ou le Renne volant

Le mois de Décembre est pour nous le mois de l’hiver, de la neige et de la magie de Noël. C’est pourquoi j’ai décidé de vous emmener avec moi dans la région qui symbolise le plus tout cela, la région des aurores boréales et des nuits qui n’en finissent plus, la Laponie !

Et pour ce premier extrait de mon carnet de voyage en Laponie, je vous propose une rencontre avec une créature emblématique du grand nord scandinave, une créature qui a toute sa place dans le mythe Moldu du Père Noël : le Renne volant, ou Renne Lentäviä.

C’est une créature qui pendant des siècles était très présente dans toute la Scandinavie, mais qui a progressivement disparu hors de Laponie où sa population ne compte plus que quelques centaines d’individus. Pendant très longtemps le Renne Lentäviä a été utilisé par les sorciers scandinaves pour sa capacité à tirer de lourdes charges et sa grande résistance en hiver. Mais ces derniers exploitèrent trop l’animal. Ils refusaient de le laisser entrer en hibernation dès le redoux arrivé, ce qui l’affaiblissait irrémédiablement et entrainait progressivement sa mort, ou bien le tuait à la fin de l’hiver pour utiliser sa chair et diverses parties de son corps. En effet ces créatures possèdent différentes facultés très prisées comme le fait de se confondre avec leur environnement, leur pelage ayant des capacités magiques de dissimulation. C'est ainsi que, jusqu’au XVIIIe siècle, sa fourrure servait à la confection de capes d’invisibilité chez les sorciers du Nord de l’Europe. Ces capes restaient imparfaites car elles n’avaient que le pouvoir de cacher leurs propriétaires dans des milieux enneigés, mais étaient cependant très demandées. De nos jours, l’espèce est protégée et seules les quelques familles de sorciers lapons ont encore le droit de le domestiquer, étant respectueuses de la créature et de son rythme biologique.

Le Renne Lentäviä a donc besoin de températures négatives pour pouvoir vivre et ne supporte pas la chaleur. Il est donc véritablement actif et éveillé uniquement pendant les mois d’hiver. Il se nourrit alors de mousses et de lichens gelés ainsi que de baies givrées, une espèce de baies magiques, endémiques à la région. Il passe facilement inaperçu aux yeux des Moldus grâce à son pelage particulier mais peut entraîner une certaine agitation chez les rennes traditionnels ou les chiens de traineau qui perçoivent sa présence. Il passe le plus clair de son temps à se nourrir, à entretenir les terriers dans lesquels il se réfugie pendant toute la saison chaude et à voler dans le ciel nocturne, où le jeune mâle parade pour attirer la femelle avec laquelle il passera sa vie. Dans la nature, les Rennes Lentäviä vivent en petits troupeaux composés généralement d’un mâle et d’une femelle adultes et de trois à quatre jeunes rennes. En effet, ceux-ci n’atteignent l’âge adulte qu’à l’âge de six ans, âge auquel ils quitteront leur troupeau pour en fonder un nouveau après les parades amoureuses.

Le nouveau couple formé au milieu de l’hiver passera le reste de la saison à creuser un nouveau terrier suffisamment spacieux et profond pour les accueillir pendant les mois où les températures deviennent positives. C’est une des période les plus critiques de la vie des Rennes Lentäviä, car si le nouveau terrier n’est pas suffisamment isolé et vaste, la température à l’intérieur ne pourra être maintenue sous zéro et les individus y « hibernant » périront. Il faudra encore un hiver entier au jeune couple pour améliorer et agrandir son terrier afin de pouvoir y accueillir sa progéniture.

Cette créature est un mammifère ovipare, la femelle pondant un à deux œufs tous les deux ans. Ces œufs sont pondus à la fin de l’hiver dans le terrier et éclosent au début de l’hiver suivant. Le petit sera allaité pendant tout un hiver par la femelle renne qui apprendra à se nourrir de mousses et lichens gelés l’hiver suivant. Le petit renne ne devient autonome qu’après les deux premiers hivers de sa vie mais restera encore quatre années dans le terrier familial avant de devenir pleinement adulte. La croissance est ralentie par les longues phases d’« hibernation » durant huit à neuf mois.

Pendant cette période, lorsqu’il fait plus chaud, les Rennes Lentäviä « hibernent » dans leurs terriers creusés assez profondément et qu’ils entretiennent tout au long de leur vie avec les jeunes qui ont acquis leur autonomie mais qui ne sont pas encore adultes. Peu de temps avant l’arrivée du printemps et du dégel, ils accumulent, aux moyens de leurs grands bois, de la neige fraiche au fond de leur terrier, ainsi que des baies givrées, ce qui leur permettra de maintenir la température de leur sorte de nid sous 0°C pendant toute la durée de leur « hibernation ». Les individus passent ces longs mois à dormir enveloppés de leurs ailes déployées, s’éveillant environ une fois par mois pour manger quelques baies givrées. La longévité de ces créatures peut atteindre une quarantaine d’années mais le réchauffement climatique a tendance à diminuer celle-ci, l’animal puisant ses forces des très grands froids.

Le Renne volant est directement associé au conte Moldu du Père Noël et à son traineau volant. Si, bien souvent dans les représentations et récits Moldus, les rennes ne sont pas ailés, cela est lié à une erreur.

En effet, le Père Noël est directement inspiré d'un sorcier lapon de la fin du XIXe siècle, qui portait le costume traditionnel sorcier lapon avec ce grand manteau rouge, le bonnet, la longue barbe, et qui avait décidé d'offrir des cadeaux aux enfants pauvres, aussi bien sorciers que Moldus, ce sorcier contestant la politique de séparation absolue entre Moldus et sorciers. En ayant recours à des sortilèges et avec l'aide de ses « kotitonttu », des cousins lapons de nos elfes de maison, il avait fabriqué tout un tas de petits jouets en bois pour égayer l’hiver de ces enfants. Après avoir ensorcelé son traineau pour qu’il vole, et y avoir attelé ses Rennes Lentäviä, il parcourut la région et distribua le plus de cadeaux possible.

Devant la joie des enfants, il décida de renouveler l’opération tous les ans en décembre. En effet, il avait besoin de toute une année pour préparer les nouveaux jouets à distribuer, et il fallait que les Rennes Lentäviä soient en capacité de tirer le traineau volant, ce qui n’était possible qu’en plein cœur de l’hiver. Et c’est comme cela que la légende du Père Noël naquit !

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Mère Hopinoel à la rescousse

Hope était installée au coin du feu dans le bureau qu'elle partageait avec Izora. Les festivités de fin d'année, sous l'impulsion de son binôme, étaient déjà bien entamées et une dernière tâche incombait aux deux directrices : déterminer si les nouveaux première année recevraient la bénédiction de la Mère Noël ou les coups de bâton de la Mère Fouettard le 25 au matin.

Avec l'appui de l'équipe des Préfètes en Chef, la jeune femme avait méticuleusement enquêté sur tous les élèves qui avaient foulés les pierres du château pour la première fois en Septembre. Pour être sûre de ne pas faire d'erreur et de n'oublier personne, elle avait également préparé une petite fiche récapitulative pour chacun d'entre eux. Elle passait les dernières en revue avant de les transmettre à Izora.




HOPE : Il a tout de même survécu à la Route des Sorcières, ce petit est débrouillard.

IZORA : Oui, mais il est arrivé tout couvert de terre à mon dernier cours car il faisait de l'exploration dans le Parc.

HOPE : Tu devrais être flattée que les nouveaux élèves se consacrent aux découvertes des dinosaures.. comme toi



IZORA : Ah oui, je l'ai déjà croisé aux Trois-Balais, il est complètement fan de Mike et Terry ! Pourtant il ne boit que du jus de citrouille.

HOPE : ENCORE HEUREUX ! À son âge..



HOPE : La semaine dernière je l'ai vu foncer dans les couloirs car il était en retard, manque de bol il a trébuché et a fini dans une armure...

IZORA : IL A CASSÉ UNE ARMURE ?

HOPE : Kenneth va bien, merci de t'en inquiéter !



IZORA : Est-ce qu'on peut l'appeler Lulu ? Parce que moi quand je dois faire l'appel..

HOPE : T'as pas fait LV4 Écossais ?

Elles pouvaient discuter ainsi pendant des heures. Et alors que le Soleil baissait à l'horizon, la pile de la Mère Noël s'agrandissait au péril de celle de la Mère Fouettard. Restait à savoir laquelle des deux allait incarner chaque personnage. Des suppositions ?

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La hotte de Mère Hazel

 

Bonjour à tous,

Comme vous le savez tous, les périodes de fin d'année approchent à grand pas et il est plus que temps pour nous de commencer la préparation des cadeaux que nous voulons offrir à nos proches. Et si comme moi vous redoutez la question "Tu veux quoi pour Noël ?" je suis sûre d'une chose, c'est que vous partagez la même passion que moi !

Donc voici sans plus attendre une liste de dix idées de cadeaux à faire pour un Potterhead !
 

1. La bannière de sa maison


Afin que vous puissiez fièrement représenter votre maison jusque dans votre chambre/maison/appartement/placard sous l'escalier je vous recommande ces bannières de maison. Attention cependant à bien indiquer à la personne qui vous a posé la question votre maison, vous risqueriez d'avoir de mauvaises surprises sinon...
 

2. Porte clé Hogwarts Legacy


Pour toujours avoir un soupçon de magie dans le fond de votre poche, ce magnifique petit porte-clé d'Hogwarts Legacy (qui malheureusement ne sert pas de passe-partout) saura faire des ravages. Une solution petit budget mais grande intention Potterhead à noter !
 

3. Cachet de cire Poudlard ou maison


Bien qu'ils soient globalement passés de mode, les cachets de cire dans vos cercles proches vous serviront à envoyer des lettres enchanteuses et ensorcelantes à votre entourage. Il en existe de cinq sortes, quatre pour les maisons et celui que nous vous présentons dans cet article représentant Poudlard. De quoi éviter de froisser votre sœur/frère/gnome de jardin parce que vous n'appartenez pas à la même maison.
 

4. Peluche Patronus


Parce qu'un peu de douceur sera largement capable de repousser les plus sombres Détraqueurs moldus, je vous recommande ces peluches représentant des Patronus corporels. À utiliser sans modération les jours de déprime hivernale, accompagné d'un mug de chocolat à la guimauve, d'un plaid et d'un feu de cheminée. (accessoires non compris.)
 

5. Présentoir à baguette de maison ou de Poudlard


Parce que votre baguette magique ne devrait jamais être délaissée dans un étui plein d'attrape poussière. C'est un objet précieux, un indispensable pour les sorciers d'Europe et d'Amérique, qui doit être traité avec le plus grand respect. C'est pourquoi je vous propose ces présentoirs individuels, personnalisés en fonction de votre maison ou représentant Poudlard plus généralement.
 

6. Robe de sorcier


Un autre indispensable de la garde robe sorcière, qui s'est assez perdu avec le temps, au profit des tenues nettement plus moldues. Je trouve qu'une belle robe noire aux couleurs de sa maison permet de garder un peu de magie à portée de main. Vous pouvez aussi très bien ajouter les gants, l'écharpe et le bonnet par temps hivernal.
 

7. Armoiries de Poudlard et des maisons


Cette année j'ai décidé de vous refaire la déco ! Et pourquoi pas ajouter une plaque sur un de vos murs afin de faire la gloire de votre maison, ou de votre école dans une plus forte mesure ? Ces armoiries peuvent facilement devenir le clou de votre collection, ou la lancer. Toutes mes excuses pour votre compte en banque.
 

8. Marque page Poudlard ou de maison


Quoi de mieux pour agrémenter une lecture que d'avoir le symbole de votre maison ou de votre école dans votre livre. Ces petits marques pages sauront égayer vos lectures et vos recherches dans les réserves de la Bibliothèque.
 

9. Échiquier des sorciers


Une des sept épreuves qui gardaient la pierre philosophale à portée de main, c'est ce que vous propose cet échiquier, bon ok, d'accord, je reconnais, c'est pas exactement celui de l'épreuve de McGonagall, celui là il bouge pas tout seul, les pièces se tapent pas dessus et surtout elles font pas deux mètres de haut. Mais à part ça c'est exactement le même !
 

10. Vinyle collection complète Harry Potter


Et oui les mélomanes, Tata Hazel aussi pense à vous pour mettre un truc sous le sapin ! Ce coffret de disques comprend les thèmes et bandes sons de nos moments favoris de la saga. Un petit bijoux de musique et de Pottermania, un espèce de must have pour ceux qui ont une platine, et pour ceux qui n'en ont pas, bah achetez en une parce que c'est grave cool !

Et voilà c'est sur cet article que je vais refermer ma hotte, au moins maintenant vous savez quoi répondre quand on vous demandera "Tu veux quoi pour Noël ?" Bisous les asticots !

 

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Souvenirs de vacances

Voir l'article version texte :


Jacques et Diana De Martel
Kylmore Hill
Irlande


Papa, maman, l'hiver s'annonce rude ici la neige est arrivée tôt cette année, gelant les dernières feuilles du Saule Cogneur l'énervant encore plus que d'habitude. La tour d'astronomie gèle souvent et il devient difficile de s'y rendre sans fourrure de leucrotta. Le pire ce sont les cachots de l'école pour les cours de potions, il y fait non seulement froid mais surtout humide. J'ai l'impression d'être enfermée dans l'office pendant les premiers jours de gel.

Fort heureusement pour nous il y a aussi les décorations de Noël qui arrivent ! Nos professeurs de Sortilèges et Enchantements ont entièrement décoré la Grande Salle, au milieu des bougies volantes des petits anges et des flocons éternels flottent tranquillement. Dans les couloirs les tableaux chantent désormais des chants de Noël dès que des élèves passent devant eux. Il n'y a que le Chevalier du Catogan qui continue de nous abreuver de ses énigmes et de ses quêtes étranges. Il y a d'ailleurs eu la quête du chevalier ou il a fait de moi sa dame, vous aviez pas de plan de mariage j'espère ?

Les statues et les armures font des batailles de boule de neige dans les couloirs, j'ai l'impression de voir nos elfes de maison Avise et Peuchère quand il y a de la neige à Kylmore. Mais la transformation la plus surprenante à mon goût c'est la tonne de sapin de Noël qui a littéralement envahi l'école. Dans chaque coin libre il y en a désormais un aux couleurs des différentes maisons. Les décorations de Poufsouffle sont couvertes de diamants et de topazes aussi belles que les bijoux de Mère. J'espère vous voir pour les festivités cette année...

En parlant de ça, vous serez content d'apprendre que je suis très bien notée à l'école et qu'un bal de Noël aura lieu cette année, les parents sont conviés. Vous n'avez plus d'excuses pour ne plus venir cette année.
 

Bien à vous
Hazel De Martel

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Un millier de Père Noël

 

Le 6 décembre est fêté la St Nicolas, une tradition de Noël qui remplaçait le Père Noël. Mais il en existe dans toutes les régions d'Europe (les autres continents n'ayant pas exactement de traditions exploitables et précises sur ce sujet précis), selon le folklore et les coutumes de chaque pays. Les zones géographiques sont floues de nos jours, car ils s'agit de coutumes qui voyagent beaucoup, et qui dépendent, encore de nos jours, de notre attachement au patrimoine régional et à notre historique familial de célébration des fêtes. (Par exemple, selon les cartes, un bon quart de la France devrait fêter la St-Nicolas, ainsi que la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche, alors que l'on observe des pratiques différenciées en fonctions des régions et même des villages. (Donc ne vous battez pas en commentaires pour savoir si les localisations sont exactes. Au contraire, parlez-nous de vos traditions !)
Et sans plus attendre, allons découvrir nos milliers de Père Noël.

St Nicolas - Est et Nord de la France, Allemagne, Belgique, Suisse
La St Nicolas est une fête traditionnellement fêtée à la place de Noël, qui est maintenant fêtée en addition avec le Noël que nous connaissons, après avoir été fêtée en addition avec un Noël plus religieux. Ce personnage est basé sur un saint de la religion catholique, mais il s'agit probablement d'une appropriation ou d'un arrangement entre une coutume païenne et l'église de l'époque.
En effet, il met en scène trois enfants (ou trois innocents, faites votre choix) qui se retrouvent prisonniers d'un certain Pierre Lenoir (VF) ou Peter Schwartz (VO) (les traductions sont éclairées par ici) qui se trouve être un boucher ou une sorte d'ogre à figure humaine qui les enferme dans un tonneau de sel pour les enfants et dans une cage pour les manger, afin de pouvoir en faire son repas ou de la viande séchée, encore une fois, libre à vous d'interpréter tout ça. Le St Nicolas, qui passe par là avec son âne, entend les appels au secours des personnes très mortes (la cohérence scénaristique est sympa, mais on va dire que le monsieur parle aussi avec les morts), se rend chez le boucher et lui demande à manger. Le boucher, cannibal mais pas bête, lui sort de la viande non-humaine, mais le St-Nicolas, pas bête non plus, désigne précisément le bon tonneau et lui demande trois petits salés (les trois gamins enfermés dans le tonneau). Prit de peur, le boucher cannibal s'enfuit, et St Nicolas ressuscite les morts avant de partir sur son âne.
En général, la célébration de la St Nicolas, le 6 décembre, se prépare la veille au soir, en posant une carotte, un verre de lait et des gâteaux dans une assiette devant la porte, accompagnés d'une de nos deux chaussures, brossée et lavée pour l'occasion. Au petit matin, la carotte aura été grignotée par l'âne, les gâteaux et le lait par notre bonhomme vêtu d'une mitre d'or, d'un long manteau et d'une crosse en spirale, et il aura laissé des cadeaux dans votre soulier.

Christkind - Allemagne et Alsace (un, ce n'était pas suffisant)
Les Allemands, non content d'avoir une figure traditionnelle de Noël, en ont en fait deux, voir trois selon la précision des légendes. En effet, selon l'interprétation qu'en ont fait les chrétiens allemands, les cadeaux sont offerts par le petit Jésus directement (qui se charge donc de la distribution des cadeaux le jour de son anniversaire) ou par un ange. Le nom Christkind se traduit par enfant-Christ, soit l'enfant Jésus ou l'enfant de Jésus, on ne peut donc pas avoir de réponse étymologique.
Cette tradition est en fait dérivée de la fête de la St-Lucie, célébrée le 15 décembre, pour supplanter la fête de la St-Nicolas, qui était païenne avant de se faire réapproprier. La légende raconte que Jésus, sous les traits d'une petite fille avec un voile blanc, amène les cadeaux le jour de Noël.
À cause de la guerre latente entre traditions, de nombreux évènements de Noël sont renommés pour réaffirmer le lien avec la religion, comme c'est le cas avec certains marchés de Noël, comme le Christkindelmarkt à Colmar en Alsace (littéralement marché de l'enfant Jésus) ou encore le gâteau originaire de Dresden le Christstollen, ou Stollen du Christ.

Befana - Italie
Son nom viendrait de la déformation du mot épiphanie en Italien, ce qui paraît...étrange puisque cette fête est une fête pré-religieuse. Il s'agit d'une sorcière avec un balai volant, qui déposerait des bonbons aux enfants sages dans la nuit du 6 janvier, et du charbon aux autres, dans des chaussettes accrochées à la cheminée.
Une autre hypothèse historique la relie aux anciennes fêtes romaines, tandis qu'une hypothèse religieuse indiquerait que la Befana était en fait une vieille dame qui refusa d'accompagner les rois mages aller assister à la naissance de Jésus, mais qui, prise de remord, décida ensuite de remplir un panier de gateaux et de gourmandises et de les chercher, puis de donner ces choses aux enfants qu'elle croisait.
Il ne faut pas confondre la sorcière Befana Romana, de son nom complet, avec une sorcière type halloween, car elle est une incarnation positive vêtue de vêtements traditionnels.
On l'accueille le 6 janvier, avec une soupe de haricot et une mandarine.

Ded Moroz - pays slaves
Aussi appelé Père Janvier ou Grand-père/Homme des neiges, il s'agit d'un vieil homme qui voyage accompagné de sa petite fille Snégourotchka, aussi appelée la petite fille de neige ou la fée des neiges. Il est à l'origine une sorte de sorcier maléfique de l'hiver, qui est plutôt connu pour enlever des enfants, les manger, saccager des choses, congeler des gens et faire payer des rançons en nourriture pour ses crimes.
Il est vêtu d'une cape magique, d'un long manteau traînant, de bottes et d'une canne magique, tout cela dans les tons bleus, argents et blancs. Il est ainsi plus l'avatar du Père Fouettard que du Père Noël, mais avec l'influence de la religion orthodoxe, sa figure et sa réputation s'adoucissent.

Sinterklaas - Pays-Bas
Origine du nom de Santa Claus (notre Père Noël actuel), il est en fait une traduction de saint nicolas ! Sinter=Saint et Klass=Klaus=Nikolaus=Nicolas (en français)

Trolls et lutins
Il existe aussi de nombreux mythes et légendes slaves et scandinaves et d'autres pays qui mettent en scène un ou plusieurs gnomes / trolls / lutins, qui se succèdent pour faire des farces tous les jours ou toutes les semaines de l'avent, que l'on doit supporter sans s'énerver pour se voir délivrer un cadeau. Il s'agit de figures farceuses et de la discorde bénéfique, qui aiment faire des farces (en gros des réincarnations de certains rouquins) généralement sans vouloir du mal, et dont il faut se prémunir un minimum mais sans les offenser. On peut aussi leur laisser des objets ou nourritures à la fenêtre, afin de les apaiser et de détourner les mauvais sorts.
Exemple: lutins de Noël, cohorte des sept trolls de Noël, certains tontes ou tomtes...


Et vous ? Une célébration à partager ?

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La Petite Bibliothèque de Noël

Très chères lectrices, très chers lecteurs,

Je vous retrouve de nouveau ce mois-ci avec ma Petite Bibliothèque, qui vient se parer de couleurs festives en cette belle période de l'Avent !

Avant de commencer ma petite sélection, je voulais tout d'abord vous remercier. Je vois à quel point cette chronique vous plait grâce au Phénix qu'elle a obtenu ! Cela me touche beaucoup, je vous suis extrêmement reconnaissante de cela, merci !

Mais, trêve de bavardage, voici une sélection de beaux livres que je voulais vous présenter. Cela pourra peut-être vous donner des idées de cadeaux à ajouter sur votre liste au Père Noël !

 

  • Monsieur le Lapin Blanc - Benjamin Lacombe

À partir de 6 ans

Venez suivre l'histoire du Lapin Blanc d'Alice au pays des Merveilles dans un album aux superbes illustrations. Vous découvrirez son enfance et pourquoi il arrive toujours en retard.

Je suis une très grande fan de l'univers d'Alice au pays des Merveilles de Lewis Carroll, je ne pouvais donc pas passer à côté de cette nouvelle adaptation de Benjamin Lacombe, qui a déjà fait les illustrations de deux très belles versions d'Alice au pays des Merveilles et Alice de l'autre côté du miroir.
Ses dessins, avec leur inquiétante et magnifique étrangeté sauront probablement vous plaire.
 

  • Les Maisons Imaginaires - Anne Montel

À partir de 4 ans

Après deux très beaux albums dans la même collection, Les Restaurants Imaginaires et L'Abécédaire des métiers imaginaires, Little Urban nous présente maintenant une ribambelle de maisons farfelues dans ce magnifique album à flaps

Les illustrations et le texte de cet album, tout en douceur, nous offrent une sublime vision de ces maisons pomme de pins, théière ou même réveil. Je vous recommande chaudement cette sublime petite collection d'albums drôles et si doux.
 

  • La quête d'Ewilan & Les Mondes d'Ewilan en intégrales collector - Pierre Bottero

À partir de 10 ans

Venez découvrir les aventures de Camille regroupées dans ces deux magnifiques intégrales comprenant chacune les trois tomes des deux trilogies de La Quête et des Mondes d'Ewilan.

J'aime énormément les œuvres de Pierre Bottero, alors je peux vous dire que j'ai tout de suite sauté sur l'occasion de les redécouvrir à nouveau grâce à ces deux volumes qui font de magnifiques cadeaux grâce à leurs très beau jaspages, à leurs couvertures magnifiques.



Bonus : Le dernier coup de coeur de votre Rédactrice
 

  • Songlight - Moira Buffini

À partir de 14 ans - adultes

Premier tome d'une trilogie, ce roman dystopique vous transporte dans un monde où les femes ont perdu leurs droits, où la magie du Chant est un crime, où la différence est emprisonnée. Roman choral aux multiples personnalités, vous aurez du mal à le refermer.

J'ai tout d'abord été attirée par la couverture de cet ouvrage, que je trouvais sublime. Le résumé me paraissait un peu classique, mais je me suis tout de même lancée dans la lecture... Et je n'ai pas été déçue ! J'ai été happée par l'univers, l'action au fil des pages, je n'arrivais plus à lâcher ma lecture. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu un tel coup de cœur, et qu'est-ce que ça fait du bien.
Bon, le risque après cette lecture, avoir une panne de lecture comme moi parce que vous n'arriverez plus à trouver un autre livre aussi bien.


Et voilà pour cette petite bibliothèque de jolis livres pour Noël ! J'espère qu'elle vous aura plu.

Bonne fêtes de fin d'année à vous !

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