La Gazette du Sorcier - Edition Poudlard12

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1 mai 2025

Un souffle de printemps à travers le monde

 

 

Le printemps est arrivé à nos portes depuis quelques temps déjà, mais vous êtes vous déjà demandé... comment il est arrivé selon les différentes mythologies et légendes du monde ? Et d'ailleurs, savez vous comment on fête l'arrivée du printemps ? 

Embarquez donc avec moi pour partir à la poursuite de ce printemps qui a soufflé sur le monde. 

 

Les mythes de l'arrivée du printemps

Il existe de nombreux mythes sur l'arrivée du printemps, qui suit l'hiver. Ces mythes ont une sorte de tronc commun dans leur récit, souvent en lien avec le royaume des morts, le royaume sous-terrestre ou les divinités liées à l'hiver. En voici trois. 

 

Mythologie grecque - Perséphone 

L'histoire a été connue et réinterprétée de bien des manières, en voici une des versions : 

Perséphone vivait avec sa mère Déméter sur une île cachée en Sicile. Alors qu'elle se divertissait, la déesse s'est éloignée du groupe et a croisé son oncle, Hadès, qui voulait faire d'elle la reine des Enfers et l'a donc enlevée. 

Déméter menace de plonger la Terre dans la famine si elle ne retrouve pas sa famille, le dieu du Soleil lui indiquera donc où se trouve sa fille. Pendant ce temps, la Terre et ses plantations dépérissent puisque Perséphone n'est plus là pour exercer ses dons de déesse. 

Hadès refuse de la relâcher, et porte l'affaire devant Zeus, qui trancha pour que Perséphone demeure six mois aux Enfers et six mois sur Terre. Après quelques plaintes de Déméter, l'accord se fit pour quatre mois aux Enfers, qui correspondent à l'hiver où la nature "meurt" et huit mois sur Terre, qui commencent avec le printemps, qui symbolise son arrivée. 

 

Mythologie nordique - Thor et Freya

Freya a la même histoire de voyage cyclique qui amène le printemps dans son répertoire. En effet, lorsqu'elle part, l'hiver s'installe. Mais d'autres sources mentionnent que c'est toutefois Thor qui chasse le printemps avec un coup de son marteau. L'hiver serait ainsi également lié aux géants des glaces (Jotun) de Jotunheim, les ennemis héréditaires des Ases, les dieux nordiques.

 

Les mythes de retour du printemps font souvent état d'un départ ou d'une perte d'une figure représentant le printemps, et de sa quête pour le retrouver, qui dure tout le temps de l'hiver. On retrouve le même style de récit dans les mythes sur la succession entre le jour et la nuit, dans la mythologie égyptienne par exemple. 

 

Les traditions fêtant l'arrivée du printemps

Inde - Holi

La Holi, qui est aussi appelée fête des couleurs ou encore Phalguna, est célébrée en Inde et plus particulièrement dans la région de l'Inde du Nord. Il s'agit d'une fête hindoue qui a lieu lors et autour de l'équinoxe du printemps, et qui célèbre la fertilité de la nature et le renouveau du printemps. La tradition veut que l'on s'asperge de poudres colorées multicolores, qui ont chacune une signification bien précise : le orange représente l'optimisme, le vert l'harmonie, le rouge la joie et l'amour et le bleu la vitalité. Les poudres colorées représentent en fait également les cendres de la crémation de Holika, une démone brûlée par le dieu Vishnu. Il est d'ailleurs d'usage de s'habiller en blanc. 

 

Iran - Nowruz

Le nom de cette fête signifie Nouveau Jour, de Now (nouveau) et Ruz (jour). Il s'agit du nouvel an ! En effet, le nouvel an commence ici avec l'arrivée du printemps, comme cela pouvait être le cas dans l'ancien calendrier romain par exemple. Cette célébration est composée de plusieurs étapes, dont un ménage de printemps qui permet de commencer l'année d'une meilleure façon, mais aussi l'achat de fleurs telles que la tulipe, mais également la visite de ses proches. 

 

Suède - Halloween de printemps

En Suède, on fait quelque chose de similaire à l'arrivée du printemps que notre Halloween, qui célèbre le départ de l'hiver et surtout qui reproduit une fête qu'aurait tenu des sorcières à cette époque. Cela a lieu juste avant Pâques, et pour être bien certain que les sorcières ne reviendront pas, de grands feux de joie sont allumés le dimanche qui suit (qui correspond à notre dimanche de Pâques)

 

Japon - Le shunbun no hi 

Cette fête nationale japonaise (qui est donc un jour chômé), est un jour de contemplation de la nature et de ses merveilles, et qui honore cette dernière. Elle se tient le jour de l'équinoxe. Il s'agit d'une fête qui célèbre aussi le renouvellement de la vie, et qui par extension célèbre également les défunts. 

 

Hanami

Cette célébration est une déclinaison du shunbun no hi, spécialement centrée sur l'observation des cerisiers en fleurs et toutes les activités qu'on peut y faire : rencontres, pique-nique...  

 

Et vous, quelles sont vos coutumes de printemps ?

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Les Carnets de Terry : la découverte de l'Égypte avec Imhotep

L'Égypte : le Royaume des 2 terres (la haute et la basse Égypte), l'importance du Nil, le fleuve nourricier, une culture multimillénaire, la puissance du pharaon, les dieux aux visages d'animaux, ses monuments emblématiques. Qu'est-ce qui, aujourd'hui encore, représente mieux l'Égypte que les pyramides ? 

Pyramides du plateau de Guizeh

Dans l'imaginaire des moldus comme dans celle des sorciers, L'Égypte est cette civilisation, où l'on prend particulièrement soin des morts. Tombeaux creusés dans la roche et décorés de fresques, mastabas pour les rois et hauts-dignitaires, et bien évidemment les pyramides, qui sont bien plus que trois ou quatre, sur la rive occidentale du Nil, sont le témoignage de ce souci d'éternité.

Pyramide à degrés du Roi Djéser, Saqqara

C'est pourquoi j'ai décidé aujourd'hui de vous parler d’Imhotep, le célèbre vizir, médecin et architecte du roi Djéser et de ses successeurs. Si les moldus connaissent Imhotep, qui a été considéré dès le moyen empire comme le protecteur des scribes et a été divinisé à la basse époque, Ils ignorent qu'il est probablement le plus puissant sorcier de sa génération et qu'il a ainsi vécu plus de 200 ans (environ 2720 – 2510 A.C.). Il est le contemporain des troisièmes et quatrièmes dynasties de pharaons égyptiens, de Djéser à Mykérinos, et le principal architecte des premières pyramides.

Tête de scribe, pouvant être Imhotep, Musée Imhotep, Saqqara

S’il reste assez peu de traces de la vie même d’Imhotep, hormis quelques inscriptions contemporaines, dans la pyramide de Djéser, sur le socle d’une statue de ce pharaon, dans un graffiti sur le mur d’enceinte du complexe de Sekhemket (appelé pyramide enfouie), le célèbre sorcier architecte a laissé plein de traces dans la mémoire égyptienne, probablement entretenues par ses descendants, et particulièrement à partir du Nouvel Empire, où des représentations d’Imhotep apparaissent sur des fresques dans le temple de Karnak, ou sous forme de statuettes. Il est à cette époque considéré comme le fils de Ptah, le dieu créateur, potier et sculpteur.


Inscription mentionnant Imhotep,
Socle de la statue du Pharaon Djéser, Musée Imhotep, Saqqara

Imhotep a probablement joué un rôle très important dans la quête de vie éternelle des pharaons de l'Antiquité. Si les techniques de momification et d'embaumement ont été l'œuvre du clan sorcier des Anubis, C'est lui qui a imaginé et conçu les pyramides, qui avaient pour principale vocation la conservation des pharaons défunts à travers les siècles et la possibilité ultérieure de leur retour à la vie. En effet, l'architecture des pyramides, si elle fait référence aux rayons du soleil pétrifiés, est avant tout le lieu du repos du pharaon et de ses proches, un lieu de conservation des corps et des artefacts, un lieu d'attente du retour à la vie ultérieure. 


Complexe de la Pyramide à degrés du Roi Djéser, Saqqara

À Saqqara, différents bâtiments servirent à la momification du corps, à la fabrication des amulettes, ainsi qu’aux différents rituels de la vie après la mort. Le but des pyramides est bel et bien la renaissance du pharaon après sa mort, renaissance qui n'est possible que par l'action des fameuses amulettes, celles que l'on retrouve auprès des momies, dans les sarcophages et les tombeaux. Ce sont ces amulettes qui conservent un souffle de vie du défunt. Elle jouait en quelque sorte un rôle similaire à celui des horcruxes même s'il n'était probablement pas nécessaire de tuer des gens pour diviser l'âme en différentes parties. Le fonctionnement et la magie de ses amulettes restent aujourd'hui encore quelque chose de mystérieux, mais elle ne semble pas liée à de la magie noire. 

Amulettes retrouvées dans les sarcophages de l'Ancien Empire,
Musée Imhotep, Saqqara

Après la construction de celle de Djéser, souverain de la IIIe Dynastie, aux alentours de 2700-2650 A.C., Imhotep supervisa également l’édification de plusieurs pyramides pour les pharaons des IVe et Ve Dynasties, toutes situées sur la rive occidentale du Nil et sur une bande de cent kilomètres du Sud au Nord. À une centaine de kilomètres au sud du Plateau de Guizeh se trouve celle que l'on appelle la “fausse pyramide”, la Pyramide de Meïdoum, impressionnante construction au milieu du sable, comportant sept puis huit degrés. Elle fut construite pour le Roi Snéfrou, initiateur de deux autres pyramides et qui voulut une construction encore plus marquante que celle de son prédécesseur. 

Pyramide à degrés, dite Fausse Pyramide, du Roi Snéfrou, Meïdoum

Vraisemblablement, la pyramide de Meïdoum connut des difficultés assez rapidement après sa construction avec l'effondrement d'une partie de ces degrés, probablement dû à une moindre qualité des matériaux, et le projet fut abandonné au profit d'un nouvel édifice qui fut celui de la Pyramide Rhomboïdale située à Dahchour. Là encore, le bâtiment n'est pas exempt de problèmes. Il semblerait que l'angle de construction à l'origine fut trop important, conduisant à une pyramide démesurément haute et risquant de s’effondrer sous son propre poids. L'inclinaison des pentes de la pyramide changèrent donc, environ au milieu de la hauteur, ce qui lui donne sa forme caractéristique. Il est à noter que cette pyramide rhomboïdale est la première pyramide à face lisse. 

Pyramide dite Rhomboïdale du Roi Snéfrou, Dahchour

Ce nouvel échec dans la quête d'une pyramide parfaite ne découragea pas le pharaon Snéfrou, qui lança la construction d'un troisième monument que l'on appelle la pyramide rouge, toujours située à Dahchour. Son nom lui vient du revêtement en grès qui recouvrait ses parois de pierre pour lui donner une allure lisse et rouge. C'est finalement dans cette pyramide que le pharaon Snéfrou sera inhumé pour l'éternité, même si le parement de grès ne fut jamais achevé. 

Pyramide dite Rouge du Roi Snéfrou, Dahchour

Mais c'est à son successeur, Khéops, que l'on doit la “Grande pyramide”, située sur le plateau de Guizeh, modèle dans l’imaginaire collectif de la pyramide à faces lisses, dû à son parement de calcaire, aujourd’hui en grande partie disparu. Il semble que le célèbre architecte avait ici trouver les proportions les plus harmonieuses possibles, avec une base carrée de 230 mètres de côté et un angle de 51°50. Cela lui donne sa stabilité et son côté élancé vers les cieux, l'édifice mesurant, à l’origine, 146 mètres de haut. 

Pyramide de Khéops, Guizeh

Son fils Khéphren commanda une pyramide presque identique, avec ses 215 mètres de côté, ses 53° de pente et ses 143,5 mètres de hauteur. Leur proximité, ainsi que la perte de quelques mètres au sommet de la pyramide de khéops fait qu'elles passent souvent pour des jumelles. Celle de Mykérinos, petit-fils du pharaon Khéops, est, quant à elle, beaucoup plus petite, mais tout aussi harmonieuse. Les trois pyramides, ainsi que le grand Sphinx de pierres qui se trouve lui aussi sur le plateau de Guizeh, sont devenus aujourd'hui les symboles de l'Égypte. 

Pyramide de Khéphren, Guizeh

Si dans notre imaginaire, ces bâtiments sont pour nous les vraies pyramides, Des pyramides vont continuer à se construire pendant tout l'ancien empire, mais aussi au Moyen-Empire, un peu plus au sud, toujours sur la rive occidentale du Nil, la rive où le soleil se couche, la rive consacrée aux morts. Des pyramides plus petites seront également construites, au premier Millénaire avant notre ère, plus au Sud, en Nubie, pour montrer la puissance des souverains locaux. 

Pyramide de Mykérinos, Guizeh

Lorsqu'on entre dans une pyramide, ce qui nous frappe, c'est, d'une part, l'odeur qui n'est jamais très agréable et qui est lieux aux produits utilisés pour l’embaumement, et, d’autre part, l'étroitesse des lieux ! Le long couloir qui descend de l'entrée de l’édifice vers la salle du sarcophage et que l’on appelle la descenderie est toujours très bas de plafond. Dans la pyramide de Khéops, il n’y a qu’1m13 sous plafond ! Cela n'est probablement pour but de limiter les risques de pillage et d'enlèvement du sarcophage. Selon les pyramides, il existe une ou deux salles destinées aux sarcophages, parfois l’organisation interne ayant pu changer, et une salle pour accueillir des objets, des vases, accompagnant le défunt dans sa vie après la mort.

Intérieur de la Pyramide de Mykérinos, Guizeh

Ce qui étonne souvent les visiteurs et la sobriété du décor intérieur. On trouve parfois quelques moulures, mais point de fresques ou de hauts reliefs dans ces monuments ! Il faut attendre la pyramide d'Ounas, pharaon de la 5e dynastie, érigée à Saqqara, et probablement dernière pyramide conçue par Imhotep, pour que des inscriptions figurent sur les murs : les fameux textes des pyramides. Il ne faut d'ailleurs pas oublier qu'Imhotep n'était pas qu'un architecte, il était un scribe, et ces textes des pyramides sont les formules et les explications laissées par le sorcier, sentant sa fin proche, à ses héritiers. 

Intérieur de la Pyramide d'Ounas, Saqqara

Si la figure d'Imhotep est toujours restée associée à l'invention de la pyramide, sa mémoire ne fut véritablement ravivée, après sa mort, qu'à partir du Nouvel Empire, vers 1500 A.C. Les sorciers historiens et archéologues s'interrogent toujours sur l'effectivité du retour à la vie des anciens pharaons. Certains témoignages évoquent le retour de pharaons anciens, mais aucune preuve historique n'a été pour l'instant mise à jour et les momies ont été retrouvées pour la plupart dans leurs sarcophages, comme si elles ne s'étaient jamais éveillées de leurs tombeaux.

Il nous reste les monuments architecturaux que ce grand sorcier a construits, qui ont inspiré d'autres bâtisseurs, et qui sont pour nous au cœur de notre imaginaire de l'Égypte antique !

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Les Carnets de Terry : le Papyrus Magicus

Nous poursuivons en ce mois de mai la découverte des merveilles de l'Égypte qui ne se résument pas à l'archéologie et aux monuments de l'Antiquité. Le pays nous offre en effet des spécimens très intéressants dans sa faune et dans sa flore magiques. 

Je vous propose de découvrir aujourd'hui une plante endémique de l'Égypte que l'on trouve de plus en plus difficilement, mais qui subsiste encore au bord du Nil, dans certaines régions du delta : Le papyrus magicus. 

Comme son cousin le papyrus, cette plante est une plante semi aquatique, un roseau qui pousse dans des terres marécageuses ou très humides. Il se plaît particulièrement bien dans le climat du delta du Nil et apprécie l'humidité qui y règne. Cette plante ressemble à un buisson de feuilles très allongées pouvant atteindre jusqu'à un mètre de long et partant du sol. De ce buisson, jaillissent quelques tiges qui mesurent jusqu’à trois mètres, et plus rarement cinq mètres, au bout desquelles poussent quelques feuilles élancées plus courtes que celles de la base et des fruits ressemblant à des gouttes de liquide doré gélifié. Ce sont d’ailleurs ces petits fruits qui différencient principalement le papyrus magicus de son cousin non magique. 

Dans l’Antiquité, il semblerait que les deux espèces se partageaient les bords et les lits peu profonds des différents bras du Nil, en Basse-Égypte, la région du Delta, et vivaient en parfaite harmonie. De nos jours, les deux plantes ont en grande partie disparu à cause de leur trop grande exploitation et du défrichage des berges pour faciliter l’agriculture et des cours d’eau pour la pêche. Comme son cousin, le papyrus magicus était utilisé par les moldus pour produire une sorte de papier. 

Cette plante herbacée possède des tiges de trois à six centimètres de diamètre. C’est une plante vivace qui peut vivre plusieurs dizaines voire centaines d’années, de nouveaux buissons et tiges poussant épisodiquement de son rhizome qui peut s’étendre dans le sol sur plus de quinze mètres. Elle peut se multiplier à partir d’un même rhizome, un morceau de rhizome coupé d’une taille suffisante, l’équivalent d’une très grosse pomme de terre, pourra donner un nouveau buisson et quelques tiges. Elle peut également se reproduire par pollinisation, le vent et les insectes transportant le pollen de ses inflorescences qui apparaissent lors de la saison de la crue du Nil entre aout et octobre, l’humidité facilitant la vigueur et la croissance de la plante. Des fleurs fécondées peuvent naître de temps en temps, en octobre, des protubérances vertes de la taille d’une orange et qui tombent dans l’eau pour ensuite être transportées par le courant et se planter dans le limon du fleuve. Elles donneront naissance à de nouveaux rhizomes et donc à de nouvelles plantes. 

La plupart du temps, cependant, les inflorescences donneront naissance à des grappes de petits fruits dorés, souples au toucher, ayant la forme de “larmes” de liquide doré, c’est d’ailleurs comme cela qu’on les appelle : les larmes de papyrus ! Ces fruits sont très prisés des oiseaux, que ce soient les canards et oies sauvages, mais aussi et surtout les Nebaped, une espèce de gros passereaux que l’on appelle aussi les oiseaux dorés. Peut-être aurai-je d’ailleurs l’occasion de vous en parler plus longuement dans un prochain article, car ces créatures magiques, qui ont malheureusement presque disparues, sont intéressantes et ne vivent que dans la région du Delta. Les Nebaped apprécient particulièrement le papyrus magicus, ils aiment nicher dans ses buissons et se nourrir de ses fruits. La raréfaction de la plante a entrainé celle de l’oiseau. 

Si la tige du papyrus magicus a été largement exploité pour fabriquer une sorte de papier destiné à servir de support à l’écriture, les sorciers ont très vite décelé les pouvoirs apaisants de la plante. C’est pour cela que les Nebaped ont une prédilection pour elle comme lieu de nidification, car même leurs prédateurs se retrouvent apaiser lorsqu’ils sont dans une zone peuplée de ces roseaux. Certains sorciers, proches du pharaon, ont compris l’utilité des tiges et ont confectionné des flutes enchantées qui, grâce également à quelques sortilèges, étaient capables d’hypnotiser les moldus afin qu’ils se chargent de tâches particulièrement pénibles, comme la construction des pyramides. Les effets de ces instruments étaient proches de ceux du sortilège de l’Imperium. On a pu retrouver, dans des tombes de sorciers, des fresques mettant en scène ce processus. Il semble cependant que les moldus furent de plus en plus résistants aux effets de ces flutes, au fil du temps. 

Les larmes de papyrus renferment un jus doré qui a de grands pouvoirs revigorants ! Non seulement, ils restituent les forces de ceux qui les consomment, mais ils étanchent leur soif pour vingt-quatre heures, même sous le soleil du désert. C’est pour cela que de nombreuses créatures se nourrissent de ces petits fruits, et que les sorciers de l’antiquité en avaient toujours quelques uns sur eux en cas de longs voyages à travers les terres arides. De nos jours, ils sont souvent utilisés en décoction ou infusion, servant ainsi de remède à une fatigue excessive ou à tout épuisement. 

Le pouvoir des fruits du papyrus magicus est également utilisé actuellement dans des crèmes et onguents aux propriétés diverses selon leurs compositions. La compagnie sorcière Labelpo a ainsi le quasi monopole de l’exploitation des larmes de papyrus. Ils vendent des onguents destinés à revigorer les muscles après certaines blessures magiques ou non ou pouvant améliorer l’agilité et le tonus musculaire des sorciers du troisième et quatrième âge. De même, ils ont développé tout une gamme de produits de beauté utilisant les pouvoirs de ce fruit pour raffermir la peau, diminuer les cernes, combler les rides. Certains membres de la communauté sorcière considèrent tout de même que ces produits qui ne contiennent qu’une infime quantité du jus de ces fruits, n’ont qu’une efficacité réduite et très limitée, par rapport aux recettes de l’antiquité qui contenaient une concentration bien plus forte en principes actifs. La compagnie Labelpo se défend en disant qu’elle propose les meilleurs produits compte tenu de la faible cueillette autorisée. 

Malgré cela, il est toujours possible d’acheter, à prix d’or, des fruits de papyrus magicus que ce soit auprès de sociétés internationales de produits magiques, ou auprès d’aventuriers ou de sorciers sans scrupules qui pillent la nature pour le plus offrant sans se soucier des conséquences de leurs actes. 

 

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Les Carnets de Terry : le Mau égyptien

Je vais aujourd'hui évoquer avec vous une créature qui n'est pas spécifique et une région particulière de l'Égypte mais qui se trouve dans tout le pays. Dès l'Antiquité, les chats ont eu une place particulière dans l'imagerie du pays, apparaissant comme un animal protecteur quand il est une forme du Dieu Rê vainqueur du serpent Apophis ou de la déesse Bastet, gardiennes des femmes enceintes et des nouveau-nés. 

La créature sur laquelle nous nous attardons aujourd’hui est le Mau égyptien, ou plus précisément son cousin magique le Mau Miou (Miou signifiant “chat” dans la langue hiéroglyphique). C’est un chat de taille moyenne, pesant entre 2,5 et 5kg, avec une silhouette assez élancée, une tête plutôt triangulaire, et des oreilles proportionnellement assez grandes. La caractéristique première du Mau est son pelage noir parsemé, principalement sur le dos et les flancs, de tâches d’une couleur ocre doré, qui le rend facilement reconnaissable. 

Cette espèce de chat magique est connue pour son caractère protecteur. Un de ses principaux pouvoirs est de sonder les cœurs et d’être capable de savoir faire la différence entre les sorciers aux bonnes intentions et ceux qui ont un esprit habité par le mal. Comme Rê dans la mythologie égyptienne, le Mau met tout en œuvre pour pourfendre le mal et défendre les créatures bonnes qui se trouvent à proximité. Des contes populaires parmi les sorciers égyptiens évoquent volontiers des scènes où un individu de cette espèce se dresse contre un serpent ou un scorpion menaçants. Il se nourrit d’ailleurs assez régulièrement de ce genre d’animaux hostiles qu’il a vaincus. 

Le Mau Miou vit depuis très longtemps en parfaite harmonie avec les humains, qu'ils soient moldus ou sorciers. Bien évidemment, leur capacité à voir le fond de l'âme de ceux qui les entourent, les poussent à se rapprocher des sorciers aux nobles intentions et valeurs. Presque tous les sorciers égyptiens ont comme compagnon, dès leur plus jeune âge, un individu de cette espèce qui les accompagnera tout au long de leur vie. Il semble que ce chat puisse vivre bien plus longtemps que son cousin non-magique, dont l’espérance de vie est de quinze à vingt années. Si l’on peut acheter un Mau dans certaines animaleries magiques, nés d’élevages, en Égypte cela se passe différemment. Dès qu’un jeune sorcier nait, un jeune Mau sauvage nait aussi, et il sera son partenaire. C’est le chat qui vient vers son maître, dès qu’il est autonome et quitte ses parents. Il arrive qu’il abandonne par la suite le sorcier auquel il était attaché, si celui-ci se tourne vers le mal et ne mérite plus d’être son compagnon.

Même si la population a diminué depuis l’Antiquité, cette créature reste assez répandue dans toute l’Égypte, aussi bien au bord du Nil que dans les déserts, ou sur le littoral, et on peut rencontrer assez facilement des spécimens sauvages adultes accompagnés parfois de leurs petits lorsque l’on se promène hors des centres trop urbanisés. Le Mau est un animal carnivore qui se nourrit principalement de petits rongeurs, mais qui ne dédaignent pas se repaître notamment de serpents venimeux, comme le cobra royal.

À l’état sauvage, il dort généralement dix-huit à vingt heures par jour, dans un buisson, sous un palmier ou dans le creux d’un rocher. Les individus vivent de façon solitaire, mais appartiennent à un clan plus vaste qui contrôle un vaste territoire. C’est au sein de ce clan que les accouplements ont lieu. Si la mère vit seule avec les petits qui peuvent être jusqu’à trois ou quatre par portées, le père reste à proximité et peut intervenir rapidement s’il sent un danger pesé sur un de ses enfants. La gestation dure environ trois mois, et les petits sont sevrés au bout de six mois, ce qui est plus long que chez leurs cousins dénués de pouvoir. À la différence des Maus ordinaires, les femelles Maus Miou n’ont qu’une portée tous les deux à quatre ans.

Comme souvent chez les félins, le jeu est une part importante de l’éducation des jeunes Maus. Ils jouent ainsi à se battre entre frères et sœurs pour mieux apprendre à défendre les êtres qu’ils protègeront contre le mal. Ils s’exercent à l’agilité en jouant sur les rochers des nombreuses falaises qui bordent le désert ou en grimpant sur les ruines des monuments de l’Antiquité. Enfin, ils testent leur adresse en essayant d’attraper des scarabées ou des abeilles, stimulant ainsi leurs réflexes qui leur serviront régulièrement dans leur vie d’adultes. Les Maus Miou ayant une intelligence développée, ils peuvent facilement être éduqués et ainsi apprendre des tours très spécifiques comme trouver certaines espèces créatures magiques ou bien détecter des pièges magiques. 

Ce qui fait le succès particulier de cette créature auprès des sorciers égyptiens, outre sa dimension de protecteur, est le fait qu’elle remplace pour eux les hiboux. En effet, elle possède la capacité de se déplacer à une très grande vitesse, ce qui lui permet de transporter des courriers et de petits paquets en quelques heures ou jours sur de très longues distances. De plus, son pouvoir de légilimancie lui permet aussi d’identifier et de trouver très facilement les destinataires des courriers qu’elle transporte. Des études récentes de magizoologistes tendent à montrer qu’elle se déplace à une vitesse équivalant à la moitié de celle du son, c’est-à-dire un peu plus de 600km/h même si bien sûr cela dépend du terrain qu’elle parcourt : ainsi elle va moins vite quand elle nage, ou lorsqu’elle court sur des pentes escarpées. 

Un autre pouvoir maîtrisé par le Mau égyptien est la capacité à cracher des flammes lorsqu’il se sent menacé ou lorsqu’il cherche à protéger un individu menacé. Si la flamme qu’il projette n’est pas comparable en intensité à celle des dragons par exemple, de nombreux contes traditionnels évoquent des épisodes ou des félins auraient embrasé par leurs souffles des créatures dangereuses qui cherchaient à tuer de jeunes enfants ou des êtres innocents.  Jusqu’à présent rien ne semble pouvoir expliquer l’origine de ce phénomène, car si les flammes jaillissent de la gueule ouverte du Mau, elles semblent plus relevées d’un sortilège qui se déclencherait dans ces circonstances plutôt qu’un processus physiologique complexe. 

Enfin, lorsqu'il atteint la fin de sa vie, ce félin se rapproche généralement d'un tombeau, d'un édifice ou d'un lieu à protéger et il s'endort paisiblement dans la mort pour devenir un fantôme protecteur de cet endroit. Cette capacité était très utilisée dans l'antiquité où des élevages du Mau égyptiens trouvaient place dans toutes les enceintes des grands temples, ou dans tous les complexes funéraires, afin que les félins veillent sur ces lieux pour l'éternité.

Le caractère docile et familier du Mau m’a complètement séduit et je rêve de pouvoir en importer quelques-uns dans la Valise pour pouvoir passer du temps avec eux et mieux les connaître. 

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La grande aventure de Cookie et le bouquet de tulipes

 

En ce beau jour de printemps, Cookies n'avait qu'une envie, se promener pour ramasser un joli bouquet qui lui permettrait de magnifiquement décorer les bureaux de la Gazette. Il voulait y apporter un peu de gaieté et de bonne humeur.

Ses tâches terminées, il s'éclipsa donc et transplana dans une jolie clairière qu'il connaissait. De nombreuses fleurs se trouvaient là, toutes plus belles les unes que les autres.


Saurez-vous remettre dans l'ordre les lettres des fleurs qui composent le joli parterre ?

1. Oeladebln
2. Ctaoin
3. Tdeicam
4. Golmonupy
5. Qcoceloitu
6. Hlapsoèed
7. Petliu
8. Enitslisp
9. Breloéel
10. Uqjnlileo


Mais ce que Cookie préférait plus que tout, c'était les tulipes.
Il se dirigea donc vers l'endroit de la clairière où se trouvait un rond de tulipes aux multiples couleurs.


Saurez-vous guider tulipe à travers le labyrinthe de fleurs ?



Une fois les tulipes atteintes, il composa son bouquet et retourna joyeusement vers les bureaux de la Gazette.
Malheureusement pour lui, un obstacle vint se placer devant son chemin au moment il allait atteindre les lieux.
La porte était verrouillée, l'empêchant d'entrer.

Saurez-vous trouver le code qui empêche Cookies d'entrer ?
1 - 12 - 15 - 8 - 15 - 13 - 15 - 18 - 1


Une fois que Cookie eut réussi à ouvrir la porte, il se retrouva enfin à l'intérieur des bureaux. Il trouva un joli vase et disposa les tulipes à l'intérieur.
Une bonne chose de faite !


Réalisez, à l'aide de Sketchtoy  un dessin du bouquet de tulipes.



Toutes participations aux jeux de cette aventure se verront récompensées. Vous avez jusqu'au 25 mai pour envoyer vos réponses à Cookies ! 

 

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La petite bibliothèque Pédouzienne de Nausicaa

 

Très chères lectrices, très chers lecteurs,

Ce mois-ci dans ma petite bibliothèque, j'ai fait le choix de me concentrer sur vos différentes demandes de conseils. J'espère que ceux-ci vont vous plaire ! Je vous rappelle également que toute demande est à me faire directement sur ce topic. J'ai accepté quelques demandes par MP mais il m'est beaucoup plus simple de les voir sur le topic pour mon suivi.

Sans autre digression, voici donc la liste que vous attendiez toustes !

Avant de commencer, je voulais également vous partager les lectures doudous que Matoutou m'avait envoyé un peu trop tard lors de l'édition 227. Je voulais tout de même que son partage apparaisse, le voici donc !
 

Lectures doudous de Matoutou :

 

  • Anatolia Story - Chie Shinohara


« Yuri est une jeune fille qui mène une vie normale jusqu'au jour elle est aspirée dans une flaque d'eau par deux mains et se retrouve propulsée dans l'Empire Hittite (quelque part en Turquie). En la sacrifiant, la reine espère lever un sortilège qui fera mourir tous les princes et ainsi permettra à son jeune fils d'accéder au trône de l'empire. Yuri est alors sauvée par l'un des princes, Kail. Celui-ci lui promet de tout faire pour la ramener dans son pays... »

C'est un manga d'amour et d'action, où on ressent de vraies recherches historiques sur le sujet des Hittites et de l'Égypte à l'époque des pharaons. L'histoire est remplie de rebondissements, pour remplir 28 tomes au total. Ce que j'apprécie notamment, c'est le personnage principal féminin, qu'on va suivre et voir évoluer au fur et à mesure. Il y a des défauts bien sûr, et quelques clichés (l'héroïne fait tomber tous les cœurs), mais dans l'ensemble c'est intéressant, varié. Une de mes plus belles découvertes, et un manga que je relis assez régulièrement.


Sa deuxième lecture doudou est une autrice qui a "bercé son enfance", il s'agit de Meg Cabot.

Je suis une grande amatrice d'histoire d'amour, et j'aime tout particulièrement les piques d'humour et d'autodérision qu'on retrouve dans ses récits.

En particulier, je citerais la trilogie Blonde.
Résumé : Une adolescente qui déteste la mode décède dans un accident et son cerveau est transplanté dans le corps d'une des mannequins les plus célèbres du moment. Elle doit s'acclimater à cette nouvelle vie, mais va aussi découvrir un complot plus profond.

→ L'aspect scientifique reste assez central, par rapport à l'aspect mode. Donc même si ça tourne autour d'histoires d'amour, il y a une enquête de menée qui a un rôle assez important dans l'histoire.


Ou sinon Beaux mecs et sac d'embrouilles dont j'adore le côté humoristique.



Je ne peux que remercier Matoutou pour ces partages ! Laissez-moi à présent vous dévoiler les différents livres sélectionnés avec soin pour répondre aux demandes des trois Pédouzien.nes qui ont fait la demande ! Merci Matoutou, Thylas Darkflare et Rain Lewis, j'espère que mes conseils vous plairont et correspondront à vos envies.
 

Pour Matoutou


Matoutou souhaitait une histoire autour de la cuisine, dans laquelle les personnages évolueraient dans ce milieu. Elle voulait saliver ! Voici les deux conseils que je propose.
 

  • La Pâtisserie Bliss - Kathryn Littlewood


Petite saga jeunesse en cinq tomes, La Pâtisserie Bliss a de quoi faire saliver ! Dans le premier tome, nous retrouvons Rose et ses frères et sœurs qui vont devoir s'occuper de cette pâtisserie un peu particulière... La magie y est au rendez-vous, proposant des gâteaux forts appétissants et un touche d'aventure.

Cher lecteur, te laisseras-tu tenter par les Cookies de la Verité ?

 

  • Sur le vif - Elizabeth Acevedo


Une écriture particulière forte et puissante magnifiquement traduite par Clémentine Beauvais, qui nous offre de quoi saliver ! Emoni a un grand rêve, celui de devenir un jour cheffe dans un restaurant... Pas facile d'accomplir son rêve lorsqu'on a seulement dix-sept, une petit fille de deux ans et ses études à côté. Un cours d'art culinaire dans son établissement lui permettra-t-il d'accomplir son rêve ?


 

Pour Rain


Rain souhaitait continuer son tour d'horizon des genres cyberpunk et solarpunk, dans des univers futuristes qui pourraient parler d'espoir avec des portées écologiques. Voici les deux conseils que je fais.
 

  • Écotopia - Ernest Callenbach


Quand trois états des États-Unis décident de se couper du monde et fonder une société écologique radicale on obtient Écotopia. Vingt-ans plus tard un journaliste est envoyé pour enquêter sur cette société écologique qui s'est construite à l'écart des autres. Quelle conclusion pourra-t-il en tirer ?

Un style un peu particulier qui va reprendre une manière d'écrire très journalistique, mais qui devrait plaire à tout adepte de questions écologiques et sociétales !
 

  • Apprendre, si par bonheur... - Becky Chambers


J'étais évidemment obligée de parler d'un autre livre de Becky Chambers dans cette sélection (j'espère d'ailleurs ne pas l'avoir déjà fait ?)
Celui-ci est différent d'Histoire de moine et de robot et nous embarque tout droit dans l'espace. Quand quatre représentant de l'humanité se retrouve à voyager dans l'espace, découvrant les planète, s’interrogeant sur l'impact écologique de leur passage.

Du Becky Chambers dans toute sa splendeur que je recommande fortement !

 

Pour Thylas


Thylas de son côté souhaitait des thrillers ou mystères psychologiques, ou l'on peut retrouver des secrets de familles et disparitions inexpliquées. Voici donc ce que je propose.
 

  • Les soeurs Hollow - Krystal Sutherland


Un thriller qui mélange le réel et le surnaturel dans une aventure envoutante et angoissante, voilà dans quoi nous embarque l'histoire des Sœurs Hollow. Trois soeurs, des disparitions, une apparence étrange, un retour vers le passé enfoui. Tout est fait pour nous maintenir en haleine tout au long de la lecture.
 

  • Inheritance Games - Jennifer Lynn Barnes


Saga officiellement en quatre tomes, et trois autres tomes à part, cette série nous offre une grande enquête familiale sur un plateau d'argent. Avery se retrouve un jour l'héritière d'un milliardaire qui vient de mourir. Manque de chance, elle ne connait ni cet homme, ni sa famille. Qu'est-ce que que cela peut bien signifier ? Que veulent dire les nombreux indices dissimulés un peu partout dans la demeure de cet homme ?
Avery et les petits fils du défunt nous embarquent dans une grande enquête afin de découvrir la vérité cachée... À leurs risques et périls.



Et c'est terminé pour cette édition ! J'espère que cette sélection vous aura plu. Je vous retrouve le mois prochain pour une nouvelle Petite Bibliothèque.

 

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