La Gazette du Sorcier - Edition Poudlard12

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1 févr. 2026

Éditorial

 

Vie Pédouzienne

Raconte nous ta musique
Rédigé par Awena Romney et illustré par Hope Moore

Ceux qui nous précèdent
Rédigé par Hope Moore et illustré par Arsen

Les Contes de la Taverne Éphémère
Rédigé par les Pédouziens et illustré par Hellia St.James

Communauté Magique

La Flamme de votre coeur
Rédigé par Elyo Tonks et illustré par Hope Moore

Coup d'oeil sur Luna Lovegood
Rédigé par Hazel De Martel et illustré par Hellia St.James

Zoom sur Alan Rickman
Rédigé par Hazel De Martel et illustré par Arsen

Le coin détente

Quel fantôme est ton âme soeur ?
Rédigé par Elyo Tonks et illustré par Hellia St.James

Cookies aux sports d'hiver
Rédigé par Awena Romney et illustré par Arsen

Les Carnets de Terry : Retour en Laponie
Rédigé par Terry Mitchell et illustré par Hope Moore 

 

Spoiler:

Très chers amis lecteurs,

C’est avec émotion que je vous présente cette Gazette particulière, qui marque le départ de notre chère Nausicaa mais aussi de notre intrépide aventurier, Terry. Encore une fois, nous les remercions pour les nombreuses éditions partagés, en espérant les revoir pointer le bout de leurs nez parmi nous.

En ce premier Février, je vous invite donc à vous plonger dans la musique d’Awena, les souvenirs d’Hazel et les découvertes de notre nouvelle recrue, Elyo.

Votre Photographe s’excuse platement auprès de cette chère Matoutou qui sera sûrement déçue par le retour du design originel de notre très chère Gazette. J’ai ouie dire depuis quelques temps que nos expérimentations graphiques l’avaient subjuguée.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une très bonne lecture.

Lady WhisthleMoore

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Raconte-nous ta musique

Ce mois-ci, c’est Achileas (Achileas Chrysopoulos) qui a accepté de partager ses goûts musicaux avec les lecteurs et lectrices de La Gazette.

Achileas, vous le connaissez également en tant que Bastien Morholt, un Pédouzien au grand cœur, professeur émérite dans le domaine des Runes, directeur adjoint de P12, mais aussi en tant qu’Astyanax Chrysopoulos, fabricant de baguettes magiques à Campolard, dans sa boutique : Atelier Chrysopoulos – Au Paradis des Baguettes.

Il en a des cordes à son arc, ce Pédouzien de longue date au parcours remarquable !

La musique est assez omniprésente dans ma vie, car j’écoute de la musique à longueur de journée : quand j’étudie, quand je travaille sur mon ordinateur, dans les transports en commun, et j’en passe. Je suis souvent avec un casque ou des écouteurs dans les oreilles !

La musique peut avoir une influence assez importante sur la façon dont je me sens. J’ai donc des musiques que j’écoute quand je veux me mettre de bonne humeur (parce que je suis fatigué ou bougon, par exemple), d’autres pour me calmer (si je suis stressé ou avant de dormir, par exemple), etc.

Je joue également de la musique, de la flûte traversière en particulier, instrument que j’ai commencé à apprendre quand j’avais cinq ans. Je me suis tourné assez naturellement vers la flûte puisque ma mère en jouait quand j’étais plus jeune.

Mais de manière générale, j’affectionne tout particulièrement la famille des bois (notamment le hautbois, la flûte et le piccolo).

Jouer de la musique me permet souvent de penser à autre chose et me fait beaucoup de bien.

En quelques mots, la musique est comme une compagne pour moi : elle m’accompagne dans ma journée et me permet d’accentuer mes émotions ou d’essayer de passer à autre chose.

En ce qui concerne les genres que je préfère, c’est assez varié.

D’une part, j’adore écouter de la musique étrangère (fun fact, j’ai une playlist de musique en allemand), que ce soit au niveau de la langue, mais aussi pour tout l’aspect culturel et presque folklorique parfois !

Sinon, de par mon apprentissage musical, j’affectionne la musique dite « classique », même si je préfère la période romantique et l’époque postérieure. J’affectionne tout particulièrement la musique de Friedrich Kuhlau, mais aussi celle d’Herman Beeftink, qui compose encore d’ailleurs.

Hormis cela, je suis plutôt bon public et je peux écouter à peu près de tout : beaucoup de pop, du rock, de l’électro surtout. J’aime beaucoup suivre l’Eurovision, je l’avoue, et il m’arrive souvent de passer plusieurs mois à n’écouter que ça entre avril et juin, haha.

Pour faire découvrir quelques morceaux : Spring d'Herman Beeftink ; Andante pastoral et Scherzzetino de Paul Taffanel ; Fantaisie pour flûte seule de Friedrich Kuhlau et pour montrer une composition féminine Un Concertino pour flûte et piano de Cécile Chaminade.

Je préfère faire découvrir un peu de musique dite « classique » plutôt que de faire écouter des chansons que les gens connaissent.

Achileas, merci beaucoup d’avoir partagé ces moments musicaux avec nous tous et toutes ! :X

 

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Ceux qui nous précèdent

Aujourd’hui, je prends la plume avec émotion, non pas pour vous divertir avec les articles de nos chers journaux, mais pour vous parler de deux personnes qui me sont chères et qui m’ont accueillie avec amour au sein de notre journal : Nausicaa et Erwan.

Deux personnalités très différentes, mais également plus que complémentaires. La preuve étant qu’ils aiment travailler ensemble : DCFM quelque temps, Gazette et équipe de Maison de Serdaigle.

Nausicaa, c’est la force tranquille. Une main de fer, dans un gant de velours. Aussi douce qu’un bébé niffleur, mais inflexible. Elle aime le travail bien fait et s’attelle à toujours proposer du contenu de qualité, en accord avec ses valeurs et son premier amour : les livres. Travailler en binôme avec elle pendant ces quelques mois fut un véritable plaisir. Toujours une parole rassurante, un encouragement. Beaucoup de rigolade, surtout quand le sommaire, après une lutte acharnée, décide qu’il préfère la couleur précédente à celle que nous avons choisie. Nausicaa, c’est également une oreille attentive, une épaule sur laquelle se reposer. Nausicaa, c’est celle vers laquelle on arrive pour pleurer sur son épaule quand on n’a aucune idée de ce qu’on veut écrire pour l’édition, et qui nous console et nous donne une dizaine d’idées sans même s’en rendre compte.

Erwan, c’est une véritable tornade créative. Enfin, une tornade tout court. Il arrive et vous chamboule. Grand séducteur (si vous ne l’aviez pas encore deviné), il est attentif à vos besoins et toujours à l’écoute, vous encourageant à donner le meilleur de vous-même, à prendre des risques. Il est toujours prêt à se retrousser les manches et à tenter de nouvelles choses. Prendre sa suite n’a pas été facile. Et puis, de toute façon, ça ne l’est jamais. Il m’a ouvert son coffre aux trésors et m’a permis de tester un tout nouveau terrain de jeu. Ces nombreux mois côte à côte, à partager des galères, des interrogations et des fous rires (les membres de l’équipe en PLS devant nos parades amoureuses), m’ont beaucoup appris. Il fait partie de ce cercle restreint, ceux à qui on peut tout dire, tout confier. Qui vous donnent les conseils que même une super maman approuverait.

En résumé, Erwan et Nausicaa, ce sont avant tout deux choux à la crème, qu’on a plaisir à côtoyer, joie à s’attacher et régal à embêter. Des personnes hors du commun, qui font leur petit bout de chemin et marquent à jamais le nôtre. Des personnes qui nous manquent énormément, même si à jamais ils font, et feront, partie de l’équipe. Alors merci, merci pour tout ce que vous nous avez apporté et que vous continuerez à nous apporter. À jamais les mascottes de la Gazette, que vous soyez Nausicaa et Erwan, ou Luyana et Nathan.

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Les Contes de la Taverne Éphémère

Assise sur mon nénuphar, je regarde, du haut de mes quatre maigres pattes verdâtres et de mes yeux globuleux, le ciel se refléter dans l’eau, comme si un miroir était posé à même la surface. Mais quelque chose m’inquiète, cette ombre qui glisse entre les roseaux, trop grande pour être un têtard.

L'eau est agitée de mouvements inhabituels, mon nénuphar se met à tanguer. Une simple ombre ne provoquerait pas un tel remue-ménage, mon inquiétude grandit.

J'ai entendu dire qu'il existait des créatures sous-marines appelées les êtres de l'eau et qui, paraît-il, ne sont pas réputés pour leur bon caractère ; aurais-je affaire à l'un ou l'autre d'entre eux ?

Je reste figée, mes petites pattes agrippées fermement aux pétales du nénuphar, espérant que l'ombre se dissipera comme un nuage dans le ciel ; mais l'agitation de l'eau s'intensifie, et une forme noire émerge lentement des profondeurs.

C'est alors que l'ombre prend forme, révélant une silhouette ornée d'écailles scintillantes d’un bleu presque étoilé. La créature, immense et majestueuse, s'approche lentement.

Il y a là un danger, c'est sûr, mais est-ce le seul ? Du côté des roseaux, ça bouge également et ça bouge même de plus en plus. Quelle décision prendre ? Faire un grand bond et se retrouver sur la berge ou bien plonger dans l'eau pour y trouver une quelconque sécurité ?

Dans l'eau, je risque de mauvaises rencontres ; dès lors, je choisis de sauter sur la berge en espérant retrouver rapidement un autre point d'eau avec des plantes où je pourrais me réfugier.

À peine mes pattes touchent-elles la terre humide que je comprends mon erreur : la berge n'est pas silencieuse, et dans le froissement sec des herbes se dessine la promesse d'un danger plus immédiat encore que les profondeurs que je viens de fuir.

Eh oui, je suis un batracien, j'ai de la chance, je peux vivre aussi bien dans le monde aquatique que sur la terre ferme. Mais voilà, cette chance se transforme en malchance quand je dois découvrir d'où viennent les dangers afin de les fuir avec discernement.

Le sol se met alors à vibrer dans un rythme lourd et régulier. Pas celui d’un insecte, ni d’un rongeur. Quelque chose de plus grand. Beaucoup plus grand.

Quelque chose qui a deux pattes, longues comme des échasses, elles sont si longues que le batracien ne voit qu'elles, le reste du corps est caché par les roseaux.

Les longues échasses avancent lentement en faisant frémir les roseaux ; je comprends alors avec effroi que je ne suis peut-être pas la proie la plus insignifiante de l'étang.

Je m'aplatis le plus possible dans les roseaux, je me recouvre de boue pour passer inaperçue. Côté esthétique, ça n'est pas glorieux et mon orgueil en prend un coup.

Ce camouflage me permet cependant de reprendre mes esprits et, la curiosité l'emportant, je lève les yeux avec précaution et je vois passer un long bec qui semble s'éloigner de l'endroit où je me tiens.

Alors que je retiens mon souffle, le bec s'arrête net, revient lentement en arrière et vient s'immobiliser juste au-dessus de moi ; l'oiseau aurait-il senti, sous la boue et les roseaux, le battement affolé de mon petit cœur de batracien ?

Je ne sais que faire, si je tente de m'enfoncer dans la boue pour mieux me cacher, c'est sûr que le bec va remarquer ma manœuvre. En plus, j'ai l'impression que mon petit cœur fait davantage de bruit qu'une grosse caisse en pleine action.

C'est alors, alors que tout semble perdu pour moi, qu'un vrombissement se fait entendre, et qu'un vol scintillant de libellules fonce en piqué sur le grand échassier, l'attaquant de toutes parts.

Je suis ébahie, sidérée, le spectacle auquel j'assiste est une pure merveille, c'est la magie de Dame Nature à l'état pur. J'en oublierais presque qu'elle me sauve la vie.

 

 

 

 

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La Flamme de votre coeur

Pour ce mois, j’ai décidé de vous présenter une créature qui n’est pas dans la valise, mais qui, je l’espère, réussira à conquérir votre cœur.

Je vous parle aujourd’hui du Serpencendre, qui porte bien son nom. En effet, si vous laissez un feu magique trop longtemps sans surveillance, vous risquerez de le voir apparaître. C’est un serpent mince, gris clair, aux yeux rouges. Cette créature ira ensuite se réfugier dans les coins sombres de votre maison en laissant des cendres sur son passage.

Malheureusement, il ne vit qu’une heure : c’est pendant ce temps-là qu’il s’en va pondre ses œufs avant de devenir poussière (littéralement). Si vous voyez des traces de cette créature dans votre maison, suivez-les ! Il se peut que vous retrouviez les œufs ; dans ce cas, il faut à tout prix les geler grâce au sortilège Glacius ! Sinon, les œufs prendront feu… ainsi que votre maison.

Mais que faire des œufs une fois gelés ? Eh bien, si quelqu’un fait battre votre cœur, c’est le moment d’en profiter pour créer un philtre d’amouuur ! Vous ne savez pas faire ? Pas pour longtemps, je vous glisse ici la recette :

Tout d’abord, préparez les ingrédients suivants : œufs de Serpencendre, pétales de rose, poudre de perle, menthe poivrée, épines de rose, pierre de lune, poudre rouge sombre, poudre bleue, poudre jaune et poudre verte (les couleurs des quatre maisons, quoi).

Maintenant que le tout est prêt, mettez de l’eau dans votre chaudron et sur le feu ! Ensuite, vous ajoutez de la poudre rouge sombre jusqu’à ce que le mélange devienne orange. Puis remuez dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pour que le tout devienne vert.

Ajoutez ensuite la poudre bleue, jusqu’à ce que la potion devienne bleue. Vous devez ensuite chauffer une première fois la potion dans le but de la faire devenir violette. Une seconde fois pour qu’elle devienne rose, et comme on dit, jamais deux sans trois, chauffez encore pour qu’elle devienne rouge.
Après tout cela, ajoutez la poudre jaune, pour que le mélange devienne… jaune !

Puis remuez à nouveau dans le sens contraire des aiguilles d’une montre pour que le tout devienne turquoise. Et rajoutez de la poudre rouge sombre pour que la potion devienne à nouveau violette. À cela, vous ajouterez de la poudre verte, pour que cela devienne non pas vert, mais à nouveau rose.

Et enfin, chauffez à nouveau pour qu’elle devienne à nouveau orange ! Puis remettez de la poudre rouge sombre pour la refaire devenir verte.
Mélangez encore dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, pour qu’elle devienne encore un schtroumpf… bleue, pardon.

Ne vous en faites pas, on est bientôt au bout ; en attendant, rajoutez de la poudre jaune pour que la potion devienne rose, et de la poudre bleue pour qu’elle devienne orange.
Chauffez une fois pour que le mélange soit à nouveau turquoise, et une seconde fois pour que vous ayez enfin et définitivement une potion rose. Maintenant que la potion est définitivement rose, ajoutez les ingrédients suivants, dans l’ordre : œufs de Serpencendre, poudre de perle, menthe poivrée, épines de rose, pierre de lune et pétales de rose !

C’est prêt ! Votre potion n’attend qu’à être dégustée par l’heureux élu !

Je vous laisse donc concocter votre potion. Vous pouvez envoyer le dessin de cette dernière par MP à Cookies ; il sera ravi de voir vos réalisations. Pour cela, il vous laisse jusqu’au 20 février, 23 h 59. HF !

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Coup d'oeil sur Luna Lovegood

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, nous attaquons le portrait d’un personnage que beaucoup apprécient, et à sa juste valeur pour le coup. Membre du Silver Trio, Serdaigle de renom, elle est incarnée avec brio par une actrice qui a su lui rendre grâce par son excellent jeu et par une combinaison surprenante de mimétisme et d’innovation. Ce personnage, c’est bien sûr la très saine d’esprit : Luna Lovegood !

Luna est l’un des membres qui peut le mieux représenter la maison Serdaigle, non par son érudition exceptionnelle, mais par son originalité et sa créativité. La jeune demoiselle Lovegood est connue pour fabriquer ses bijoux avec des produits qui sortent du lot, comme des prunes dirigeables, faire la chasse aux nargoles ou encore connaître l’existence des ronflaks cornus ! Et oui, chers lectorats, les ronflaks cornus et les nargoles existent… tout au moins si vous écoutez Luna ou Xénophilius Lovegood, lui aussi ancien membre de la maison bleu et bronze.

Cette jeune fille, née dans les années 80, grandit avec l’amour de ses parents jusqu’à la mort de sa mère, alors qu’elle expérimentait un sortilège devant sa fille, alors âgée de neuf ans. Luna fut, dès ce jour, capable de voir les sombrals, des créatures incomprises et méconnues du monde des sorciers. Son originalité la met à l’écart des autres membres de Poudlard, puisque c’est une part totalement assumée d’elle-même et elle ne compte pas en rougir, mais plutôt ouvrir l’esprit (et les yeux) du plus grand nombre possible, en étant le fer de lance du Chicaneur pour la jeune génération.

Luna est aussi une jeune sorcière très courageuse, souvent mésestimée, un peu comme Ginny Weasley et Neville Londubat, les deux autres membres de ce que la communauté des Potterheads nomme très souvent le Silver Trio. Des membres importants de l’univers, ayant parfois même eu un poids capital sur le destin du monde magique (coucou Neville en 1v1 contre Nagini), mais qui restent au second rang face à notre trio de héros.

Les capacités magiques de Lovegood ne sont donc pas en reste : capable de faire apparaître un patronus de lièvre dès sa quatrième année, maîtrisant des sortilèges complexes tels que le sortilège de réduction et les mettant en application durant des batailles cruciales de la seconde guerre des sorciers. Elle se consacre par la suite à ce qui semble être une continuité de son ouverture d’esprit et de sa volonté d’ouvrir les yeux du plus grand nombre, en devenant magizoologiste, une carrière qui nous fait penser à un certain monsieur Dragonneau, qui, comble du hasard, se trouve être son grand-père par alliance (le hasard fait bien les choses, n’est-ce pas ?).

Une jeune sorcière mésestimée, souvent moquée, mais qui, en réalité, se sert de sa différence comme d’une véritable force : bref, un personnage inspirant, porté à l’écran par une actrice qui a longtemps combattu ses propres démons et s’est servie de cette force pour renforcer son personnage et illuminer la vie du plus grand nombre… Mais ça, ce n’est pas le sujet de cette série d’articles !

 

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Zoom sur Alan Rickman

Après avoir étudié le parcours de trois des quatre directeurs de maison de la saga, il devenait plus qu’évident que le prochain acteur à voir sa carrière décortiquée serait celui du terrifiant maître des potions et directeur des Serpentard : Severus Rogue, ou plutôt Alan Rickman !

Alan Rickman n’est pas né maître des potions, mais comme un jeune enfant d’après-guerre, issu d’une famille modeste. Grâce à ses excellents résultats, il se voit attribuer, dès l’âge de 11 ans, une bourse afin de rejoindre la Latymer Upper School, un établissement connu pour son enseignement progressif et sa forte tradition théâtrale. Le jeune Alan est donc initié dès son plus jeune âge au jeu d’acteur (un peu comme Obélix et la potion magique, Alan est tombé dedans quand il était petit, il faut croire). Pour son tout premier rôle, il est âgé d’à peine 7 ans dans la pièce King Grizzli Bear, et sa mère lui confectionne une barbe en lui scotchant un bout de tissu sur le menton ! Enfant, cependant, il souffre de problèmes d’élocution à cause de sa mâchoire inférieure trop étroite, lui donnant une voix indistincte et étouffée.

Pour beaucoup, on pourrait croire qu’avoir son premier rôle à 7 ans, grandir dans une école favorisant la formation théâtrale et lui permettant de jouer de nombreux rôles (que ce soit dans la comédie ou la dramaturgie), destinait Alan à une carrière toute tracée. Eh bien non, pas pour ce cher Alan, qui poursuit une formation de graphiste dans différentes écoles avant de fonder, avec ses camarades, une société de graphisme dont il devient le directeur artistique !

Le virus du théâtre le rattrape alors qu’il a 25 ans. Il se décide enfin à tenter d’intégrer la Royal Academy of Dramatic Art en présentant à deux reprises un extrait de Richard III de William Shakespeare. Une fois diplômé, il fréquente plusieurs troupes et s’essaie même à la comédie musicale en 1975 !

En 1978, Alan intègre la très prestigieuse Royal Shakespeare Company, dans laquelle il évolue de rôle en rôle jusqu’en 1985, où il incarne l’infâme vicomte de Valmont dans Les Liaisons dangereuses, adapté du roman du même nom. La pièce est un tel succès qu’elle s’exporte jusqu’à Broadway, où l’équipe de production du film Die Hard repère Alan et lui propose un rôle (le tout premier au cinéma) aux côtés de Bruce Willis, rien que ça. Sa prestation fait sensation puisqu’en incarnant le terroriste Hans Gruber, il se hisse à la 46ᵉ place du classement des 100 plus grands méchants de tous les temps, d’après l’American Film Institute.

Ne faisant jamais les choses à moitié, Alan réalise lui-même ses propres cascades dans le film, dont un saut arrière d’une hauteur de 12 mètres. Chose plus que dangereuse lorsque l’on sait que les cascadeurs professionnels ont besoin de voir la zone d’atterrissage lors de la réalisation de ce type de cascade !

Bien que régulièrement contacté pour jouer des seconds rôles, rien de bien probant pendant quelques années, jusqu’en 1991, où il rafle le BAFTA Award du meilleur acteur dans un rôle secondaire pour sa prestation du shérif de Nottingham (encore un méchant) dans Robin des Bois, prince des voleurs de Kevin Reynolds. Un rôle qu’il avait d’abord refusé à deux reprises avant d’obtenir la garantie d’être totalement libre dans l’interprétation du personnage.

Grâce à ses différents succès au cinéma, il est approché par l’équipe d’Ang Lee pour participer au film Raison et Sentiments, aux côtés de quelques-uns des plus grands acteurs britanniques de l’époque, comme Hugh Grant, Emma Thompson ou encore Kate Winslet. Son interprétation du colonel Brandon lui évite d’être définitivement catalogué dans les rôles sombres et lui permet d’essayer des compositions plus variées, comme celles d’un policier dans Judas Kiss, d’un acteur de série Z dans Galaxy Quest, d’un mari hautement infidèle dans Love Actually ou encore d’un coiffeur dans Coup de peigne.

Ne faisant jamais rien à moitié, il prendra des cours de violoncelle pour les besoins du film Truly, Madly, Deeply d’Anthony Minghella. Rassurez-vous, il n’en est pas non plus devenu un virtuose au point de nous donner des complexes : la main tenant l’archet était bien la sienne, mais la seconde, que l’on ne voyait pas à la caméra, appartenait à un véritable violoncelliste placé derrière lui.

De 2001 à 2002, il joue de nouveau dans une pièce qui s’exporte à Broadway. La troupe remporte notamment le Variety Club Award et le TheatreGoer’s Choice Award pour la meilleure performance dans une pièce de théâtre.

Le rôle qui change définitivement la vie et la popularité d’Alan Rickman fut celui de Severus Rogue. Il était en effet le premier choix de J.K. Rowling, mais avait d’abord refusé le rôle à cause de son côté trop sombre apparent. Lorsque Tim Roth refusa lui aussi le rôle pour pouvoir jouer dans La Planète des Singes, J.K. Rowling et la production du premier Harry Potter lui confièrent alors un terrible secret sur le personnage de Rogue.

Alan Rickman fut ainsi le premier et unique membre du casting à connaître la double identité de Severus Rogue et les raisons de son rôle de double espion, alors même que le premier film n’était pas encore tourné. Touché par l’évolution du personnage, Alan accepta le rôle afin de nous offrir l’une des meilleures interprétations du cinéma.

Après la saga, Alan Rickman a continué une carrière de théâtre et de cinéma, enchaînant les succès et les apparitions de toutes sortes. La dernière fut une apparition plus que dissimulée, puisqu’il prête sa voix originale à la chenille Absolem dans l’adaptation du roman Alice de l’autre côté du miroir, réalisé par Tim Burton. Une voix reconnaissable entre mille, due finalement à cette mâchoire inférieure trop étroite.

Atteint d’un cancer du pancréas, Alan Rickman s’est éteint le 14 janvier 2016, secouant le monde du théâtre londonien ainsi que la sphère des Potterheads, voyant apparaître le premier hommage de ce genre : le lever de baguettes au Wizarding World of Harry Potter, référence à la scène de la mort de Dumbledore dans la saga. Un acteur aux multiples facettes, plein de talent, qui a campé bien des personnages, mais qui restera pour beaucoup à jamais celui du terrible mais si courageux professeur Severus Rogue, le Prince de Sang-Mêlé.

 

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Quel fantôme est ton âme soeur ?

Vous savez que le mois préféré de Cupidon est le mois de février ? Attendez… on EST en février ! Mais avec qui Cupidon a-t-il bien pu vous piquer de sa flèche ? Voyons cela maintenant ! Comptez bien le nombre de a, b, c, d ou e que vous obtenez.

1) Le jour de la Saint-Valentin, avec ton âme sœur, tu préfères :

a- Rester tranquille à la bibliothèque à lire un livre ensemble
b- Manger dans le meilleur restaurant de la ville
c- Tendre des pièges toute la journée à ton/ta copin.e
d- Une escapade dans la Forêt Interdite
e- Chercher ton âme sœur justement…

2) Ton cadeau idéal, c’est :

a- Un livre
b- Un assortiment de gâteaux
c- Des bombabouses
d- Avoir une place dans le club des chasseurs sans tête
e- Des chaînes

3) Quand tu as du temps libre, que vas-tu faire ?

a- Réviser ses cours, aller lire un livre
b- Faire des randonnées en pleine nature, aller aux Trois-Balais prendre un goûter
c- Aller saccager les cuisines
d- Tu vas aider les personnes dans le besoin
e- Trouver de nouvelles méthodes pour effrayer les élèves

4) Tu es plutôt :

a- Intelligent.e, studieux.se, curieux.se
b- Créatif.ve, sincère, juste
c- Farceur.euse, grossier.ère, malicieux.se
d- Brave, fort.e, déterminé.e
e- Rusé.e, adroit.e, ambitieux.se

5) Quelle est ta couleur préférée ?

a- Bleu
b- Jaune
c- Violet
d- Rouge
e- Vert

Résultats :

Si tu as eu plus de a, ton âme sœur est la Dame Grise ;
Plus de b, il s’agit de notre cher Moine Gras ;
Plus de c, Peeves, quelle chance !
Plus de d, Nick Quasi-Sans-Tête, Sir Nicholas ;
Enfin, si vous avez plus de e, vous passerez votre 14 février avec le Baron Sanglant !

J’espère que ce petit test vous a plu, et n’hésitez pas à nous partager vos réponses en commentaires !
 

Bonne Saint-Valentin à tous et toutes !
 
 
 

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Cookies aux sports d'hiver

Cookies découvre les sports d'hiver. Il adore la neige et tout ce qui l'entoure !

Seize mots en relation avec l'hiver et les sports d'hiver ont été rangés dans quatre catégories, sur ce thème général. Saurez-vous assembler, regrouper ces mots, quatre par quatre, de façon à retrouver les quatre familles qu'ils constituent ?



À vous de jouer !
 

Après s'être bien amusé, Cookies est revenu plein d'images de neige en tête et, en fouillant ici et là, il a trouvé deux images de Poudlard dans la neige.

Quelle coïncidence ! Mais, en y regardant bien, il découvre plusieurs différences entre les deux dessins.



Pouvez-vous retrouver au moins 7 différences ?

    https://www.zupimages.net/up/25/50/pgq4.jpg

Amplificatum

   https://www.zupimages.net/up/25/50/wof7.jpg

Amplificatum

 

Toutes les participations, même partielles, seront récompensées.

Vous avez jusqu'au 20 février pour envoyer vos réponses, en un seul MP, à Cookies.

Bon amusement !

:X

 

                                                          

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Les Carnets de Terry : Retour en Laponie

Je vous propose cette fois-ci de repartir avec moi pour le Grand Nord. En effet, mon ami Korpikuu, un Metsänhaltija, que j’avais rencontré l’an dernier dans le cadre d’une interview (que vous pouvez retrouver dans l’édition n°226 de la Gazette), me proposa, dans une de ses lettres, de venir le retrouver en plein cœur de la Laponie. Bien évidemment, je n’ai pu refuser cette invitation, trop heureux de le revoir et de retrouver cette terre qui m’avait enchanté avec ses salamandres Jääpala, ses fougères flamboyantes ou encore ses rennes Lentäviä.

La chouette lapone de mon ami avait non seulement transporté sa lettre, mais également une petite statuette en bois qui s’avéra être un portoloin prévu pour se déclencher le matin du 1er janvier ! Je m’étais attendu à arriver dans le quartier sorcier de la ville de Kiruna, célèbre pour son marché et sa grande foire de l’équinoxe de printemps, mais j’atterris sur un épais tapis de neige, loin de toute ville ou de toute taverne confortable. Korpikuu me sourit timidement et m’invita à le suivre dans ce paysage vallonné, où chaque pas était ralenti par la poudreuse. Lorsque l’après-midi commençait à peine, le soleil était déjà très bas à l’horizon et, malgré mes vêtements et mes gants, des frissons me parcouraient. C’est alors que j’aperçus une petite hutte dont le toit dépassait à peine de la neige et qui devait nous abriter pour la nuit. Si l’aspect extérieur était assez précaire et pitoyable, une douce atmosphère régnait à l’intérieur.

 

 

 

Le Metsänhaltija, assez peu bavard, prit le temps de m’expliquer la raison de cette invitation. Il voulait en effet me faire découvrir une créature très rare mais qui, d’après des témoignages, se trouvait actuellement dans les parages : le Lapin Riikinkukko. Je crus tout d’abord qu’il s’agissait d’une espèce de lapin magique, m’imaginant immédiatement un spécimen capable de tout geler sur son passage lorsqu’il se mettait à courir, ou bien un lapin dont le pelage serait composé de givre… Mais pas du tout ! Il était question du paon de Laponie (dont le nom en lapon est « Lapin Riikinkukko »), et mon ami commença par me raconter les légendes lapones autour de cet animal.

Pour les traditions haltijas (ce sont des êtres humanoïdes propres à la Laponie, considérés comme les esprits ou les gardiens de la nature), cet oiseau est constitué de toutes les couleurs qui permettent à la vie de se maintenir dans le froid. Son plumage, tel qu’on l’aperçoit parfois dans la lumière de l’aube, ne ressemble à aucun autre. Sa poitrine rose et pourpre est chaude comme celle qui émane d’un feu de bois lors d’une veillée. Sa couleur rappelle le sang qui irrigue le corps et lui donne vie, et évoque la naissance et le renouveau. Ses ailes aux plumes violettes et bleutées sont semblables à des écailles de glace, signes de la mémoire et des hivers successifs, année après année. Sa crête, quant à elle, quasiment diaphane et surmontée de duvet rose vif, est le témoin du sacré, de la lumière du ciel qu’elle peut capter.

Le lendemain, nous reprîmes le chemin, marchant entre les conifères couverts d’un manteau blanc et les hautes montagnes de glace. Mon compagnon poursuivit son récit lorsque nous vîmes un spécimen à quelques mètres devant nous, posé sur la neige, dans le soleil couchant. J’eus juste le temps de me saisir de mon carnet et de quelques pastels pour immortaliser le moment, avant que l’oiseau ne s’envole au moment où le soleil disparaissait derrière l’horizon.

 

 

Ainsi, le Paon de Laponie perçoit le souffle des esprits par sa crête et est capable de décider où la vie doit demeurer et où elle doit se transformer. Il étend ses ailes aux reflets de givre sur la terre ou l’être prêt à sombrer dans un profond sommeil préalable à toute transformation, et il approche sa poitrine de la terre morte ou de l’être épuisé à qui il veut redonner un souffle de vie. La lumière rosée de son poitrail pulse alors et l’animal blessé se redresse, la mousse reverdit, le bourgeon apparaît sur le rameau mort…

Les pouvoirs de l’oiseau ont longtemps été incompris des sorciers, me révéla Korpikuu, et le sont encore pour certains, qui pensent trop souvent qu’il a des pouvoirs de vie et de mort, alors qu’il ne participe qu’à l’équilibre précaire de la nature. En effet, le Lapin Riikinkukko ne peut redonner un souffle de vie à un être humain, animal ou végétal que s’il en plonge d’autres dans le sommeil de la mort. C’est la balance instable entre la perpétuation et la transformation, mais ceux qui veulent dominer les forces de la vie ne peuvent l’accepter, ce qui entraîna pendant de nombreux siècles la chasse au paon, perçu comme un mauvais présage ou comme un moyen de s’approprier ses pouvoirs de guérison, ce qui s’avéra impossible.

Nous restâmes quelques jours à marcher loin de toute terre habitée, en quête d’autres individus de l’espèce, mais nous rentrâmes bredouilles, Korpikuu m’expliquant que le Paon de Laponie n’est en général visible qu’au lever et au coucher du soleil, peut-être parce que c’est le moment où sa crête saisit la lumière alentour. Si le nombre d’individus existants est un mystère, des témoignages très anciens semblent évoquer que lorsque l’oiseau meurt, le duvet rosé surmontant sa crête se disperse au vent et, tel de petites graines, peut donner naissance à de nouveaux oisillons.

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