La Gazette du Sorcier - Edition Poudlard12

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Édition 240

1 mai 2026

Éditorial

Vie Pédouzienne

Raconte nous ta musique !
Rédigé par Awena Romney et illustré par Hope Moore

La bibliothèque, l'art de chercher pour savoir
Rédigé Oliver Hampton et illustré par Arsen

La Taverne des contes Ephemères
Rédigé par des Pédouziens et illustré par Hellia St.James

Communauté Magique

Taille de Serpent
Rédigé par Elyo Tonks et illustré par Hellia St.James

Zoom sur David Thewlis
Rédigé par Hazel De Martel et illustré par Hellia St.James

Le Festival de Cannes vu par les sorciers
Rédigé par Skye Trixange et illustré par Hope Moore

 La Magie Maternelle
Rédigé par Elyo Tonks et illustré par Hellia St.James

Coup d'oeil sur Albus Dumbledore
Rédigé par Hazel De Martel et illustré par Hellia St.James 

Mystère au Ministère : les murmures de la Salle de Prophéties
Rédigé par Oliver Hampton et illustré par Hope Moore 

Le coin détente

Le BookClub de la Gazette
Rédigé par Hazel De Martel, Hellia St.James, Hope Moore et illustré par Hellia St.James

Fête des voisins : quand tout le monde fait semblant d’être sociable
Rédigé Skye Trixange et illustré par Hope Moore

Les jeux de Cookies
Rédigé par Awena Romney et illustré par Hope Moore 

Spoiler:

Très chers lecteurs,

Mai est là, les journées s’allongent, les idées fusent… et la Gazette aussi revient pour une nouvelle édition pleine de fraîcheur. Entre articles inspirants et illustrations soignées, ce numéro a été imaginé pour vous accompagner dans ce mois vibrant et prometteur.

Comme chaque mois, cette édition vous propose quelques pages à parcourir tranquillement, au fil de vos envies.

Il ne vous reste plus qu’à vous installer confortablement, tourner les pages et profiter de ce moment hors du temps que nous avons préparé pour vous. Très bonne lecture, cher lectorat !

Partager : Partage

Raconte-nous ta musique !

 

Pour cette dernière édition de "Raconte-nous ta musique !", voici ce que Romie (Romie Keffer) et Lily (Lily Garnier) m'ont répondu.

Si des liens n'ont pas été inclus dans les réponses, je ne les ai pas ajoutés moi-même afin de ne pas dénaturer les réponses.

Merci pour votre compréhension !




Il se trouve que si je remonte un peu dans le temps, quand j'étais petite, je n'écoutais que de la musique classique parce qu'un jour on m'avait offert un CD de Beethoven que j'écoutais en boucle. Et j'avais même assez honte au collège d'être complètement perdue sur ce qu'écoutaient mes camarades.

Ou alors, j'étais baignée dans ce qu'écoutaient mes parents qui n'était pas forcément très actuel, ça allait de Georges Brassens à Leonard Cohen, en passant par Mickey 3D.

J'ai mis du temps à aller vers d'autres genres mais peu à peu, j'ai ouvert mes horizons, d'abord en passant par du pop-rock anglophone, que j'ai beaucoup écouté pour écrire à un moment.

Puis, je suis arrivée progressivement à des artistes français, pour égayer mes trajets principalement à la base, si bien qu'aujourd'hui, je suis totalement adeptes de certaines chanteuses ou certains chanteurs, majoritairement francophones.

Ce que j'aime particulièrement dans les chansons francophones et ce qui m'a fait complètement tomber dedans, c'est d'écouter les textes.

Je trouve qu'il y a des perles de poésie et d'écriture dans beaucoup de chansons actuelles et ça plaît beaucoup à mon côté littéraire ! Et quand il y a une jolie mélodie entraînante en plus, c'est parfait.

Par exemple, je trouve Hoshi très douée avec les mots. Certaines de ses chansons sont de vraies métaphores filées, il y a des superbes emplois de champs lexicaux comme dans "Ta marinière" ou dans une de mes préférées "Bluff".

Pour vous faire visiter un peu ma playlist préférée, ces derniers temps, j'écoute beaucoup les chansons de Solann également, sur les bons conseils d'Emma Potfleur, et j'ai toujours tous les albums de Voyou dans ma playlist parce qu'il a des rythmes et des paroles qui me font beaucoup de bien, c'est très solaire, je trouve.

J'ai aussi une petite passion pour les duos, comme The Pirouettes ou Rouquine. J'aime presque tout ce qu'ont fait ces deux groupes, même s'il me semble bien que les premiers n'ont pas sorti grand-chose depuis un moment et si, à cause d'un drame, les derniers n'en sortiront plus.

Pour finir, dans mes récentes découvertes et coups de cœur, il y a notamment DO not DO (par exemple le titre Tournesols), que je trouve parfait pour l'été, très rafraichissant !

Bref, je dois avoir fait un peu le tour de ma playlist, qui n'en finit pas de s'étoffer mais je suis toujours ouverte aux nouveautés pour accompagner mes trajets en bus ou en train.

Donc si jamais, n'hésitez pas à partager vos propres coups de cœur musicaux !




La musique m’accompagne tout le temps dans ma vie que ce soit quand je fais du sport, quand je travaille (pas toujours mais ça m'aide parfois à mieux me concentrer) ou même quand je marche dans la rue. J’en écoute dès que j’ai besoin de me motiver ou simplement pour reposer mon cerveau et me détendre. Comme je fais de la danse il m’arrive souvent aussi de mettre une chanson et de faire une impro dessus haha XD

Il y a de nombreuses chansons que j’associe à un souvenir, une ambiance ou à des personnes, lorsque je les entends, et qui peuvent me rendre nostalgique, reconnaissante, triste ou heureuse. Je trouve ça super intéressant de voir comment d’une personne à une autre, une chanson n’évoque pas la même chose et les mêmes sentiments.

En ce moment, je suis pas mal rap et pop, mais c’est vrai que je suis du genre à écouter une chanson en boucle jusqu'à m’en lasser.

J’aime beaucoup Pierre Garnier (pour sa personnalité et ses chansons qui racontent souvent des étapes de sa vie), Imagine Dragons (qui est sûrement mon groupe préféré), Gracie Abrams, Ruelle (que je suis en train de découvrir), Aurora, Billie Eilish, Shawn Mendes (que j'ai pas mal écouté aussi), Eminem, Werenoi, Zamdane ...

Je crois que la chanson que j'écoute le plus en ce moment c'est Doubt (demo) de Twenty One Pilots.

Bref je ne sais pas ce que je ferais sans la musique *^*


Romie et Lily, merci beaucoup d'avoir partagé vos goûts musicaux, ainsi que votre approche de la musique, avec les lecteurs et lectrices de La Gazette !

 

Partager : Partage

La bibliothèque, l'art de chercher pour savoir

Au cœur du château de Poudlard, loin du tumulte des escaliers mouvants et des éclats de voix des élèves, se trouve un lieu à part, presque hors du temps : la bibliothèque. Elle n’est pas simplement une salle remplie de livres mais un véritable sanctuaire du savoir, un espace où la magie prend une forme plus silencieuse, plus profonde, presque méditative.

Lui rendre hommage, c’est reconnaître qu’elle incarne l’âme intellectuelle de l’école, le lieu où la curiosité devient pouvoir et où l’esprit trouve sa véritable liberté.

 

Dès l’instant où l’on en franchit le seuil, une transformation s’opère. Le monde extérieur semble s’effacer comme si les murs eux-mêmes absorbaient le bruit et l’agitation.

La lumière y est tamisée, filtrée par de hautes fenêtres ou par la lueur vacillante de lampes enchantées.

L’air est chargé d’une odeur unique, mélange de parchemin ancien, d’encre et de poussière, une fragrance qui raconte des siècles de transmission du savoir. Chaque table, chaque étagère, chaque recoin semble habité par une présence invisible : celle des générations d’élèves qui y ont appris, cherché, douté et compris.

 

Les livres, bien sûr, sont les véritables trésors de cet endroit. Mais ils ne sont pas de simples objets inertes.

Dans cette bibliothèque, ils vivent, réagissent, parfois résistent. Certains se laissent consulter avec bienveillance, d’autres exigent respect et précaution.

Il y a dans cette relation entre le lecteur et l’ouvrage quelque chose de profondément initiatique : accéder au savoir ne se fait pas sans effort, ni sans mérite. Lire devient un acte presque magique en soi, une rencontre entre deux intelligences : celle de l’auteur et celle du lecteur.

 

La bibliothèque est également un lieu de discipline. La présence vigilante de la bibliothécaire, Miss Dawn, impose une rigueur presque sacrée.

Ici, le savoir est protégé, préservé, parfois même caché. Cette exigence peut sembler sévère mais elle rappelle une vérité essentielle : toute connaissance puissante doit être encadrée.

La célèbre section interdite en est l’expression la plus frappante. Derrière ses limites se trouvent des textes fascinants et redoutables, témoins d’une magie plus sombre, plus instable. Leur existence rappelle que la connaissance n’est jamais neutre, elle peut éclairer autant qu’elle peut corrompre.

 

Mais au-delà de ses règles et de ses dangers, la bibliothèque est avant tout un refuge. Pour les élèves en quête de réponses, elle offre un espace de concentration et de réflexion. Pour les esprits curieux, elle ouvre des horizons infinis et pour ceux qui doutent, elle propose une forme de réconfort discret : celui de savoir que quelque part, entre deux pages, se trouve peut-être une réponse.

 

Dans une vision plus moderne, une version future ou alternative de Poudlard, parfois imaginée comme une évolution de l’école, verrait sans doute sa bibliothèque se transformer sans perdre son essence. Les supports changeraient, les formes de consultation deviendraient plus interactives mais le fond resterait identique : un lieu où l’on vient apprendre à penser, à questionner, à comprendre. Car ce qui fait la grandeur de cette bibliothèque ne réside pas uniquement dans ses livres mais dans ce qu’elle permet : l’éveil de l’esprit.

 

La bibliothèque de Poudlard12 est aussi un espace de mystère. Des rumeurs circulent parmi les élèves : passages cachés entre les étagères, livres qui murmurent lorsqu’on les ouvre ou encore sections interdites renfermant des connaissances trop puissantes pour être manipulées à la légère.

 

Malgré cela, elle reste un refuge précieux pour les étudiants. On y vient pour réviser, pour chercher des réponses, mais aussi pour s’évader. Chaque livre est une porte vers un autre monde, une nouvelle idée, ou une vérité oubliée.

 

Rendre hommage à la bibliothèque de Poudlard, c’est donc célébrer bien plus qu’un décor emblématique. C’est reconnaître la valeur du savoir dans un monde où la magie pourrait facilement devenir un simple outil de pouvoir.

 

C’est rappeler que la véritable force ne réside pas uniquement dans les sortilèges mais dans la capacité à les comprendre. Et c’est enfin affirmer que, dans le silence feutré de ses allées, se joue peut-être la plus grande aventure qui soit : celle de la connaissance.

 

Elle est une invitation permanente à explorer, apprendre et rêver… à condition de ne jamais oublier que certains secrets sont parfois mieux laissés dans l’ombre.

 

Partager : Partage

La Taverne des contes Ephemères

Je m’appelle Poiscaille et mon propriétaire s'appelle Avril, comme le mois ! Et s'il y a bien un jour que je déteste, c'est le 1er avril ... Voir tous ces gens se faire des "poissons d'avril" alors que JE suis le poisson d'Avril, ça me rend barge !

Je suis le VRAI poisson d'Avril, l'unique, l'authentique, et ces imposteurs en papier collé sur des dos d'innocents me volent ma gloire chaque année !

Tous les ans, ces blagues de papier collé ne font que discréditer mon identité. C’est humiliant quand on est le vrai et l'unique poisson d'Avril de devoir subir cette invasion de blagues en papier.

Et il n'y a pas que ces poissons en papier ! Il y a également ces blagues idiotes que l'on fait en mon nom. J'en deviens encore plus rouge, de honte et de fureur à la fois.

Ma mère me dit que je n'ai pas le droit de me plaindre, parce qu'à l'origine, je suis le symbole du jeûne à la fin du carême catholique. Je suis le jeûne ? Moi ? Pitié s'il vous plaît, ne jeûnez surtout pas, continuez à manger de l'agneau comme en Espagne, du veau pascal ou tout ce que vous voudrez, ils sont bien "meilleurs" que moi !

Une maman a toujours raison, ça pourrait être pire que ces subterfuges de papier, parce qu'à la base, j'étais une vraie blague. Le début du mois d'avril correspondait à l'ouverture de la saison de pêche. Il n'y avait pas encore tellement de poissons, et offrir un "poisson d'avril", c'était se moquer des pêcheurs revenus bredouilles. C'est pas sympa, n'est-ce pas ? C'est pourtant comme ça que je suis né, moi Poiscaille, le vrai poisson d'avril.

Si mon nom est Poiscaille et qu'un humain m'a donné ce nom, c'est parce que celui-ci, Monsieur Avril, se sentant bien seul à un moment de sa vie, m'a acheté dans une animalerie afin que je lui tienne compagnie. Une compagnie muette, certes, mais c'était justement ce qu'il recherchait .

Et puis, ce Monsieur Avril, il m'a donné ce nom parce qu'il a toujours eu la poisse et parce qu'en Avril, ça caille hein! D'ailleurs, il ne se découvre pas d'un fil, il prend grand soin de repriser ses chaussettes. C'est bien connu, c'est par les pieds qu'on attrape froid.

Cependant, même si Monsieur Avril n'a pas beaucoup de chance, il me soigne bien. Il m'a placé dans un bel aquarium avec des décors, il me nourrit bien, et il change mon eau régulièrement. Peut-être que, s'il est heureux en ma compagnie, la poisse va le quitter ?

 

Participantes : Whilhelmina Bronner, Clairet, Jemima Romney, Nox De Leon et Mirabelle Boutondore

Partager : Partage

Taille de Serpent

Si je vous parle d'une créature à deux pattes, dôtée d'ailes et d'un corps de serpent emplumé, vous pensez bien sûr à l'Occamy! Une créature pouvant mesurer jusqu'à quatre mètre cinquante et qui a la faculté de réguler sa taille en fontion de l'espace dont elle dispose. Impressionnant non ?

 

Mais attention! L'occamy est une créature agressive surtout lorsqu'elle protège ses oeufs d'argent, c'est pourquoi cette créature est classée XXXX, c'est-à-dire, qu'elle est dangereuse et exige d'avoir des connaissances spécifiques à son sujet d'un sorcier expérimenté. C'est pourquoi j'écrit aujourd'hui ce petit article. Il faut que vous soyez au point, car des occamy attendent une famille dans le refuge, que je prendrais soin de vous présentez.

 

Maintenant que vous avez une base sur cette créature, appronfondissons un peu les choses. L'Occamy se nourrit de rats mais aussi de singes, attention donc aux créatures que vous adoptez si vous possédez un Occamy ou si c'est dans vos projets! En parlant de nourriture, prenez soin de votre protégé lors du nourrissage, gare aux indigestions!

 

Enfin, faites bien attention à lui en hiver car il est l'une des créatures qui n'est pas à l'abri d'attraper un rhume! L'Occamy peut aussi avoir des soucis de plumes incarnées et est sujette aux coupures, sûrement lorsque la créature grandit ou rapetisse.

 

Maintenant que vous savez tout sur l'Occamy, passons aux présentations!

 

Yoda

 

Cette Occamy a des goûts de luxe! Son ancienne éleveuse l'a beaucoup chérit avant de l'abandonner, imaginez comment elle doit être malheureuse au refuge. Pas que c'est inconfortable, les magizoologistes font de leur mieux, mais ce n'est pas le luxe qu'elle a connu. Seriez-vous prêt à adopter Yoda au détriment de votre petite fortune ?

 

Bouli

 

Lui ne cherche pas le luxe, mais plutôt l'aventure! Bouli est un Occamy fugueur. Trop attaché à son ancien éleveur, il ne veut pas vous écouter et s'enfui, profitant de pouvoir rétrécir à volonté pour disparaitre sous vos yeux. Arriverez-vous à monter dans l'estime de Bouli ?

 

Vous connaissez les Occamys, vous connaissez les deux rebelles du refuge, qu'attendez vous ?

 

Partager : Partage

Zoom sur David Thewlis

 

C'est le tour d'un autre professeur de voir son interprète à travers la série des Zoom ! J'ai choisis un professeur qui n'enseigna à Poudlard qu'une seule année mais que l'on sait être un très bon enseignant, un membre de l'Ordre du Phénix historique et un sorcier particulièrement tourmenté et attachant : Remus Lupin ou plutôt pour l'occasion David Thewlis !

 

Monsieur Thewlis, de son vrai nom David Wheeler est né à Blackpool en 1963, il grandit dans le paradis des enfants : le magasin de jouets que tiennent ses parents. Très vite il s'intéresse à la musique et plus particulièrement au Rock. S'est par hasard qu'il commenceras ce qui constitueras sa vie professionnelle car malgré l'appartenance à deux groupe de rock durant son adolescence le jeune homme va ensuite prendre des cours de comédie à la Guidhall School of Music and Drama pour suivre ses amis. Son pseudonyme n'est pas anodin puisqu'un autre David Wheeler était déjà acteur avant lui donc pour éviter toute confusion le jeune David décide de se faire appeler par le nom de jeune fille de sa mère.

 

 

Le premier grand succès de David est son interprétation dans la comédie noire Naked de Mike Leigh qui lui permet d'obtenir le prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes, mais aussi un British Film Awards, un London Critics Circle Film Award un National Society of Film Critics Awards et un New York Film Critics Circle Awards, rien que ça !

 

En 1995 il donne la réplique à Léonardo DiCaprio dans le film Rimbaud Verlaine. David joue le rôle de Verlaine et DiCaprio Rimbaud dans un drame enflammé sur l'histoire de ces deux illustres poètes.

 

En 1996 il réalise le court métrage Hello, Hello, Hello et est nominé pour le BAFTA du meilleur court métrage

 

Après ses succès David enchaîne les rôles pour des réalisateurs allant de Jean-Jacques Annaud à Bernardo Bertolucci en passant par Steven Spielberg entre autres

 

En 2018 il est également nominé au Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation dans la série américaine Fargo

 

Mais c'est en 2004 que sa notoriété explose lorsque Alfonso Cuarón le choisi pour être le nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal : Remus Lupin. Il participeras ainsi à 5 des 8 films de la saga

 

Il sera d'ailleurs récompensé d'un British Independent Film Awards pour sa contribution exceptionnelle aux films britanniques en 2008.

 

Partager : Partage

Le Festival de Cannes vu par les sorciers

 

 

Quand un sorcier regarde le festival de Cannes, il se dit pas que c’est nul. Faut pas abuser. Mais y a un truc qui bloque quand même. Une impression bizarre, un peu difficile à expliquer. Comme si tout était très sérieux, très important… mais qu’il manquait quelque chose. Pas un détail, non. Plutôt un truc plus profond.

 

Le tapis rouge, déjà. Ça commence là. Tout est hyper réglé : les entrées, les poses, les regards, la façon de marcher… rien n’est laissé au hasard. On voit bien que c’est pensé, presque comme un rituel. Sauf que… ça s’arrête là. Pour un sorcier, un rituel ça fait quelque chose, ça déclenche un effet. Là non. Ça reste joli, impressionnant même, mais ça va pas plus loin. Ça donne un peu l’impression d’un truc prêt à fonctionner… sauf que ça démarre jamais vraiment.

 

Les tenues, c’est pareil. Franchement, y a des trucs incroyables. Vraiment. Mais au final, ça reste de l’apparence. Ça change rien en profondeur. Et quand t’as l’habitude de voir des transformations réelles, complètes, ça fait un peu étrange. Pas ridicule, juste… limité. Comme si on s’arrêtait volontairement à moitié du chemin.

 

Et alors les photographes… là c’est autre chose. Les flashs dans tous les sens, ça arrête pas. Ça éclaire, ça clignote, presque agressif parfois. Vu côté sorcier, ça fait penser à de la magie mal contrôlée. Beaucoup d’énergie, mais pas vraiment de précision. Eux, ils essaient de capturer un moment, de le garder. Sauf qu’ils doivent prendre des dizaines de photos pour espérer en avoir une bonne. C’est une autre logique. Nous on garderait tout d’un coup, eux ils accumulent.

 

Mais bon. Là où ça devient vraiment intéressant, c’est le cinéma. Parce que malgré tout, faut reconnaître un truc : ils se débrouillent. Créer des mondes sans magie, c’est pas rien. Là où un sorcier ferait ça directement, eux doivent tout construire. Décors, effets, montage… ça prend du temps, ça demande de l’organisation. Rien n’est simple. Les effets spéciaux, on voit bien que c’est pas “réel” au sens magique. Mais c’est pas le but non plus. C’est une autre manière de faire illusion. Plus lente, plus technique. Et ça marche. Pas parfaitement, mais assez pour embarquer les gens. Et c’est ça qui est assez fort en vrai. Les Moldus savent que c’est faux. Ils le savent très bien. Mais ils y croient quand même pendant le film. Ils se laissent prendre, ils ressentent des choses, ils oublient un peu le reste. Nous, la magie impose directement quelque chose. Eux, ils passent par l’imagination. C’est différent, mais ça fonctionne.

 

Y a aussi toute la question des récompenses. À Cannes, c’est central. Les prix, les applaudissements, la reconnaissance… tout tourne autour de ça. On sent que c’est important d’être vu, validé. Presque nécessaire. Pour un sorcier, c’est un peu étrange. Le talent existe, avec ou sans public. Il a pas besoin d’être confirmé. Là, au contraire, tout passe par le regard des autres. Ça enlève rien à la qualité, mais ça change la façon dont c’est vécu. C’est plus exposé, plus dépendant aussi.

 

Et malgré tout ça, y a quand même du respect. Forcément. Parce que faire tout ça sans magie, c’est plus compliqué. Faut contourner les limites, trouver des solutions, recommencer. Ça demande de la patience. Les Moldus compensent avec autre chose. De l’imagination, déjà. Mais aussi une forme d’obstination. Ils lâchent pas l’idée de créer quelque chose qui marque. Même si c’est plus long, même si c’est imparfait.

 

Au final, Cannes vu par des sorciers, c’est un mélange un peu bizarre. À la fois impressionnant et frustrant. Très maîtrisé, mais parfois un peu à côté. Sérieux, mais avec des moments où… on sait pas trop. Ça fait sourire, un peu. Mais c’est pas vide. Loin de là. Parce que derrière tout ça, y a une vraie envie de créer. De raconter, de faire ressentir quelque chose. Et même sans magie, ça marche souvent. Pas toujours parfaitement, mais assez pour que ça compte. Et au fond, c’est peut-être ça le plus surprenant.

 

Partager : Partage

La Magie Maternelle

 

Ce mois-ci, honneur à toutes les mamans! On le sait tous, personne n'a la même façon d'éduquer son enfant. Certaines le font de manières fortes, d'autres sont plutôt protectrice, ou encore ont tendance à gâter leurs enfants, et bien d'autres manières encore. Bref, tout le monde à sa façon de faire, et nous ne sommes pas là pour le juger, mais plutôt pour parler des différentes mères de l'univers qui nous rassemble tous et toutes ici : Harry Potter.

 

Ce dernier qui a d'ailleurs une mère, Lily Potter. On ne l'a jamais connu de son vivant, mais plutôt entendu beaucoup de choses à son propos qui nous a permis de connaître son histoire. C'est d'ailleurs à travers la fin tragique de cette dernière que l'on peut deviner que Lily est une mère pleine de courage et d'amour. De courage car elle a sans cesse lutté contre Voldemort et ce même au détriment de sa vie. D'amour car ce dernier était tellement puissant que même après sa mort cela a suffit pour garder son fils en vie. On peut en déduire que si Lily n'était pas décédée, elle aurait été une mère aimante et protectrice. Harry aurait donc pu grandir entouré d'énormément d'amour et d'une petite famille heureuse.

 

D'ailleurs, la soeur de Lily, Pétunia, est aussi une mère aimante. Mais ce qui fait la différence entre les deux est que Lily sait le maitriser contrairement à Pétunia qui fait de son amour pour son fils son plus grand défaut. En effet, son fils Dudley est un enfant pourri gâté! Pétunia lui passe tout, lui donne et le laisse faire tout ce qu'il veut. Elle est même persuadée qu'il est quelqu'un de bien alors qu'il n'est qu'une grosse brute, elle le trouve parfait car à ses yeux il est normal, contrairement à son cousin, ce qui n'arrange pas les choses. Mais le comportement de Pétunia n'est pas le même avec Harry. Sachant qu'elle l'a recueuilli elle aurait pu faire un effort, mais non! Elle l'a fait juste parce que Dumbledore était derrière elle rien de plus.

 

Cela nous mène au cas de Molly Weasley . Mère de sept enfants, lorsque l'un de ses fils, Ron, se lie d'amitié avec Harry, elle n'hésite pas à le prendre sous son aile. On sait tous que Molly a besoin de savoir ses enfants en sécurité, c'est pourquoi elle s'énerve contre Ron, Fred et Georges lorsque ces derniers rentrent à la maison après avoir sauvé Harry des Dursleys. Mais notez bien qu'elle ne s'énerve pas contre Harry, est-elle donc rassurée de le savoir sous son toit et non chez d'horribles moldus ? Molly est également une personne attentionnée envers sa famille, à Noël ses enfants reçoivent toujours un pull qu'elle a pris le temps de tricoter elle-même, et d'ailleurs Harry aussi en reçoit un, ce qui veut dire beaucoup.

 

On peut donc constater que Pétunia et Molly sont deux opposées. Pétunia qui a plutôt une bonne situation et qu'un seul enfant accepte Harry car elle n'a pas le choix et n'a donc pas de pitié pour un orphelin. Tandis que Molly qui a déjà sept enfants et qui est pauvre, accepte ce dernier comme son propre fils et ne s'oppose pas à ce qu'il soit sous son toit lors des vacances d'été par exemple. L'amour maternelle ne passe donc pas par le sang mais par la sagesse.

 

Passons maintenant à une autre mère, tout aussi protectrice. Elles le sont toutes au final vous allez me dire, oui, mais Narcissa Malefoy est dans une moins bonne posture que les précédentes, si l'on ne compte pas Lily qui n'était également pas dans une meilleure situation. Narcissa, elle, est bien vivante et veut à tout prix protéger son fils. Mais ce dernier s'est vu attribuer une mission par Lord Voldemort en personne. Je vous laisse donc imaginer la pression que doit avoir Narcissa qui tient à ce que son fils reste en vie, ce qui est normal de la part d'une mère. Pour cela, elle n'hésitera donc pas à demander de l'aide à Severus Rogue, où il accepte de faire un serment inviolable pour protéger Drago.

 

Bon, la protection maternelle, c'est bien, mais des fois mieux vaut s'en passer! En effet, un jour où un certain Perceval Dumbledore a attaqués moldus et s'est donc fait emprisonné. Cela a traumatisée sa fille Ariana Dumbledore qui se traduisait par des crise. Et c'est pour la protéger, que Kendra Dumbledore déménage avec sa famille, à Godric's Hollow afin de faire grandir sa fille dans l'isolement. Chose que l'on peut expliquer lorsque l'on sait que Ariana ne contrôlait pas ses pouvoirs et ce dû à son traumatisme. Mais au lieu de l'isoler, pourquoi n'a t'on pas fait appel à un médicomage afin qu'il puisse remédier à ce traumatisme ? Et pourquoi ne l'a t'on pas envoyé à Poudlard afin qu'elle puisse apprendre à se contrôler ? Après tout, il a bien été possible de faire entrer un loup-garou avec toutes les installations nécessaires !

 

Enfin, jetons un petit oeil sur les Croupton. On sait que Barty Croupton Junior a été envoyé à Azkaban par son père. Sa mère en était tellement bouleversée qu'elle prit du Polynectar pour prendre l'apparence de Barty Croupton Junior et aller vivre, à sa place, à Azkaban. Quelle mère ferait une telle chose pour son enfant ? Très peu je pense, mais cela montre tout de même à quel point l'amour maternel est puissant.

 

Et sur ce ...

 

Bonne fête à toutes les mamans !

 

Partager : Partage

Coup d'oeil sur Albus Dumbledore

 

Et oui après plusieurs éditions il devenait obligatoire de faire le coup d'oeil d'un des plus grand sorciers de tout les temps. Je veux bien évidemment parler du directeur de Poudlard durant la saga, ancien professeur de Métamorphose et accessoirement la personne ayant réussi à vaincre Gellert Grindelwald en 1945 : Albus Dumbledore !

 

Albus est le fils aîné de Kendra et Perceval Dumbledore, né en 1881 il grandit à Terre-en-Lande jusqu'à ses dix ans avant d'emménager avec le reste de sa famille à Godrci's Hollow, pour protéger sa soeur cadette Ariana après un incident avec trois moldus. Incident qui à conduit à l'emprisonnement de son père à Azkaban avant que ce dernier ne décède peu de temps après.

 

Ariana, suite à cet incident, était protégée par sa mère et Ableforth qui faisait tout leur possible pour la calmer lorsque la jeune fille était en crise. Albus était quant à lui trop absorbé par ses études et ne s'occupa réellement d'Ariana qu'après la mort de sa mère en 1899, une mort accidentelle justement causée par une crise d'Ariana.

 

Suite à cela le jeune Gryffondor qui voulait faire le tour du monde avec son ami Elphias Doge, devient le nouveau chef de famille et continue de protéger sa soeur du mieux qu'il peut obligeant son frère Abelforth à continuer ses études, ce dernier voulant tout arrêter pour prendre soin de leurs petite soeur. Cependant ce n'est pas de gaieté de coeur qu'Albus reste à Godric's Hollow et le jeune homme promit à un grand avenir voit cela comme une charge, un obstacle à sa quête de pouvoir et du succès.

 

Son immobilisation à Godric's Hollow lui permet cependant de rencontrer un certain Gellert Grindelwald, Albus et ce dernier se lie d'amitié très rapidement, les deux se ressemblent beaucoup, se rapprochent et finissent même par tomber amoureux. Albus délaissent ainsi peu à peu Ariana et pose même les bases d'une nouvelle société magique dominant les moldus "Pour le plus grand bien", dans leurs quêtes de pouvoirs les deux amants étudient également les Reliques de la Mort, persuadés qu'elles seront la clés de leurs puissances.

 

Tous ses projets ne plaisent pas à Abelforth qui attend du chef de famille qu'il s'occupe plus de sa soeur. Une violente dispute éclate entre les trois jeunes hommes, Grindelwald essaye même de jeter le sortilège Doloris sur Abelforth engageant un terrible duel à trois baguettes durant lequel Ariana sera tuée sans que jamais personne ne sache qui avait abattue la jeune femme.

 

Cet incident éloigne Albus de Grindelwald, ce dernier quittant précipitamment Godric's Hollow, mais cela ne réconcilie pas les deux frères Dumbledore, Abelforth estimant que Albus est responsable de la mort de la jeune femme.

 

Albus alors isolé et libre de ses mouvements acceptera un post de professeur de Métamorphose à Poudlard. Cette école devient le refuge du sorcier qui commence à faire de nouveau parler de lui, découvrant les propriétés du sang de dragon entre autre. Il est déjà en contact avec d'illustre sorcier tel Nicolas Flamel ou encore Aldabert Lasornette. C'est lui qui rencontra en premier Tom Jedusor dans son orphelinat lui apprenant qu'il est un sorcier et que sa place est à Poudlard, mais aussi le seul à croire en l'innocence d'Hagrid accusé d'avoir ouvert la chambre des secrets, ce sera d'ailleurs grâce à lui que Hagrid pourra rester comme Garde-chasse du château après son renvoi.

 

En 1945 alors que son ancien amant est au sommet de sa puissance et que personne ne semble pouvoir l'arrêter, Dumbledore se décide enfin à passer à l'action et un terrible duel oppose les deux sorciers qui se solde par la victoire d'Albus, remportant ainsi la baguette de Sureau que Grindelwald avait volé à Gregorovitch !

 

Grindelwald emprisonner Dumbledore est une super star dans le Monde Magique, on lui propose même le poste de Ministre de la Magie, qu'il refuse plusieurs fois et devient à la fois Président-sorcier du Magnemagot et Manitou Suprême tout en continuant d'exercer son activité à Poudlard, cette fois-ci en tant que Directeur de l'école.

 

Ce sorcier sage assiste à bien des évènement historique, participant activement à la résistance contre Voldemort durant la première guerre des sorciers en fondant l'Ordre du Phénix mais aussi en agissant comme un stratgège durant la seconde. Il chaperonneras ainsi le jeune Harry Potter de ses onze ans à ses seize ans, prévoyant même son meurtre afin d'aligner les pions qui feront tomber le signeur des ténèbres, quitte à se sacrifier lui et Harry pour le Monde Magique.

 

Hé oui, qu'on l'aime ou qu'on le déteste Albus Dumbledore à un CV assez impressionnant, même si certains de ses actes laisse un goût parfois amer dans la bouche il a admit lui même que sa quête du pouvoir avait causé bien du tort au sien et permit la montée des forces obscures plus d'une fois. Mais il a toujours su se dresser contre, comme un rempart inflexible de la lumière.

 

Partager : Partage

Mystère au Ministère : les murmures de la Salle de Prophéties

 

Depuis quelques mois maintenant, le Ministère et plus particulièrement le Département des Mystères fait face à des phénomènes inexplicables qu'il est encore impossible à comprendre. Une salle de temps qui émet des vibrations par ses retourneurs de temps et de la lumière ou encore la Salle de la Mort qui est témoin d'apparition et de bruits de pas inexpliqués.

 

Suite au début de l'enquête et à l'importance de ces phénomènes, notre investigateur Dan Wright a décidé de se retirer de l'enquête ayant été affecté par les événements précédents et de transmettre le flambeau à Mister Hampton pour la suite.

 

Au cœur du Département des Mystères, dissimulée dans les profondeurs du Ministère de la Magie, se trouve une pièce que même les sorciers les plus aguerris évitent de fréquenter trop longtemps : la Salle des Prophéties. Alignées à perte de vue sur d’immenses étagères de pierre, des milliers de sphères de verre y reposent dans un silence presque sacré. Pourtant, ceux qui ont osé s’y aventurer parlent d’un silence trompeur, un silence habité.

 

Car ici, les prophéties ne dorment jamais vraiment. Voici ce que notre enquêteur a vécu plus d'1 mois après les événements de la Salle de la Mort.

 

A la frontière entre la réalité et l'autre monde

 

Venu constater les méfaits précédents, j'avançais tranquillement dans le grand hall du Ministère. Il fait sombre et froid. Par moment dans l'obscurité, j'avais l'impression que quelque chose bougeait et me suivait mais il n'y avait personne ni le moindre bruit. Je prenais les ascenseurs jusqu'au Département des Mystères dans le but de me rendre à la Salle de Mort. Je travaillais la Salle des 12 portes et arriva dans la salle de l'Amour qui était verrouillée. Je continuais mon chemin jusqu'à la Salle des Prophéties, salle nécessaire à traverser pour y accéder.

 

Malheureusement, je n’oublierai jamais le moment où la porte s’est refermée derrière moi.

 

Un claquement sourd, presque étouffé, qui semblait avalé par l’épaisseur des murs du Département des Mystères. Devant moi, la Salle des Prophéties s’étendait à l’infini. Une forêt d’étagères sombres où reposaient des milliers de sphères de verre. Une lumière faible, vacillante, flottait dans l’air juste assez pour distinguer les allées, pas assez pour dissiper le malaise.

 

Au début, il n’y avait rien, juste le silence. Un silence total, du moins en apparence. Je déambulais dans les allées en passant devant toutes ces sphère brillantes qui attendaient sur les étagères.

 

Puis tout d'un coup, j’ai cru percevoir un son, presque rien comme un souffle puis un autre souffle comme si quelqu’un chuchotait à l’autre bout de la pièce.

 

Je me suis arrêté et c’est là que je l’ai entendu distinctement.

 

Un murmure.

 

Impossible de dire d’où il venait, ni d’une direction précise, ni d’une sphère identifiable. Il semblait partout à la fois et se baladait comme une ombre dans l'énorme salle. J'entendais une multitude de voix entremêlées, certaines graves, d’autres aiguës, toutes incompréhensibles… sauf une.

 

Une voix qui murmurait un mot continuellement "Oliver, Oliver".

 

Mon prénom, prononcé clairement.

 

Un frisson m’a parcouru l’échine. Instinctivement, je me suis retourné, persuadé que quelqu’un se tenait derrière moi. Mais il n’y avait rien. Rien d’autre que les étagères et ces sphères silencieuses… en apparence.

 

“Ne cherchez pas à comprendre tout de suite.”

 

La voix m’a fait sursauter.

 

Un homme venait d’apparaître au bout de l’allée. Robe sobre, regard fatigué mais étrangement lucide. Il s’est approché sans bruit comme s’il faisait partie du lieu.

 

“Vous les entendez, n’est-ce pas ?” m’a-t-il demandé calmement.

 

J’ai hoché la tête.

 

“C’est normal. Elles réagissent à vous.”

 

Il m’a expliqué qu’il travaillait ici depuis plus de quinze ans. Qu’au début, il pensait que les murmures étaient des illusions, des effets secondaires de la magie ambiante.

 

“Mais ce n’est pas le cas,” a-t-il ajouté. “Les voix ne viennent pas de la salle. Elles viennent de vous ou plutôt de ce qui vous est lié. Elles vous ont vu, elles ont vu votre collègue également. Il est trop tard désormais.”

 

Il m’a confié que certains visiteurs n’entendent rien. D’autres, en revanche, sont littéralement submergés par les voix.

 

“Et quand une sphère vous concerne…” il s’est interrompu, jetant un regard vers les étagères, “elle vous appelle. ”

 

 

Nous avons continué à marcher. C’est là que je les ai vues.

 

D’abord, je pensais à un simple jeu d’ombres. Une forme qui glisse entre deux rangées. Puis une autre, plus nette, presque humaine. Elles se déplaçaient lentement, comme si elles flottaient plutôt que de marcher.

 

“Vous les voyez aussi,” murmura l’employé.

 

Ce n’était pas une question.

 

“On s’y habitue,” a-t-il dit. “Enfin… on apprend à ne plus réagir.”

 

Il m’a expliqué que ces silhouettes apparaissent surtout lorsque la salle est “agitée”.

 

“Certains pensent que ce sont des résidus des voyants. D’autres parlent d’échos du futur. Personnellement… je préfère ne pas trancher.”

 

À cet instant, l’une des formes s’est arrêtée au bout de l’allée. Elle semblait nous observer. Puis elle a disparu.

 

 

Quand un bruit sec a résonné derrière nous comme un pas. Nous nous sommes retournés en même temps. Personne. Puis un autre bruit. Plus proche. Un léger tintement, comme du verre qui vibre.

 

Une des sphères, à quelques mètres, tremblait doucement sur son support.

 

“Ça arrive souvent ?” ai-je demandé, la voix un peu trop tendue.

 

“Pas toujours,” répondit-il. “Mais quand ça commence… mieux vaut ne pas rester trop longtemps.”

 

Il s’est approché de la sphère sans la toucher.

 

“Elles réagissent aux événements,” dit-il. “Parfois à ce qui est en train de se produire. Parfois à ce qui va arriver.”

 

Le tintement s’est intensifié, puis s’est arrêté net. Le silence est revenu. Brutal.

 

“Il y a une chose que vous devez comprendre,” reprit-il en me regardant droit dans les yeux.

 

“Ces prophéties ne sont pas de simples objets.”

 

Il marqua une pause.

 

“Elles savent.”

 

Je ne savais pas quoi répondre.

 

“Elles savent qui vous êtes. Ce que vous avez été. Et peut-être… ce que vous serez.”

 

Un souffle glacé a traversé l’allée ou peut-être était-ce mon imagination.

 

Autour de nous, les sphères semblaient différentes, plus présentes comme si elles nous observaient en retour.

 

“Il est temps,” dit soudain l’employé en m'indiquant la sortie.

 

Je n’ai pas discuté, j'ai commencé à avancer en direction de la porte puis en me retournant, j'ai constaté que j'étais seul. L'employé s'était comme volatilisé comme un souvenir.

 

En quittant la Salle des Prophéties, j’ai ressenti quelque chose de difficile à décrire, pas seulement du soulagement ni de la peur mais plutôt l’impression étrange d’avoir été perçu.

 

Comme si, pendant un instant, je n’avais pas été un simple visiteur mais un élément de plus dans cet endroit hors du temps.

 

Avant que la porte ne se referme derrière moi, j’ai cru entendre une dernière fois les murmures, plus clairs, plus proches.

 

Et une pensée m’a traversé l’esprit, sans que je sache vraiment si elle venait de moi :

 

Et si la Salle des Prophéties ne montrait pas le futur mais choisissait qui a le droit de l’entendre ?

 

Partager : Partage

Le BookClub de la Gazette

What The River Knows nous conte l'histoire de la jeune Inez Olivera, une aristocrate argentine délaissée par ses parents, tous deux archéologues en Égypte, qui vit la vie d'une parfaite petite aristo des années 20. Jusqu'au jour où ses parents disparaissent en Égypte, laissant la petite orpheline sous le joug de son tuteur qui lui ordonne de rester en Argentine. Mais la jeune Inez rêve d'aventure et surtout de comprendre la dernière lettre de son père ainsi que son mystérieux cadeau. Entre magie oubliée, secret de famille et contexte géopolitique mêlé à des intrigues archéologiques, le premier tome est plein de rebondissements et finit par une véritable explosion.

L'explosion du tome un n'est pas anodine et la promesse de fin du tome 1 est haute, mais quelle promesse largement tenue tout au long du tome 2 ! À chaque fois que l'on pense tenir l'intrigue du livre, elle s'envole et nous fait des pieds de nez magistraux. Inez parviendra-t-elle à déjouer les coups du sort qui semblent toujours vouloir la suivre pas à pas ? Je vous recommande vivement cette duologie magique et intriguante !

Hazel.

Âmes sensibles s’abstenir !

Il y a des romans que l’on commence et qu’on ne peut plus lâcher. Généalogie du mal fait clairement partie de ceux-là. Si vous aimez les thrillers psychologiques, je ne peux que vous conseiller ce livre.

On plonge dans un récit à la première personne, porté par Yu-jin, un jeune homme épileptique qui se réveille un matin sans le moindre souvenir de la nuit passée. Mais ce qu’il découvre en ouvrant les yeux va tout faire basculer. En effet, dans la cuisine gît le corps de sa mère, assassinée.

Dès lors, le récit devient une quête de vérité. À travers une narration fragmentée et profondément introspective, Yu-jin tente de reconstituer les événements. Entre pertes de mémoire, crises et effets des médicaments, ses souvenirs sont flous, incertains et parfois dérangeants. Peu à peu, sa personnalité se dévoile, et avec elle, des fragments de son passé. Une tension s’installe, grandissante, tandis que le lecteur tente lui aussi d’assembler les pièces du puzzle en même temps que lui.

Hellia.

Depuis notre premier BookClub, j'ai pu terminer la série sur la Guilde et entamer de nouvelles lectures, dont une série recommandée une nouvelle fois par une personne enquiquinante (aa).

" Tout est fini. Mon temps est compté.

Marraine la bonne fée est morte.

Je suis désormais la dernière représentante de mon peuple au sein d’un monde sur le déclin. "

Alors oui, comme ça, on sort du tout au tout de ce que j'ai l'habitude de lire. Toutefois, même si j'avais pas mal d'a priori à me dire que ce devait être une histoire un peu beaucoup cucul la praline, je dois avouer que j'ai facilement englouti les 3 premiers tomes et que je suis actuellement en train de lire le quatrième et dernier.

Si vous tenez à l'image idyllique des contes de notre enfance, où ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants, ne lisez pas. Ici, nos histoires les plus familières ne sont pas ce qu'elles paraissent. Tout n'est pas tout beau et tout rose quand il s'agit d'alimenter la magie du conte.

Même si personnellement j'ai trouvé le tome 1 un peu longuet à devenir intéressant, j'ai tout de même apprécié les versions alternatives de ces histoires, parfois assez sombres, tout comme le développement des personnages et de leurs relations, qui ont beaucoup exaspéré Hazel à cause de mes ricanements.

En plus, c'est une autrice française, alors quoi de mieux que de se lancer !

Hope.

 

Partager : Partage

Fête des voisins : quand tout le monde fait semblant d’être sociable

 

La fête des voisins, c’est toujours pareil : ça commence par un papier scotché de travers dans le hall, écrit avec une écriture beaucoup trop enthousiaste pour être honnête. “Vendredi à 19h, apéro convivial entre voisins !” Personne n’a demandé, personne n’a répondu, mais tout le monde sait que maintenant, c’est acté. Et là, tu te retrouves face à un dilemme immense : y aller, ou ne pas y aller. Ne pas y aller, c’est prendre le risque d’être catalogué comme “le voisin bizarre”, celui qu’on regarde de travers quand il descend les poubelles. Y aller, c’est accepter deux à trois heures d’interactions sociales forcées avec des gens dont tu connais seulement la porte. Spoiler : tu y vas. Toujours.

 

Arrive alors la phase la plus compliquée de tout l’événement : qu’est-ce que je ramène ? T’hésites, tu veux pas faire trop peu, mais tu veux pas faire trop non plus, parce que t’as pas signé pour nourrir tout l’immeuble. Résultat, tu finis avec un classique de la survie collective : un truc simple, tiède, mangeable par tout le monde. En descendant, tu répètes mentalement les phrases que tu vas dire toute la soirée : “Ah oui, nous aussi on entend le bruit”, “Ça passe vite les années”, “Oh c’est sympa ce quartier”. Tu ouvres la porte, et c’est parti.

 

Le buffet est une œuvre d’art à lui tout seul. Vraiment. Une accumulation de plats posés côte à côte sans aucun sens logique. Trois salades qui se ressemblent énormément mais dont les auteurs jurent qu’elles sont “pas du tout pareilles”. Une montagne de chips déjà entamées, parce que quelqu’un n’a jamais compris le concept de attendre que la soirée commence. Des cakes coupés trop gros, d’autres trop petits, et un pauvre plat fait maison planqué au fond parce que personne n’ose y toucher en premier. Tout le monde fait le tour comme dans une expo, en disant “oh ça a l’air bon ça” sans jamais rien prendre. Les premières discussions démarrent doucement, façon moteur diesel.

 

Et là, c’est toujours les mêmes phrases, exactement dans le même ordre. “Vous êtes au 3e ou au 2e déjà ?” “Ah oui, juste au-dessus des voisins bruyants.” “C’est vrai qu’on manque un peu de rangement dans les caves.” Personne ne parle vraiment, tout le monde commente l’immeuble, comme si c’était un sujet neutre, sans danger. Les vrais problèmes sont soigneusement évités. Personne n’ose dire que quelqu’un fait trop de bruit, que quelqu’un sent la cigarette dans les parties communes, ou que l’ascenseur fait peur. Non, ce soir, on est polis. Ce soir, on est faux mais gentils.

 

Au bout d’un moment, les rôles se définissent. T’as le voisin ultra sociable qui connaît tout le monde, même des gens qui ont déménagé il y a cinq ans. T’as le voisin discret qui mange en silence depuis le début et qui clairement est venu uniquement pour la nourriture. T’as quelqu’un qui parle beaucoup trop, raconte sa vie entière alors que personne n’a demandé, et toi t’essaies désespérément de t’échapper en faisant semblant de chercher des verres. Les enfants courent partout, hurlent, tapent dans les jambes des gens, renversent un truc, et tout le monde sourit en disant “c’est rien”, même si intérieurement c’est non.

 

La musique, bien sûr, débarque à un moment donné. Trop forte pour la moitié des gens, trop faible pour l’autre moitié. Quelqu’un propose de changer de style, quelqu’un d’autre dit que “ça va très bien comme ça”, et finalement personne ne touche plus à rien, par peur de créer un débat. Puis arrive LE sujet maudit : “Faudrait refaire plus souvent des soirées comme ça.” Silence gêné. Regarde l’heure. Bois une gorgée. Souris. Personne n’ose dire que c’est sympa, mais que ça va là, une fois par an, c’est déjà très bien.

 

La fin de soirée est une lente tentative de fuite collective. Personne ne veut être le premier à partir, mais tout le monde veut rentrer. Alors les adieux sont interminables : “Bon bah on va y aller”, “Oui oui nous aussi bientôt”, “On se recroise”, “Faudra se faire un café”. Mensonges sociaux, gravés dans le marbre. Chacun récupère vaguement un reste de son plat, ou celui d’un autre, remonte chez soi avec un mélange de fatigue et de satisfaction bizarre. Le lendemain, c’est retour à la normale : on évite le regard dans l’ascenseur, on fait un mini-sourire silencieux, et on attend tranquillement l’année prochaine pour refaire exactement la même chose, avec la même gêne, les mêmes discussions, et la même satanée salade de pâtes.

 

Partager : Partage

Les jeux de Cookies

Ce mois-ci, Cookies tient à saluer le travail effectué par les Magizoologistes au sein de la Valise de Newt ainsi qu'à l'animation pour le passeport pédouzien qui y a été réalisée.


Le premier jeu est un jeu de connexions : il faut rassembler quatre créatures qui vivent dans le même habitat , en cliquant sur leurs noms, puis, pour vérifier si c'est exact, en cliquant sur "soumettre" (ou "submit") en dessous.

Une fois le jeu validé, faire une capture d'écran, pour preuve.


Le jeu des créatures dans la Valise


Attention ! Si vous voyez "Démiguise", (ça peut dépendre selon votre outil moldu), il faut lire "Demiguise".


Le deuxième jeu est un puzzleLe voici !


Toutes les participations, même partielles, seront récompensées.

Vous avez jusqu'au 20 mai pour envoyer vos réponses, en un seul MP, à Cookies !


Bon amusement !
  :X

                                                                            

Partager : Partage

© 2009-2024 Poudlard12.com :: Propulsé par Dotclear