La Gazette du Sorcier - Edition Poudlard12

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Les Carnets de Terry : le Papyrus Magicus

Nous poursuivons en ce mois de mai la découverte des merveilles de l'Égypte qui ne se résument pas à l'archéologie et aux monuments de l'Antiquité. Le pays nous offre en effet des spécimens très intéressants dans sa faune et dans sa flore magiques. 

Je vous propose de découvrir aujourd'hui une plante endémique de l'Égypte que l'on trouve de plus en plus difficilement, mais qui subsiste encore au bord du Nil, dans certaines régions du delta : Le papyrus magicus. 

Comme son cousin le papyrus, cette plante est une plante semi aquatique, un roseau qui pousse dans des terres marécageuses ou très humides. Il se plaît particulièrement bien dans le climat du delta du Nil et apprécie l'humidité qui y règne. Cette plante ressemble à un buisson de feuilles très allongées pouvant atteindre jusqu'à un mètre de long et partant du sol. De ce buisson, jaillissent quelques tiges qui mesurent jusqu’à trois mètres, et plus rarement cinq mètres, au bout desquelles poussent quelques feuilles élancées plus courtes que celles de la base et des fruits ressemblant à des gouttes de liquide doré gélifié. Ce sont d’ailleurs ces petits fruits qui différencient principalement le papyrus magicus de son cousin non magique. 

Dans l’Antiquité, il semblerait que les deux espèces se partageaient les bords et les lits peu profonds des différents bras du Nil, en Basse-Égypte, la région du Delta, et vivaient en parfaite harmonie. De nos jours, les deux plantes ont en grande partie disparu à cause de leur trop grande exploitation et du défrichage des berges pour faciliter l’agriculture et des cours d’eau pour la pêche. Comme son cousin, le papyrus magicus était utilisé par les moldus pour produire une sorte de papier. 

Cette plante herbacée possède des tiges de trois à six centimètres de diamètre. C’est une plante vivace qui peut vivre plusieurs dizaines voire centaines d’années, de nouveaux buissons et tiges poussant épisodiquement de son rhizome qui peut s’étendre dans le sol sur plus de quinze mètres. Elle peut se multiplier à partir d’un même rhizome, un morceau de rhizome coupé d’une taille suffisante, l’équivalent d’une très grosse pomme de terre, pourra donner un nouveau buisson et quelques tiges. Elle peut également se reproduire par pollinisation, le vent et les insectes transportant le pollen de ses inflorescences qui apparaissent lors de la saison de la crue du Nil entre aout et octobre, l’humidité facilitant la vigueur et la croissance de la plante. Des fleurs fécondées peuvent naître de temps en temps, en octobre, des protubérances vertes de la taille d’une orange et qui tombent dans l’eau pour ensuite être transportées par le courant et se planter dans le limon du fleuve. Elles donneront naissance à de nouveaux rhizomes et donc à de nouvelles plantes. 

La plupart du temps, cependant, les inflorescences donneront naissance à des grappes de petits fruits dorés, souples au toucher, ayant la forme de “larmes” de liquide doré, c’est d’ailleurs comme cela qu’on les appelle : les larmes de papyrus ! Ces fruits sont très prisés des oiseaux, que ce soient les canards et oies sauvages, mais aussi et surtout les Nebaped, une espèce de gros passereaux que l’on appelle aussi les oiseaux dorés. Peut-être aurai-je d’ailleurs l’occasion de vous en parler plus longuement dans un prochain article, car ces créatures magiques, qui ont malheureusement presque disparues, sont intéressantes et ne vivent que dans la région du Delta. Les Nebaped apprécient particulièrement le papyrus magicus, ils aiment nicher dans ses buissons et se nourrir de ses fruits. La raréfaction de la plante a entrainé celle de l’oiseau. 

Si la tige du papyrus magicus a été largement exploité pour fabriquer une sorte de papier destiné à servir de support à l’écriture, les sorciers ont très vite décelé les pouvoirs apaisants de la plante. C’est pour cela que les Nebaped ont une prédilection pour elle comme lieu de nidification, car même leurs prédateurs se retrouvent apaiser lorsqu’ils sont dans une zone peuplée de ces roseaux. Certains sorciers, proches du pharaon, ont compris l’utilité des tiges et ont confectionné des flutes enchantées qui, grâce également à quelques sortilèges, étaient capables d’hypnotiser les moldus afin qu’ils se chargent de tâches particulièrement pénibles, comme la construction des pyramides. Les effets de ces instruments étaient proches de ceux du sortilège de l’Imperium. On a pu retrouver, dans des tombes de sorciers, des fresques mettant en scène ce processus. Il semble cependant que les moldus furent de plus en plus résistants aux effets de ces flutes, au fil du temps. 

Les larmes de papyrus renferment un jus doré qui a de grands pouvoirs revigorants ! Non seulement, ils restituent les forces de ceux qui les consomment, mais ils étanchent leur soif pour vingt-quatre heures, même sous le soleil du désert. C’est pour cela que de nombreuses créatures se nourrissent de ces petits fruits, et que les sorciers de l’antiquité en avaient toujours quelques uns sur eux en cas de longs voyages à travers les terres arides. De nos jours, ils sont souvent utilisés en décoction ou infusion, servant ainsi de remède à une fatigue excessive ou à tout épuisement. 

Le pouvoir des fruits du papyrus magicus est également utilisé actuellement dans des crèmes et onguents aux propriétés diverses selon leurs compositions. La compagnie sorcière Labelpo a ainsi le quasi monopole de l’exploitation des larmes de papyrus. Ils vendent des onguents destinés à revigorer les muscles après certaines blessures magiques ou non ou pouvant améliorer l’agilité et le tonus musculaire des sorciers du troisième et quatrième âge. De même, ils ont développé tout une gamme de produits de beauté utilisant les pouvoirs de ce fruit pour raffermir la peau, diminuer les cernes, combler les rides. Certains membres de la communauté sorcière considèrent tout de même que ces produits qui ne contiennent qu’une infime quantité du jus de ces fruits, n’ont qu’une efficacité réduite et très limitée, par rapport aux recettes de l’antiquité qui contenaient une concentration bien plus forte en principes actifs. La compagnie Labelpo se défend en disant qu’elle propose les meilleurs produits compte tenu de la faible cueillette autorisée. 

Malgré cela, il est toujours possible d’acheter, à prix d’or, des fruits de papyrus magicus que ce soit auprès de sociétés internationales de produits magiques, ou auprès d’aventuriers ou de sorciers sans scrupules qui pillent la nature pour le plus offrant sans se soucier des conséquences de leurs actes. 

 

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Commentaires

1. Le 12 mai 2025, par Nox De Leon

C'est décidément un travail incroyable que tu nous as fait là Terry ! Avec de nouveau une bannière et des illustrations très belles . Les Nebaped sont bien jolis et je trouve le texte fort intéressant aussi. C'est joliment tourné en plus, j'ai trouvé une certaine poésie dans ces larmes de papyrus.

2. Le 13 mai 2025, par Jemima Romney

Comme d'habitude, je me suis régalée en lisant cet article concernant le papyrus majicus, une plante magique, née de l'imagination fertile de Terry pour notre plus grand plaisir, une plante magique basée sur le papyrus du Nil. Quelle imagination mais également que de recherches de toutes sortes pour nous présenter cet extraordinaire papyrus majicus, sous tous ses aspects !
Je me demande si Joplin ne pourrait pas s'en procurer, ne fût-ce qu'en petite quantité, et de qualité, pour son officine. Ou, éventuellement, le présenter ^^

Les illustrations sont somptueuses, c'est un véritable plaisir pour les yeux !!!

3. Le 16 mai 2025, par Matoutou

Wow, je trouve la bannière de l'article splendide ! Et wow, l'article est dense ! Je partais avec un petit a priori, ayant eu un peu mal avec l'article sur le sethisard le mois dernier, mais à tort. J'ai beaucoup aimé lire cet article ! C'est à nouveau un article contenant beaucoup d'informations (peut-être trop ?) qui met en avant ton imagination. Que ce soit l'intégration du monde sorcier ou les différents axes que tu mets en avant, tout est cohérent et bien trouvé ! Bravo ! :3

J'ai cependant toujours un soucis avec les images mais je pense avoir identifié ce qui me gênait : leur taille. Je trouve les images trop grandes, et ça casse un peu le rythme de la lecture. Peut-être que rajouter une légende, comme tu l'as fait pour l'article des pyramides, pourrait être intéressant aussi, pour bien identifier ce qui se trouve dessus. Ça pourrait être chouette aussi d'indiquer quand une image est purement fictive (dessin ou IA) ou non (une image réelle modifiée par exemple). À part ça, j'ai trouvé la lecture fluide et très intéressante ! Merci pour ce partage de ton imagination débordante !

4. Le 25 mai 2025, par Lylaee McNeil

J'ai beaucoup aimé cet article ! Le thème est très original ! J'aime, comme toujours, ton style Terry, très fluide, très descriptif, tout à fait ce que j'aime !

Et ces larmes de papyrus sont si belles ! Elles me donnent envie de les avaler haha. J'admire ton imagination qui semble sans fin !

Je suis plutôt d'accord avec Matoutou, cependant, les images sont parfois un peu grandes, ce qui, en effet, coupe un peu dans la lecture. Si elles étaient un tout petit peu moins hautes, ce serait parfait, je pense !

J'espère que tes carnets continueront encore longtemps ! Merci Terry !

Et merci Mia pour l'adorale bannière !

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