La Gazette du Sorcier - Edition Poudlard12

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13 janv. 2025

Découvertes de Laponie - Le Renard de Feu

La Laponie est, pour nous, la terre des grandes étendues de neige immaculée, la région des rennes Lentäviä et des fougères flamboyantes, une région où la nuit règne pendant des jours au coeur de l’hiver, mais aussi le lieu où le ciel se pare de couleurs ondoyantes à travers les fameuses aurores boréales.

Aujourd’hui, je viens vous parler d’un animal mythique de la Laponie, une créature magique associée aux aurores boréales, à la lutte de la lumière contre les ténèbres : le Renard de Feu, ou « Revontulet » en sami.

Selon une légende ancienne des peuples Samis, peuples qui vivent en Laponie, un très grand renard magique, le Renard de Feu, court à travers les paysages enneigés des terres du Nord. En traversant la neige à grande vitesse, sa queue balaie le sol et fait voler des étincelles dans le ciel, créant des éclats de lumière colorés. À chaque pas de l’animal, les étincelles prennent vie et s’animent, illuminant les cieux de teintes vertes, roses, bleues et violettes.

Bien plus qu’une créature légendaire, le Renard de Feu constitue, pour les peuples Samis, un symbole de mystère et de beauté. Les aurores boréales sont ainsi un rappel de la magie et de la force des animaux qui vivent sur ces territoires aux conditions climatiques hostiles. Les Lapons anciens éprouvaient un grand respect pour le « Revontulet » et l’honoraient dans des rites et des célébrations, celui-ci incarnant la puissance de la nature et sa capacité à faire jaillir la lumière même dans les nuits les plus sombres.

Ainsi, lorsqu’une aurore boréale apparaît dans le ciel, les Samis y voient la trace du passage du Renard de Feu, dansant dans les cieux, comme une manifestation de la beauté et du mystère du monde arctique.

Comme souvent, cette légende exprime une réalité du monde magique, que les moldus sont incapables de pleinement appréhender. Si le Renard de Feu n’est pas un animal isolé, ni démesurément grand, il est une espèce magique belle et bien vivante.

C’est un animal légèrement plus grand que le renard non magique, arborant une teinte rousse éclatante, et présentant un pelage lumineux, semblant s’enflammer lorsqu’un individu se met à courir. Si la majorité des aurores boréales est due à l’interaction entre le vent solaire et le champ magnétique terrestre, une partie d’entre elles, en Laponie, est due à cette créature magique, et aux étincelles de lumière produites par le frottement de son pelage avec l’air glacial et la neige qui l’entourent.

Des campagnes de recensement et d’étude des individus de cette espèce, menées par des magizoologistes scandinaves et britanniques en 1982, 2002 et 2022, nous ont permis de mieux connaitre cette créature. La population de Renards de Feu a été estimée en 2022 à environ deux cents individus dans toute la Laponie, ce qui marque une stabilité par rapport au recensement de 1982. Si l’espérance de vie moyenne d’un renard roux est de trois à six ans, celle du Revontulet semble être de quarante à soixante ans en moyenne.

Le Renard de Feu est essentiellement un animal solitaire et itinérant qui ne se reproduit que deux à quatre fois au cours de sa vie. À chaque période de reproduction, l’individu cherche en tout début d’hiver un partenaire avec lequel il formera une famille sédentaire pendant environ deux années. Tout commence par l’aménagement d’un terrier ou d’une grotte, puis par une période de gestation de cinq mois environ, la naissance du petit ayant lieu au début du printemps. Une portée comprend en général un renardeau mais peut être constituée de deux bébés, voire très exceptionnellement de trois. La mère reste pendant les premiers mois dans le terrier, tapissé de lichens et de mousses, auprès de ses petits, qu’elle allaite. Le mâle, lui, s’occupe d’apporter la nourriture nécessaire à la femelle, de petits mammifères comme des lapins, des oiseaux, mais aussi des baies givrées.

Le petit grandit assez lentement, et n’est sevré qu’à l’âge d’un an et demi, même si à partir de l’âge d’un an, il commence à manger de petites proies et à être initié à la chasse par ses parents. Le sevrage marque le départ du mâle qui reprend sa vie de solitaire, la mère restant encore une année entière avec son petit, mais reprenant une vie plus errante à travers les paysages enneigés. Il est d’ailleurs possible d’observer parfois le passage d’une femelle accompagnée de son petit, dont elle prend soin jusqu’à ce que ce dernier ait acquis son pelage d’adulte. En effet, le Renard de Feu est protégé du froid par son dense pelage qui semble rayonné d’une douce et chaude lumière. Sans cette protection, le petit renardeau a besoin de rester près de sa mère pour ne pas succomber aux froids de l’hiver lapon.

Le Renard de Feu adulte passe donc une grande partie de sa vie à sillonner les paysages enneigés de la Laponie en hiver, et à dormir près d’un lac ou dans le creux d’un vieil arbre, baigné des rayons du soleil pendant l’été. Les études des magizoologistes tendent à montrer que le pelage de l’animal absorbe la lumière du soleil d’été et la conserve en son sein pour la restituer l’hiver venu. Bien évidemment, ces propriétés de la fourrure du Renard de Feu ont entrainé au cours du XXe siècle un développement du braconnage de la part de certains sorciers peu scrupuleux qui cherchaient à exploiter le pelage de l’animal. Cependant, celui-ci a su résister à la quasi totalité des sortilèges et des pièges lancés contre lui. De plus, les chasseurs se sont vite rendus compte que la fourrure perdait toute sa magie, une fois le renard mort, ce qui a fini par les décourager.

De nombreux récits de sorciers Samis évoquent la bienveillance du Renard de Feu envers les cœurs purs et particulièrement envers les enfants. Outre ses pouvoirs liés à la lumière et à la chaleur, la créature semble posséder des pouvoirs de légilimancie et savoir lire dans le coeur des êtres qu’elle rencontre. C’est ainsi qu’elle vient très souvent en aide à des enfants perdus dans la neige en hiver, les protégeant du froid avec la chaleur dont elle rayonne, et les aidant à retrouver leur chemin dans la nuit.

De même, des récits évoquent l’intervention de Renard du Feu pour protéger des sorciers menacés par des mages noirs. Les textes mentionnent en effet qu’ils n’hésitent pas à s’interposer et à projeter des flammes contre les agresseurs, comme s’ils lançaient un puissant sortilège Incendio.

Sa propension à venir en aide aux innocents et les propriétés magiques de sa fourrure font de lui le héros d’un célèbre conte de Noël, intitulé Aleksi et le Renard de Feu.

Il était une fois, dans les vastes et mystérieuses terres de Laponie, un jeune garçon prénommé Aleksi. Celui-ci n’était pas un enfant ordinaire; il était né avec des dons de sorcier, un secret que seuls les anciens sages de son village connaissaient. La nuit de Noël approchait, une nuit de magie et de mystère en Laponie, où les légendes prenaient vie sous les aurores boréales.

Depuis des siècles, une légende racontait l’histoire du Renard de Feu, un esprit ancien et puissant. Ce renard majestueux, au pelage roux flamboyant, parcourait les forêts enneigées la nuit de Noël. Ses pas enflammaient la neige sous ses pattes, créant des étincelles qui montaient jusqu'au ciel, illuminant la nuit de couleurs flamboyantes. On disait que le Renard de Feu ne se montrait qu'aux âmes pures, celles qui portaient en elles un amour sincère pour la nature et un cœur empreint de courage.

Cette année-là, le village d’Aleksi était plongé dans une inquiétude grandissante. Un froid inhabituel et menaçant s’était installé, plus sombre que toutes les nuits hivernales qu’ils avaient connues. Les animaux se cachaient, les rivières étaient devenues des miroirs de glace, et même les arbres semblaient murmurer des avertissements. Les anciens du village comprirent que cette nuit de Noël serait différente. Aleksi, guidé par ses intuitions magiques, se sentait appelé par une force mystérieuse. Il savait que le Renard de Feu pourrait être la clé pour ramener la lumière et la chaleur au village.

Dans la nuit de Noël, Aleksi quitta sa maison en silence et s’aventura dans la forêt, malgré la neige épaisse et le froid mordant. Ses pas légers s’enfonçaient dans le tapis blanc, et ses pensées se tournaient vers le Renard de Feu. Il murmurait des incantations dans une langue ancienne, appelant l’esprit de la forêt. Après un long moment, alors qu’il commençait à douter, une lueur dansante apparut entre les arbres.

Là, devant lui, se tenait le Renard de Feu. Son pelage brillait d’une lueur ardente, rouge et or, et ses yeux, aussi profonds que les étoiles, observaient le garçon avec curiosité. Le renard s’approcha lentement, laissant des traces de feu dans la neige, et le jeune sorcier sentit son cœur battre plus fort. Il s'inclina respectueusement et parla d'une voix douce :

« Renard de Feu, mon peuple a besoin de toi. Notre terre est plongée dans une obscurité glaciale, et seule ta lumière pourrait nous sauver. »

Le Renard de Feu fixa Aleksi, comme s’il cherchait à sonder son âme. Puis, d’un mouvement gracieux, il frotta son museau contre la main du garçon. Aussitôt, le jeune sorcier sentit une chaleur intense se propager en lui, comme si le feu même du renard passait dans ses veines. L’animal le guida alors vers le sommet d'une colline surplombant le village, où il lui chuchota un ancien secret dans le vent.

En fermant les yeux, le garçon canalisa la puissance de la magie qu’il venait de recevoir et leva les bras vers le ciel. Dans un éclat de lumière, les aurores boréales illuminèrent la nuit, dansant avec des teintes rougeoyantes et dorées, inspirées par le pelage du renard. La chaleur de cette lumière magique se répandit dans toute la vallée, chassant le froid et ramenant la vie.

Au matin, le village tout entier s’émerveilla de cette lumière qui avait illuminé la nuit et réchauffé leurs âmes. Personne, hormis les anciens, ne sut que c'était le jeune sorcier Aleksi, guidé par le légendaire Renard de Feu, qui avait apporté ce miracle de Noël.

Depuis ce jour, chaque Noël, lorsque les aurores boréales dansent dans le ciel, les enfants lapons murmurent en secret un souhait, espérant qu’un jour, eux aussi, verront le Renard de Feu et goûteront à la magie éternelle de la Laponie.

 

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Courrier du coeur

 

Voilà quelques temps que Cookies n'était pas venu parler dans les pages de ce journal, mais cela est maintenant passé, il va enfin pouvoir répondre à l'un.e d'entre vous.

Cookies a reçu un courrier ! Et Cookies est très heureux de venir vous partager sa réponse dans ce journal.
 

Bonjour Cookies !

J'ai un petit problème... Depuis longtemps, je pense souvent à quelqu'un. On est amis et on s'entend bien, mais depuis quelque temps, j'ai l'impression qu'il m'ignore un peu quand on se croise dans un couloir ou aux Trois Balais... Que faire ?


Cookies pense que plusieurs solutions peuvent s'offrir à vous. Mais, avant tout, il espère que vous n'avez pas offert une chaussette, ou tout autre vêtement à cette personne. Cela pourrait expliquer le fait qu'elle vous ignore, car sa liberté retrouvée elle préfère en profiter plutôt que de vous parler pour le moment.

Si vous la croisez souvent aux Trois Balais, vous pouvez aussi demander aux serveurs de lui servir un verre en disant qu'il vient de vous. Un sirop de violette lui donnerait peut-être l'envie de revenir à vos côtés ?

Dans tous les cas, ne vous tapez pas trop la tête contre les murs, Cookies est certain que cette situation peut s'arranger.


Cookies espère avoir pu vous aider, et il espère recevoir d'autres courriers ! Il aime les courriers.

 

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Il en faut peu pour être heureux

"Il en faut peu pour être heureux"... Voilà une phrase bien particulière, tout droit tirée d'une chanson d'un dessin animé des studios Disney, Le Livre de la jungle.
Mais le personnage de Baloo a-t-il raison ? En faut-il vraiment peu pour être heureux ?
Votre Rédactrice s'est posée la question pour vous. Et, avec l'arrivée de cette nouvelle année 2025, elle est arrivée à la conclusion que, oui, grâce à Poudlard12, il en faut peu pour être heureux.

Lorsqu'elle endosse le rôle de son PJ, Luyana Aksnes, votre chroniqueuse aime les petites joies qu'elle ressent en jouant aux nombreux jeux proposés par tous les membres du site. Elle aime retrouver ses animations préférées chaque mois, mais également celles qui n'arrivent qu'une fois, poussées par l'imagination de quelques personnes qui font vivre Poudlard12.
Elle aime aussi les rencontres, les discussions qu'elle a eu avec plusieurs Pédouziens, les amitiés qui ont pu naitre ensuite.
Elle est heureuse de venir chaque jour au sein du petit cocon qu'elle a pu se créer par ici.

Lorsqu'elle endosse son rôle de Nausicaa Lovegood, votre chroniqueuse ressent énormément de bonheur à vous offrir un journal qui vous plait, à faire travailler son imagination pour vous offrir des articles qu'elle prend plaisir à écrire.
Elle est également heureuse de vous voir venir dans sa section, de réfléchir chaque jour à des topics ou animations qui sauront vous plaire.

Et pour tout ça, je suis d'avis de dire qu'il en faut peu pour être heureux.
Profitons des petits moment de joie que nous offre la vie, celle-ci est déjà si compliquée en dehors de nos petits cocons.
N'oublions pas que nous sommes ici pour jouer tous ensemble à un jeu qui nous relie, un jeu qui nous offre quelques instants de répit face aux malheurs.

Un peu de compassion en ce monde, cela ne fait pas de mal, n'est-ce pas ?
C'est pour cela que je remercie chacun d'entre vous pour ces petits moments qui me rendent heureuse, qui font que je reviens toujours par ici, quand bien même certains moments peuvent être plus compliqués à gérer que d'autres. Mais c'est cela aussi la vie, c'est profiter de tout ce que nous pouvons faire pour qu'elle nous soit belle, que nous continuions d'aimer, de nous aimer.

Merci à vous chères lectrices, chers lecteurs.

 

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Merci les Historiens et Historiennes de Poudlard12

Bonjour à vous, pédouziennes et pédouziens, que vous soyez sur le site depuis longtemps ou bien tout juste inscrit.e.s.

En ce début du mois de janvier, je voudrais attirer l'attention sur une section de P12 qui est cachée, en quelque sorte, dans "Les Couloirs". Je veux parler de "L'Histoire de Poudlard12"

Je voudrais remercier les divers historiens et historiennes qui ont permis et qui permettent encore maintenant que les divers événements de toutes sortes, liés à Poudlard12, soient ainsi archivés depuis la création du site le 25 mai 2005. Et oui, bientôt 20 ans !

Leur travail est un travail de fourmi qui demande une attention continue, dans tous les domaines. Qu'il s'agisse des animations, nombreuses, mais également de la mise à jour de la Salle des Trophées, du suivi des membres du personnel, de leur historique, des grands moments comme les poissons d'avril, par exemple. Leur énumération serait bien trop longue ici !

Il ne faut pas oublier, non plus, les jeux et animations du Professeur Binns, Cuthbert Binns, qui ravivent régulièrement notre mémoire et nous rappellent les noms de ceux et celles qui ont fait avancer P12, qui ont créé, innové, dans des tas de domaines.

J'oublie certainement certains aspects du travail de ceux et celles qui sont les mémoires du site, et je m'en excuse auprès d'eux. Mais je les admire infiniment !

Alors, de tout cœur, merci à la section "Histoire de Poudlard12" !

Et, pour terminer, voici une grille de mots mêlés avec les noms des historiennes et historiens de Poudlard12.

Ne vous étonnez pas si j'ai dû ne garder que les prénoms, pour deux pédouziennes, mais ils étaient un peu trop long pour la grille

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Gratitude en quelques mots

 

En ce début d'année, j'ai proposé à ceux qui le souhaitaient d'exprimer leur gratitude et je remercie toutes les personnes ayant participé à cette idée. Vos messages sont tous très touchants et je laisse maintenant tout le monde les découvrir !

De la part de Jemima Romney :

Bonjour les pédouziennes et les pédouziens. Le "Je" que j'utilise englobe mon personnage actuel, Jemima, mais également Joplin et Fiona, car nous ne sommes qu'une seule et même personne.

Afin de n'oublier personne, je remercie toutes celles et tous ceux qui, durant cette année, m'ont fait rire, sourire, m'ont émue (pour l'une ou l'autre raison), ont fait naître des étoiles dans mes yeux, ont proposé des jeux, des défis, des animations de toutes sortes. Celles et ceux aussi qui, incidemment, pour l'une ou l'autre raison, m'ont envoyé de petits MP qui m'ont beaucoup touchée, à chaque fois.

Je tiens à exprimer particulièrement mon immense gratitude aux pédouziens et pédouziennes qui m'ont soutenue, durant une période un peu plus difficile, par des messages pleins d'amitié ainsi que par d'autres témoignages (mais ça, c'est privé ^_^).

À toutes et à tous, je souhaite une très bonne année 2025 et, prenez bien soin de vous.



De la part de Gwendoline Forbes :

Cette année, je suis profondément reconnaissante pour les opportunités incroyables que j'ai eues de voyager, de découvrir de nouveaux horizons et de rencontrer des personnes extraordinaires. J'ai pu découvrir des paysages à couper le souffle en compagnie de personnes passionnantes. Ces expériences m’ont rappelée à quel point il est important de sortir de sa zone de confort pour mieux découvrir le monde.


De la part de Margaret Dubois :

À Nathan Fray - Erwan Fray

J'aimerais souligner la grande gentillesse et la bienveillance sans borne de mon ami. Tu es ma bouée de sauvetage. Tu as toujours su, malgré les nuages gris au-dessus de ma tête, me remonter le moral. Ton humour et ta présence est comme un baume sur mon coeur. Malgré tout, mes bons et moins bons coups, tu es là. Tu me tends la main à chaque fois pour me permettre de me relever. Puis, sans toi, mes petites aventures /bêtises en tant que Margaret ne seraient pas pareil. Puis la DCFM ne serait pas ce qu'elle est sans mon adjoint en or. Un grand merci d'être qui tu es <<<3


À Faith Fawley - Camille Dubois

Ma chère amie. J'ai tant de chose à te dire du côté du IRL, mais je vais rester du côté « Poudlard12 ». Tu as été, il y a cinq ans, le nouveau souffle de mon aventure sur P12. Ton imagination, ta ferveur et ta grande générosité m'ont permis de construire les personnages qui font aujourd'hui partie de moi, en quelque sorte. Sans tes idées, ton écoute et ta présence, je ne saurais dire à quoi ressemblerait mon aventure au château. Ton honnêteté m'a plus d'une fois servi de wake up call. Reste qui tu es et continue de faire briller Poudlard et l'Organisation, surtout (aaa) Love you xx <<<3

À Blondie - Eleanor Van Green

On ne se connaît pas depuis très longtemps et pourtant, c'est tout comme. Tu es à l'écoute, tu fais preuve de bienveillance et surtout, tu es de bons conseils. Tu es devenu, au fil des mois, quelqu'un de très important pour moi et je voulais que tu le saches. N'oublie pas, je suis là pour toi <<<3

À Romie Keffer - Eurydice Spector

Je voulais profiter de cette occasion pour t'offrir toute ma gratitude pour être qui tu es. Tu es une personne si calme et drôle. Ton avis compte beaucoup pour moi, car ta parole est sage. Tu réussis toujours à voir le bon côté des choses et surtout, tu es si compréhensive que chaque fois, j'en suis déboussolée. «reste comme tu es, le château a besoin de personne comme toi <<<3

À Luyanna Aksnes - Nausicaa Lovegood

Plus le temps a passé, dans la dernière année, plus j'ai appris à te connaître. Tu es une personne droite, avec des convictions et tu oses prendre la parole lorsque quelque chose ne va pas. Tu es une personne si merveilleuse et ton écoute fut d'une grande aide cette année. Ta bienveillance et ta droiture a permis, à Serdaigle du moins, d'installé un safe space qui pour moi n'était pas toujours présent. Cœur sur toi ma Lulu <<<3



De la part de Nox De Leon :

Merci à toi Erwan pour ton initiative ! Pas facile de s'adresser à quelqu'un en particulier, il y en a tellement qui ont acquis ma reconnaissance, mon admiration, mon amitié, ma tendresse et mon amour depuis toutes ces années qu'il me serait difficile d'en choisir un/une seule, surtout que certains sont partis, que d'autres viennent d'arriver et que ceux qui sont là, savent.

Alors j'ai le souvenir de la dernière Gazette en tête, et c'est ce choix que je vais faire, j'ai eu envie de parler de cette « Gazette de l'avent » qui a occupé presque tout le mois de décembre et qui a su réunir à peu près tous les sentiments qu'on peut attribuer à des êtres humains et en attendre d'eux.

Les « contes de neige et de magie » m'ont tout du long entraînée à la fois dans les souvenirs du passé, dans les présents offerts par l'aujourd'hui , et par l'espoir attendu pour demain, avec cette magie qui jaillit, se relève au quotidien, et porte notre école vers l'avant.

Tant qu'il y aura des gens pour y croire, tant qu'il y aura des talents pour l'écrire aussi bien, pour le dire, que ce soit avec des mots ou avec des fresques et des images, tant qu'il y aura des Hermione et des Erwan, l'espoir sera présent et un vent de magie continuera de souffler sur l'école.

Un jour quelqu'un a écrit dans ma salle commune « Je ne permettrai jamais qu'on ferme cette école ». Aujourd'hui, elle est à Serpentard, je sais qu'elle le pense toujours, et tant qu'ils seront là, finalement, ces contes de neige et de magie disent la même chose. J'en ai conçu beaucoup d'espoir.

Les carnets de Terry illustrés par Erwan, ont égayé mes journées et peuplé mon imagination, qu'il s'agisse du renne Lentäviä, de la Fougère Flamboyante, de la rencontre avec les Haltijas , de la Salamandre Jääpala ou de l'arbuste à baies givrées, j'en ai pris plein la tête et plein les yeux avec ces contes merveilleux que j'aurais très bien pu raconter à un enfant si j'avais eu besoin d'un prétexte.

Mais ce n'est pas le cas, j'ai savouré chaque ligne et chaque image. J'ai reçu de la poésie, de la douceur, de la tendresse et beaucoup de beauté, d'amour et de pureté, et j'ai revu Avatar 2, et j'ai pleuré.

Il y a même des jours où ça semble trop intense, alors finalement, les petites absences du calendrier n'ont pas été gênantes, elles m'auront permis, puisque j'y retournais voir, de savourer à nouveau ici, cette histoire, ou là, cet article ou cette illustration.

Cette Gazette de l'avent n'a pas manqué de satisfaire mon côté routinier, j'ai été contente de retrouver la belle présentation des nouveaux arrivants de Hope et bien sûr la splendide bibliothèque de Nausicaa que je ne rate jamais.

Le terme « routinier » n'est pas péjoratif sous ma plume, j'ai mes habitudes et j'y tiens, j'ai été contente de les retrouver pour cette Gazette, tout comme les petits bruits de couloir du « sapin de Noël » de Hope qui tourne toujours les récits de façon à nous faire rire en racontant quand même les choses, à la façon de la très belle personne qu'elle est !

Le côté journalistique était là aussi pour combler le quotidien des plus tatillons à la recherche d'informations ! Je sais tout des différents pères Noëls du monde et de la manière de célébrer cette fête dans chacune des quatre maisons.

J'ai découvert les dessins d'Aaliya avec plaisir et puisé dans la hotte d'Hazel avec bonheur pour des idées cadeaux .

Enfin, j'ai été touchée par le réveillon surprise d'Erwan, l'émotion ne m'a pas quittée depuis et j'y reviens pour cette lettre, pleine de toute la reconnaissance que j'éprouve pour vous tous, qui tout au long de l'année donnez toujours plus de générosité pour notre plaisir.

Merci à toutes et tous pour tout ça.

Je n'oublie pas mes tendres particuliers, ceux qui sont toujours présents et qui en toutes circonstances, sont là, les patients qui n'ont pas besoin d'attendre demain et qui n'attendent aucune preuve, aucun nom, parce qu'ils savent déjà.



De la part de Natacha Tchaïviev :

En cette fin d'année 2024, je voulais exprimer ma gratitude envers la douce communauté pédouzienne, et envers chaque personne m'ayant accueilli avec enthousiasme à mon retour, me motivant à rester parmi vous et à redécouvrir un monde que j'avais pour beaucoup oublié. Mais j'aimerais tout particulièrement couvrir d'amour la mage noire de mon cœur aka Camille Dubois, qui m'a redonné goût à l'écriture et au RPG, et dont la belle plume rythme mes journées pédouziennes, m'attachant au site d'une manière dont je ne pourrais me délier <3


Et enfin, pour ma part, je tenais à remercier Poudlard12 et chaque pédouzien qui le font vivre, ceux que je croise et ceux que je ne connais pas, chacun apporte sa magie et c'est celle-ci la plus belle. Vous êtes toutes et tous unique et je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année.

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Les découvertes des mains

Spoiler:

Les découvertes d'une graphiste
Partons à la recherche des mains


La première chose que l'on fait lorsqu'on veut aider quelqu'un. C'est lui tendre la main. C'est une expression où nous nous accordons tous à dire qu'il suffit de tendre la main pour aider son prochain. Bon, nous sorciers, on dirait tendre la baguette mais selon le contexte ça peut être détourné.
Il est donc important de savoir les dessiner lorsqu'on veut le montrer en dessin.
Mais y arrivez vous, vous ?

Comme vous le voyez, je fais souvent des personnages ainsi.

Observez un instant les mains de se personnage : ce sont deux boules de chair avec aucuns détails. Ainsi placé, on sait que c'est des mains, mais c'est aussi une facilité.

Maintenant, essayons de décomposer une main.

Il y a la paume.

Donnant accès au pouce.

Puis vient l'index.

Puis le majeur.

Puis l'annulaire.

Et enfin, auriculaire.

La taille des doigts est aussi très important. Imaginez que je fasse une main avec un pouce ou un auriculaire trop grand.

On est d'accord ? Ce n'est pas beau ?

Il faut, pour cela, s'intéresser aux différents types de mains que l'on connait. En essayant, pourquoi pas, de décomposer chaque os dans chaque main.



Puis, après tout ça, il faut réussir à lui donner une posture, une forme correct.

Car on est pas des IA, on sait tous qu'on a six doigts... ah non, on en a pas six !



Et vous ? Saurez vous reproduire vos mains en dessin ?

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La Petite Bibliothèque du bonheur

 

Très chères lectrices, très chères lecteurs, bienvenue dans cette nouvelle Petite Bibliothèque.

Dans cette édition, j'ai voulu vous présenter une sélection de livres "doudous", des livres que je pourrais lire et relire, qui me font du bien et me remontent le moral tellement je les trouve doux et magnifiques.
J'ai également souhaité interroger quelques membres de la Gazette et deux lectrices régulières de cette chronique. C'est ainsi que vous verrez mes livres, mais également ceux de Hermione Tonks-Black, Hazel de Martel, Aaliya Whitewood, Hope Moore, Jemima Romney et Nox de Leon. Merci à vous !
 

Albums doudous de Nausicaa :
 

 

  • Petit bonheur - Yue Zhang


À partir de 4 ans

Petit Bonheur ne s'est pas réveillé à temps ! Il n'a pas pu recevoir le pouvoir de la Fée de la Lune la veille du nouvel an lunaire... Il va tout de même se rendre sur Terre, espérant pouvoir apporter son aide... Trouvera-t-il le moyen d'aider un petit renardeau ?

Petit Bonheur est un album tout en douceur qui me remonte le moral chaque fois que je le lis. La beauté du dessin, de l'histoire, tout est là pour me faire craquer. Et des renards, j'adore les histoires avec des renards.
 

  • Un océan d'amour - Pieter Gaudesaboos


À partir de 4 ans

Je vous avais déjà parlé de cette magnifique histoire d'amour entre un ours et un pingouin dans une de mes précédente chronique. Ce livre, c'est mon album doudou plus plus, trop de beauté et d'amour en une seule histoire !
 

  • Le très grand câlin - Manon Fargetton et Guillaume Bianco


À partir de 3 ans

Deux enfants se font un câlin, et puis un troisième vient leur demander s'il peut se joindre au câlin, et puis un quatrième, un cinquième, un sixième.... Un très grand câlin se forme, prend de plus en plus d'ampleur... Jusqu'au dénouement absolument adorable.

Encore un album tout doux que j'aime tout particulièrement, grâce à sa beauté, à sa poésie et à son message de douceur. Rien de mieux que les câlins pour se sentir bien.

 

Romans doudous de Hazel :


S'il y a bien deux livres doudous dont Hazel souhaitait me parler, il s'agit bien de ces deux là. Magie et fantasy sont au rendez-vous dans ces deux ouvrages.
Je vous partage ici les résumés que la Rédactrice m'a fait de chacun des deux livres.

 

  • Cœur de sorcière - Genevieve Gornichec


"Cœur de sorcière c’est l’histoire d’Angrboda la mère de Hel Fenrir et Jormungandr dans la mythologie nordique et de sa vie de sorcière ( on connaît peu de chose réellement d’elle mais la revisite du mythe est excellente)"
 

  • Le livre de la nuit - Holly Black
"Le livre de la nuit c’est l’histoire de Charlie, une barmaid qui autrefois était une voleuse d’exception qui travaillait pour des magiciens des ombres. Elle essaye de se ranger loin de cette vie mais son passé refait surface.
Entre meurtre magie mystère et crochetage de serrure."

 

Romans doudous d'Hermione :


De son côté, Hermione a voulu me partager deux romans jeunesse qu'elle aime tout particulièrement. Et je suis bien d'accord avec elle, ces deux livres sont vraiment magnifiques !
Tout comme Hazel, je vous partage quelques mots qu'elle m'a partagé sur ces œuvres.
 

  • L'histoire sans fin - Michael Ende
"Pour L'histoire sans fin, c'est bien écrit, c'est aussi de la fantasy, c'est l'histoire de quelqu'un qui s'évade et se perd dans un livre pour finalement retrouver le chemin de la maison en s'acceptant lui-même et ses erreurs."


 

  • Ellana - L'envol (premier tome d'une trilogie) - Pierre Bottero
"C'est un livre de fantasy en lien avec d'autres livres du même auteur, qui suit une orpheline dans sa formation en tant que Marchombre (un genre d'assassin/guerrier/poète). C'est un livre doudou pour la description incroyable de la relation mentor/élève entre l'héroïne et son maître, et la poésie présente dans tout le livre."

 

 

Webtoon doudou de Aaliya :
 

 

  • My giant nerd boyfriend - Fishball


Pour Aaliya, son histoire doudou est un webtoon d'une autrice malaisienne. Petite tranche de vie autobiographique, et rigolote, je comprends pourquoi cette œuvre peut-être un beau roman doudou !

 

Saga doudou de Hazel et Hope :
 

 

  • Fourth Wing et Iron Flame (saga The Empyrean) - Rebecca Yarros


S'il y a bien une saga qui relie votre Rédactrice et votre Photographe (et votre Rédactrice en Chef, et votre Directrice Adjointe Camille Dubois, et votre Directrice de Maison de Gryffondor Eleanor Van Green, et un peu aussi votre Rédatrice Hermione et.... Je vais m'arrêter là.) c'est bien celle-ci !

Aventure, dragons, politique, amouuur sont au rendez-vous dans cette œuvre qui a déjà conquis le cœur de nombreux Pédouziens. Il me semble en avoir déjà parlé dans une de mes Bibliothèque si je ne me trompe pas.
Et pour vous montrer à quel point Hazel et Hope aime cette saga, j'ai pu récolter quelques unes de leurs réactions...

Quand Hazel en perd ses mots :



Quand Hope en a le coeur brisé tellement c'est beau et triste et tout ça :




Et, comme je vous le disais au début de cet article, je suis également allée voir deux grandes lectrices du journal, qui ont accepté de me répondre et de me partager elles aussi leurs histoires doudous.
Les voici donc !

 

Romans doudous de Jemima :


Jemima m'a tout d'abord partagé deux romans jeunesse, pour un public à partir de 10 environ, qu'elle pourrait relire encore et encore tellement elle les aime !

 

  • Le merveilleux voyage de Nils Holgerson a travers la Suède - Selma Lagerlöf


Pour s'être moqué d'un lutin, Nils va être ensorcelé et devenir tout petit... Un grand voyage sur le dos d'un jars à travers la Suède, jusqu'en Laponie.
 

"Il y a maintenant plusieurs parutions avec de très belles illustrations."

 

  • Les chemins secrets de la liberté - Barbara Smucker.


Un roman sur la liberté, sur la rencontre entre Julilly et Lisa dans une plantation du Mississippi. Deux jeunes esclaves qui vont tout faire pour s'enfuir et vivre en tentant de rejoindre le Canada, où l'esclavage est interdit.
 

"Je lisais à mes élèves, régulièrement, en fin de journée, comme un feuilleton."



Elle m'a également parlé d'un roman contemporain qu'elle a lu et relu, toujours avec le même plaisir, dont elle a aimé la douceur.

 

  • La papeterie Tsubaki - Ito Ogawa


Un roman sur l'écriture et le partage, dans lequel Hatoko, l'héroïne, va reprendre la papeterie que sa grand-mère lui a légué. Chargée d'écrire des lettres pour les autres, elle devra répondre aux règles très complexe de cet art.
 

"Il y a une suite , mais j'ai un peu moins aimé. Cependant, cette suite est la bienvenue par rapport au premier livre."



 

Romans doudous de Nox :


Nox a tout d'abord voulu me partager un livre qui a connu de nombreuses rééditions, des adaptations au cinéma, plusieurs tomes. Au fil des rééditions cet ouvrage a même changé de titre. Le voici donc.


 

  • Anne, la maison aux pignons verts (saga des Anne Shirley) - Lucy Maud Montgomery
"C'est une petite orpheline rouquine et très intelligente qui atterrit accidentellement sur l'île du prince Edouard et qui finalement est adoptée par une sœur et son frère qui ont déjà un certain âge et qui à la base voulaient un garçon pour aider à la ferme. Il lui arrive des tas de catastrophes et d'aventures."



Nox a également fait le choix de me parler d'une collection d'albums documentaire pour la jeunesse qui fonctionne vraiment très bien chez les petits pour aborder dans chaque livre une thématique bien particulière.


 

  • Mes P'tits pourquoi - éditions Milan
"Il y a énormément de choses pour les enfants à partir de 3/4 ans, sur les sentiments et les questions qu'ils peuvent se poser."

 

"Beaucoup de thèmes choisis pour expliquer à l'enfant ce qu'il ressent et ce qui lui fait peur, il y a toute une collection, des images généralement mignonnes, un vocabulaire simple et facile à comprendre pour l'enfant, j'en ai consulté plusieurs à l'école où j'ai travaillé et je les ai trouvé plutôt bien faits."



Elle m'a également parlé d'un thriller archéologique qu'elle a beaucoup aimé, qui lui a fait beaucoup de bien à la lecture.

 

  • Sixtine (Livre I) - Caroline Vermalle


Tout commençait bien pour l'héroïne qui venait de se marier avec l'homme qu'elle aimait. Sauf que... Lors de sa lune de miel elle a été enterrée vivante dans la Grande Pyramide de Khéops. Elle a retrouvé le corps de son mari à côté d'elle, sa mémoire est incomplète et son esprit est hanté par des divinités égyptiennes. Ce qu'elle veut ? Se venger.
 

"Alors je suis une fan d’Égypte, j'ai lu plusieurs fois tout Christian Jacq, je dirais une soixantaine, j'ai arrêté quand le babouin devient policier, ça m'a déçue d'un égyptologue et archéologue et je me suis dit qu'il commençait à manquer d'imagination.

Mais "Sixtine", en 5 volumes paraît-il, n'est pas du tout de même style, c'est plus moderne, dans la mesure où ça ne se passe pas au temps des pharaons, même s'il y a des "flashs", et c'est plus en mode "polar". Il y a beaucoup de personnages, ce qui au début, est un peu perturbant, en tout cas pour moi. Je commence à m'y retrouver au chapitre 5 et ça devient très intéressant. Monde des antiquités et des faussaires, mystères de l’Égypte ancienne assurés !"




Merci à vous d'avoir accepté de me partager vos lectures doudous pour cet article !
J'espère que celui-ci vous aura plu, que vous aurez apprécié découvrir les livres des personnes que je suis allée interroger.

 

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Entretien avec un tavernier heureux

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Pour ce numéro consacré au bonheur et à la gratitude, je me suis dit qu'il pourrait être intéressant d'interviewer le maître d'un lieu où règnent la bienveillance et la bonne humeur, et où des messages de gratitude sont régulièrement dévoilés lors des sonorus. Il s'agit bien évidemment du tavernier des Trois-Balais, le célèbre Sam Dejardin, alias Mimil.

TERRY : Bonsoir Mimil, merci de m'accorder cette interview. Tout d'abord, j'aimerais discuter un peu de ton lien avec les Trois-Balais, où tu es présent quasiment tous les jours ! As-tu eu un coup de foudre la première fois où tu t'es rendu dans cette taverne ? et as-tu toujours rêvé de devenir tavernier ?

MIMIL : Oui, totalement ! Je me suis connecté aux Trois-Balais pour la première fois le lendemain de mon inscription. J'ai tout de suite été très bien accueilli par quelques pédouzien⸱nes de l'époque (Thomas Lewan, Méliandre Van Lackshad et Rain Lewis en tête) qui m'ont rapidement intégré à leurs discussions. J'ai découvert un lieu de rencontres, de rires et de détente très agréable. C'est ce qui m'a donné envie d'y revenir les jours, les semaines, les mois suivants ! Quelques magicochasses plus tard, j'étais devenu accro à la Bièraubeurre et aux discussions de comptoir jusqu'à pas d'heure. (a)
Par la suite, j'ai assez rapidement tenté de rejoindre l'équipe. Dès août 2015 en fait, mais sans succès. Mais pour autant je n'ai jamais envisagé le poste de tavernier : ce qui m'intéressait avant tout c'était d'organiser de chouettes petites soirées. D'ailleurs quand Drayryfore me l'a proposé en 2022 j'étais au départ plutôt réticent. :'))

TERRY : Avant d'aborder ta vie professionnelle aux Trois-Balais, quels sont tes plus beaux souvenirs sur P12 depuis ton inscription ? Pourquoi ?

MIMIL : Je ne vais pas être très original... Mais ce sont les rencontres que j'y ai faites. J'y ai découvert des personnes formidables, principalement aux Trois-Balais, avec qui j'ai pu construire de très belles amitiés (coucou #A !!). Et ça compte beaucoup pour moi !
Mais derrière, je dois également citer beaucoup de joie au Quidditch que ce soit avec les M&M's Rangers ou l'équipe de Serdaigle, particulièrement lors des victoires mais aussi à chaque fois que l'on a joué, en entraînement comme en match. Avec des coéquipier⸱es comme ça, c'est toujours très fun. :'))

TERRY : Maintenant, parle-nous plus précisément des Trois-Balais. Quels y sont tes plus grands bonheurs ? Et peut-être les moments les plus difficiles ?

MIMIL : En tant que client, de simples discussions avec mes copains copines peuvent m'apporter déjà beaucoup de bonheur. Mais pour éviter de me répéter, je peux aussi vous citer ma victoire lors de l'animation L'île de la tentation, à l'été 2020, en binôme avec Rain Lewis, où nous avons battu sur le fil le binôme de Zack McLewis grâce à une remontada lors du blind-test final après un mois de rivalité !! Oui je suis très fier de cette victoire, j'ai fait des blind-tests ma spécialité. (aa)

De l'autre côté du comptoir, je suis déjà très heureux de l'équipe dans laquelle j'évolue ! L'ambiance en interne est vraiment très bonne, on rit beaucoup ensemble, on se soutient aussi dans les moments difficiles. J'en profite d'ailleurs pour les remercier, leur bonne humeur et leur motivation me donne toujours envie de poursuivre mon travail dans l'équipe. ❤️
Et puis il y a aussi quelques projets qui m'ont apporté pas mal de satisfaction. Je pense à The Voice P12 évidemment, aux différents 1er avril et Halloween toujours incontournables, au Poudlard Express (ou Pékin Express version P12)... Et à ma première anim' comme petit elfe, les Jeux Olympiques de Serdaigle, cinq soirées que j'avais adoré organiser !!

Enfin pour les moments difficiles, il y a évidemment toutes les questions de modération, jamais très agréables à gérer. Et puis parfois quelques désaccords ou obstacles peuvent apparaître dans la mise en place de projets qui nous tiennent à coeur, mais c'est à ce moment-là que l'on est content d'avoir une équipe à côté. o/

TERRY : Tu viens de consacrer une bonne partie des derniers mois à l'animation The Voice P12, qui a obtenu le phénix d'or de la meilleure animation, qu'est-ce qui te séduit autant dans cette animation et t'a poussé à la refaire et à être coach ?

MIMIL : La musique !! C'est une de mes passions depuis toujours. Donc offrir, pendant plusieurs mois, la possibilité aux pédouzien⸱nes de nous exprimer leurs talents vocaux, pouvoir échanger avec ces artistes jour et nuit autour de la musique, c'est évidemment une expérience excitante pour moi ! Et puis c'est aussi une animation assez populaire que l'on nous réclamait depuis pas mal de mois. Et on comprend mieux pourquoi quand on entend toutes ces jolies voix. J'en profite d'ailleurs pour faire la pub du topic Quand la musique est bonne ouvert dans le Monde Moldu par Nausicaa dans lequel les musicien⸱nes du château peuvent partager un peu de leur art. o/

TERRY : Y a-t-il un ou deux moments particuliers qui t'ont marqué dans cette dernière édition de The Voice P12 ?

MIMIL : Aïe aïe aïe, je dois vraiment ne choisir qu'un ou deux moments ? :')) Alors je vais citer ma première écoute de Wasteland, par Elisa, lorsqu'elle préparait la finale. Nous galérions depuis quelques semaines à trouver LA chanson parfaite. Lorsqu'elle m'a fait écouter sa première version de cette chanson, j'ai tout de suite eu un énorme coup de coeur. Je suis très heureux d'avoir pu l'accompagner jusqu'en finale, et à la fois fier et impressionné par sa prestation lors de la dernière épreuve ! Merci pour tout Elisa ❤️
Et j'aimerais également citer un autre moment marquant pour moi : l'élimination de Amaryllis/Mariechat aux portes de la demi-finale. Il n'est jamais aisé de mettre fin à l'aventure d'un talent quand on est coach, mais encore moins quand on est ami de longue date avec la personne concernée. Mais pour moi, elle était, sur cette épreuve, un cran en-dessous de ses deux concurrentes. Ca n'a pas été facile facile, j'ai eu un peu de mal à m'en remettre pour être honnête, mais c'est le jeu. :'))

TERRY : Avec le phénix du meilleur module, les pédouziens ont montré leur attachement aux Trois Balais et à ce que tu fais avec ton équipe. Quels vœux aimerais-tu faire en ce début d'année pour les TB et pour les pédouziens ?

MIMIL : De continuer de s'amuser, de profiter des fabuleuses opportunités que nous propose ce site ! Il y a une magie très particulière sur P12, qui pousse des amitiés à se créer et à traverser des frontières spatiales et temporelles, qui nous incite à venir même 10 ans après notre premier passage, qui motive les créations écrites, graphiques, musicales... Faisons perdurer cette magie aussi longtemps que possible !

TERRY : Enfin, est-ce que tu as pris des résolutions particulières en ce début d'année ?

MIMIL : Oups, non. (a) Essayer d'être plus bref quand on me donne la parole ? :'))

Merci beaucoup, Mimil, pour cet entretien et je ne peux qu'inviter tous nos lecteurs à se rendre régulièrement aux Trois-Balais !

 

 

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1 déc. 2024

Éditorial

 

Spoiler:

Très chères lectrices, très chers lecteurs,

En ce doux mois de décembre, annonciateur d'une fête bien particulière, nous souhaitions vous offrir une édition spéciale au sein de la Gazette.
Comme vous le savez, Noël approche, et apporte avec lui son lot de magie, de cadeaux et de paillettes... Mais également ses nombreux Calendrier de l'Avent.

C'est pour cela que nous avons fait le choix de vous offrir un journal au format d'un Calendrier de l'Avent ce mois-ci. Chaque jour, un nouvel article magnifiquement illustré apparaitra, vous entrainant dans des contes, des voyages et beaucoup d'autres surprises, pour votre plus grand plaisir, cela pour vous faire patienter doucement jusqu'au 25 décembre.

Je vous invite dès à présent à cliquer sur la première case de notre calendrier afin de découvrir notre premier article.

Bonne lecture et joyeuses fêtes à vous !

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Un conte de neige et de magie

Il y a de cela un bon millénaire, une plaine seulement se dressait à côté d'un grand lac. Une plaine vierge et vide, mais pas stérile. À sa surface, de petites lumières dansaient et se mouvaient, rebondissant sur l'eau du lac, dans lequel les étoiles se posaient.

Parfois, ce n'étaient pas des étoiles qui flottaient à sa surface ridée, mais de petits morceaux d'une blancheur de cristal et d'une froideur d'éther. Ils s’amarraient au liquide, formant des motifs complexes et gelés. À la surface de l'eau, de petites vaguelettes voletaient entre ces amas de glace, des petites volutes faites d'une chose impalpable et luminescente.

En certaines dates de l'année, ces volutes s'assemblaient en motifs complexes et s’érigeaient en cathédrales sur la plaine d'à-côté, inondant les alentours d'une magie sauvage et pure. Un matin, la plaine ne fut plus solitaire, couverte de neige. Quatre personnes, deux femmes et deux hommes, se dressaient dans ce lieu, aux quatre points cardinaux. Leurs capes flottants au vent, ils regardèrent la cathédrale de magie se construire seule. Les flocons, attirés par les volutes de magie, s'agglutinèrent en suivant les motifs, créant une seconde cathédrale de neige et de givre.

Alors, l'une des personnes couverte d'une ample cape couleur de miel leva les bras, avant d'annoncer aux trois autres :

‒ Par trois fois le givre s'élèvera, par trois fois il les sauvera. La quatrième et dernière fois verra accueillir un monde meilleur.

Gravement, les autres hochèrent la tête, avant de s'avancer d'un pas comme l'avait fait la femme avant eux, et de psalmodier la phrase tous en cœur. Ils ne le savaient peut-être pas encore, mais ils venaient de sceller à la fois leurs destins, mais aussi le destin tout entier de ce qui était encore des territoires celtes.

Les quatre figures majestueuses passèrent ainsi une grande partie de la journée à comprendre le processus magique derrière la somptueuse cathédrale invisible et mouvante. Les entrelacs gelés s'étaient déjà évanouis depuis longtemps, ce qui rendait l'étude encore plus dure. Ce fut, cette fois, une paire vêtue de bleu et de vert qui détermina la réponse à leur question sous-jacente. Ils venaient de trouver le lieu parfait, mais comment faire pour ne pas détourner l’afflux incroyable et indispensable de magie ?

Les deux compères prouvèrent de manière concise que la seule solution était de créer leur école suivant les plans érigés par les flux de magies multicolores et anciennes. Une école de magie faite de magie... Il n'y avait rien de plus vrai, décidèrent-ils.
La construction fut ainsi beaucoup plus rapide qu'escomptée, puisque les quatre bâtisseurs devaient suivre des plans préétablis.

Néanmoins, quelques surprises eurent lieu lors de la construction, comme les brusques sauts et mouvements de certains segments de magie. Le mage vêtu de rouge régla rapidement le problème, en introduisant des escaliers dont le placement n'obéirait qu'aux sauts de la magie.

La dernière pierre du château posée, les quatre s'affalèrent dans l'herbe enneigée. Des sourires étiraient leurs lèvres, tandis que la joie pétillait dans leurs regards. Leur école.

Peu à peu, l'école se fit un nom et les flux de magie creusèrent des veines de pierres dans les poteaux et piliers. Chaque hiver, à la même date, ils se réunissaient tous à l'endroit où tout avait commencé, observant les évolutions de leur projet, mais aussi de la cathédrale de givre, qui maintenant, à défaut de courir le long des atomes de magie, recouvrait l’entièreté de ses facultés cognitives.

Un hiver après l'autre, le tenancier devint un confident pour les quatre sans distinction, aussi fut-il le premier au courant lorsque tout fut sur le point de s'écrouler. C'était un soir de décembre, pendant lequel tout allait s'effondrer. Le rituel, bien plus significatif qu'utile. Ils n'étaient malheureusement plus que trois.

Le rituel exigea sa contrepartie, et ils ne pouvaient que supposer que tous le supporteraient, cette blessure profonde dans les traditions. Comment donc la prophétie pouvait-elle s'allumer, exprimer ses souhaits et seulement les siens ?

" Patience, patience, demain tu le sauras."

 

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Les carnets de Terry - Le Renne Lentäviä ou le Renne volant

Le mois de Décembre est pour nous le mois de l’hiver, de la neige et de la magie de Noël. C’est pourquoi j’ai décidé de vous emmener avec moi dans la région qui symbolise le plus tout cela, la région des aurores boréales et des nuits qui n’en finissent plus, la Laponie !

Et pour ce premier extrait de mon carnet de voyage en Laponie, je vous propose une rencontre avec une créature emblématique du grand nord scandinave, une créature qui a toute sa place dans le mythe Moldu du Père Noël : le Renne volant, ou Renne Lentäviä.

C’est une créature qui pendant des siècles était très présente dans toute la Scandinavie, mais qui a progressivement disparu hors de Laponie où sa population ne compte plus que quelques centaines d’individus. Pendant très longtemps le Renne Lentäviä a été utilisé par les sorciers scandinaves pour sa capacité à tirer de lourdes charges et sa grande résistance en hiver. Mais ces derniers exploitèrent trop l’animal. Ils refusaient de le laisser entrer en hibernation dès le redoux arrivé, ce qui l’affaiblissait irrémédiablement et entrainait progressivement sa mort, ou bien le tuait à la fin de l’hiver pour utiliser sa chair et diverses parties de son corps. En effet ces créatures possèdent différentes facultés très prisées comme le fait de se confondre avec leur environnement, leur pelage ayant des capacités magiques de dissimulation. C'est ainsi que, jusqu’au XVIIIe siècle, sa fourrure servait à la confection de capes d’invisibilité chez les sorciers du Nord de l’Europe. Ces capes restaient imparfaites car elles n’avaient que le pouvoir de cacher leurs propriétaires dans des milieux enneigés, mais étaient cependant très demandées. De nos jours, l’espèce est protégée et seules les quelques familles de sorciers lapons ont encore le droit de le domestiquer, étant respectueuses de la créature et de son rythme biologique.

Le Renne Lentäviä a donc besoin de températures négatives pour pouvoir vivre et ne supporte pas la chaleur. Il est donc véritablement actif et éveillé uniquement pendant les mois d’hiver. Il se nourrit alors de mousses et de lichens gelés ainsi que de baies givrées, une espèce de baies magiques, endémiques à la région. Il passe facilement inaperçu aux yeux des Moldus grâce à son pelage particulier mais peut entraîner une certaine agitation chez les rennes traditionnels ou les chiens de traineau qui perçoivent sa présence. Il passe le plus clair de son temps à se nourrir, à entretenir les terriers dans lesquels il se réfugie pendant toute la saison chaude et à voler dans le ciel nocturne, où le jeune mâle parade pour attirer la femelle avec laquelle il passera sa vie. Dans la nature, les Rennes Lentäviä vivent en petits troupeaux composés généralement d’un mâle et d’une femelle adultes et de trois à quatre jeunes rennes. En effet, ceux-ci n’atteignent l’âge adulte qu’à l’âge de six ans, âge auquel ils quitteront leur troupeau pour en fonder un nouveau après les parades amoureuses.

Le nouveau couple formé au milieu de l’hiver passera le reste de la saison à creuser un nouveau terrier suffisamment spacieux et profond pour les accueillir pendant les mois où les températures deviennent positives. C’est une des période les plus critiques de la vie des Rennes Lentäviä, car si le nouveau terrier n’est pas suffisamment isolé et vaste, la température à l’intérieur ne pourra être maintenue sous zéro et les individus y « hibernant » périront. Il faudra encore un hiver entier au jeune couple pour améliorer et agrandir son terrier afin de pouvoir y accueillir sa progéniture.

Cette créature est un mammifère ovipare, la femelle pondant un à deux œufs tous les deux ans. Ces œufs sont pondus à la fin de l’hiver dans le terrier et éclosent au début de l’hiver suivant. Le petit sera allaité pendant tout un hiver par la femelle renne qui apprendra à se nourrir de mousses et lichens gelés l’hiver suivant. Le petit renne ne devient autonome qu’après les deux premiers hivers de sa vie mais restera encore quatre années dans le terrier familial avant de devenir pleinement adulte. La croissance est ralentie par les longues phases d’« hibernation » durant huit à neuf mois.

Pendant cette période, lorsqu’il fait plus chaud, les Rennes Lentäviä « hibernent » dans leurs terriers creusés assez profondément et qu’ils entretiennent tout au long de leur vie avec les jeunes qui ont acquis leur autonomie mais qui ne sont pas encore adultes. Peu de temps avant l’arrivée du printemps et du dégel, ils accumulent, aux moyens de leurs grands bois, de la neige fraiche au fond de leur terrier, ainsi que des baies givrées, ce qui leur permettra de maintenir la température de leur sorte de nid sous 0°C pendant toute la durée de leur « hibernation ». Les individus passent ces longs mois à dormir enveloppés de leurs ailes déployées, s’éveillant environ une fois par mois pour manger quelques baies givrées. La longévité de ces créatures peut atteindre une quarantaine d’années mais le réchauffement climatique a tendance à diminuer celle-ci, l’animal puisant ses forces des très grands froids.

Le Renne volant est directement associé au conte Moldu du Père Noël et à son traineau volant. Si, bien souvent dans les représentations et récits Moldus, les rennes ne sont pas ailés, cela est lié à une erreur.

En effet, le Père Noël est directement inspiré d'un sorcier lapon de la fin du XIXe siècle, qui portait le costume traditionnel sorcier lapon avec ce grand manteau rouge, le bonnet, la longue barbe, et qui avait décidé d'offrir des cadeaux aux enfants pauvres, aussi bien sorciers que Moldus, ce sorcier contestant la politique de séparation absolue entre Moldus et sorciers. En ayant recours à des sortilèges et avec l'aide de ses « kotitonttu », des cousins lapons de nos elfes de maison, il avait fabriqué tout un tas de petits jouets en bois pour égayer l’hiver de ces enfants. Après avoir ensorcelé son traineau pour qu’il vole, et y avoir attelé ses Rennes Lentäviä, il parcourut la région et distribua le plus de cadeaux possible.

Devant la joie des enfants, il décida de renouveler l’opération tous les ans en décembre. En effet, il avait besoin de toute une année pour préparer les nouveaux jouets à distribuer, et il fallait que les Rennes Lentäviä soient en capacité de tirer le traineau volant, ce qui n’était possible qu’en plein cœur de l’hiver. Et c’est comme cela que la légende du Père Noël naquit !

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Mère Hopinoel à la rescousse

Hope était installée au coin du feu dans le bureau qu'elle partageait avec Izora. Les festivités de fin d'année, sous l'impulsion de son binôme, étaient déjà bien entamées et une dernière tâche incombait aux deux directrices : déterminer si les nouveaux première année recevraient la bénédiction de la Mère Noël ou les coups de bâton de la Mère Fouettard le 25 au matin.

Avec l'appui de l'équipe des Préfètes en Chef, la jeune femme avait méticuleusement enquêté sur tous les élèves qui avaient foulés les pierres du château pour la première fois en Septembre. Pour être sûre de ne pas faire d'erreur et de n'oublier personne, elle avait également préparé une petite fiche récapitulative pour chacun d'entre eux. Elle passait les dernières en revue avant de les transmettre à Izora.




HOPE : Il a tout de même survécu à la Route des Sorcières, ce petit est débrouillard.

IZORA : Oui, mais il est arrivé tout couvert de terre à mon dernier cours car il faisait de l'exploration dans le Parc.

HOPE : Tu devrais être flattée que les nouveaux élèves se consacrent aux découvertes des dinosaures.. comme toi



IZORA : Ah oui, je l'ai déjà croisé aux Trois-Balais, il est complètement fan de Mike et Terry ! Pourtant il ne boit que du jus de citrouille.

HOPE : ENCORE HEUREUX ! À son âge..



HOPE : La semaine dernière je l'ai vu foncer dans les couloirs car il était en retard, manque de bol il a trébuché et a fini dans une armure...

IZORA : IL A CASSÉ UNE ARMURE ?

HOPE : Kenneth va bien, merci de t'en inquiéter !



IZORA : Est-ce qu'on peut l'appeler Lulu ? Parce que moi quand je dois faire l'appel..

HOPE : T'as pas fait LV4 Écossais ?

Elles pouvaient discuter ainsi pendant des heures. Et alors que le Soleil baissait à l'horizon, la pile de la Mère Noël s'agrandissait au péril de celle de la Mère Fouettard. Restait à savoir laquelle des deux allait incarner chaque personnage. Des suppositions ?

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La hotte de Mère Hazel

 

Bonjour à tous,

Comme vous le savez tous, les périodes de fin d'année approchent à grand pas et il est plus que temps pour nous de commencer la préparation des cadeaux que nous voulons offrir à nos proches. Et si comme moi vous redoutez la question "Tu veux quoi pour Noël ?" je suis sûre d'une chose, c'est que vous partagez la même passion que moi !

Donc voici sans plus attendre une liste de dix idées de cadeaux à faire pour un Potterhead !
 

1. La bannière de sa maison


Afin que vous puissiez fièrement représenter votre maison jusque dans votre chambre/maison/appartement/placard sous l'escalier je vous recommande ces bannières de maison. Attention cependant à bien indiquer à la personne qui vous a posé la question votre maison, vous risqueriez d'avoir de mauvaises surprises sinon...
 

2. Porte clé Hogwarts Legacy


Pour toujours avoir un soupçon de magie dans le fond de votre poche, ce magnifique petit porte-clé d'Hogwarts Legacy (qui malheureusement ne sert pas de passe-partout) saura faire des ravages. Une solution petit budget mais grande intention Potterhead à noter !
 

3. Cachet de cire Poudlard ou maison


Bien qu'ils soient globalement passés de mode, les cachets de cire dans vos cercles proches vous serviront à envoyer des lettres enchanteuses et ensorcelantes à votre entourage. Il en existe de cinq sortes, quatre pour les maisons et celui que nous vous présentons dans cet article représentant Poudlard. De quoi éviter de froisser votre sœur/frère/gnome de jardin parce que vous n'appartenez pas à la même maison.
 

4. Peluche Patronus


Parce qu'un peu de douceur sera largement capable de repousser les plus sombres Détraqueurs moldus, je vous recommande ces peluches représentant des Patronus corporels. À utiliser sans modération les jours de déprime hivernale, accompagné d'un mug de chocolat à la guimauve, d'un plaid et d'un feu de cheminée. (accessoires non compris.)
 

5. Présentoir à baguette de maison ou de Poudlard


Parce que votre baguette magique ne devrait jamais être délaissée dans un étui plein d'attrape poussière. C'est un objet précieux, un indispensable pour les sorciers d'Europe et d'Amérique, qui doit être traité avec le plus grand respect. C'est pourquoi je vous propose ces présentoirs individuels, personnalisés en fonction de votre maison ou représentant Poudlard plus généralement.
 

6. Robe de sorcier


Un autre indispensable de la garde robe sorcière, qui s'est assez perdu avec le temps, au profit des tenues nettement plus moldues. Je trouve qu'une belle robe noire aux couleurs de sa maison permet de garder un peu de magie à portée de main. Vous pouvez aussi très bien ajouter les gants, l'écharpe et le bonnet par temps hivernal.
 

7. Armoiries de Poudlard et des maisons


Cette année j'ai décidé de vous refaire la déco ! Et pourquoi pas ajouter une plaque sur un de vos murs afin de faire la gloire de votre maison, ou de votre école dans une plus forte mesure ? Ces armoiries peuvent facilement devenir le clou de votre collection, ou la lancer. Toutes mes excuses pour votre compte en banque.
 

8. Marque page Poudlard ou de maison


Quoi de mieux pour agrémenter une lecture que d'avoir le symbole de votre maison ou de votre école dans votre livre. Ces petits marques pages sauront égayer vos lectures et vos recherches dans les réserves de la Bibliothèque.
 

9. Échiquier des sorciers


Une des sept épreuves qui gardaient la pierre philosophale à portée de main, c'est ce que vous propose cet échiquier, bon ok, d'accord, je reconnais, c'est pas exactement celui de l'épreuve de McGonagall, celui là il bouge pas tout seul, les pièces se tapent pas dessus et surtout elles font pas deux mètres de haut. Mais à part ça c'est exactement le même !
 

10. Vinyle collection complète Harry Potter


Et oui les mélomanes, Tata Hazel aussi pense à vous pour mettre un truc sous le sapin ! Ce coffret de disques comprend les thèmes et bandes sons de nos moments favoris de la saga. Un petit bijoux de musique et de Pottermania, un espèce de must have pour ceux qui ont une platine, et pour ceux qui n'en ont pas, bah achetez en une parce que c'est grave cool !

Et voilà c'est sur cet article que je vais refermer ma hotte, au moins maintenant vous savez quoi répondre quand on vous demandera "Tu veux quoi pour Noël ?" Bisous les asticots !

 

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Souvenirs de vacances

Voir l'article version texte :


Jacques et Diana De Martel
Kylmore Hill
Irlande


Papa, maman, l'hiver s'annonce rude ici la neige est arrivée tôt cette année, gelant les dernières feuilles du Saule Cogneur l'énervant encore plus que d'habitude. La tour d'astronomie gèle souvent et il devient difficile de s'y rendre sans fourrure de leucrotta. Le pire ce sont les cachots de l'école pour les cours de potions, il y fait non seulement froid mais surtout humide. J'ai l'impression d'être enfermée dans l'office pendant les premiers jours de gel.

Fort heureusement pour nous il y a aussi les décorations de Noël qui arrivent ! Nos professeurs de Sortilèges et Enchantements ont entièrement décoré la Grande Salle, au milieu des bougies volantes des petits anges et des flocons éternels flottent tranquillement. Dans les couloirs les tableaux chantent désormais des chants de Noël dès que des élèves passent devant eux. Il n'y a que le Chevalier du Catogan qui continue de nous abreuver de ses énigmes et de ses quêtes étranges. Il y a d'ailleurs eu la quête du chevalier ou il a fait de moi sa dame, vous aviez pas de plan de mariage j'espère ?

Les statues et les armures font des batailles de boule de neige dans les couloirs, j'ai l'impression de voir nos elfes de maison Avise et Peuchère quand il y a de la neige à Kylmore. Mais la transformation la plus surprenante à mon goût c'est la tonne de sapin de Noël qui a littéralement envahi l'école. Dans chaque coin libre il y en a désormais un aux couleurs des différentes maisons. Les décorations de Poufsouffle sont couvertes de diamants et de topazes aussi belles que les bijoux de Mère. J'espère vous voir pour les festivités cette année...

En parlant de ça, vous serez content d'apprendre que je suis très bien notée à l'école et qu'un bal de Noël aura lieu cette année, les parents sont conviés. Vous n'avez plus d'excuses pour ne plus venir cette année.
 

Bien à vous
Hazel De Martel

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Un millier de Père Noël

 

Le 6 décembre est fêté la St Nicolas, une tradition de Noël qui remplaçait le Père Noël. Mais il en existe dans toutes les régions d'Europe (les autres continents n'ayant pas exactement de traditions exploitables et précises sur ce sujet précis), selon le folklore et les coutumes de chaque pays. Les zones géographiques sont floues de nos jours, car ils s'agit de coutumes qui voyagent beaucoup, et qui dépendent, encore de nos jours, de notre attachement au patrimoine régional et à notre historique familial de célébration des fêtes. (Par exemple, selon les cartes, un bon quart de la France devrait fêter la St-Nicolas, ainsi que la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche, alors que l'on observe des pratiques différenciées en fonctions des régions et même des villages. (Donc ne vous battez pas en commentaires pour savoir si les localisations sont exactes. Au contraire, parlez-nous de vos traditions !)
Et sans plus attendre, allons découvrir nos milliers de Père Noël.

St Nicolas - Est et Nord de la France, Allemagne, Belgique, Suisse
La St Nicolas est une fête traditionnellement fêtée à la place de Noël, qui est maintenant fêtée en addition avec le Noël que nous connaissons, après avoir été fêtée en addition avec un Noël plus religieux. Ce personnage est basé sur un saint de la religion catholique, mais il s'agit probablement d'une appropriation ou d'un arrangement entre une coutume païenne et l'église de l'époque.
En effet, il met en scène trois enfants (ou trois innocents, faites votre choix) qui se retrouvent prisonniers d'un certain Pierre Lenoir (VF) ou Peter Schwartz (VO) (les traductions sont éclairées par ici) qui se trouve être un boucher ou une sorte d'ogre à figure humaine qui les enferme dans un tonneau de sel pour les enfants et dans une cage pour les manger, afin de pouvoir en faire son repas ou de la viande séchée, encore une fois, libre à vous d'interpréter tout ça. Le St Nicolas, qui passe par là avec son âne, entend les appels au secours des personnes très mortes (la cohérence scénaristique est sympa, mais on va dire que le monsieur parle aussi avec les morts), se rend chez le boucher et lui demande à manger. Le boucher, cannibal mais pas bête, lui sort de la viande non-humaine, mais le St-Nicolas, pas bête non plus, désigne précisément le bon tonneau et lui demande trois petits salés (les trois gamins enfermés dans le tonneau). Prit de peur, le boucher cannibal s'enfuit, et St Nicolas ressuscite les morts avant de partir sur son âne.
En général, la célébration de la St Nicolas, le 6 décembre, se prépare la veille au soir, en posant une carotte, un verre de lait et des gâteaux dans une assiette devant la porte, accompagnés d'une de nos deux chaussures, brossée et lavée pour l'occasion. Au petit matin, la carotte aura été grignotée par l'âne, les gâteaux et le lait par notre bonhomme vêtu d'une mitre d'or, d'un long manteau et d'une crosse en spirale, et il aura laissé des cadeaux dans votre soulier.

Christkind - Allemagne et Alsace (un, ce n'était pas suffisant)
Les Allemands, non content d'avoir une figure traditionnelle de Noël, en ont en fait deux, voir trois selon la précision des légendes. En effet, selon l'interprétation qu'en ont fait les chrétiens allemands, les cadeaux sont offerts par le petit Jésus directement (qui se charge donc de la distribution des cadeaux le jour de son anniversaire) ou par un ange. Le nom Christkind se traduit par enfant-Christ, soit l'enfant Jésus ou l'enfant de Jésus, on ne peut donc pas avoir de réponse étymologique.
Cette tradition est en fait dérivée de la fête de la St-Lucie, célébrée le 15 décembre, pour supplanter la fête de la St-Nicolas, qui était païenne avant de se faire réapproprier. La légende raconte que Jésus, sous les traits d'une petite fille avec un voile blanc, amène les cadeaux le jour de Noël.
À cause de la guerre latente entre traditions, de nombreux évènements de Noël sont renommés pour réaffirmer le lien avec la religion, comme c'est le cas avec certains marchés de Noël, comme le Christkindelmarkt à Colmar en Alsace (littéralement marché de l'enfant Jésus) ou encore le gâteau originaire de Dresden le Christstollen, ou Stollen du Christ.

Befana - Italie
Son nom viendrait de la déformation du mot épiphanie en Italien, ce qui paraît...étrange puisque cette fête est une fête pré-religieuse. Il s'agit d'une sorcière avec un balai volant, qui déposerait des bonbons aux enfants sages dans la nuit du 6 janvier, et du charbon aux autres, dans des chaussettes accrochées à la cheminée.
Une autre hypothèse historique la relie aux anciennes fêtes romaines, tandis qu'une hypothèse religieuse indiquerait que la Befana était en fait une vieille dame qui refusa d'accompagner les rois mages aller assister à la naissance de Jésus, mais qui, prise de remord, décida ensuite de remplir un panier de gateaux et de gourmandises et de les chercher, puis de donner ces choses aux enfants qu'elle croisait.
Il ne faut pas confondre la sorcière Befana Romana, de son nom complet, avec une sorcière type halloween, car elle est une incarnation positive vêtue de vêtements traditionnels.
On l'accueille le 6 janvier, avec une soupe de haricot et une mandarine.

Ded Moroz - pays slaves
Aussi appelé Père Janvier ou Grand-père/Homme des neiges, il s'agit d'un vieil homme qui voyage accompagné de sa petite fille Snégourotchka, aussi appelée la petite fille de neige ou la fée des neiges. Il est à l'origine une sorte de sorcier maléfique de l'hiver, qui est plutôt connu pour enlever des enfants, les manger, saccager des choses, congeler des gens et faire payer des rançons en nourriture pour ses crimes.
Il est vêtu d'une cape magique, d'un long manteau traînant, de bottes et d'une canne magique, tout cela dans les tons bleus, argents et blancs. Il est ainsi plus l'avatar du Père Fouettard que du Père Noël, mais avec l'influence de la religion orthodoxe, sa figure et sa réputation s'adoucissent.

Sinterklaas - Pays-Bas
Origine du nom de Santa Claus (notre Père Noël actuel), il est en fait une traduction de saint nicolas ! Sinter=Saint et Klass=Klaus=Nikolaus=Nicolas (en français)

Trolls et lutins
Il existe aussi de nombreux mythes et légendes slaves et scandinaves et d'autres pays qui mettent en scène un ou plusieurs gnomes / trolls / lutins, qui se succèdent pour faire des farces tous les jours ou toutes les semaines de l'avent, que l'on doit supporter sans s'énerver pour se voir délivrer un cadeau. Il s'agit de figures farceuses et de la discorde bénéfique, qui aiment faire des farces (en gros des réincarnations de certains rouquins) généralement sans vouloir du mal, et dont il faut se prémunir un minimum mais sans les offenser. On peut aussi leur laisser des objets ou nourritures à la fenêtre, afin de les apaiser et de détourner les mauvais sorts.
Exemple: lutins de Noël, cohorte des sept trolls de Noël, certains tontes ou tomtes...


Et vous ? Une célébration à partager ?

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La Petite Bibliothèque de Noël

Très chères lectrices, très chers lecteurs,

Je vous retrouve de nouveau ce mois-ci avec ma Petite Bibliothèque, qui vient se parer de couleurs festives en cette belle période de l'Avent !

Avant de commencer ma petite sélection, je voulais tout d'abord vous remercier. Je vois à quel point cette chronique vous plait grâce au Phénix qu'elle a obtenu ! Cela me touche beaucoup, je vous suis extrêmement reconnaissante de cela, merci !

Mais, trêve de bavardage, voici une sélection de beaux livres que je voulais vous présenter. Cela pourra peut-être vous donner des idées de cadeaux à ajouter sur votre liste au Père Noël !

 

  • Monsieur le Lapin Blanc - Benjamin Lacombe

À partir de 6 ans

Venez suivre l'histoire du Lapin Blanc d'Alice au pays des Merveilles dans un album aux superbes illustrations. Vous découvrirez son enfance et pourquoi il arrive toujours en retard.

Je suis une très grande fan de l'univers d'Alice au pays des Merveilles de Lewis Carroll, je ne pouvais donc pas passer à côté de cette nouvelle adaptation de Benjamin Lacombe, qui a déjà fait les illustrations de deux très belles versions d'Alice au pays des Merveilles et Alice de l'autre côté du miroir.
Ses dessins, avec leur inquiétante et magnifique étrangeté sauront probablement vous plaire.
 

  • Les Maisons Imaginaires - Anne Montel

À partir de 4 ans

Après deux très beaux albums dans la même collection, Les Restaurants Imaginaires et L'Abécédaire des métiers imaginaires, Little Urban nous présente maintenant une ribambelle de maisons farfelues dans ce magnifique album à flaps

Les illustrations et le texte de cet album, tout en douceur, nous offrent une sublime vision de ces maisons pomme de pins, théière ou même réveil. Je vous recommande chaudement cette sublime petite collection d'albums drôles et si doux.
 

  • La quête d'Ewilan & Les Mondes d'Ewilan en intégrales collector - Pierre Bottero

À partir de 10 ans

Venez découvrir les aventures de Camille regroupées dans ces deux magnifiques intégrales comprenant chacune les trois tomes des deux trilogies de La Quête et des Mondes d'Ewilan.

J'aime énormément les œuvres de Pierre Bottero, alors je peux vous dire que j'ai tout de suite sauté sur l'occasion de les redécouvrir à nouveau grâce à ces deux volumes qui font de magnifiques cadeaux grâce à leurs très beau jaspages, à leurs couvertures magnifiques.



Bonus : Le dernier coup de coeur de votre Rédactrice
 

  • Songlight - Moira Buffini

À partir de 14 ans - adultes

Premier tome d'une trilogie, ce roman dystopique vous transporte dans un monde où les femes ont perdu leurs droits, où la magie du Chant est un crime, où la différence est emprisonnée. Roman choral aux multiples personnalités, vous aurez du mal à le refermer.

J'ai tout d'abord été attirée par la couverture de cet ouvrage, que je trouvais sublime. Le résumé me paraissait un peu classique, mais je me suis tout de même lancée dans la lecture... Et je n'ai pas été déçue ! J'ai été happée par l'univers, l'action au fil des pages, je n'arrivais plus à lâcher ma lecture. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu un tel coup de cœur, et qu'est-ce que ça fait du bien.
Bon, le risque après cette lecture, avoir une panne de lecture comme moi parce que vous n'arriverez plus à trouver un autre livre aussi bien.


Et voilà pour cette petite bibliothèque de jolis livres pour Noël ! J'espère qu'elle vous aura plu.

Bonne fêtes de fin d'année à vous !

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Un conte de neige et de magie

Car il était seul à présent. Les trois restants étaient partis, un par un, sans se retourner. Peu à peu, le nombre de pratiquants du rituel avait diminué, jusqu'à ce qu'il s'éteigne. Chaque hiver, seul, il regardait la cathédrale de givre se reformer, couvrant les murs de pierre et coulant dans les artères où la magie s'écoulait elle aussi, refroidissant un peu l'atmosphère à l'intérieur, sans que quiconque le remarque. C'était l'hiver, après tout.

Il entra dans une sorte de sommeil agité, las d'attendre que quelqu'un se souvienne de lui, de sa conscience et de son existence. Il n'était pas juste une construction. Mais il avait un devoir. Se dresser et protéger. Alors, sa conscience allait et venait dans le temps, s'ancrant lorsque les flux luminescents s'intensifiaient. Il laissait ses pensées venir, observant les personnes qui apprenaient à grandir et à vivre au sein des murs. Des flashs de vie le parcourait, des bribes papillonnaient alors que les années s'écoulaient. Des générations passèrent, et il put enfin se reposer sur les directeurs et les mages qui résidaient dans ses murs.

Ils ne connaissaient toujours pas le secret du rituel, ni de sa création, mais leur volonté était forte et leurs intentions globalement positives. Il pouvait enfin se replier un peu plus, et cesser de protéger activement le terrain et les pierres. Il se retira, doucement, petit à petit, creusant peu à peu un trou que personne ne remarqua vraiment, un creux que seuls certains habitants fantomatiques percevaient, et encore. La première étape était achevée.

Il laissa les pierres et les tours entre de bonnes mains, qui les habitèrent de plus en plus avec des dizaines de petits sorciers et de petites sorcières de toutes les origines, tantôt brillants par leur courage et leur intrépidité parfois irréfléchie ; tantôt par leur gentillesse, leur bonté et leur loyauté infaillible. Parfois, c'étaient des rêveurs, des penseurs ou des chercheurs, ou encore de rusés personnages, qui se donnaient corps et âmes dans les tâches et faisaient preuve de beaucoup d'ingéniosité. Toujours est-il qu'ils faisaient vivre celui qui n'était plus ou celui qui n'était pas vraiment, par leur simple présence, leur vie et leur magie, alors qu'au fond un rituel attendait ses quatre participants lorsque quatre tables de couleurs similaires à d'anciennes capes se dressaient dans une grande salle.

Un jour, il perçut une âme sauvage arriver dans le château, encore jeune, suivie de trois autres âmes plus vivaces, qui éclipsaient presque celles de certains autres jeunes gens. Un brusque courant de brume magique plus tard, et le château se rendormait.

Il fallu attendre encore trois ans pour que les jeunes trouvent le secret du château, c'est à dire sa conscience, et encore quelques mois de plus avant qu'ils comprennent pourquoi donc ils avaient réussi il y a de cela quelques mois à faire une carte de l'incartable. Ils avaient été reconnus.

Ils ne savaient au final pas trop quoi en faire, de cette reconnaissance qui leur venait de nul part. L'âme sauvage avait vérifiée, il n'y avait pas de raison valable au vue de leur ascendance. Le seul point commun avec les autres personnes qui n'avaient jamais été reconnues, les Fondateurs, était le nombre, puisqu'ils n'appartenaient même pas à des maisons différentes. Alors ils stockèrent cette information dans un coin de leur tête, avant de continuer leurs journées faites de farces, de magie et de disparitions à la pleine lune.

Lorsqu'ils parvinrent à leur dernière année, le château envoya un bref flux de magie, comme un dernier signe de la main d'un ami lointain. Ce fut tout. Ils ne pensaient pas revenir entre ces murs. Pourtant, alors que ces âmes d'à peine vingt ans combattaient dans une guerre âpre, elles revenaient régulièrement au château, pas toujours toutes ensembles, leurs visites s'étalant au compte-goutte, au gré des missions.

Un soir orageux, alors que le directeur actuel s'était absenté pour aller parler à une demi-visionnaire, les centaures purent voir des étoiles s'aligner dans le ciel. Le destin chamboulé venait de connaître une prophétie, intimement liée aux lieux où elle s'était faite, qui résonnait intrinsèquement dans les ondes de magies des alentours.

Le château sentit ces vagues de mauvaise augure le parcourir, avant de les transmettre, comme un avertissement, aux quatre rassemblés, qui frémirent de concert.

‒ On vient de marcher sur ma tombe. Les quatre voix s'étaient unies, légèrement tendues.

La panique et la peur grimpa lentement dans les veines des héritiers de ses maîtres. Avec gratitude, la bâtisse sentit le givre commencer à courir dans ses veines de pierre, faisant écho à la peur qui rampait chez les quatre. Dévoilant un passage dans un de ses murs, le château invita directement la bande à le suivre, les menant jusqu'aux soubassements de l'école, le lieu originel de la célébration. Comprenant d'instinct leur rôle, les quatre se placèrent, capes flottantes dans un vent immatériel, et entonnèrent le rituel vieux comme leur société et peut-être plus encore.

Enfin sortit de son sommeil de marbre, le château pouvait de nouveau pleinement remplir son rôle. Le givre couvrit toutes les voûtes de la salle souterraine, piégeant en son sein des volutes de magies rendues réelles. Ce que les quatre combattants ne savaient pas encore, c'est que cette célébration venait de lier leur destin pour l'éternité, quel qu'en soit l'issue.

Mais toi, lecteur, attend ! Patience, patience, demain tu le sauras.

 

 

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Les carnets de Terry - La Fougère Flamboyante

Après la découverte du Renne Lentäviä, j'ai décidé de poursuivre mon exploration des merveilles de la Laponie en me rendant dans les régions les plus reculées, celles où même les arbres ne poussent plus à cause du froid et de la nuit qui dure plusieurs semaines au cœur de l'hiver.

Le début de ce périple m'a permis de découvrir les fougères flamboyantes, des fougères portant des fruits en feu, et qui restent vertes et maintiennent une atmosphère aux températures relativement douces autour d'elles grâce aux flammes de leurs fruits.

Cette fougère a été mentionnée à plusieurs reprises dans des récits d'explorateurs du Grand Nord, au long des siècles. Pendant très longtemps, les sorciers lapons partant vers le nord de la Laponie, à la recherche de certains ingrédients, faisaient escales, sur leur longue route, près de ces plantes qui apportent un peu de douceur dans un paysage dans lequel les températures descendent fréquemment sous les -20°C. En effet, autour de ces fougères, dans un rayon d'un mètre environ, l'atmosphère est réchauffée par les fruits flamboyants de la plante et les températures restent toujours positives même dans les pires conditions climatiques.

Il existe plusieurs sous-espèces de fougères flamboyantes mais chacune d'entre elles ne dispose plus que de quelques dizaines de spécimens à l'état sauvage. Les botanistes sorciers sont encore aujourd'hui incapables de savoir si la fougère flamboyante est une espèce endémique de la région, ou si elle fut créée par un sorcier, il y a plus de 1500 ans, date des premiers témoignages de son existence. De nombreux parchemins anciens décrivent cette plante et ses propriétés magiques. Non seulement celle-ci servait un peu de refuge à ceux qui étaient pris dans la neige, par la chaleur qu'elle dégage, mais ses fruits, une fois cueillis et ayant reçu un traitement particulier, servaient d'ingrédient principal à une potion fortifiante typique des sorciers lapons.

Cette plante vit uniquement pendant la saison froide et se consume presque entièrement lorsque le climat se réchauffe et que la température redevient positive. La fougère prend, à ce moment-là, l'aspect de braises, de charbon, dont le cœur reste rougeoyant. En profondeur, son réseau de racines reste vivace et profondément ancré dans le sol d'où elle tire son énergie. Cette braise fut longtemps exploitée comme combustible, puisqu'elle permet d'entretenir un feu presque permanent lorsqu'elle est mise en contact avec du bois sec, ce qui entraîna la quasi disparition de la fougère flamboyante. En effet, une fois le morceau de charbon rougeoyant ramassé, les racines se dessèchent et meurent, la plante étant incapable de se régénérer. La Confédération Internationale des Sorciers dut ainsi prendre des mesures de protection de cette espèce en 1709, interdisant le ramassage des braises de fougère flamboyante, pendant la saison chaude, ainsi que la cueillette de plus de la moitié des fruits flamboyants de chaque individu, lors de la saison froide, un prélèvement excessif pouvant entraîner la mort de la plante.

Dès que les premières gelées se font plus fortes, une première tige portant une sorte de fruit en flammes jaillit de ce charbon, puis des feuilles poussent autour et de nouvelles tiges avec de nouveaux fruits flamboyants se développent. Une même fougère peut porter jusqu'à une dizaine de fruits en feu, fruits qui ne brûlent sans se consumer pendant toute la saison froide. Si la plante tire suffisamment d'énergie du sous-sol, quand celui-ci est particulièrement riche en gaz et hydrocarbures, et si la température ne repasse pas au-dessus de zéro pendant plus d'une année, alors certains des fruits peuvent brûler plus fortement et se disperser en flammèches au gré du vent jusqu'à atteindre une nouvelle terre propice à son développement. Ce phénomène est rare, non seulement parce qu'il nécessite des conditions climatiques particulières mais aussi parce qu'il faut que la flammèche tombe sur un sol sur lequel le tapis neigeux n'est pas trop épais, sinon la flammèche finit par s'éteindre, et sur un sol dans lequel se trouve des matières particulièrement combustibles à quelques centimètres sous la surface.

Une fois la fougère épanouie, elle se développe et plus il fait froid, plus elle fait de nouveaux fruits. Ces fruits qui sont entourés de flammes pendant tout l'hiver, sans s'altérer, se consument dans les minutes qui suivent leur cueillette. Pendant des siècles, les sorciers, munis de gants en peau de dragon, prélevaient les fruits et les plongeaient immédiatement dans un gros tas de neige pour arrêter ce processus, mais les fruits étaient tout de même un peu abîmés, l'extérieur étant noirci par les flammes et l'intérieur se gorgeant de l'eau provenant de la neige fondue. Cela amoindrissait les propriétés de ces fruits et les effets de la potion fortifiante préparée avec, ce qui explique que ce procédé fut abandonné au profit d'un sortilège d'immobilisation créant un bloc de glace autour du fruit, et figeant totalement le processus de feu. Ainsi les fruits pouvaient être transportés facilement, et le bloc était brisé au moment précis d'introduire ceux-ci dans la potion, accentuant ainsi ses effets régénérants.

Outre cette potion, la fougère flamboyante est également utilisée dans le domaine de la distillation et de la mixologie, ce qui intéresse particulièrement le serveur que je suis. En effet, les sorciers lapons écrasaient les fruits après les avoir éteints dans la neige, en tiraient un jus, dans lequel ils plongeaient quelques feuilles de la plante, et faisaient chauffer le mélange dans un alambic pendant des jours pour en tirer un alcool aux parfums végétaux, et provoquant une sensation de chaleur et de bien-être particulièrement après une longue marche dans le froid glacial de l'hiver. Cet alcool est encore de nos jours produit de manière artisanale par une famille de sorciers lapons, qui en vendent les bouteilles à prix d'or.

Cet alcool de fougère flamboyante est, de nos jours, utilisé dans le célèbre cocktail le "Lappish Fire" dans lequel il est associé à du jus de baies givrées, un autre végétal typique de la Laponie, ainsi qu'à du jus de pomme, le tout servi avec un fruit flamboyant fraichement sorti de son bloc de glace. La rareté des ingrédients explique le prix de ce cocktail qui n'est servi que dans les plus grandes tavernes du monde des sorciers.

Si la fougère flamboyante est une espèce très rare, quelques spécimens sont cependant cultivés depuis quelques années par des botanistes sorciers. Même si ceux-ci essaient de reproduire les conditions de vie optimales de la plante, celle-ci n'a pas exactement les mêmes propriétés que la fougère sauvage. Les pouvoirs fortifiants de ces fruits sont bien moindre, et ne sont guère supérieurs à ceux d'une boisson multivitaminée. De même, l'alcool tiré de ces spécimens est biens moins parfumé que celui produit en Laponie, mais est tout de même apprécié de certains consommateurs.

 

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Les carnets de Terry - Rencontre avec les Haltijas

La Laponie est une région transnationale couvrant le nord de la péninsule scandinave et regroupant des territoires norvégiens, suédois, finlandais et russes. Si les températures peuvent dépasser les 25°C dans certaines zones l'été, elles descendent souvent aux alentours de -40°C dans l'intérieur des terres en hiver. Elle est peuplée de Samis, sa population humaine autochtone.

Aujourd'hui, je vous invite à découvrir d'autres êtres, propres à la Laponie, les Haltijas, qui sont comme des esprits de la nature ou des gardiens, ressemblant à des hommes et des femmes aux corps élancés et avec de longues oreilles pointues.

Il existe différents types d'haltijas, chacun lié à un aspect particulier de la nature ou à un environnement. Je vais vous faire découvrir trois catégories d'haltijas : les Metsänhaltijas, les Vedenhaltijas et les Kotihaltijas. Si ce sont des êtres bienveillants et pacifiques, ils sont fiers et défendent leur habitat grâce à leur magie.

Tous les haltijas naissent de la nature et avec déjà les traits de jeunes adultes. Ils semblent dotés d'une forme de jeunesse éternelle puisqu'ils ne vieillissent pas. Certains d'entre eux ont déjà plusieurs centaines d'années mais gardent l'apparence de jeunes gens. S'ils vivent souvent en couple, ils ne peuvent avoir d'enfants et en cela diffèrent des autres êtres de la classification internationale des créatures magiques.

Les Metsänhaltijas sont des esprits de la forêt, protecteurs des bois et des animaux sauvages. Ils naissent d'un fruit qui pousse au milieu d'un nouveau bosquet et puisent leur magie des arbres et des plantes qui poussent autour d'eux. Ils sont donc incapables de quitter le lieu qui les a vus naître, et meurent si le bosquet disparait. Ils se nourrissent des fruits de leurs cueillettes (baies, champignons, herbes) et s'abritent, le plus souvent, en cas d'intempéries, au creux d'un vieil arbre. Selon les individus, ils portent des vêtements qu'ils tissent ou qu'ils fabriquent avec de la mousse, des feuilles et des tiges.

Ils viennent en aide aux animaux blessés par les moldus et les sorciers, et maitrisent parfaitement l'art des baumes, des onguents et des décoctions. Il arrive qu'ils enseignent leurs savoirs à des personnes qu'ils jugent dignes de les apprendre, mais cela est très rare, puisqu'ils se méfient en général des humains qu'ils trouvent bien trop sûrs d'eux-mêmes et destructeurs. Ils vivent en communion avec la nature qui les entoure et se dissimulent facilement aux yeux de ceux qu'ils ne désirent rencontrer. Les Metsänhaltijas comme tous les Haltijas aiment passer du temps à regarder le ciel, le mouvement des astres, mais à la différence des centaures, ils ne cherchent pas à connaître les événements à venir dans les étoiles. Pour cela, ils dialoguent avec les plantes de la forêt.

Les Vendenhaltijas sont des esprits de l'eau, habitant les rivières, les lacs et les mers. Ils naissent d'une source d'eau qui apparaît, grossit et disparait en laissant derrière elle un haltija. Ils puisent leur force dans les eaux près desquelles ils sont nés et comme les Metsänhaltijas sont attachés aux lieux qui les ont vu naître. Ils sont plus impétueux que leurs homologues des forêts et fuient en général les êtres humains. Ils passent de longues heures dans les profondeurs, où ils se nourrissent de poissons et d'algues. Leur magie est liée à l'eau et ils sont capables de déchainer les tempêtes de pluie ou de neige. Il n'est pas rare de les voir marcher au bord de l'eau durant la nuit, seuls ou à plusieurs, ou de les apercevoir discuter entre eux sous la pluie, calmement assis sur un rocher.

Les Kotihaltijas vivent directement au contact des humains, même s'ils restent la plupart du temps très discrets et si ces derniers ignorent leur existence. Ce sont les esprits du foyer, veillant sur la maison et le bien-être de la famille. Ils naissent des braises du foyer, et sont des experts en sortilège d'extension. Ils vivent ainsi dans une pièce construite à l'intérieur de la cheminée grâce à ce sortilège. Tout en respectant la liberté des habitants du foyer, ils n'hésitent pas à apaiser les conflits, à donner un coup de pouce à leurs protégés afin qu'ils aient plus d'opportunités de réussites et qu'ils courent moins de risques dans un environnement assez hostile pour l'être humain. Ils pratiquent régulièrement la légilimancie pour entrer dans l'esprit de ces derniers, non pour leur dicter leur conduite mais pour leur apporter un peu d'espoir et de confiance en eux, notamment au travers de leurs rêves. Ces haltijas ont bien souvent une vie bien plus courte que les autres car ils sont sensibles aux épreuves et aux malheurs qui s'abattent sur le foyer et si ce dernier perd son espérance, ils cessent d'exister.

La musique est un art essentiel pour tous les Haltijas et il n'est pas rare d'entendre certains Metsänhaltijas jouer d'une sorte de petite guitare lors des longues nuits d'hiver. Ces airs de musique sont parfois accompagnés de chants évoquant le vent dans les branches ou les chants des oiseaux. Les Vedenhaltijas préfèrent eux jouer de la lyre ou de la harpe et leurs chants évoquent le murmure de l'eau ou le grondement des torrents. Enfin les Kotihaltijas jouent en général de la flûte sur des airs assez festifs, accompagnés de poèmes et de danses.

Au cours de mon long périple en Laponie, j'ai eu la chance de rencontrer un Metsänhaltija, moins farouche que les autres, et enclin à entrer en contact avec des sorciers pacifiques. Je décidai donc de réaliser un petit entretien avec lui, après avoir dû pendant plusieurs jours lui montrer que mes intentions étaient bonnes et que je n'avais aucune intention de menacer son habitat. Ce jeune Metsänhaltija, âgé d'à peine 70 ans, se prénomme Korpikuu, ce qui signifie littéralement "lune de la forêt profonde".

TERRY : Bonjour Korpikuu et merci d'avoir accepté de répondre à quelques unes de mes questions. Pour commencer, pourrais-tu me dire qui es-tu ? Qu'est-ce qu'un Metsänhaltija ?

KORPIKUU : Gardien des mystères et des secrets anciens,
Je veille sur la mousse et le lichen serein,
Je suis l’ombre douce qui file entre les pins,
L’écho des vents murmurant au creux du chemin.
Je ne suis ni homme, ni dieu, ni autre chimère,
Mais l’âme du bois, une part de cette terre.
Au matin, mon souffle fait danser les feuillages,
Mon chant murmure, le soir, dans les vieux bocages.

TERRY : Comme tu as accepté de dialoguer avec moi, permets-moi de te demander quel est ton rapport aux humains.

KORPIKUU : Je connais vos joies, vos peurs, ainsi que vos quêtes,
Vos mains qui façonnent, vos cœurs toujours en tempête.
Car au fin fond de votre être, un écho demeure :
Un fragment de la forêt, battant dans vos cœurs.
Si vous arrachez mes arbres, éteignez mes chants,
Sans cesse je vous pardonne toujours aimant.
Car je suis patience, je suis une mémoire,
Je vois en vous, malgré tout, l’éclat de l’espoir.
Ô humains, revenez à vos racines profondes,
Au calme des bois, à la sagesse du monde.
Je suis Metsänhaltija, un frère oublié,
Prêt à vous accueillir, si vous nous respectez.

TERRY : Peux-tu m'expliquer les différences entre toi et les Vedenhaltijas ?

KORPIKUU : Je suis la sève qui coule dans les racines,
Le murmure des feuilles, sous la lune câline.
Mon royaume s’élève en un vert sanctuaire,
Un monde d’écorces, de plantes et de lumière.
Les Vedenhaltijas, eux, s'amusent et chantent,
Dans l’éclat des rivières et des lacs qui dansent.
Si leur cœur est mouvant et leur voix cristalline,
Ils emportent des secrets dans l’eau qui chemine.
Moi, je suis la forêt, dense, sauvage et paisible,
L’écho des loups, des rennes, le royaume immobile.
Eux, ils sont le mouvement, la danse infinie,
Ils sont l’étreinte des flots, un hymne à la vie.
Cependant, nous partageons une âme commune,
Un amour des astres, du soleil, de la lune.

TERRY : Et quelles sont les différences avec les Kotihaltihjas ?

KORPIKUU : Les Kotihaltijas, eux, vivent entre vos murs,
Parmi la chaleur douce de vos foyers sûrs.
Gardiennes discrètes de vos vies si fragiles,
Elles veillent sur l’intime, l’espace tranquille.
Là où elles protègent la maison et le cœur,
J’accueille les errants, l’âme en quête d’ailleurs.
Quand elles chuchotent au coin des cheminées,
Je chante dans la brume et les pins des vallées.
Ainsi, je suis la nature, le vaste et l’ailleurs,
Elles sont l’abri, le doux refuge du cœur.

TERRY : Merci beaucoup pour tes réponses. Dans quelques semaines, nous célèbrerons la fête de Noël. Pour conclure, quel vœu aimerais-tu formuler à cette occasion ?

KORPIKUU : Au cœur de l’hiver, dans la clarté des étoiles,
Je formule un vœu, doux et léger comme un voile.
Que vos cœurs s’apaisent dans l’écho des sapins,
Et que la paix refleurisse au creux de vos mains.
Souvenez-vous des bois, de la terre endormie,
De la vie qui murmure, sous la neige infinie.
Puissiez-vous trouver dans la lumière fragile,
Un reflet du silence, une force subtile.
Pour Noël, je vous offre un secret éternel :
La nature est notre mère et un fraternel
Refuge. Honorez-la, respectez son essence,
Alors elle vous rendra un amour immense.

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Le Chœur des Grenouilles chante la fin d'année

 

Et si le temps d'un article nous faisions revivre le Chœur des Grenouille, fondé par la mère de Celestina Moldubec ?

Actrice Moldue qui voulait que sa fille rejoigne une école de théâtre, elle envoya plusieurs lettres à l'école Poudlard pour que des cours de danse, de théâtre et une chorale soit créés au sein de l'établissement. Ce qui donna lieu à la création du Chœur des Grenouilles dans les années 1930.
À l'époque de notre cher sorcier à lunettes, la chorale existe toujours, dirigée d'une main de maitre par Filius Flitwick.

Voici donc, pour votre plus grand plaisir, quelques chants de Noël, mais version Harry Potter !
 

Vive Poudlard

 

Vive Poudlard, vive Poudlard
Vive Poudlard en hiver
Qui s'illumine joyeusement, magiquement
Dans les grands couloirs décorés
Oh ! Vive le château, vive le château
Vive le château en hiver
Bombabouses et amusement
Et bonne année Izora Flame.



 

Mon beau village

 

Mon beau village, près de Poudlard,
Que j’aime ta belle gare !
Quand, par les vacances, boutiques et bars,
Sont dépouillés de leurs clients,
Mon beau village, près de Poudlard,
Tu gardes tes belles rues.

Toi que Hengist de Woodcroft créa pour nous,
Au Moyen Âge !
Joli village, comme elles sont belles,
Et tes rues et tes friandises chez Honeydukes !
Toi que Hengist de Woodcroft créa pour nous,
Tout protecteur et lumineux.

 

Petite Mère Noël

 

Petite Mère Noël
Quand tu créeras ton Calendrier
Avec un jeu par jours
N'oublie pas mes belles récompenses
Mais, avant de poster
Il faudra bien te préparer
Des questions, tu vas en avoir tellement
C'est un peu à cause des Pédouziens
Il me tarde tant que le Calendrier de l'Avent commence
Pour voir ce que tu as créé
Tous les beaux tampons que je vois dans le passeport
Et que je veux collectionner

Petite Mère Noël
Quand tu créeras ton Calendrier
Avec un jeu par jours
N'oublie pas qu'il faudra bien te reposer.




Avez-vous retrouvé les trois chants dont je me suis inspirée pour cet article ?
Joyeuses fêtes à vous et profitez bien des animations du château !

 

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Direction le Sapin !

Le traditionnel Calendrier de l'Avent, organisé par Izora, est enfin de retour. Cette année encore, la jeune directrice s'est pliée en quatre pour émerveiller les élèves. Vous entrez ici dans les coulisses de la préparation de cet évènement.

7 Septembre 2024 : le jour du drame. Alors que la rentrée est à peine entamée, tandis que Hope et Camille transportent les élèves à Caraval, Izora quant à elle, zieute le channel de noël de la direction, tel Gollum reluquant son anneau.

12 Septembre 2024 : les hostilités commencent. Le thème est lancé, la machine est en marche. Le crâne de la directrice fume pour illuminer les journées des élèves avec le traditionnel calendrier de l'avent.

20 Octobre 2024 : Après l'avoir occupé comme nous le pouvions, nous ne sommes plus en capacité de réfréner les pulsions givrées de la Directrice. Sur le papier (donc dans sa tête), le calendrier est quasiment prêt. Le thème ? Les traditions de Noël. Camille, en bonne Poufsouffle refoulée, se lamente sur son envie de roulés à la cannelle.

6 Novembre 2024 : Après une bonne centaine de regards noirs car "NON IZORA, TU N'OUVRIRAS PAS DE TOPIC DE NOËL TANT QU'ON A PAS FINI HALLOWEEN", la sous-section est enfin créée. Izora se met à l’œuvre, engage des esclaves travailleurs pour l'aider dans sa tâche.

26 Novembre 2024 : La magie de Noël s'infiltre dans les cœurs du reste de la Direction. Sauf Camille. Évidemment.

2 Décembre 2024 : Izora me passe une commande un peu spéciale = une fournée de cornichons. Que ne ferais-je pas pour mon double ? Ni une ni deux, les cornichons magiques sont dessinés et cachés dans vos salles communes.

3 Décembre 2024 : La mère Fouettard décide de mettre son grain de sel dans le trafic de cornichons en cours.
 

COMMENT ÇA ILS SONT PAS FUN MES CORNICHONS ? Mais c'est vrai, je l'avoue, comment puis-je rivaliser face au Cornifun de Camille (attention, vous l'observez en exclusivité) ? Surtout quand ce Cornifun se pare de ses plus beaux atours pour Noël ! Malheureusement il semblerait que les forces du mal soient également à l’œuvre dans la société corniesque...

10 Décembre 2024 : Izora râle. Des MP, toujours des MP. Encore des MP. Elle commence à regretter de détenir le monopole de Noël. Mais nous savons pertinemment qu'à partir de Juin 2025, elle commencera à nous parler de ses idées pour Noël. Et c'est comme ça que nous l'aimons ! ♥

 

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Les Noëls des 4 Maisons

Si la préparation de Noël est l'occasion pour tous les pédouziens de se retrouver autour du Calendrier de l'Avent consacré aux traditions de Noël dans le monde, c'est aussi l'occasion pour chacune des quatre maisons de l'école de célébrer cette fête en son sein, chacune avec ses spécificités. C'est pour cela que j'ai décidé d'interviewer Eleanor Van Green, directrice de Gryffondor, Gajiu, directeur de Serdaigle, Sibylle Divina, directrice de Poufsouffle, et Patsy Lind, directrice de Serpentard, pour en savoir plus sur le sens de Noël pour chaque maison. Je les ai donc conviés à me retrouver un après-midi aux Trois-Balais autour d'une tasse de thé.

TERRY : Bonjour à vous toutes et tous, merci d'avoir accepté mon invitation. Pour commencer, pouvez-vous me dire en quoi la fête de Noël est importante dans votre maison ?

GAJIU : À Serdaigle comme dans n'importe quelle autre maison, Noël est l'occasion de resserrer les liens entre les élèves. C'est le moment de se donner des petites attentions et de célébrer l'amitié.

SIBYLLE : Les Pouffys aiment se rassembler, partager. Noël est un moment de convivialité et de rire. On oublie ses soucis, les petits tracas du quotidien. Les Préfètes préparent de délicieux cookies qui sont joliment disposés sur une grande table dans la salle commune et on s'offre des cadeaux que l'on a confectionnés.
D'ailleurs, * sort de son sac un drôle d'objet * j'ai toujours avec moi un Lutin réalisé avec une pomme de pin, qui m'a été donné par ma meilleure amie lors de ma scolarité au château. À mes yeux, c'est l'un de mes biens les plus précieux.
Vous voyez, c'est ça Noël, pour les Poufsouffle. Des petits gestes remplis de sincérité. La magie de cette fête ne se trouve pas dans la valeur du cadeau, mais dans l'intention de celui qui offre.

PATSY : La fête de Noël est importante à Serpentard comme dans tout le château je pense, car elle rassemble les membres, elle permet aussi à l’équipe de Maison de pouvoir proposer des projets sympathiques ! Mon rêve serait de décorer toute la Salle Commune mais ça demanderait bien du temps haha ! En tout cas elle arrive vers le début de coupe donc j’ai bon espoir qu’elle amène des serpents pendant cette période.

ELEANOR : Noël et Gryffondor vont forcément de paire, dès lors que les couleurs rouge & or sont communes à l'une et à l'autre. Tant visuellement que dans notre coeur, ces couleurs sont importantes et quoi de mieux que le moment de Noël pour le rappeler ?
Mais au-delà de ça, je pense que Noël est une fête importante dans notre maison car c'est le moment où l'on peut tous se retrouver, partager quelque chose avec les autres Gryffondor et surtout, se sentir à la maison. J'ai toujours entendu les Gryffondor dire qu'ils se sentaient bien, comme à la maison quand ils revenaient sur le site après une absence ou au moment des fêtes. Alors si Noël permet de renforcer cela, c'est le plus important.

TERRY : Pour toutes les maisons, Noël semble donc être une fête qui rassemble ! Quel aspect de Noël correspond le plus à l'esprit de votre maison ?

SIBYLLE : Le partage. C'est un aspect très important pour les jaunes et noirs.

PATSY : De mon côté, je dirais l’aspect familial. Je pense que les serpents ont toujours porté cette valeur et d’autant plus aujourd’hui qu’on est peu nombreux.

ELEANOR : C'est un peu compliqué de vraiment le définir, mais pour Gryffondor, c'est probablement l'amitié et, par conséquent, l'esprit de famille et le partage.

GAJIU : Je pense à deux choses. D'abord, Noël, c'est l'occasion de remplir à nouveau sa bibliothèque. Et je pense pouvoir affirmer que les Serdaigle et la lecture, c'est une grande histoire d'amour.
Après, je trouve qu'il y a dans le fait de s'offrir des cadeaux la recherche de l'originalité. Chaque serdaigle a envie d'offrir un cadeau qui a ce petit "je-ne-sais-quoi" en plus.

TERRY : C'est intéressant de voir les différences d'approches pour chacune des maisons. Chers directrices et directeur de maison, allez-vous proposer une ou des animations particulières pour Noël ? Si oui, sans nous révéler tout ce qui va se passer, pouvez-vous nous dire ce que vous avez voulu mettre en avant dans cette animation ?

PATSY : Oui on a mis en place un calendrier de l’avent à Serpentard ! A bien plus petite échelle que le commun au château évidemment mais il reste très sympa (venez y participer si vous lisez cet article hehe).

GAJIU : Oui, plusieurs animations auront un lien avec Noël dans la salle commune de Serdaigle. De quoi mettre en avant le plaisir d'offrir et d'œuvrer en commun pour le bien de notre maison.

ELEANOR : Bien sûr ! Mais elles commenceront un peu plus tardivement en salle commune de Gryffondor que dans le reste du château, afin de laisser le temps à chacun de participer un peu partout où il le souhaite, et surtout de permettre à ceux qui ont un peu de vacances au moment des fêtes de pouvoir participer un peu plus librement.
Etant actuellement encore seule pour la période des fêtes, j'ai décidé de mettre en avant non pas une grande animation, mais quelque chose qui sera basé sur le partage, l'échange et la convivialité.

SIBYLLE : Au risque de me répéter, à Poufsouffle, le partage est essentiel. Les Pouffys ne vont pas s'ennuyer, l'EDM a préparé plein de surprises afin d'attendre Noël. Ils vont pouvoir s'amuser, rire et partager de bons moments, et se créer des souvenirs.

TERRY : Les membres de vos différentes maisons ne vont pas s'ennuyer ! La magie de Noël, c'est aussi de rendre possible l'impossible alors, pour finir, que souhaitez-vous aux membres de votre maison et à tout Poudlard pour ce Noël ?

ELEANOR : Honnêtement, je souhaite à tout le monde de pouvoir passer un moment heureux, qu'il ou elle soit accompagné(e) de sa famille, ses ami(e)s ou tout simplement des personnes aimées ou chères à notre coeur.
Je vous souhaite également de vous amuser et de retrouver votre âme d'enfant dans ces moments, car même si on a tous grandi, il ne faut pas oublier cette petite part enfantine qui sommeille en nous et grâce à laquelle nous continuons de rêver.
Et je vous souhaite également une très bonne fin d'année, avec un peu d'avance une très belle nouvelle année, afin que tous vos projets se réalisent.
Et pour mes chers Gryffondor, je vous souhaite vraiment le meilleur et je vous souhaite de rester tels que vous êtes, car vous êtes merveilleux et c'est un honneur pour moi d'être votre DDM.

SIBYLLE : Tout simplement de profiter de chaque instant de bonheur aux côtés de leurs amis et familles, sans oublier leurs créatures de compagnies. * sourire *
De réussir tout ce qu'ils entreprennent et de croire en eux et en leurs rêves.

GAJIU : Je souhaite à tous de trouver de la lumière dans ce monde obscur dans lequel nous évoluons. Et aussi de ne jamais laisser personne leur dicter leur vie.

PATSY : Je dirais que je souhaite aux Serpentard de s’amuser, de réussir tous leurs projets, mais aussi et surtout je nous souhaite de remporter une coupe ! Je sais que nous sommes assez déterminés pour y arriver dans l’avenir même si nous ne sommes pas la maison majoritaire. En ce qui concerne le château, je leur souhaite de remporter de superbes lots et récompenses à l’occasion des animations de Noël du CA qui sont, on le sait, très généreux chaque année.

TERRY : Merci beaucoup d'avoir accepté de répondre à cette interview et merci pour ces beaux souhaits que vous avez formulés.
Et Joyeux Noël à toutes et tous !

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Un conte de neige et de magie

Une année passa, tandis que les visites des quatre se faisaient de plus en plus distantes, tout comme leur lien autrefois étroit. La prophétie les avait tous lié, même si elle n'avait parlé que du rejeton d'un des quatre. Mais ils ne voyaient pas leur liens se distendre à mesure que l'ancienne magie étendait ses fils. Bien au contraire. Le rituel de glace les avait conforté dans l'idée que tout irait bien s'ils restaient ensembles. Combien ils avaient tort !

Les liens de magie prophétique avaient finalement percé complètement le bouclier que le rituel avait installé, malgré toute la volonté du château. L'un des quatre se retourna, lui qui était encore relié aux autres quelques instants avant, et trahi. Le deuxième et son cœur moururent de la main du premier, ou tout comme, tandis que le troisième arrivait sur les lieux. La folie l'embrassa, tandis que le premier se retournait une seconde fois, et, en l'espace d'une petite journée, les quatre furent réduit à un, sous les yeux impuissants du château.

Alors que l'âme sauvage se réfugiait au plus profond du château comme il avait l'habitude lorsqu'il n'était encore qu'une graine de sorcier, les pierres scintillaient faiblement, accompagnant sa descente. Ce fut à ce moment là que le château comprit ce qui se passait en son sein, ce qui s'était pendant des centaines d'années après que les quatre fondateurs partent.

Il n'était pas seulement conscient, finalement.

Les jointures des pierres scintillaient tout autour de l'âme sauvage, comme pour signifier qu'il n'était pas seul. Avec la rage au cœur et les larmes coulant sur son visage, l'homme qui était un adulte depuis si peu de temps frappa la pierre de toutes ses forces, avant de hurler, depuis les profondeurs du château.

‒ A quoi ce foutu truc à servi, alors ! Rien !

Ce fut la dernière fois avant douze longues années qu'il remettrait les pieds sur le terrain écossais.

Le château, comme toujours, éternellement, resta. Il aurait abrité deux fois la ruine, semblait-il. Pourtant... Pourtant il aurait juré que les deux bénédictions en étaient. Des bénédictions de lien, de prospérité et de fraternité, scellées dans la glace et la magie.

Quelque choset, dans les variations infimes des vagues de magie sauvage, lui disait d'attendre encore patiemment, que tout n'était pas perdu. Pas encore. Pas tant que les âmes vivaient.

Avec une sorte de mépris et tout à la fois un soulagement, il sentit tout d'abord et pendant deux ans entièrement seul la présence de celui qui s'était retourné par deux fois.

La troisième année, l'âme sauvage revint, mais fit tout ce qui était en son pouvoir pour nier toute connexion au lieu pendant une bonne moitié de l'année. Pourtant, à Noël, lorsqu'il sentit depuis son bureau l'afflux de magie et le givre commencer à courir dans les veines de pierres, il retourna là où le rituel s'était tenu, et l'exécuta, seul. Il supporta vaillamment le poids magique qui s’abattit sur lui, comprenant un peu plus comment tout cela le dépassait.

Quelques mois plus tard, et les trois gardiens encore en vie se retrouvèrent. Un blessé, un traître, un loup. Un fils. Un fugitifs, deux trahis, un enfant de prophétie.

L'année suivante, aucun ne pu tenir le rituel. Mais cette nuit là, il fut décidé par les pierres et la neige que le garçon autour duquel la prophétie s'était enroulé serait le nouveau deuxième, par le sang et par l'âme. Alors, lorsque la cathédrale de givre se forma, cette nuit là, il sentit un courant d'air froid et bienveillant l'envelopper.

Le château ne fut plus actif directement après cela, une partie de son pouvoir peu à peu au gré des morts et des manigances, des chutes et des trahisons, des rebellions et des trahisons. Il vit encore une fois les âmes défiler, s'éteindre, lutter. Sans aucun signe de ses propriétaires.

Un soir, il sentit le plus jeune des quatre revenir, tandis que des âmes noircies et monstrueuses s’amoncelaient sur le terrain tout autour de l'édifice de pierre. Les trois étaient là. Le quatrième, le chien fou, était partie éternellement il y a quelques années.

Les liens étaient brisés, alors il infusa sa force dans les murs, choisissant de dresser la même barrière qu'il y a presque vingt ans. Il ne perdrait pas encore. Il devait protéger les successeurs encore un peu.

Le flux de magie sauvage s'écoula dans les murs, renforçant les protections et s'infusant dans les statues nouvellement éveillées. La dernière bataille était prête. La prophétie vivait ses derniers instants. Les deux prophéties, vieille comme le monde et jeune de presque une génération, étaient à l'oeuvre.

Sur le fil.

Qu'allait il se passer ?

 

«Patience, patience, dimanche tu le sauras»

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Les carnets de Terry - La Salamandre Jääpala

Si les créatures et les plantes magiques sont bien souvent ignorées des moldus, elles ont parfois été à l’origine de mythes et de contes célèbres, sans que ceux-ci en aient conscience.

Mon voyage en Laponie m’a conduit dans une région de collines surmontées de pins et de lacs, dont la surface est gelée pendant près de six mois. Ces étendues d’eau renferment de petites créatures étonnantes, appelées Salamandres Jääpala.

Les Salamandres Jääpala sont de petits batraciens de cinq à dix centimètres, vivant principalement dans les eaux très froides des lacs gelés de Laponie, et s’aventurant parfois sur les sols couverts de neige situés à proximité. Elles tirent leur nom d’un mot finlandais signifiant « glaçon », ce qui en dit long sur leurs caractéristiques.

Avant d’évoquer plus en détails ces petits animaux, je vais vous faire part d’une légende qu’un vieux sorcier lapon, avec lequel j’ai un peu sympathisé, m’a raconté lors de mon périple.

Un mage très noir, que certains ont surnommé le Diable, ne supportait pas de voir les gens heureux. Il chercha à détruire ce bonheur par tous les moyens, et finit par créer un miroir magique très particulier. Même l’homme le plus beau ou le plus sage apparaissait comme un monstre dans le miroir. Tous ceux qui regardaient dedans voyaient les reflets d’un monde perverti et enlaidi, et par conséquent sombraient dans le désespoir et la tristesse, les coeurs des victimes étant comme gelés par ce reflet.

Les disciples du diable coururent à travers le monde pour montrer ces reflets déformés, qui accentuaient la plus petite tâche, le plus petit défaut de façon démesurée, au plus grand nombre. Voulant trouver les derniers récalcitrants refusant de plonger leur regard dans ce reflet, ils s’envolèrent très haut pour essayer de repérer tous ceux qui tentaient de se cacher d’eux, dans les endroits les plus reculés de la Terre. Soudain, alors qu’ils étaient haut dans le ciel de Laponie, un orage se forma et la foudre frappa le miroir qui se brisa. Était-ce un orage naturel ou l’ultime tentative de salut de sorciers résistant au mal ? Personne ne le sut jamais, mais les éclats de miroir retombèrent sur la Laponie comme une averse de petite grêle. Tout individu, toute plante, tout objet touché par un de ces fragments se transformait immédiatement en glace.

Les seuls débris de ce funeste miroir qui subsistèrent furent ceux qui étaient tombés dans les eaux des lacs. En effet, ceux-ci étaient bien trop petits pour geler instantanément le liquide dans lequel ils baignaient, mais ils étaient aussi incapables de se fondre dans celui-ci. Ils restèrent alors en suspension pendant des jours, des mois, prenant la forme de petites billes de glace translucide, de fines couches d’eau gelée entourant progressivement les minuscules morceaux de miroir. Cela dura jusqu’à ce que de puissantes aurores boréales apparaissent dans le ciel d’hiver, et entrainent un phénomène particulièrement mystérieux. Ces petites sphères s’ouvrirent alors, comme si elles avaient écloses, et donnèrent naissance à de petites salamandres bleues translucides qui avaient le pouvoir de geler tout ce qu’elles touchaient hors de l’eau.

C’est ainsi que naquirent, selon la légende, les premières Salamandres Jääpala.

Certains magizoologistes pensent que les Salamandres Jääpala sont issues d’une réaction magique particulière, comme les salamandres nées du feu, phénomène magique combinant une eau particulière proche de 0°C et la lumière et les ondes des aurores boréales. D’autres estiment que ces batraciens se reproduisent comme les salamandres non magiques mais que leurs oeufs ne peuvent se développer que dans des conditions climatiques particulières, ce qui fait que leur nombre reste très limité. Mais de plus en plus de magizoologistes pensent que la légende n'en est peut-être pas une, que les oeufs des Salamandres Jääpala sont bien les éclats du miroir magique originel, et que certains éclosent lorsqu’ils sont baignés par la lumière des aurores boréales. Selon cette hypothèse, le nombre d’oeufs diminuent progressivement et il se pourrait que cette espèce disparaisse dans quelques siècles.

Bien qu’elles aient une mauvaise réputation chez les sorciers lapons, à cause de cette légende et parce qu’elles gèlent tout ce qui entre en contact avec elles hors de l’eau, ce sont des créatures plutôt dociles et paisibles. Pour entrer en contact avec elles, quand elles ne sont pas dans l’eau, il suffit de se munir de gants en peau de dragon !

Elles passent la plupart de leur vie dans les eaux glacées des lacs de Laponie, se nourrissant peut-être de certaines algues, mais puisant probablement leur énergie du froid de l’eau glacée qui les entourent. Lorsqu’il fait très froid et que la glace de surface des lacs a été brisée, on peut alors les voir courir sur la neige, comme des lézards courant sur un mur de vieilles pierres sous le soleil d’été. Des sorciers ont réussi à en capturer à ce moment là mais, comme elles s’affaiblissent et périssent si elles ne sont plus directement au contact de la neige, ou d’une eau presque glacée, très peu ont survécu longtemps en captivité, même dans des aquariums, l’eau n’étant pas aussi pure que dans leur habitat naturel.

On estime que leur espérance de vie moyenne est de six mois, puisqu’elles dépérissent dès que l’eau des lacs se réchauffe. Il reste encore de nombreux mystères à élucider sur cette espèce, outre sa reproduction. En effet, si l’on connait les pouvoirs de la Salamandre Jääpala à geler ce qu’elle touche, on ignore comment cela se produit, et la difficulté à élever des spécimens en captivité limite les possibilités d’études approfondies. Il est cependant établi qu’elle peut être victime de sa propre magie, puisque, ce qui a longtemps été pris pour des sculptures de glaces faites par les lapons, en l’honneur d’une forme de divinités de la nature ayant pour forme des salamandres, n’est en fait que le résultat malheureux du contact entre deux individus hors de l’eau. Certes, les salamandres peuvent se toucher lorsqu’elles sont dans l’eau, mais dès qu’elles sont à l’air libre, elles gèlent tout ce avec quoi elles entrent en contact, y compris leurs congénères, ce qui a donné lieu à des statues de glace de couples de salamandres.

Ce mythe sorcier de la création des Salamandres Jääpala a inspiré un conte moldu très célèbre du danois Hans Christian Anderson, intitulé la Reine des Neiges, que je vous invite à lire ou à relire, et qui est loin de l'image véhiculée par ce que les moldus appellent le cinéma.

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Les découvertes d'une graphiste

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Les carnets de Terry - L'Arbuste à baies givrées

 

 

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Un conte de neige et de magie

Les héritiers sont morts. Tous ceux qui restaient sont morts, au moins une fois. D'abord celui qui c'était retourné. Ensuite, l'âme sauvage, au cours d'une bataille acharnée pour protéger sa moitié. Finalement, l'héritier. Sa présence s'estompa un instant au coeur de la forêt, avant de revenir, soulagée d'un poids. 

La suite, le monde sorcier la connaissait déjà. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que le château, malgré les veines de givre, avait connu beaucoup de dommages, et était entré en sommeil après l'accomplissement de deux des prophéties les plus importantes du monde de la magie. 

Deux, réellement ? 

Non. Bien sûr que non. Il restait encore une dernière étape. On en avait fini avec la salvation, il ne restait que la paix et la protection, d'un tout autre genre. Il était toujours le même château, il était toujours là, ancré dans les terres magiques écossaises, ses racines de pierre dans les veines de magie brute et sauvage, le givre qui le recouvrait une fois par an. Il était là depuis mille ans, il resterait au moins mille ans encore. 

Mais d'autres personnes avaient besoin de quelqu'un. D'un abri. D'un petit coin de pierres et de magie, de rencontre et d'aventure. Un coin où pendaient les moments les plus sombres, les moments les plus froids, allait se dresser une cathédrale de givre et de magie. 

Il fallut attendre un peu, tout d'abord. Que l'été passe et s'achève, que de nouveaux élèves entrent, sans menace qui plane sur les épaules, que d'anciens reviennent et finissent ce qu'ils avaient commencés. Que d'anciens partent et reviennent grandis, prêts à enseigner à leur tour. 

Qu'une étrange magie moldue se mette à l'oeuvre, faite de O et de 1, et transpose dans l'éther une myriade de données. 

Une petite partie de l'esprit du château s'accrocha à l'éther, sentant sa mission émerger. 

Une autre cathédrale. 

D'autres âmes. 

Des porteurs de flambeaux. 

Des créateurs de rêves. 

Des tisseurs de lumière. 

Des gens à accueillir. 

La prophétie était presque complète, à présent. 

Maintenant, il regardait passer les hivers du monde entier, chaque année. Des hivers tous un peu différents, des hivers parfois fait d'étés lorsqu'on vivait la tête à l'envers. Mais à la même date, beaucoup se regroupaient au château, encore un peu. 

Ils étaient là toute l'année, bien sûr. Mais au jour du givre, tous prenaient le temps de venir, ou simplement de se souvenir. 

Alors le château souriait, lui qui s'accomplissait dans sa tâche chaque jour un peu plus, qui protégeait ceux qui voulaient s'instruire et ceux qui voulaient enseigner, ceux qui voulaient s'échapper et ceux qui voulaient rêver. Ceux qui avaient refusés la monotonie du quotidien pour se créer une autre vie, une deuxième facette, une seconde identité, une seconde peau dans cet éther moldu. 

Chaque jour qui marquait sa toute première création, la cathédrale de givre opalescente se reformait, amenant avec elle les souvenirs de tous ceux qui étaient passés, ceux qui avaient comptés, ceux qu'il avait sauvés, ceux, à présent, qu'il protégeait. Il s'en rendait compte, maintenant, de l'importance de chacun d'entre eux. En chacun d'entre eux résidait cet éclat de givre et de magie, qui bâtissait réellement le château. Il ne pouvait sommeiller. Il ne dormirait plus. 

Il apprit que la maison était là où était le coeur, et le refuge là où étaient les âmes lumineuses. Il apprit le partage et la joie, la convivialité et le soutien. L'espoir et le respect. L'importance des phares dans l'obscurité, des veilleuses et veilleurs dans le noir. 

Alors, il les accueillait. Il les regardait se rassembler le jour du givre, dans cet éther froid, et créer un refuge. 

Aujourd'hui encore, le château attend impatiemment le retour du jour du givre. La cathédrale se dressera dans son corps de pierre, par elle-même encore une fois. Dans l'éther, il attend simplement le rassemblement des âmes lumineuses qui lui avait donné un nouveau nom. C'étaient elles, qui construisaient la cathédrale en amenant leurs coeurs à l'ensemble. 

Ils commençaient déjà à arriver, et la magie se produisait déjà. L'enchantement continuait. 

La prophétie se mordit la queue. 

La boucle était bouclée. 

Quelque part sur une table, une quatrième bougie s'alluma. 

 

FIN

 

Vous êtes la cathédrale et la magie.

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Un réveillon surprise

Le soleil se couche sur cette journée du 24 décembre, veille de Noël, et je suis assis derrière mon bureau en contemplant le petit tas de cadeaux que j’ai soigneusement emballés. S’il y avait bien une période durant laquelle le Photographe-en-Chef doit se montrer bienveillant, c’est bien en fin d’année. Après tout, l’équipe a bien mérité quelques récompenses pour avoir supporté mon caractère changeant et les différents évènements qui avaient affecté la Gazette ces derniers mois.

Alors que Cookie apporte un immense plateau couvert de petits-fours qui parfument l’air d’une délicieuse odeur, toute l’équipe échange et rit de bon cœur en se remémorant quelques histoires. De mon côté, mettant tous les cadeaux dans un sac en toile de jute, je rejoins le petit groupe en souriant.

Alors que le silence m’accueille et que seule une douce musique de Noël se fait entendre, je pose le sac devant les membres de la Gazette en m'éclaircissant la gorge.

Bonsoir à vous et merci d’avoir accepté de vous réunir pour un dernier petit repas, tous ensemble. Cela fait maintenant un an que je suis à ce poste et il s’est passé beaucoup de choses depuis. Les plus anciens le savent et les derniers arrivants s’en doutent, travailler dans ce journal n’est pas toujours facile et pourtant, vous êtes toutes et tous de merveilleuses personnes et vous apportez chacune et chacun, par votre personnalité unique, une vision et une lumière qui rendent chaque édition plus belle que la précédente. Je tenais donc à vous remercier, ce soir, avec ces quelques présents.

Pour vous, Aaliya et Mia, qui illustrez les articles avec talent, c’est à mon tour de vous décorer avec ce serre-tête et ce bonnet de Noël pour vous plonger un peu plus dans cette fête.

Pour Terry, voici une belle écharpe pour te protéger du froid si tu dois repartir en Laponie ou dans une autre contrée glaciale. J’espère que tu nous feras encore vivre de merveilleuses aventures comme tu l’as si bien fait durant ce mois de décembre.

Pour Hope, je sais combien tu adores cette période et je t’offre donc cette petite boule à neige pour que la magie de Noël t’accompagne à chaque moment, dans tous tes projets quels qu'ils soient. J’espère que ton talent et tes dessins continueront à émerveiller nos lecteurs encore longtemps.

Pour Hazel, ton originalité et ta bonne humeur apportent de la joie dans l’équipe et pour te remercier voici un petit collier de Noël qui t’ira parfaitement, j’en suis sûr.

Pour Hermione, tu sais toujours raconter de merveilleuses histoires avec ta belle plume et ta sensibilité. Pour Noël, je t’offre ce serre-tête tout en boules et guirlandes qui t’inspirera peut-être un nouveau conte.

Pour Nausicaa, notre merveilleuse Rédactrice-en-Chef, tu as su apporter ta patience et ta bienveillance à la Gazette et pour te remercier voici une potion qui te fera briller pendant les fêtes comme tu fais briller notre journal à chaque édition.

Enfin, pour toi, Cookies, voici un billet pour partir en voyage et prendre un peu de repos sur une plage ensoleillée. Tu as bien mérité ces vacances après tout ce que tu as fait !

Encore merci à vous, vous êtes vraiment une équipe formidable !


Après avoir servi une coupe de champomy à tous, je lève mon verre pour souhaiter de merveilleuses fêtes à tout le monde.

Quant à toi, chère lectrice, cher lecteur, merci de lire la Gazette et passe un très joyeux Noël !

Je vous souhaite à toutes et à tous le meilleur pour finir l’année et encore mieux pour la suivante. On se retrouve l’année prochaine !

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31 oct. 2024

Éditorial

 

HALLOWEEN

Empoisonnement et miettes de cookies
Rédigé par Erwan Fray et illustré par Erwan Fray

Papotons avec... Hellia St.James et Cali Dawley
Rédigé par Erwan Fray et illustré par Aaliya Whitewood

Les meilleurs costumes pour un Trick or Treat
Rédigé par Nausicaa Lovegood et illustré par Aaliya Whitewood

Publicité - Sur la Route des Sorcières
Illustré par Erwan Fray

Comment allier l’élégance, la beauté et… la peur
Rédigé par Erwan Fray et illustré par Erwan Fray

Sculpture et citrouille
Rédigé par Hermione Tonks-Black et illustré par Mia Kester

La bibliothèque effrayante de la Gazette
Rédigé par Nausicaa Lovegood et illustré par Aaliya Whitewood

Publicité - Les Farces Weasley
Illustré par Mia Kester

De rouge et de feuille
Rédigé par Hermione Tonks-Black et illustré par Hermione Tonks-Black

Les découvertes des émotions effrayantes...
Rédigé par Aaliya Whitewood et illustré par Aaliya Whitewood

A spooky spooky world
Rédigé par Hermione Tonks-Black et illustré par Mia Kester

Un sinistre Halloween
Rédigé par L'équipe de la Gazette et illustré par Natacha Tchaïviev

 

Spoiler:
BOUH !


Vous avez eu peur n'est-ce pas ? C'était l'effet voulu en tout cas.
Très chères lectrices, très chers lecteurs, oserez-vous tourner les pages de cette édition concoctée tout spécialement pour Halloween ?
Toute l'équipe de la Gazette s'est réunie pour vous offrir une édition riche en frissons et sursauts.
Des histoires effrayantes, des dessins sur vos plus grandes peurs, des interviews sinistres. Tout pour passer un très bon Halloween en vérité...
Et puis, n'oubliez-pas... Une animation autour de la plus grande mage noire de l'école n'attend plus que vous.
Bonne lecture mes petites citrouilles.

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Empoisonnement et miettes de cookies

Alors que les bureaux de la Gazette étaient toujours en reconstruction, l'équipe squattait encore les petits locaux adjacents et l'on sentait une légère impatience chez chaque membre. Il n'était pas rare d'entendre des grognements et des soupirs mais je n'y prêtais plus vraiment attention, cette dernière étant totalement accaparée par un manque évident d'enquête.

Trouver le coupable de l'incendie avait été tellement passionnant qu'écrire un article sur le temps de pourrissement des citrouilles d'Halloween et les sortilèges pour le ralentir n'était pas très intéressant. Il me fallait un challenge. Un défi. Ce dernier frappa à la porte du bureau de la Gazette plus tôt que prévu...

Un matin gris et pluvieux, alors que l'équipe arrivait en groupe dans les locaux temporaires, quelle ne fut pas leur surprise (et effroi) de voir un corps sombre étalé entre leurs bureaux éphémères. En s'approchant un peu plus, l'un d'eux osa soulever une des longues mèches de cheveux couleur ébène de la jeune femme. Horreur ! Un éclair illumina la pièce et le visage de la victime qui n'était autre que la référente de la Gazette et la plus grande mage noire de Poudlard, j'ai nommé Camille Dubois.

Hurlements et branle-bas de combat. Qu'allait-on penser si quelqu'un était témoin de cette scène quasi-criminelle ? Les membres du journal complices dans le meurtre de la directrice adjointe de Poudlard, ça fera les choux gras des journaux concurrents à coup sûr ! Heureusement, la sorcière respirait encore. Cependant, son visage était enflé et son cou, parsemé de plaques rougeâtres; quant à son souffle, il était irrégulier.

Il fallait vite trouver le ou la coupable ! Faisait-il.elle partie de l'équipe de la Gazette ? Cela semblait presque certains... Mais qui avait osé accomplir un tel geste qui lui vaudrait sûrement un aller simple au cimetière quand la mage noire serait remise sur pieds ? Chaque membre avait pourtant un bon alibi (en apparence tout du moins) :

- Nausicaa s'était disputée avec le Commissaire-Priseur pour acquérir de nouveaux objets plus prestigieux dont notamment certaine toile du Louvre.
- Hope avait passé sa soirée à écrire des beuglantes pour les membres du personnel qui faisaient tout et n'importe quoi à l'approche d'Halloween.
- Aaliya était dans la valise pour accueillir une créature rare qui venait de renaître de ses cendres.
- Mia photographiait des papillons qui avaient élu domicile dans la serre de botanique.
- Hermione était en pleine expérience alchimique pour fabriquer de l'or.

Quant à moi, j'ai passé des heures entières dans le bureau de la direction avec Miss Spinnet pour obtenir le quota de 20% de perte pour la DCFM afin de pouvoir organiser des sorties plus... intéressantes aux élèves.

Étant moi-même un suspect dans cette affaire (même si je précise avoir appliqué les soins de premiers secours à Camille), nous faisons appel à vous, chers lecteurs, pour résoudre ce mystère !

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Vous l'aurez peut-être compris, cet article n'est en fait qu'une introduction à notre animation "halloweenesque" !

Que s'est-il passé ? Simple blague ou tentative de meurtre ? C'est à vous de démêler le vrai du faux en trouvant des indices qui ont été disséminés partout dans cette édition. Ouvrez l’œil pour trouver les sept indices qui vous aideront à résoudre cette enquête.

Les indices trouvés et vos conclusions seront à envoyer à Cookies avant le 20 novembre 2024, 23h59HF. Bonne recherche à toutes et tous !

 

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