Même pas peur
Par Hazel le 31 oct. 2026, - La Crypte Pédouzienne - Lien permanent

Halloween approche à grands pas, et autant dire que Poudlard n’a pas l’intention de laisser passer l’occasion de faire les choses à moitié ! Dans la Grande Salle, les citrouilles ont sorti leurs plus beaux sourires (ou leurs grimaces les plus inquiétantes), les fantômes profitent de leur heure de gloire (avec une mention toute particulière pour le Baron Sanglant, qui n’a décidément pas besoin de costume) et les elfes de maison s’activent en cuisine pour préparer un festin digne des plus grands appétits (bonjour les Poufsouffle). Quant aux élèves, ils comptent bien profiter de cette soirée pour traîner un peu plus tard dans les couloirs… après tout, les occasions de désobéir au règlement avec une excuse aussi festive ne courent pas les cachots !
Sur le papier, tout est donc réuni pour passer une soirée mémorable. Mais méfiez-vous : à Poudlard, les soirées qui commencent trop bien ont parfois une fâcheuse tendance à mal tourner. Voici donc notre petit guide pour profiter d’Halloween sans terminer la soirée à devoir utiliser votre formation en Premiers Soins Sorciers.
Première règle, et non des moindres : vérifiez que votre baguette est bien dans votre poche avant de quitter votre dortoir. Oui, oui, même vous qui prétendez pouvoir vous débrouiller sans. On vous voit déjà lever les yeux au ciel ! Pourtant, il n’y a rien de plus contrariant que de fouiller frénétiquement ses poches face à une situation délicate pour finalement se souvenir que sa précieuse baguette attend tranquillement sur la table de chevet.
Un Lumos bien placé peut également vous sauver la mise lorsque les couloirs décident de se faire un peu trop accueillants pour les ombres. Après tout, difficile de repérer un escalier traître ou une armure particulièrement mal lunée quand on n’y voit pas à trois mètres ! Pensez aussi à emporter une cape bien chaude. Car si frissonner de peur fait partie des plaisirs d’Halloween, frissonner de froid en claquant des dents est nettement moins amusant. Et dans la pénombre, avouons-le, il n’est pas toujours évident de savoir si l’on tremble à cause d’un courant d’air ou parce que quelque chose vient de bouger derrière soi…
Autre précaution qui pourrait vous éviter quelques ennuis : si vous comptez vous promener après le festin, informez quelqu’un de votre destination. Votre camarade de dortoir n’a probablement aucune envie d’abandonner sa chasse aux friandises à minuit passé pour partir à votre recherche dans les méandres du château. Cela dit, s’il mérite véritablement le titre de bon camarade, il finira sans doute par enfiler sa cape et partir à votre secours. Autant lui épargner la peine de tourner en rond dans le Grand Escalier, ainsi que quelques cheveux blancs prématurés... tout en vous donnant de plus grandes chances d'être sauvé.e de Camille Dubois !
Et puisque nous préférerions éviter que nos chers lecteurs ne deviennent eux-mêmes les prochaines histoires à raconter au coin du feu, abordons un sujet essentiel : le choix de votre destination. Car si Poudlard regorge de merveilles à explorer, certains lieux ont un petit quelque chose de particulièrement tentant à Halloween… et de particulièrement peu recommandable.
Un couloir plongé dans l’obscurité, qui semble désert depuis des siècles ? Voilà qui éveille la curiosité. Une porte que vous êtes absolument certain de n’avoir jamais vue auparavant ? La tentation devient sérieuse.
Un panneau indiquant clairement qu’il est interdit d’entrer ? Ah ! Nous y voilà. Si même le château prend la peine de vous prévenir, ce n’est probablement pas pour décorer les murs. Faites donc preuve d’un minimum de bon sens et poursuivez votre chemin. Votre curiosité survivra très certainement jusqu’au lendemain.
Quant à la Forêt interdite, elle porte tout de même assez bien son nom pour que nous n’ayons pas besoin de vous faire un dessin. Même en plein jour, elle abrite suffisamment de créatures peu commodes pour que l’idée d’une petite promenade nocturne en solitaire mérite d’être sérieusement reconsidérée. Alors, à moins que vous ne teniez absolument à faire connaissance avec une créature dont vous ne connaissez ni le nom ni le régime alimentaire, mieux vaut rester à bonne distance des arbres.
Enfin, les cachots et les passages les plus reculés du château ne vont certainement pas disparaître pendant la nuit. Ils seront toujours là demain matin, lorsque vous pourrez les explorer avec un peu plus de lumière, un peu moins de risques et, idéalement, un camarade suffisamment rapide pour courir en cas de problème.
Après tout, les meilleures histoires d’Halloween commencent souvent par une phrase qui aurait dû mettre la puce à l’oreille de tout le monde : « Je veux juste aller voir. » Une porte entrouverte, un bruit suspect, une ombre qui passe… et voilà qu’on se retrouve au cœur d’une aventure dont on se serait volontiers passé. Alors, si vous entendez un son étrange derrière une porte, inutile de vous précipiter pour découvrir ce qui se cache de l’autre côté. Il pourrait s’agir d’un fantôme en pleine promenade, d’une créature en quête de tranquillité, d’un élève aussi perdu que vous, d’un professeur en patrouille ou, soyons optimistes, d’une simple fenêtre mal fermée.
Le hic, c’est qu’il est assez difficile de distinguer toutes ces possibilités dans le noir. Notre conseil ? Évitez d’ouvrir seul une porte suspecte et ne répondez pas aux bruits mystérieux par des bruits encore plus mystérieux. Si une voix murmure votre prénom dans un couloir désert, prenez donc quelques secondes pour vérifier qui vous appelle avant de lui répondre. Votre sens de la répartie pourra attendre : votre instinct de survie, un peu moins.
Et puisque nous parlons de survie, abordons une erreur classique : se promener en groupe pour finalement décider de se séparer au premier obstacle. Vraiment ? Si vous avez déjà vu quelques films d’horreur moldus, vous devriez savoir que c’est rarement une brillante idée. Se répartir les couloirs ne fera pas apparaître plus rapidement la sortie, mais augmentera considérablement le nombre de personnes susceptibles de se perdre. Restez donc avec vos camarades ! Plusieurs baguettes valent mieux qu’une, plusieurs paires d’yeux permettent de repérer davantage de choses et il y aura toujours quelqu’un pour rappeler que cet escalier inconnu, à minuit passé, n’inspire peut-être pas confiance. Et si une créature décide de vous prendre en chasse, vous serez au moins plusieurs à courir. Quant à l’idée de ralentir le monstre en sacrifiant le camarade le moins rapide… nous vous laissons méditer sur la qualité de votre amitié... cf. le point précédent.
Autre tentation fréquente en cette soirée particulière : ajouter votre petite touche personnelle à l’ambiance. Une illusion par-ci, une décoration enchantée par-là, une farce qui fera hurler vos amis de surprise… Sur le papier, tout cela semble parfaitement raisonnable. Jusqu’à ce qu’un sortilège mal maîtrisé transforme votre citrouille en projectile volant ou que votre illusion refuse de disparaître au moment opportun. La magie est merveilleuse, mais elle n’a pas toujours le sens de l’humour que vous lui prêtez. Mieux vaut donc laisser les sortilèges complexes aux salles de classe et profiter des décorations déjà installées. Après tout, les citrouilles flottantes et les fantômes du château se débrouillent très bien pour donner des sueurs froides sans que vous ayez besoin d’intervenir.
Mais même avec toutes ces précautions, nul n’est totalement à l’abri d’un petit incident. Une porte qui claque sans raison apparente, une créature qui surgit au détour d’un couloir ou un sortilège qui produit un résultat… disons, inattendu : cela peut arriver, même aux sorciers les plus prudents. Dans ce cas, inutile de céder à la panique. Évitez de foncer tête baissée dans la direction opposée, de lancer des sortilèges au hasard ou de retourner sur vos pas sous prétexte que vous aimeriez bien comprendre ce qui vient de se passer. Rejoignez plutôt un endroit fréquenté, prévenez un préfet ou un professeur et laissez les personnes compétentes prendre les choses en main. Rien ne vous oblige à jouer les héros pour prouver que vous avez le courage d’un Gryffondor !
Et si, malgré tout cela, vous décidez que votre quota de frissons est atteint pour la soirée, sachez qu’il n’y a aucune honte à regagner votre salle commune. Les couvertures, les fauteuils confortables et les camarades prêts à partager leurs friandises vous y attendent probablement bien sagement.






