Les Carnets de Terry : le Nebaped
Par Nausicaa le 1 juil. 2025, - Le coin détente - Lien permanent

Ce mois-ci, je vous propose de découvrir un autre élément de la faune magique d'Égypte : le Nebaped, ou "oiseau doré", un oiseau typique des bords du Nil, et que l'on peut admirer très souvent à proximité des plants de papyrus magicus. C'est donc un oiseau endémique de la Basse et de la Moyenne Égypte.
Cet oiseau peut passer assez inaperçu au milieu des autres oiseaux qui peuplent les bords du fleuve, et les marécages du delta, que ce soit les espèces vivants en permanence sur le territoire ou celles qui ne font que le traverser lors de grandes migrations. Le Nebaped ressemble à une grosse mésange, pouvant atteindre une vingtaine de centimètres de long et environ trente-cinq centimètres d'envergure, pour un poids de quarante à cinquante grammes. Il se caractérise par son plumage aux couleurs d'or et d'argent.
Cet oiseau sédentaire se nourrit d'insectes, de petits scorpions et reptiles, mais aussi de graines et de fruits. Il aime particulièrement les fruits du papyrus magicus, dont il semble tirer ses pouvoirs magiques. En effet, des Nebapeds, vivant dans des zones dans lesquelles cette plante a disparu, paraissent ne posséder aucune faculté particulière. Des études récentes de magizoologistes tendent à montrer que les bébés Nebapeds naissent tous avec des pouvoirs magiques mais que s'ils n'ont pas accès aux fruits du papyrus magicus, ces sortes de gouttes de nectar doré, alors leur magie s'épuise très vite et est bien moins puissante. De plus, leur plumage est alors plus terne.
Les Nebapeds ont une espérance de vie de deux à trois années, nichant dans les cavités de grands arbres ou dans des anfractuosités de la roche. Ils réalisent leurs nids avec des brindilles, des feuilles, et lorsqu'ils le peuvent de feuilles et de fruits de papyrus magicus. Ils ont deux à trois nichées de petits par an, constituées de deux à six œufs, mais rarement plus de un ou deux oisillons survivent dans chaque couvée, les prédateurs étant nombreux : des rapaces diurnes ou nocturnes, des félins, des serpents, mais aussi quelques gros oiseaux comme des pics.

Ils sont très connus depuis l'antiquité pour leur capacité à soulever des poids bien plus lourds qu'eux. C'est ainsi que les anciens égyptiens utilisaient probablement plusieurs individus pour soulever les blocs de pierre ayant servi dans la construction des pyramides et des grands édifices. Bien évidemment, les efforts importants et répétés amputaient fortement l'espérance de vie des oiseaux et il est à présent interdit de les utiliser pour de tels travaux même s'ils continuent à transporter ponctuellement de lourdes charges dans les campagnes.
Face à des prédateurs, si les jeunes oisillons sont souvent impuissants, ne maîtrisant pas encore correctement leur magie, les adultes ont la capacité de disparaitre dans un nuage de sable doré qui semble emporter par un tourbillon de vent. Les oiseaux réapparaissent plusieurs minutes plus tard, parfois à plusieurs kilomètres, en se rematérialisant au centre du tourbillon. Certains mages mal intentionnés ont réussi à bloquer le processus, grâce à un sortilège proche de celui de stupéfixion, sacrifiant ainsi les Nebapeds pour ne conserver que les petits tourbillons de sables dorés dont ils se servirent pour faire voler des tapis ou d'autres éléments (la grande quantité de sable tourbillonnant nécessaire impliquant parfois le sacrifice de centaines de spécimens).
Aujourd'hui le Nebaped est une espèce en danger, le nombre d'individus ayant fortement baissé depuis l'antiquité à cause de la destruction de leur habitat, les marécages et les terres sauvages ayant laissé la place aux terres agricoles ; à cause de l'utilisation des tourbillons de sable doré dans l'enchantement de certains objets ; et à cause de la raréfaction du papyrus magicus. Heureusement, depuis la fin des années 1970, une réserve a été créée dans l'est du delta, près de la ville perdue de Tanis, réserve veillant à faire perdurer différentes espèces d'animaux magiques, dont le Nebaped, vivant traditionnellement en Basse-Égypte.







Commentaires
C'est un article très intéressant que tu nous présentes là Terry, seulement, je n'ai pas réussi à comprendre si le Nebaped était un animal réel ou magique :')) En tout cas je suis très triste que cet oiseau soit en voie d'extinction parce qu'il a l'air magnifique ! Esmée, ta bannière est absolument splendide, bravo !
Ah bah la, au contraire de ce que j'avais dit sur le carnet précédent, non seulement on voyage mais en plus on retrouve encore mieux le côté magique dans la bestiole. C'est plus présent tout en étant toujours discret, félicitations, c'est l'équilibre que j'aime personnellement hehe.
En lisant le mot « Nebaped » j'ai tiqué, en ayant l'impression d'avoir déjà lu un carnet de Terry à ce sujet. J'ai fouillé et j'ai compris où il avait été mentionné. Franchement, je trouve ça super intelligent de faire des liens entre les différents articles, que ce soit au niveau de l'article en lui-même ou des images ! J'avais reconnu les papyrus magicus sur la bannière aussi hehe. Bannière que je trouve une nouvelle fois très jolie, Esmée tu m'épates vraiment sur cette édition. *^*
Quand au contenu, j'ai parfois tendance à trouver tes articles un peu long. Ça n'a pas été le cas ici, j'ai tout dévoré et j'ai trouvé la longueur parfaite. Merci pour avoir diminué la taille de l'image. Je lis toujours en zoomant un peu la page et j'ai pu apprécié les deux images dans leur entièreté. Bref, j'ai vraiment aimé cet article ! :3 (On connaît maintenant une autre théorie sur la fabrication des pyramides en plus, j'adore hihi.)