Expériences, corruptions : jusqu'où sont-ils allés ?
Par Adrian Mander le 29 sept. 2013, - Edition n°96 - Lien permanent
Depuis que les laboratoires privés se sont emparés, il y a trente ans, du secteur de la recherche magique jadis réservé au Ministère, les discussions sont intenses. Si les avancées qu'elles ont permises sont reconnues de beaucoup, la nature de leurs expériences suscitent la controverse, entre communiqués officiels, enquêtes ; et les contre-enquêtes et manifestations d'opposants. Le poids financier et politique de certaines firmes est également décrié.
Ces
derniers mois, Crystal Corporation a particulièrement fait débattre.
Connue, entre autres, pour l'élaboration du philtre de panacée ou
des premiers spécimens de mandragores muettes, la multinationale a
été récemment pointée du doigt suite à l'affaire du « Zombie
de Manhattan ». C'est dans ce quartier de New York qu'un
étrange individu a semé la panique, par son apparence de corps
humain décomposé, et par son attitude aggressive (à plusieurs
reprises, il aurait mordu et tenté d'arracher les membres des
passants). Une fois la créature neutralisée, elle a été
observée ; puis le Ministère a officiellement annoncé que
l'homme avait été sujet à des expériences occultes, probablement
liées à la magie noire. Le siège social de la Crystal se trouvant
non loin du lieu de l'incident, il fut supposé que le « zombie »
serait en vérité un cobaye échappé du bâtiment ; mais
l'information fut rapidement démentie, et l'affaire classée sans
suite dans les jours qui ont suivi.
Faut-il
cependant croire la firme vierge de toute responsabilité ? Trop
de « coïncidences » nous incitent à nous méfier de ces
versions officielles. D'expérience, je sais que l'on ne peut se fier
ni à la Crystal, ni au Ministère. Que penser de l'absence de
déclaration sur l'incident de la mine alchimique de Kopparberg, et
ce malgré les témoignages de nombreux élèves et adultes de
Poudlard, et la disparition de l'alchimiste en chef Isis Tchar ?
De l'absence de tout communiqué des aurors, y compris sur
l'ouverture même d'une enquête – et ce, malgré la présence de
l'un d'eux au cœur de l'événement ? Les faits sont là :
le pouvoir ne se conquiert plus par le vote ou la guerre ; il
est désormais le droit discret mais légitime de ceux qui font
danser les gallions sur la table pour se placer au-dessus des lois.
Et l'on peut craindre que, telle la Peste, la corruption ne se
répande au-delà du Ministère. Moi-même, je vous parle et je
dénonce ; mais pour combien de temps encore ?
Article écrit par Adrian Mander.




