La Gazette du Sorcier - Edition Poudlard12

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Les portraits : Episode 1


Les portraits : Episode 1
    Il se fait tard. Recroquevillée au-dessus de son bureau, j’écris mes derniers articles pour le prochain numéro de la gazette. La salle des rédacteurs se trouve dans la pénombre quasi totale : seule la chandelle laisse filtrer une faible lueur. Tous les autres rédacteurs sont partis de la salle de travail un peu plus tôt dans la soirée. Maintenant, seule avec mon parchemin, je peux écrire dans un calme absolu. 

    Au bout d’un certain moment, ayant marre de gratter sur mon parchemin, je regarde la pièce et me met à fixer les tableaux présents dans la salle de rédaction, seule décoration de celle-ci. Tous les portraits des différents rédacteurs et photographes qui ont pu se succéder au sein de la gazette : Bdragon, en tant qu’ancien Rédacteur en Chef, Wilde, qui vient juste de partir de sa fonction de Photographe en Chef. C’est vrai qu’il y en a eu des départs, du sang nouveau a fait son apparition, pour le meilleur comme pour le pire. J’ai toujours du mal à admettre qu’un Poufsouffle ait pu entrer dans cette équipe. Clara a dû abuser du whisky pur feu quand elle a sélectionné les nouveaux rédacteurs lors du dernier recrutement : c’est la seule explication possible ! Toutefois, étant donné la multitude de personnes qui sont parties de la gazette, c’est à se demander : pourquoi sont-elles parties ? Beaucoup trop de suppositions sont à faire. Mais le plus troublant dans tout ça, c’est qu’elles ont aussi disparu de la vie du château. Effy, ancienne rédactrice, partie il y a peu, ne donne plus aucun signe de vie. Bonne nouvelle ou mauvaise nouvelle ? Je ne peux le dire, mais c’est quand même inquiétant. 

    L’horloge sonne. Douze coups, ça y est minuit est passé. Remballant mes affaires dans mon sac, je me prépare à sortir de la salle pour rejoindre mon lit douillet. Les portraits des anciens rédacteurs et photographes me regardent de travers. J’ai l’impression qu’ils ont l’oreille aux aguets. J’écoute un peu plus attentivement, mais rien. Je continue mon chemin, le plus naturellement possible, même s’il faut avouer que ces portraits ne me laissent pas indifférente. Le dernier, celui de Ellana Denver, semble être le plus menaçant. Celle-ci me regarde avec un horrible sourire, laissant présager le pire. Quoi au juste ? Vais-je vraiment me faire attaquer par des portraits ? Il faut que j’arrête de lire des histoires d’Epouvantards. Au même moment, un son parvient jusqu’à moi.

    [Gling !]

    Intriguée, Je lance un « Lumos » et regarde autour de moi la raison de ce bruit. On aurait dit un objet métallique qui serait tombé, mais je ne sais pas quoi. Retournant à mon bureau, je regarde l’étendu de mes affaires. Rien n’a bougé. J’ai dû rêver, sans aucun doute. Je fatigue.

    [Gling !]
    Mais ça recommence. De façon plus continue même :

    [Gling, Gling, Gling, Gling !]

    La peur commence à m’envahir. Peeves ne s’est pas montré depuis un moment, mais aurait-il l’audace de faire une mauvaise farce à nouveau ? Non, Peeves n’est pas du genre à faire tant de suspense. Généralement, il vous saute dessus sans prévenir et s’en va aussi vite qu’il est arrivé. Je me retourne vers les portraits qui semblaient si étranges. En approchant ma baguette de l’un d’eux, je remarque avec horreur que tous les habitants des portraits ne sont plus là. Que l’un d’eux s’en aille, c’est concevable, mais que tous aient disparu, voilà qui est fort déroutant ! Non, pas déroutant, je dirai plutôt : angoissant… 

    Je me mets alors à faire le tour de la salle, espérant trouver l’origine de ce bruit. Mon pied heurte quelque chose : le vif d’or porte-bonheur de Hell. Je le prends pour le remettre à place, lorsque je sens, entre mes doigts, une substance visqueuse. J’approche le vif d’or de ma baguette « allumée » et, que vois-je ? Un lambeau de peau. Beurk ! Dégoûtée, j’envoie l’objet volé à travers la pièce.

    [Gling, gling, gling ! ]

    Ca recommence ! Tant pis, Hell ramassera son truc dégueux demain, comme une grande. Je ne pense qu’à une seule chose à ce moment-là : sortir de la pièce au plus vite. Alors que j’avance vers la porte de sortie, j’entends une porte grincer. Normalement, tout le monde est parti se coucher. La porte ne devrait pas s’ouvrir, alors qui est-ce ? D’une voix un peu tremblotante, je demande :

    - Qui est là ?

    Aucune réponse. Je perçois seulement un râle lent et fort. Je commence à reculer vers la seconde porte de sortie. En dirigeant ma baguette vers la chose qui se rapproche de moi, je distingue un visage ; un visage connu même : celui de Wilde ! Mais il est étrange, au lieu de voir une peau lisse d’un jeune homme dans la fleur de l’âge, je distingue de petits lambeaux de peau qui pendent. Ses yeux ne sont plus des yeux. Ils ont perdu toute leur couleur. A la place, se trouvent deux iris d’un noir de jais. Cela lui donne des yeux caves. Il paraît étrange. Il ne paraît plus humain. Je tente de lui poser des questions pour savoir ce qui lui arrive, mais il ne me répond et continue d’avancer dans ma direction tout en me fixant. Je tente de reculer, mais côtoie le mur au bout de quelques pas seulement. Désespérée, je cherche la poignée de la porte qui me permettra de sortir de ce guêpier. De plus en plus menaçant, je vois la chose qui ressemble à Wilde ouvrir la bouche. A la place de ses dents normales, il n’y a que des dents fortement aiguisées. La situation devient critique. A force de persévérance, je parviens à la poignée de la porte et la tourne. Il s’en faut d’un cheveu pour que Wilde ne m’attrape avant que j’arrive à claquer la porte derrière moi. Je la verrouille avec un sort et me retourne. Je respire un grand coup. Toutefois, je n’ai pas le temps de me ressaisir, que j’entends des bruits de pas rapides. Je pense immédiatement à Wilde qui aurait pu faire le tour, mais je m’aperçois que ce n’est qu’Adrian. Il court vers moi et me crie :

    - Les Zombies !

    Je ne comprends pas. Des zombies, ici ? Intriguée, je le regarde bêtement, comme s’il venait de me faire une farce plus grosse que l’univers lui-même.

    - Des quoi ?!

    [Boum ! Boum !]

    Terrorisés, nous regardons la porte de la salle de rédaction. Des coups forts et répétés tentent de faire tomber la porte qui nous protège de Wilde-au-dents-pointues. La puissance et la répétition des coups nous fait immédiatement penser qu’il y a plusieurs personnes en train de marteler la porte. Sans comprendre ce qui m’arrive, le Mander me prend la main et me force à courir le long du couloir à un rythme effréné. 

    [BOUM !]

    Sans un regard en arrière, je comprends que la porte vient de lâcher.





Article écrit par Xania et illustré par Chloé Yang

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