On va marcher sur la Lune
Par Hope le 1 mars 2026, - Le coin détente - Lien permanent

Au moment où cet article a été écrit, le vol était prévu pour le mois de mars. Malheureusement, il est repoussé au mois d'avril au plus tôt.
Mais retenez bien ! On va marcher sur la Lune, ou plutôt y retourner. En effet, une mission habitée autour de la Lune va avoir lieu très bientôt.
Déjà, cette mission, elle consiste en quoi ?
Il s'agit de la mission Artémis 2, qui fait partie du programme Artémis qui vise à retourner sur la Lune pour… y rester. Le but serait d'établir une présence permanente pour étudier de nombreux domaines sous les conditions de gravité lunaire. Médecine, science, ingénierie, biologie et bien d'autres seraient étudiées et pourraient permettre de faire des avancées majeures dans ces domaines. Elle prend également de l'intérêt en perspective avec l'obsolescence prochaine de l'ISS (dans quelques années quand même).
Mais il s'agit là du but d'une présence pérenne qui n'est pas encore garantie. À plus court terme, la mission Artémis vise à mieux comprendre la formation géologique de la Terre et de son satellite, les raisons et conséquences de leur collision, ainsi qu'une étude précise de la géologie des astres, ainsi que l'exploration de la face cachée de la Lune et de ses zones froides (zones perpétuellement à l'ombre).
Il est à noter que l'installation d'une base fait aussi office de test dans l'optique de l'envoi d'astronautes sur Mars.
Cela fait presque cinquante ans qu'aucune mission ne s'est autant intéressée à la Lune ni ne s'est aussi approchée de sa surface. Il y a donc également un intérêt particulier à retourner sur notre satellite.
Mais parlons du programme Artémis. Ce dernier est composé de 7 missions, dont une déjà accomplie en 2022 qui visait à tester les fers de lance de l'envoi de matériel et de moyens humains dans l'espace, dont un nouveau lanceur de fusée et la capsule Orion. Cette première mission a été accomplie avec succès et a démontré l'efficacité du matériel.
Du moins, c'est ce qu'on pensait jusqu'à il y a encore quelques jours, lorsque des fuites et des problèmes d'étanchéité dans les circuits d'hélium ont été découverts. Si ce n'est pas trop embêtant dans le cas d'un vol non habité (au pire, ça explose dans l'espace, ce qui n'est pas génial pour la pollution dudit espace), cela peut être dramatique lorsque le vol est habité. La décision a donc été prise de reporter le lancement de la fusée qui devait faire un vol habité autour de la Lune.
Le reste du programme se découpe en étapes progressives qui se termineraient par l'installation d'une base pérenne et l'institution de missions régulières, un peu comme l'ISS qui accueille des astronautes en permanence. Il y aurait plusieurs types de missions de différentes durées, qui seraient en moyenne plus courtes que les missions actuelles à bord de l'ISS.
Mais bon… Si on va sur la Lune, on va où ?
Cette fois, direction le pôle Sud de la Lune, où on aurait recueilli/aperçu des traces d'eau et de gaz qui rendraient plus simple l'installation d'une base. La NASA et l'ESA ont recensé 13 sites d'installation à ce jour, tous situés sur le pôle Sud.
Et on envoie qui ?
Sans grande surprise, le continent américain est le grand gagnant de la loterie à l'équipage lunaire, avec une équipe composée de trois Américains et un Canadien. Grand progrès, par contre : l'équipe n'est plus seulement masculine et ne contient pas que des pilotes d'essai de l'armée comme c'était le cas lors des missions Apollo. Ils ont par contre décidé de garder les combinaisons orange vif au casting (peut-être pour éviter qu'on les perde de vue ?).
Au final, on se demande pourquoi c'est si important d'envoyer des gens sur la Lune. Il reste tant de choses à découvrir et à protéger sur Terre, tant de combats à mener et tant de choses à faire !
La découverte scientifique et la curiosité humaine sont en effet un atout majeur, et découvrir ce qui se cache dans l'univers et le secret de ce dernier est un rêve depuis longtemps.
Mais peut-être que si on part sur la Lune, si on tutoie les étoiles, alors on se rappelle que nous sommes tout petits dans cette immensité, que nos différences ne sont pas si importantes et que la vie est un miracle à protéger.
Alors peut-être que si nous cherchons à voyager vers les astres, c'est pour nous rappeler que tout est possible et que, vue de loin, la Terre brille aussi d'un éclat particulier.
C'est un joyeux bleu qui flotte dans une marée de noir piquée d'argent, lancée à pleine vitesse dans le cosmos et dans la soupe d'étoiles, qui emporte avec elle 7 milliards d'âmes et tout autant de rêves, des possibilités infinies et un futur à construire pour que les étoiles brillent aussi dans les cœurs.






