[Rumeurs] Jane Eyre & Hermione Granger
Par Bdragon le 1 avr. 2012, - Edition n°78 - Lien permanent

Même les plus anti-Moldus d'entre nous ne peuvent ignorer qui est Jane Eyre, héroïne du roman éponyme signé par Charlotte Brontë. Quant à Hermione Granger, ce serait une insulte à sa mémoire de ne pas connaître sa biographie... par coeur.
Quel lien entre ces deux héroïnes ? A priori aucun, mais les Moldus, ces créatures surprenantes, en ont tissé un par le biais d'un classement des dix femmes les plus fortes de la littérature (élaboré par le site Flavorwire). Classement dont Jane a pris la tête, et Hermione la deuxième place. Suivent notamment Lisbeth Salander deMillenium (dixième place), Éowyn du Seigneur des Anneaux (sixième place), ou encore Katniss Everdeen d'Hunger Games (quatrième place).
Mes immersions dans le monde moldu, que personne ne s'en inquiète, ne m'ont pas fait perdre de vue la supériorité évidente de ceux qui ont des pouvoirs magiques sur ceux qui n'en ont pas. Je ne suis donc pas venue vous parler de Jane Eyre, mais bien d'Hermione.
Le choix d'Hermione comme deuxième femme la plus forte de la littérature est expliqué ici dans la langue de Shakespeare. C'est notamment l'intelligence d'Hermione, maintes fois utile à Harry et Ron, qui est louée ; mais aussi sa capacité à prôner l'union et à utiliser son savoir dans les moments décisifs. Il est évident qu'elle a tiré ses amis de situations difficiles - on retiendra qu'elle est la seule des trois à avoir anticipé un départ forcé du Terrier, chose qui sauva Harry quand le Ministère tomba aux mains des Mangemorts. Et, alors, comment ne pas lui pardonner d'avoir été cette Mademoiselle-je-sais-tout insupportable, aux cheveux ébouriffés et aux dents de lapin ?
Pour autant, est-elle indéniablement la femme la plus forte de Harry Potter ? Certes, Hermione est intelligente et courageuse ; mais Tonks et Molly, mère de famille et Auror, ne risquent-t-elles pas bien plus gros ? On se souvient du châtiment que subit McGonagall pour avoir défendu Hagrid, de son héroïsme dans la bataille finale, de sa résistance contre Ombrage, de sa loyauté envers Dumbledore ; et comment oublier la force lumineuse de Luna alors qu'elle et Ollivander étaient séquestrés dans la cave des Malefoy ?
A quoi reconnaît-on la force d'un personnage, en particulier féminin ? Peut-on (et doit-on) faire abstraction de l'omniprésence d'Hermione et lui préférer McGonagall, dont le rôle est souvent passé sous silence dans l'oeuvre ? Une femme détestable, comme Ombrage, peut-elle prétendre être forte, dans la mesure où elle se bat pour ce qu'elle pense être bien ? Est-ce la magie qui fait la force, ou doit-on la mettre à part en construisant notre jugement ?
Autant de questions auxquelles je vous invite à répondre ce mois-ci dans les Débats de la Section HP !
Par Deborah Chloé Parker, illustré par Vitali Tea.




