Les sirènes du lac noir seraient amicales
Par Aileen le 15 mai 2022, - Edition spéciale - Gazette Participative - Lien permanent

Une élève nous a raconté une histoire à peine croyable et malheureusement invérifiable dans l'état actuel. Aussi nous vous livrons son récit tel qu'elle l'a raconté à l'un de nos journalistes, toujours à l'affut de la moindre nouvelle concernant ces créatures méconnues.
Nox - « Petite, j'adorais les histoires avec des sirènes ravissantes et enchanteresses, même si je sais maintenant que la réalité est toute autre et je le sais de source sure depuis que j'ai rencontré Mucus, la reine des sirènes du lac noir.
C'est arrivé à l'aube de l'été dernier, alors qu'assise sur la rive du Lac Noir, je laissais tremper mes pieds dans l'eau fraîche, histoire de me délasser avant de reprendre ma route vers l'école. J'étais un peu contrariée, car je venais de me fâcher avec mes amis et je me sentais un peu seule.
Soudain, une grosse tête hideuse apparut dans l'eau juste devant mes jambes, et je crus que j'allais m'évanouir.
J'en avais entendu des vertes et des pas mûres sur ce peuple, mais je n'avais jamais vu aucun de ses membres, et allez savoir pourquoi, je m'étais fait une idée précise de leur aspect quand ma cousine moldue m'avait présenté Ariel la petite sirène si jolie dans ces images mouvantes qu'ils appelaient « films ».
Pourtant la grosse chose aux longs cheveux hirsutes de couleur verte qui avait surgi près de moi, ne faisait pas rêver. Sa peau grise et terne pendait lamentablement le long de ses joues et de son corps. La créature m'observait avec un demi sourire qui découvrait ses dents jaunes et pointues, de la même couleur que ses gros yeux globuleux.
Elle émit un son strident et terrifiant et se dressa sur sa queue en continuant de me fixer. L'être de l'eau avait l'air gigantesque, à priori j'aurais dit au moins deux mètres. Sa longue queue était couverte d'écailles argentées qui scintillaient dans le soleil.
Terrorisée, je restai immobile , paralysée, et bien incapable de remuer le moindre orteil, lorsque j'entendis une voix douce et captivante provenant de la créature.
Mucus - Ne crains rien petite élève de Poudlard, je suis Mucus, je ne te veux aucun mal, mais il y a si longtemps que je n'ai pas parlé ton langage que j'avais peur d'avoir oublié …
Nox - Je m'appelle Nox, et vous parlez très bien, votre voix est si douce …
Mucus - Je te vois venir petite, toi aussi tu vas m'accuser d'avoir voulu égarer Ulysse avec mes chansons ? Il y en a marre à la fin ! C'est toujours les mêmes qui prennent, on est pas responsables de ses ancêtres et ….
Je lisais de la peine dans les yeux tristes et je cherchai maladroitement à la rassurer.
Nox - Mais non, pas du tout, c'est seulement que votre voix est si jolie, et en vous voyant, je m'attendais tellement peu …heu … je veux dire …. enfin …
Là, je bafouillais et rougissais, me rendant compte que je m'enterrais et pataugeais lamentablement dans la gaffe professionnelle et que j'étais en train de m'embourber lamentablement ! J'étais carrément en train d'insinuer qu'elle était moche.
Mucus - Tu voulais dire qu'avec ma tronche je risque pas de remplacer Ariel au cinéma et que tu t'attendais vraiment pas à ce que j'ai une jolie voix ? Je comprends . D'ailleurs tu étais très effrayée par mon aspect !
Nox - Mais non pas du tout, enfin si, mais plus maintenant que je vous, que je te connais.
Mucus - Si tu dis vrai, m'accompagnerais-tu dans mon royaume , juste pour me montrer que tu n'as plus peur et que tu veux bien devenir mon amie ?
Nox - Heu mais naturellement, lui répondis-je, regrettant déjà d'avoir parlé trop vite, et immédiatement honteuse d'avoir eu cette pensée.
Ce fut un bien joli voyage sous le lac. Mucus me fit ingurgiter de la branchiflore et me montra le royaume avec l'hippocampe bleu qu'elles avaient domestiqué, et le strangulot qu'elles avaient dressé à faire le ménage. Je pus admirer certaines de leurs maisons, de différentes tailles et aux décors magnifiques pour certaines. Elle m'emmena dans le village , rencontrer tritons et sirènes et elle m' offrit un magnifique coquillage vert et bleu qu'elle glissa dans ma poche. Le calmar géant resta invisible, mais ma nouvelle amie me raconta qu'il était très timide, ce qui me fit rire.
Nous croisâmes des poissons et des crustacés de toutes couleurs et de toutes tailles et des tritons aux yeux bleus, selon la sirène, c'était des descendants de Mirabella Plunkett. Elle me raconta que c'était une sorcière de talent qui était tombée amoureuse d'un triton du Loch Lomond. Elle s'était transformée en aiglefin pour le suivre et l'épouser et n'avait jamais réapparu dans sa famille. Je connaissais son histoire par l'une des cartes chocogrenouilles.
Je vis aussi sa salle commune des Serpentard, de l'extérieur, côté lac. Je tentai même de frapper à la vitre car je voyais Hestia et Johanna affalées dans des fauteuils, qui discutaient devant la cheminée avec d'autres élèves, mais la paroi était très épaisse et elles ne m'entendirent pas .
Je me réveillai brusquement , toujours assise sur la rive du Lac Noir, toujours les pieds dans l'eau mais maintenant le soir était tombé et il commençait à faire frais, on était qu'au mois de juin finalement. Ainsi j'avais juste rêvé ? Tout cela ne s'était déroulé que dans mon imagination ?
Terriblement déçue je remis mes chaussures et repris le chemin du château. Je vérifiai que ma baguette était toujours dans ma poche et en voulant l'en extraire, j'en sortis aussi un joli petit coquillage vert et bleu... «
Cette jeune personne est venue me raconter son histoire, j'avoue qu'au début, je ne savais pas trop quoi en penser car les êtres de l'eau n'ont pas eu de contacts avec les humains depuis la mort de Dumbledore, mais elle m'a montré le cadeau de la sirène. Ce coquillage est en fait une véritable turquoise qui doit valoir une fortune sur le marché. Il est possible également qu'il ait de grands pouvoirs magiques, nous continuerons à l'ignorer car la jeune Poufsouffle a refusé catégoriquement de me le confier pour expertise. Elle m'a répondu que c'était "son cadeau" et qu'il resterait ce qu'il était pour elle, un joli souvenir qu'elle porterait chaque fois qu'elle retournerait au lac noir, rien de plus.







Commentaires
J'ai beaucoup aimé cet article.
Comme quoi il ne faut pas juger une personne ou créature sur son apparence.
D'abord apprendre à connaître pour pouvoir ce faire une opinion.
Mucus ? J'ai écrit Mucus ? Ho je suis désolée, c'est pas du mucus de Veracrasse qu'il est question, mais bien de Murcus , la chef des sirènes du lac noir ! Désolée !
J'aime beaucoup ton style d'écriture, c'est une très belle histoire avec une morale bien vraie, ne pas juger sur l'apparence. Même si la sirène de l'illustration n'a pas l'air très commode (a)
Je dois avouer que cet article m'a bluffée et attendrie aussi. Même si j'aime l'eau et les milieux aquatiques (mer, lacs) pour me balader et que je nage bien, je panique en m'imaginant dans le Lac Noir, avec des êtres de l'eau qui tenteraient de m'attraper par les chevilles et, au pire, me noyer !
Nox, tu as une plume superbe, ainsi qu' un beau brin d'imagination. J'ai craqué pour cette histoire, ce conte en quelque sorte. Comme pour un autre article de cette édition participative , je trouve que cet article pourrait figurer en tant , qu'histoire à part entière, dans la Bibliothèque de P12. Bravo à toi ♡ ! Et bravo également pour la très belle bannière ♡ !
C'est une histoire bien poétique que voilà, bravo Nox ! Je n'ai pas pu m'empêcher de deviner comment Murcus pouvait connaître Ariel, et du coup de me l'imaginer devant un poste de télévision ahah. Il ne faut pas se fier aux apparences et cet article, qui est plus un récit qu'un article, le montre bien.