Poufsouffle m'a tuer
Par Adrian Mander le 31 oct. 2013, - Edition n°97 - Lien permanent
Attention, cet article peut heurter la sensibilité des plus jeunes.

Coucou
Poufsouffle,
Aujourd'hui
j'ai décidé de démissionner de mon poste de préfet.
Tu
le sais sans doute, j'ai reçu récemment une proposition d'emploi,
une « proposition que l'on ne peut pas refuser »

Bien
entendu, je ne t'abandonnerai pas sans explications, parce que je
t'imagine toute seule, tremblotant dans le froid, la larme à l’œil,
te réfugiant sous une maigre couverture pour la nuit comme un SDF,
telle une caricature d'Edward Dumbledore ayant encore oublié le mot
de passe de sa maison.
Tout
d'abord, malgré tout ce que tu pourras dire, ça ne colle plus entre
nous.

Oui, c'est vrai, mais tu étais bien trop parfaite pour moi...
Oui, être à Poufsouffle, c'est ingurgiter plus de guimauve que si j'avais fait une turlute à Haribo. Poufsouffle, tu es niaise. Maintenant, tu dois comprendre que ta vie peut ne pas se résumer à roucouler d'amour comme un pigeon menstrué, et que lire les romans-photos de Nous Deux nuit gravement à ton orthographe.

"Wesh wesh aispaisse 2 RAm@%@@@@, jenr mwa j parl pa b1en le franC vazy boloss."
La vie, les amours, ce n'est pas comme dans les magazines ; au fond de toi, tu le sais. Sans doute ton journal de maison aurait-il pu te l'enseigner, mais Poufsouffle a accompli le prodige de détenir l'Echo le plus silencieux du monde. C'est pourquoi tu vis toujours dans le monde de Lulu le lutin qui fait briller Clochette en lui bisant le derrière, et que tu nous fais des déclarations de ce genre.

"Allô la boucherie Arkandias ? Je voudrais commander un faux-filet de Hell Zaran, un rumsteck de Mawine et de l'entrecôte de Roxas, merci bien !"
Malgré tes tendances hippie, force est de reconnaître que tu as tout de même des membres intéressants. Des membres dont le prestige te fait gagner en gloire, des membres que l'on craint et que l'on respecte, des membres à l'image puissante.

Une noix de coco à sa tête, un Poulet comme Mister et un moustachu comme capitaine : poufsouffle, bande de bogoss !
Récemment, tu as même tenté d'aborder la question amoureuse sous un nouveau jour. C'est ainsi qu'un personnage atypique et ô combien intéressant est né : Willy Wonka ! Récemment banni pour un mois – parce que, comme tu te doutes, les autres maisons te jalousent d'avoir déniché un tel talent –, tu as diffusé tes ondes viriles et excité autant de jouvencelles qu'il n'y a de Oompa Loompas dans le harem de Lust Caféine.

"Willy Wonka il a le swag." [Victor Hugo]
Alors, entre les gens trop niais et les jeunes talents qu'on muselle, je jette l'éponge – mais Bob ne restera pas célibataire longtemps. Je pars m'installer au Kenya avec Princesse Adrianne où nous utiliserons ma paie de préfet pour adopter un petit africain qui deviendra président des Etats-Unis et nous rapportera plein de fric et de classitude.

Slurp slurp, à bientôt dans le prochain numéro de la Gazette du Sorcier !
Article écrit par Adrian et illustré par Wilhemina.





Commentaires
Wow ! Un des meilleurs articles que j'aie pu lire dans la Gazette jusqu'ici !
On parle de moi *-*
Roxas il dit ça juste parce qu'on parle de lui (haha quels boulets ces Poufsouffle), mais moi aussi je trouve l'article excellent !
Bel article, quoiqu'il-y-a une faute dans le titre : c'est ''Poufsouffle m'a tué'' sans er. :°
*Note la non-compréhension de la référence*
Et une expression plus appropriée serait "quoiqu'il y a" sans tirets, ou encore "bien qu'il y ait".
*Fuit refaire la fouine*
J'ai pas tout compris... Ou même rien compris du tout... C'est du langage Poufsouffle ou c'est juste moi ?
Haha mais il est génial cet article ! *va fouetter les fesses d'Adrian en bonne nouvelle préfète qu'elle est* Ca m'a bien fait marrer :')
Haha ! Super article, comme toujours quand il provient d'un certain Adrian. (:
Cléa la faute est faite exprès. Le titre est tiré d'un fait divers qui date un peu.
J'ai bien ris !