La Gazette du Sorcier - Edition Poudlard12

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1 févr. 2026

Raconte-nous ta musique

Ce mois-ci, c’est Achileas (Achileas Chrysopoulos) qui a accepté de partager ses goûts musicaux avec les lecteurs et lectrices de La Gazette.

Achileas, vous le connaissez également en tant que Bastien Morholt, un Pédouzien au grand cœur, professeur émérite dans le domaine des Runes, directeur adjoint de P12, mais aussi en tant qu’Astyanax Chrysopoulos, fabricant de baguettes magiques à Campolard, dans sa boutique : Atelier Chrysopoulos – Au Paradis des Baguettes.

Il en a des cordes à son arc, ce Pédouzien de longue date au parcours remarquable !

La musique est assez omniprésente dans ma vie, car j’écoute de la musique à longueur de journée : quand j’étudie, quand je travaille sur mon ordinateur, dans les transports en commun, et j’en passe. Je suis souvent avec un casque ou des écouteurs dans les oreilles !

La musique peut avoir une influence assez importante sur la façon dont je me sens. J’ai donc des musiques que j’écoute quand je veux me mettre de bonne humeur (parce que je suis fatigué ou bougon, par exemple), d’autres pour me calmer (si je suis stressé ou avant de dormir, par exemple), etc.

Je joue également de la musique, de la flûte traversière en particulier, instrument que j’ai commencé à apprendre quand j’avais cinq ans. Je me suis tourné assez naturellement vers la flûte puisque ma mère en jouait quand j’étais plus jeune.

Mais de manière générale, j’affectionne tout particulièrement la famille des bois (notamment le hautbois, la flûte et le piccolo).

Jouer de la musique me permet souvent de penser à autre chose et me fait beaucoup de bien.

En quelques mots, la musique est comme une compagne pour moi : elle m’accompagne dans ma journée et me permet d’accentuer mes émotions ou d’essayer de passer à autre chose.

En ce qui concerne les genres que je préfère, c’est assez varié.

D’une part, j’adore écouter de la musique étrangère (fun fact, j’ai une playlist de musique en allemand), que ce soit au niveau de la langue, mais aussi pour tout l’aspect culturel et presque folklorique parfois !

Sinon, de par mon apprentissage musical, j’affectionne la musique dite « classique », même si je préfère la période romantique et l’époque postérieure. J’affectionne tout particulièrement la musique de Friedrich Kuhlau, mais aussi celle d’Herman Beeftink, qui compose encore d’ailleurs.

Hormis cela, je suis plutôt bon public et je peux écouter à peu près de tout : beaucoup de pop, du rock, de l’électro surtout. J’aime beaucoup suivre l’Eurovision, je l’avoue, et il m’arrive souvent de passer plusieurs mois à n’écouter que ça entre avril et juin, haha.

Pour faire découvrir quelques morceaux : Spring d'Herman Beeftink ; Andante pastoral et Scherzzetino de Paul Taffanel ; Fantaisie pour flûte seule de Friedrich Kuhlau et pour montrer une composition féminine Un Concertino pour flûte et piano de Cécile Chaminade.

Je préfère faire découvrir un peu de musique dite « classique » plutôt que de faire écouter des chansons que les gens connaissent.

Achileas, merci beaucoup d’avoir partagé ces moments musicaux avec nous tous et toutes ! :X

 

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Ceux qui nous précèdent

Aujourd’hui, je prends la plume avec émotion, non pas pour vous divertir avec les articles de nos chers journaux, mais pour vous parler de deux personnes qui me sont chères et qui m’ont accueillie avec amour au sein de notre journal : Nausicaa et Erwan.

Deux personnalités très différentes, mais également plus que complémentaires. La preuve étant qu’ils aiment travailler ensemble : DCFM quelque temps, Gazette et équipe de Maison de Serdaigle.

Nausicaa, c’est la force tranquille. Une main de fer, dans un gant de velours. Aussi douce qu’un bébé niffleur, mais inflexible. Elle aime le travail bien fait et s’attelle à toujours proposer du contenu de qualité, en accord avec ses valeurs et son premier amour : les livres. Travailler en binôme avec elle pendant ces quelques mois fut un véritable plaisir. Toujours une parole rassurante, un encouragement. Beaucoup de rigolade, surtout quand le sommaire, après une lutte acharnée, décide qu’il préfère la couleur précédente à celle que nous avons choisie. Nausicaa, c’est également une oreille attentive, une épaule sur laquelle se reposer. Nausicaa, c’est celle vers laquelle on arrive pour pleurer sur son épaule quand on n’a aucune idée de ce qu’on veut écrire pour l’édition, et qui nous console et nous donne une dizaine d’idées sans même s’en rendre compte.

Erwan, c’est une véritable tornade créative. Enfin, une tornade tout court. Il arrive et vous chamboule. Grand séducteur (si vous ne l’aviez pas encore deviné), il est attentif à vos besoins et toujours à l’écoute, vous encourageant à donner le meilleur de vous-même, à prendre des risques. Il est toujours prêt à se retrousser les manches et à tenter de nouvelles choses. Prendre sa suite n’a pas été facile. Et puis, de toute façon, ça ne l’est jamais. Il m’a ouvert son coffre aux trésors et m’a permis de tester un tout nouveau terrain de jeu. Ces nombreux mois côte à côte, à partager des galères, des interrogations et des fous rires (les membres de l’équipe en PLS devant nos parades amoureuses), m’ont beaucoup appris. Il fait partie de ce cercle restreint, ceux à qui on peut tout dire, tout confier. Qui vous donnent les conseils que même une super maman approuverait.

En résumé, Erwan et Nausicaa, ce sont avant tout deux choux à la crème, qu’on a plaisir à côtoyer, joie à s’attacher et régal à embêter. Des personnes hors du commun, qui font leur petit bout de chemin et marquent à jamais le nôtre. Des personnes qui nous manquent énormément, même si à jamais ils font, et feront, partie de l’équipe. Alors merci, merci pour tout ce que vous nous avez apporté et que vous continuerez à nous apporter. À jamais les mascottes de la Gazette, que vous soyez Nausicaa et Erwan, ou Luyana et Nathan.

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Les Contes de la Taverne Éphémère

Assise sur mon nénuphar, je regarde, du haut de mes quatre maigres pattes verdâtres et de mes yeux globuleux, le ciel se refléter dans l’eau, comme si un miroir était posé à même la surface. Mais quelque chose m’inquiète, cette ombre qui glisse entre les roseaux, trop grande pour être un têtard.

L'eau est agitée de mouvements inhabituels, mon nénuphar se met à tanguer. Une simple ombre ne provoquerait pas un tel remue-ménage, mon inquiétude grandit.

J'ai entendu dire qu'il existait des créatures sous-marines appelées les êtres de l'eau et qui, paraît-il, ne sont pas réputés pour leur bon caractère ; aurais-je affaire à l'un ou l'autre d'entre eux ?

Je reste figée, mes petites pattes agrippées fermement aux pétales du nénuphar, espérant que l'ombre se dissipera comme un nuage dans le ciel ; mais l'agitation de l'eau s'intensifie, et une forme noire émerge lentement des profondeurs.

C'est alors que l'ombre prend forme, révélant une silhouette ornée d'écailles scintillantes d’un bleu presque étoilé. La créature, immense et majestueuse, s'approche lentement.

Il y a là un danger, c'est sûr, mais est-ce le seul ? Du côté des roseaux, ça bouge également et ça bouge même de plus en plus. Quelle décision prendre ? Faire un grand bond et se retrouver sur la berge ou bien plonger dans l'eau pour y trouver une quelconque sécurité ?

Dans l'eau, je risque de mauvaises rencontres ; dès lors, je choisis de sauter sur la berge en espérant retrouver rapidement un autre point d'eau avec des plantes où je pourrais me réfugier.

À peine mes pattes touchent-elles la terre humide que je comprends mon erreur : la berge n'est pas silencieuse, et dans le froissement sec des herbes se dessine la promesse d'un danger plus immédiat encore que les profondeurs que je viens de fuir.

Eh oui, je suis un batracien, j'ai de la chance, je peux vivre aussi bien dans le monde aquatique que sur la terre ferme. Mais voilà, cette chance se transforme en malchance quand je dois découvrir d'où viennent les dangers afin de les fuir avec discernement.

Le sol se met alors à vibrer dans un rythme lourd et régulier. Pas celui d’un insecte, ni d’un rongeur. Quelque chose de plus grand. Beaucoup plus grand.

Quelque chose qui a deux pattes, longues comme des échasses, elles sont si longues que le batracien ne voit qu'elles, le reste du corps est caché par les roseaux.

Les longues échasses avancent lentement en faisant frémir les roseaux ; je comprends alors avec effroi que je ne suis peut-être pas la proie la plus insignifiante de l'étang.

Je m'aplatis le plus possible dans les roseaux, je me recouvre de boue pour passer inaperçue. Côté esthétique, ça n'est pas glorieux et mon orgueil en prend un coup.

Ce camouflage me permet cependant de reprendre mes esprits et, la curiosité l'emportant, je lève les yeux avec précaution et je vois passer un long bec qui semble s'éloigner de l'endroit où je me tiens.

Alors que je retiens mon souffle, le bec s'arrête net, revient lentement en arrière et vient s'immobiliser juste au-dessus de moi ; l'oiseau aurait-il senti, sous la boue et les roseaux, le battement affolé de mon petit cœur de batracien ?

Je ne sais que faire, si je tente de m'enfoncer dans la boue pour mieux me cacher, c'est sûr que le bec va remarquer ma manœuvre. En plus, j'ai l'impression que mon petit cœur fait davantage de bruit qu'une grosse caisse en pleine action.

C'est alors, alors que tout semble perdu pour moi, qu'un vrombissement se fait entendre, et qu'un vol scintillant de libellules fonce en piqué sur le grand échassier, l'attaquant de toutes parts.

Je suis ébahie, sidérée, le spectacle auquel j'assiste est une pure merveille, c'est la magie de Dame Nature à l'état pur. J'en oublierais presque qu'elle me sauve la vie.

 

 

 

 

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