La Gazette du Sorcier - Edition Poudlard12

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1 févr. 2026

La Flamme de votre coeur

Pour ce mois, j’ai décidé de vous présenter une créature qui n’est pas dans la valise, mais qui, je l’espère, réussira à conquérir votre cœur.

Je vous parle aujourd’hui du Serpencendre, qui porte bien son nom. En effet, si vous laissez un feu magique trop longtemps sans surveillance, vous risquerez de le voir apparaître. C’est un serpent mince, gris clair, aux yeux rouges. Cette créature ira ensuite se réfugier dans les coins sombres de votre maison en laissant des cendres sur son passage.

Malheureusement, il ne vit qu’une heure : c’est pendant ce temps-là qu’il s’en va pondre ses œufs avant de devenir poussière (littéralement). Si vous voyez des traces de cette créature dans votre maison, suivez-les ! Il se peut que vous retrouviez les œufs ; dans ce cas, il faut à tout prix les geler grâce au sortilège Glacius ! Sinon, les œufs prendront feu… ainsi que votre maison.

Mais que faire des œufs une fois gelés ? Eh bien, si quelqu’un fait battre votre cœur, c’est le moment d’en profiter pour créer un philtre d’amouuur ! Vous ne savez pas faire ? Pas pour longtemps, je vous glisse ici la recette :

Tout d’abord, préparez les ingrédients suivants : œufs de Serpencendre, pétales de rose, poudre de perle, menthe poivrée, épines de rose, pierre de lune, poudre rouge sombre, poudre bleue, poudre jaune et poudre verte (les couleurs des quatre maisons, quoi).

Maintenant que le tout est prêt, mettez de l’eau dans votre chaudron et sur le feu ! Ensuite, vous ajoutez de la poudre rouge sombre jusqu’à ce que le mélange devienne orange. Puis remuez dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pour que le tout devienne vert.

Ajoutez ensuite la poudre bleue, jusqu’à ce que la potion devienne bleue. Vous devez ensuite chauffer une première fois la potion dans le but de la faire devenir violette. Une seconde fois pour qu’elle devienne rose, et comme on dit, jamais deux sans trois, chauffez encore pour qu’elle devienne rouge.
Après tout cela, ajoutez la poudre jaune, pour que le mélange devienne… jaune !

Puis remuez à nouveau dans le sens contraire des aiguilles d’une montre pour que le tout devienne turquoise. Et rajoutez de la poudre rouge sombre pour que la potion devienne à nouveau violette. À cela, vous ajouterez de la poudre verte, pour que cela devienne non pas vert, mais à nouveau rose.

Et enfin, chauffez à nouveau pour qu’elle devienne à nouveau orange ! Puis remettez de la poudre rouge sombre pour la refaire devenir verte.
Mélangez encore dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, pour qu’elle devienne encore un schtroumpf… bleue, pardon.

Ne vous en faites pas, on est bientôt au bout ; en attendant, rajoutez de la poudre jaune pour que la potion devienne rose, et de la poudre bleue pour qu’elle devienne orange.
Chauffez une fois pour que le mélange soit à nouveau turquoise, et une seconde fois pour que vous ayez enfin et définitivement une potion rose. Maintenant que la potion est définitivement rose, ajoutez les ingrédients suivants, dans l’ordre : œufs de Serpencendre, poudre de perle, menthe poivrée, épines de rose, pierre de lune et pétales de rose !

C’est prêt ! Votre potion n’attend qu’à être dégustée par l’heureux élu !

Je vous laisse donc concocter votre potion. Vous pouvez envoyer le dessin de cette dernière par MP à Cookies ; il sera ravi de voir vos réalisations. Pour cela, il vous laisse jusqu’au 20 février, 23 h 59. HF !

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Coup d'oeil sur Luna Lovegood

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, nous attaquons le portrait d’un personnage que beaucoup apprécient, et à sa juste valeur pour le coup. Membre du Silver Trio, Serdaigle de renom, elle est incarnée avec brio par une actrice qui a su lui rendre grâce par son excellent jeu et par une combinaison surprenante de mimétisme et d’innovation. Ce personnage, c’est bien sûr la très saine d’esprit : Luna Lovegood !

Luna est l’un des membres qui peut le mieux représenter la maison Serdaigle, non par son érudition exceptionnelle, mais par son originalité et sa créativité. La jeune demoiselle Lovegood est connue pour fabriquer ses bijoux avec des produits qui sortent du lot, comme des prunes dirigeables, faire la chasse aux nargoles ou encore connaître l’existence des ronflaks cornus ! Et oui, chers lectorats, les ronflaks cornus et les nargoles existent… tout au moins si vous écoutez Luna ou Xénophilius Lovegood, lui aussi ancien membre de la maison bleu et bronze.

Cette jeune fille, née dans les années 80, grandit avec l’amour de ses parents jusqu’à la mort de sa mère, alors qu’elle expérimentait un sortilège devant sa fille, alors âgée de neuf ans. Luna fut, dès ce jour, capable de voir les sombrals, des créatures incomprises et méconnues du monde des sorciers. Son originalité la met à l’écart des autres membres de Poudlard, puisque c’est une part totalement assumée d’elle-même et elle ne compte pas en rougir, mais plutôt ouvrir l’esprit (et les yeux) du plus grand nombre possible, en étant le fer de lance du Chicaneur pour la jeune génération.

Luna est aussi une jeune sorcière très courageuse, souvent mésestimée, un peu comme Ginny Weasley et Neville Londubat, les deux autres membres de ce que la communauté des Potterheads nomme très souvent le Silver Trio. Des membres importants de l’univers, ayant parfois même eu un poids capital sur le destin du monde magique (coucou Neville en 1v1 contre Nagini), mais qui restent au second rang face à notre trio de héros.

Les capacités magiques de Lovegood ne sont donc pas en reste : capable de faire apparaître un patronus de lièvre dès sa quatrième année, maîtrisant des sortilèges complexes tels que le sortilège de réduction et les mettant en application durant des batailles cruciales de la seconde guerre des sorciers. Elle se consacre par la suite à ce qui semble être une continuité de son ouverture d’esprit et de sa volonté d’ouvrir les yeux du plus grand nombre, en devenant magizoologiste, une carrière qui nous fait penser à un certain monsieur Dragonneau, qui, comble du hasard, se trouve être son grand-père par alliance (le hasard fait bien les choses, n’est-ce pas ?).

Une jeune sorcière mésestimée, souvent moquée, mais qui, en réalité, se sert de sa différence comme d’une véritable force : bref, un personnage inspirant, porté à l’écran par une actrice qui a longtemps combattu ses propres démons et s’est servie de cette force pour renforcer son personnage et illuminer la vie du plus grand nombre… Mais ça, ce n’est pas le sujet de cette série d’articles !

 

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Zoom sur Alan Rickman

Après avoir étudié le parcours de trois des quatre directeurs de maison de la saga, il devenait plus qu’évident que le prochain acteur à voir sa carrière décortiquée serait celui du terrifiant maître des potions et directeur des Serpentard : Severus Rogue, ou plutôt Alan Rickman !

Alan Rickman n’est pas né maître des potions, mais comme un jeune enfant d’après-guerre, issu d’une famille modeste. Grâce à ses excellents résultats, il se voit attribuer, dès l’âge de 11 ans, une bourse afin de rejoindre la Latymer Upper School, un établissement connu pour son enseignement progressif et sa forte tradition théâtrale. Le jeune Alan est donc initié dès son plus jeune âge au jeu d’acteur (un peu comme Obélix et la potion magique, Alan est tombé dedans quand il était petit, il faut croire). Pour son tout premier rôle, il est âgé d’à peine 7 ans dans la pièce King Grizzli Bear, et sa mère lui confectionne une barbe en lui scotchant un bout de tissu sur le menton ! Enfant, cependant, il souffre de problèmes d’élocution à cause de sa mâchoire inférieure trop étroite, lui donnant une voix indistincte et étouffée.

Pour beaucoup, on pourrait croire qu’avoir son premier rôle à 7 ans, grandir dans une école favorisant la formation théâtrale et lui permettant de jouer de nombreux rôles (que ce soit dans la comédie ou la dramaturgie), destinait Alan à une carrière toute tracée. Eh bien non, pas pour ce cher Alan, qui poursuit une formation de graphiste dans différentes écoles avant de fonder, avec ses camarades, une société de graphisme dont il devient le directeur artistique !

Le virus du théâtre le rattrape alors qu’il a 25 ans. Il se décide enfin à tenter d’intégrer la Royal Academy of Dramatic Art en présentant à deux reprises un extrait de Richard III de William Shakespeare. Une fois diplômé, il fréquente plusieurs troupes et s’essaie même à la comédie musicale en 1975 !

En 1978, Alan intègre la très prestigieuse Royal Shakespeare Company, dans laquelle il évolue de rôle en rôle jusqu’en 1985, où il incarne l’infâme vicomte de Valmont dans Les Liaisons dangereuses, adapté du roman du même nom. La pièce est un tel succès qu’elle s’exporte jusqu’à Broadway, où l’équipe de production du film Die Hard repère Alan et lui propose un rôle (le tout premier au cinéma) aux côtés de Bruce Willis, rien que ça. Sa prestation fait sensation puisqu’en incarnant le terroriste Hans Gruber, il se hisse à la 46ᵉ place du classement des 100 plus grands méchants de tous les temps, d’après l’American Film Institute.

Ne faisant jamais les choses à moitié, Alan réalise lui-même ses propres cascades dans le film, dont un saut arrière d’une hauteur de 12 mètres. Chose plus que dangereuse lorsque l’on sait que les cascadeurs professionnels ont besoin de voir la zone d’atterrissage lors de la réalisation de ce type de cascade !

Bien que régulièrement contacté pour jouer des seconds rôles, rien de bien probant pendant quelques années, jusqu’en 1991, où il rafle le BAFTA Award du meilleur acteur dans un rôle secondaire pour sa prestation du shérif de Nottingham (encore un méchant) dans Robin des Bois, prince des voleurs de Kevin Reynolds. Un rôle qu’il avait d’abord refusé à deux reprises avant d’obtenir la garantie d’être totalement libre dans l’interprétation du personnage.

Grâce à ses différents succès au cinéma, il est approché par l’équipe d’Ang Lee pour participer au film Raison et Sentiments, aux côtés de quelques-uns des plus grands acteurs britanniques de l’époque, comme Hugh Grant, Emma Thompson ou encore Kate Winslet. Son interprétation du colonel Brandon lui évite d’être définitivement catalogué dans les rôles sombres et lui permet d’essayer des compositions plus variées, comme celles d’un policier dans Judas Kiss, d’un acteur de série Z dans Galaxy Quest, d’un mari hautement infidèle dans Love Actually ou encore d’un coiffeur dans Coup de peigne.

Ne faisant jamais rien à moitié, il prendra des cours de violoncelle pour les besoins du film Truly, Madly, Deeply d’Anthony Minghella. Rassurez-vous, il n’en est pas non plus devenu un virtuose au point de nous donner des complexes : la main tenant l’archet était bien la sienne, mais la seconde, que l’on ne voyait pas à la caméra, appartenait à un véritable violoncelliste placé derrière lui.

De 2001 à 2002, il joue de nouveau dans une pièce qui s’exporte à Broadway. La troupe remporte notamment le Variety Club Award et le TheatreGoer’s Choice Award pour la meilleure performance dans une pièce de théâtre.

Le rôle qui change définitivement la vie et la popularité d’Alan Rickman fut celui de Severus Rogue. Il était en effet le premier choix de J.K. Rowling, mais avait d’abord refusé le rôle à cause de son côté trop sombre apparent. Lorsque Tim Roth refusa lui aussi le rôle pour pouvoir jouer dans La Planète des Singes, J.K. Rowling et la production du premier Harry Potter lui confièrent alors un terrible secret sur le personnage de Rogue.

Alan Rickman fut ainsi le premier et unique membre du casting à connaître la double identité de Severus Rogue et les raisons de son rôle de double espion, alors même que le premier film n’était pas encore tourné. Touché par l’évolution du personnage, Alan accepta le rôle afin de nous offrir l’une des meilleures interprétations du cinéma.

Après la saga, Alan Rickman a continué une carrière de théâtre et de cinéma, enchaînant les succès et les apparitions de toutes sortes. La dernière fut une apparition plus que dissimulée, puisqu’il prête sa voix originale à la chenille Absolem dans l’adaptation du roman Alice de l’autre côté du miroir, réalisé par Tim Burton. Une voix reconnaissable entre mille, due finalement à cette mâchoire inférieure trop étroite.

Atteint d’un cancer du pancréas, Alan Rickman s’est éteint le 14 janvier 2016, secouant le monde du théâtre londonien ainsi que la sphère des Potterheads, voyant apparaître le premier hommage de ce genre : le lever de baguettes au Wizarding World of Harry Potter, référence à la scène de la mort de Dumbledore dans la saga. Un acteur aux multiples facettes, plein de talent, qui a campé bien des personnages, mais qui restera pour beaucoup à jamais celui du terrible mais si courageux professeur Severus Rogue, le Prince de Sang-Mêlé.

 

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