Examens et tricherie ne font pas toujours bon ménage...
Par Magorian Effy le 30 mai 2010, - Edition n°57 - Lien permanent
Le temps passe vite à l’école de sorcellerie et voilà que la fin de l’année pointe déjà le bout de son nez. Cela signifie bien évidemment les vacances d’été, mais avant cela n’oublions pas les examens de fin d’année.

Il est venu le temps des révisions, des heures passées le nez dans les
livres poussiéreux de la bibliothèque. Le stress commençant lentement à
monter et envahir chaque élève. BUSE, ASPIC, ou simple examen de fin
d’année, aucun élève n’y échappe. L’infirmière Antivena Picott devant
soigner chaque année bon nombre d’élèves, craquant sous le poids de la
pression.
Néanmoins certain se croient plus malins que d’autres. Plutôt que de
noyer leur désespoir dans le whisky pur feu ou bien plus sagement dans
la bierraubeurre ou les chocogrenouilles, au lieu de travailler avec
acharnement les notes prises au cours de l’année, ils investissent dans
des méthodes de révisions, disons, peu licites. C’est la grande entrée
aux plumes à réponses intégrées, aux rapeltouts, les manchettes
copieuses, l’encre autocorrectrices, mais également l’entrée des griffes
de dragon en poudre, et de l’élixir cérébral de Barrufio, et c’est sur
ce dernier point que les choses dérapent bien souvent.
En effet, autant les plumes et autres encres ne sont pas dangereuses
pour la santé, mais il en ait autrement des substances que les élèves
ingurgitent. La poudre de griffes de dragon se révèle être des crottes
de dioxy séchées et les élixirs être de la bierraubeurre agrémentée
d’épices, mais parfois être des potions faites aléatoirement par les
élèves eux-mêmes dont l’unique résultat est un séjour à Ste Mangouste.
Scipio McEvean, magicomage dans le célèbre hôpital sorcier, nous confie
quelques souvenirs d’élèves, se croyant plus malins que les autres,
entrés d’urgence à l’hôpital.
« Vous auriez dû les voir ces p’tits jeunes, arriver le teint verdâtre,
crachant des limaces ou même parfois des araignées, ne sachant même plus
leur nom ! Les jeunes de nos jours, voilà le grand fléau de la
Grande-Bretagne, c’est qu’ils n’ont plus le goût du travail acharné,
voilà c’est ça le vrai problème ! Pas plus tard que l’année dernière, un
garçon qui devait passer ses ASPIC est arrivé crachant du feu et se
prenant pour un dragon. On en a eu du mal à le remettre sur pied c’lui
là ! »
Nous l’aurons donc compris, examen, tricherie et élèves en bonne santé
ne vont pas toujours ensemble. Cette année encore, nous comptons sur le
personnel, les préfets (s’ils ne trichent pas eux-mêmes) et bien sûr les
élèves pour s’assurer qu’il n’y ait aucune tricherie, ou du moins de ne
pas se retrouver à Ste Mangouste.
Si malgré toutes ses recommandations, vous vous trouviez tout de même
face à McEvean ou l’un de ses confrères, faites preuve d’originalité, le
dragon ayant déjà été pris, essayez plutôt de vous prendre pour un
lutin de Cornouaille ou encore un hyppogriffe.
Article écrit par Effy Magorian et illustré par Lust Chocolate.




