La Gazette du Sorcier - Edition Poudlard12

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 1 décembre 2020

Publicité - À la recherche des cadeaux d'Abelforth

Partager : Partage

Versus

Hippie VS Le mec qui a raison (c’est Aidan qui a écrit ça)

Si vous avez suivi l’actualité de ces dernières semaines, vous savez sûrement que J.K . Rowling, la mère adoptive de notre cher Harry, s’est fait épingler sur twitter pour transphobie. Comme j’en vois certains au fond qui n’ont pas l’air de tout suivre, voici un petit rappel des faits : il faut d’abord savoir que Rowling a été accusée à plusieurs reprises ces dernières années de tenir des propos transphobe, sans que cela ne soit véritablement médiatisé. C’est donc courant juin 2020 que Rowling poste un tweet en associant les termes « femme » et « personne qui a ses règles », excluant ainsi les femmes trans de l'appellation femme, et ramenant les hommes trans à leur genre assigné à la naissance. Commence alors une vague de reproche contre l’écrivaine (oui Aidan, j’ai mis un E), qui publiera dans les jours qui suivent un communiqué dans lequel elle tentera de justifier ses propos. Pour beaucoup, cela n’est pas assez et c’est ainsi que commence un appel au boycott contre elle. L’histoire aurait pu s’en arrêter là, mais non : rebelote au mois de septembre : Rowling fait la promotion sur Twitter d’un site internet mettant en vente divers produits à slogan. Problème, on trouve dessus une section entière composée d’articles transphobes, avec par exemple des pins ayant pour slogan « Les femmes trans sont des hommes ». Et comme si cela ne suffisait pas, cette polémique intervient au même moment que la parution de son nouveau livre, un polar dans lequel le serial-killer n’est autre qu’« homme qui s’habille en femme ». Cette fois, ce n’est pas passé. Plusieurs débats ont fait suite à cette polémique, et nous pourrions échanger dessus des heures durant. Mais c’est sur une seule et même question que je vais aujourd’hui me pencher, et qui nous touche particulièrement du fait de notre statut de Pédouzien : faut-il boycotter les œuvres de J.K. Rowling ?

Pour ma part, la réponse est oui, et je vais vous expliquer pourquoi. Petit disclaimer, même si ce n’est pas l’objet du débat que l’on traite dans cet article, je précise que je considère ces propos comme étant transphobes, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je juge cette autrice à boycotter. Tout d’abord, revenons un peu sur ce qu’est réellement le « boycott » : pour faire court, il s’agit du refus de consommer des produits de services, d’entreprises ou de nations, mais également de participer à un évènement afin de signifier son opposition. Mais quel est le but de cette action, me direz-vous ? Et bien, tout simplement manifester son désaccord avec les idées transphobes de J.K. Rowling. En boycottant les produits lui rapportant des revenus, on refuse ainsi de continuer à financer une personne qui utilise sa célébrité pour promouvoir ses idées. C’est un moyen direct d’avoir un impact sur la personne concernée, puisque le boycott touche ses revenus, et à grande échelle il peut avoir un impact important. Mais alors, si on boycott J.K. Rowling, est-ce que cela veut dire qu’on ne peut plus utiliser Poudlard12 ? Et bien non, au contraire. Le boycott dont on parle est financier, c’est-à-dire qu’il a pour but d’impacter les revenus de l’autrice. L’idée est de ne plus acheter de produits neufs, de ne pas dépenser d’argent qui revient d’une manière ou d’une autre dans les comptes de Rowling. Mais cela ne veut pas dire que l’on ne peut plus aimer Harry Potter, bien au contraire. Au lieu d’acheter des livres ou des DVD neufs, tournez-vous vers ceux d’occasion. N’allez plus au cinéma voir les films, attendez leur sortie en DVD et relisez la phrase précédente. Pour ce qui est du reste de son univers, sachez qu’il vous appartient aussi. Vous êtes libres de lire, d’écrire sur Harry Potter sans lui rapporter directement de l’argent. Alors bien sûr, la médiatisation à laquelle nous participons contribue à lui faire de la publicité, et donc à encourager d’autres gens à acheter ses produits. Sur ce débat, je pense que chacun se fera son propre avis sur la question, mais il est évident qu’en tant que Potterhead, ce débat n’est pas évident. Pour ma part, je voulais simplement amener cette idée du boycott qui nous paraît souvent lointaine et inutile (on se dit qu’après tout, ce n’est pas à notre petite échelle que l’on peut y changer quelque chose). Et pourtant, si. Avec un peu de détermination, il est possible de faire changer des mentalités.

Un immense merci à Rain Lewis pour sa relecture et son témoignage.

Pour moi, il ne s’agit pas de savoir si les tweets sont transphobes ou non. Je laisse cela à la discrétion de chacun. Ce qui m’inquiète c’est la censure intellectuelle que les boycotts entraînent. Censure, car cela incite tout écrivain, tout humoriste, tout artiste à censurer ses pensées, ses valeurs au nom d’une idéologie qui serait meilleure qu’une autre. Je veux dire… Rowling n’est pas Polanski, elle n’a pas enfreint la loi, elle a juste assumé ses pensées sur une question sociale. Elle sera peut-être dans le mauvais sens de l’histoire, mais est-ce que cela signifie qu’il faille boycotter son œuvre, la priver de toute reconnaissance en tant qu’écrivain (non Tanja, je ne le mettrai pas au féminin) qu’elle mérite ?

Selon moi, la réponse est non. Chacun pense ce qu’il veut. La vision d’Harry Potter ne change pas en fonction de ce que son auteur pense de ce qu’est une femme et un homme. La vision magique de son univers ne questionne même pas ces sujets. Cela peut poser problème pour certains, mais il n’y a aucune raison de fustiger l'œuvre que l’on a aimé autrefois.

A force de toujours chercher à aller dans le sens de l’Histoire et de la bonne idéologie, on en oublie la beauté de certaines œuvres. Faut-il punir des auteurs racistes qui font pourtant partie des Lumières ? On tronquerait alors une bonne partie du patrimoine littéraire français.

Tant que l'œuvre est indépendante de l’idéologie qui pose problème, il n’y a pas de soucis, de boycott à faire.

Cela ne veut pas dire qu’il faille acheter du J.K Rowling. N’achetez pas les Harry Potter car vous estimez que c’est trop enfantin et manichéen. Ne regardez pas les Animaux Fantastiques car vous estimez que le jeu d’acteur est terrible et l’histoire moyennement intéressante. Ne jouez pas aux jeux car vous les trouvez mauvais. Bref, ne consommez pas, pour les bonnes raisons. Il y en a assez pour qu’on ne soit pas obligé d’en inventer.

Je terminerai donc en rappelant qu’un boycott pour de mauvaises raisons a un nom et on appelle cela de la censure. Et je pense pas qu’une idéologie qui encourage la censure soit la bonne. Du moins pas pour un fan de Harry Potter.

Partager : Partage

Noël dans la saga HP

https://www.zupimages.net/up/20/49/w4ue.png

S’il y a bien une période de l’année qui marque les esprits, que ce soit dans le bon ou le mauvais sens, c’est forcément Noël. Entre les puristes qui sortent leurs décorations au mois d’octobre, celles et ceux qui s’en fichent un peu pourvu qu’il y ait de la bonne nourriture, et les résigné.e.s qui n’ont qu’une hâte, c’est que décembre soit terminé (et qui vont probablement arrêter ici la lecture de cet article), autant vous dire que personne ne reste de marbre. Pour ma part, j’aime tellement Noël que je commence un calendrier de l’avent en novembre, parler évidemment des cartons de décorations que j’accumule au fil des années ainsi que de mon sapin qui… Oui ça va Aidan, j’abrège. Bref, vous l’aurez compris, j’adore Noël. Pas pour le côté religieux, mais pour l’ambiance qui se dégage de cette période de l’année. Et, à chaque fois que je pense à la Magie de Noël, je pense aussitôt à Harry Potter. Cette saga qui a impacté nos vies d’une manière si forte (c’est une autre façon de dire qu’on est complètement tarés) a également su transmettre une atmosphère autour de Noël qu’on retrouve particulièrement dans les films. Comme chaque année, en attendant les cadeaux sous le sapin, je me suis plongée dans un petit marathon HP, et j’en ai profité pour vous pondre un petit article sur les différents Noëls de notre orphelin favori. Sortez le chocolat chaud et le plaid, on y va.
 

https://www.zupimages.net/up/20/49/hjo0.png


J’ai toujours eu une affection toute particulière pour le premier film, déjà parce que c’est le premier, mais surtout pour cette entrée dans l’univers magique qui est plus que réussie selon moi. Et la représentation du 25 décembre est à la hauteur de nos espérances. Un château sublimé par d’incroyables décorations, des cadeaux à foisons et surtout, le premier vrai Noël pour Harry qui reçoit enfin des cadeaux. Il ne manquait plus que notre chère Hermignone et le tout aurait été parfait.
 

https://www.zupimages.net/up/20/49/uu43.png


C’est vrai qu’on attendait tous de voir la représentation du bal de Noël à l’écran, et il faut reconnaitre que les décors réalisés ainsi que les costumes étaient plutôt incroyables. D’ailleurs, le début du bal est pour moi un vrai 10/10 où l’on se sent complètement dans l’univers de HP. Mais c’était sans compter sur l’arrivée des Bizarr’Sisters qui viennent ajouter leur grain de sel dans l’histoire. Vous l’aurez compris, le passage du bal reste peu crédible à mes yeux dans le tournage (à chaque fois j’ai l’impression d’être téléportée en plein milieu d’un concert de Justin Bieber), et c’est dommage car il y avait du potentiel. Allez, on s’en remet et on avance.
 

https://www.zupimages.net/up/20/49/qwun.png


Bon clairement à quelque chose près, la petite fête aurait eu lieu sans papa Weasley donc autant dire que ça n’aurait pas été le réveillon du siècle. Mais grâce à Harry ouf tout le monde est sain et sauf, et on peut passer un Noël normal me direz-vous ? Oui, mais non. Notre orphelin favori sera bien trop hanté par ses visions pour profiter de la fête (bon en même temps on le comprend plutôt bien) du coup il ira chercher conseil chez son parrain adoré, ce qui nous donnera une belle séquence émotion où tout le monde versa sa larmichette. Allez, prépare-vous car ce n’est rien à côté de la fin du film.
 

https://www.zupimages.net/up/20/49/uqwd.png


Déjà, l’habituelle ambiance chaleureuse du Terrier est plutôt absente de la scène, et laisse place au climat plus sombre que tiennent les derniers films. Tout le monde est un peu sur les nerfs et histoire d’en rajouter une couche, Harry amène le sujet de Draco sur le tapis ce qui a le don d’agacer Remus. Quelques minutes plus tard, on assiste à un petit rapprochement entre notre Mister Potter et Ginny, mais c’est sans compter sur la délicatesse de Ronald qui trouvera la place au milieu du canap’ la plus adaptée à la situation. Après cette soirée plutôt moyenne, on aurait presque cru à un come-back en force du romantisme avec un presque baiser dans les escaliers, mais qui sera définitivement chassé par les Mangemorts. Pas ouf ce Noël.
Harry Potter et les Reliques de la Mort, ou le Noël larmoyant. Oui bon là j’ai même pas envie de faire de vannes tant cette scène est émouvante. Entre Ron qui a décidé de se faire la malle, Harry qui retrouve la tombe de ses parents et Hermione qui soutien comme elle peut la situation, c’est pas trop la joie dans le golden trio. Après une très belle séquence dans le cimetière de Godric’s Hollow, où Harry et Hermione rendent un petit hommage à James et Lily, ils font la rencontre de Batilda Tourdesac. Enfin, presque. Ils ne réaliseront leur erreur que trop tard, mais c’est hélas Nagini qui leur tend un piège et réussit presque à livrer Harry au Seigneur des Ténèbres. Hermione réussira à les sortir de là juste à temps, tandis qu’Harry tombe dans les pommes et se réveille trois jours plus tard, découvrant au même instant que sa baguette est cassée. Et tout ça sans avoir trouvé ni épée ni horcruxe. Joyeux Noël Harry !
 

https://www.zupimages.net/up/20/49/4pnp.png


Dis-donc Chris Colombus, je sais qu’il se passe pas masse de trucs dans ce tome-ci à Noël, mais tu aurais au moins pu nous caler une petite scène de Noël ça aurait peut-être rendu ce film potable… ET OUI JE L’AI DIT.

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse vous refaire l’intégralité de la saga avant le 25, histoire de vous mettre dans l’ambiance pour ceux qui n’y seraient pas encore.

 

https://nsa40.casimages.com/img/2020/12/01/20120109451946166.pnghttps://nsa40.casimages.com/img/2020/12/01/201201094516774580.png

Partager : Partage

De la relativité du danger

Partager : Partage

Arrête de forcer sur le whisky pur feu !

https://www.zupimages.net/up/20/49/pjv1.png

 

Il est tard, ou tôt. Tu ne sais plus trop quel jour nous sommes, tu vois peut-être flou ou tout simplement tu es paumé ou juste épuisé. C’est dur ces derniers temps, entre la fatigue, le froid, une épidémie qui touche le monde entier, que nous soyons moldu ou sorcier personne n’est à l’abri d’un petit moment de besoin de chocolat, envie de rien et c’est pour cela que l’on te retrouve le nez au fond du fût de whisky pur feu de la mère Gordon [Nouvelle marque prochainement disponible dans votre épicerie du coin, reconnaissable par le logo avec un canard]. Et ça, même si c’est bon pour l’économie des Trois-Balais, ça ne l’est pas pour votre santé mentale. Mais pas de panique, j’ai quelques tips pour vous !

☐ Se mettre au sport, enfin, essayer de s’y mettre

Avec un peu de motivation et une bonne playlist vous devriez avoir envie de lever vos fesses de ce tabouret de bar sur lequel vous êtes affalés depuis trop longtemps. Et cela vous évitera de vous sentir coupable si vous vous empiffrez de chocolat.

☐ Boire des délices réconfortants

Il n’y a pas que le chocolat chaud dans la vie ! Et oui mes chères et chers piliers de bar, sachez qu’il existe un nombre incalculable de boissons qui donnent du réconfort et apportent de la douceur dans ce monde de brutes. Pensez au Pumpkin Spice Latte, le chocolat chaud au pain d’épice, le jus de pomme chaud épicé ou encore le Chaï tea latte !

☐ Rester sous la couette

Parce que par ces temps difficiles, quand vous devez sortir vous avez bien trop à penser. Mes clefs ? Mon portable ? Où est-ce que j’ai garé mon balai ? Maintenant vous devez rajouter : Mince mon masque ! Donc autant rester chez soi ça paraît moins relou que de devoir remplir sa tête d’une liste à prévoir en cas de sortie.

☐ Profiter de la boîte magique

Boîte ma-quoi ? La télévision ! Vous savez, cet objet génial qui vous permet de voir des séries, des films et en couleur en plus. L’automne et l’hiver sont les deux saisons les plus propices à ce type d’activité et il ne faut pas s’en priver, d’autant plus qu’on chuchote dans les couloirs qu’il y a beaucoup de films de Noël qui débarquent…

☐ Prendre du temps pour soi

Au lieu de passer votre temps à dire Je ne boirai plus jamais le lendemain de votre petite fiesta improvisée, et on le sait cette promesse ne dure jamais, lâchez ce verre de whisky pur feu et profiter du temps autrement ! Prenez soin de vous, de vos proches, faites-vous plaisir. Envie de prendre un long bain moussant ? Faites-le. Envie de vous trémoussez en écoutant PartyGirl ? Allez-y ! Prenez le temps de faire tout ce qui vous fait envie.

Vous avez du coup saisi le fait qu’il y a bien mieux à faire que de siroter son whisky pur feu de la mère Gordon toute la journée, ou pas. N’oubliez pas, évitez de sortir au maximum [Le Ministère de la Magie vous informe que vous risquez gros si vous n’avez un motif valable de sortie], profitez-en pour hiberner, vous faire plaisir, n’oubliez pas de rester unis et qu’il est toujours possible de faire la fête grâce à un petit objet moldu nommé caméra. Ah ces moldus ! Ils ont de bonnes inventions tout de même… entre les apéro-visio et les facetime c’est un domaine qu’ils gèrent avouons-le.

Enfin bref, prenez soin de vous !

 

https://nsa40.casimages.com/img/2020/12/01/201201094515758570.pnghttps://nsa40.casimages.com/img/2020/12/01/201201094515357695.png

Partager : Partage

Les extraits polyglottes

Harry Potter est la série littéraire la plus traduite de l’histoire, avec des versions dans 80 langues différentes, de l’anglais à l’azerbaidjanais (je voulais écrire azerbaidjanais un peu comme une blague, mais j’ai vérifié, et c’est vrai), en passant par le gallois, le latin et le grec ancien. Oui, oui. En grec ancien.

Mais alors, combien d’enfants et d’adultes ont, comme nous, été bercés par les aventures du petit sorcier à lunettes et de ses comparses britanniques ? Imaginer le chiffre me donne le tournis. Et pourtant, il faut savoir que nous n’avons pas tous lu exactement la même version de l’histoire. En effet, avec la traduction vient une légère marge d’interprétation. Dans certaines langues, comme le français, la plupart des noms propres sont traduits, de Poudlard à Severus Rogue. Dans d’autres, les noms d’origine ont été conservés. Les formules magiques, les jeux de mots, les blagues… Traducteur n’est pas un métier facile, surtout dans le monde magique de JK Rowling.

Etant une fan plutôt assidue, je possède des versions de Harry Potter (et notamment du cinquième tome, l’Ordre du Phénix) en plusieurs langues : français bien sûr, mais aussi anglais, allemand, suédois et portugais. Ce sont mes souvenirs de voyage à moi, et certaines couvertures valent le détour. Et en les lisant (ou du moins, en les parcourant, je ne parle ni portugais, ni suédois, et mon allemand reste bancal), j’ai découvert quelques petites pépites, des spécificités attendrissantes ou hilarantes. Mesdames, messieurs, sorcières et sorciers de tous horizons, permettez-moi donc de vous présenter : les extraits polyglottes.

« Übrigens, ich bin Hermine Granger, und wer seid ihr? »

Non, ce n’est pas une faute de frappe. Oui, vous avez bien lu. En allemand, Hermione Granger répond au doux nom d’Hermine Granger. Pourquoi changer le nom d’un des personnages principaux pour lui donner celui d’un adorable petit rongeur ? Je ne sais pas.

« Fer the las’ time, it’s nuthin! »

Une chose qui s’est perdue dans la traduction française, c’est la façon de parler de Hagrid (dans la VF, cette phrase donne : « Pour la dernière fois, c’est rien du tout ! »). Anglophones néophytes, ce sont probablement ses discours qui seront les plus difficiles d’accès si vous vous lancez dans la lecture de la version originale : entre les abréviations, les fautes d’orthographe et la prononciation aléatoire retranscrite à l’écrit, son anglais n’est pas toujours des plus scolaires.

« Galoppierende Gorgonen! »

Si j’ai choisi cette expression, ce n’est pas seulement parce que je la trouve super marrante à prononcer, mais aussi pour illustrer la question de la marge de manœuvre des traducteurs. En effet, l’expression originelle (« galloping gargoyles », « gargouilles galopantes » en français), fait référence à des gargouilles, et non des gorgones. Mais en allemand, gargouille se dit Wasserspeier, ce qui fait perdre à l’expression sa belle allitération en G. C’est dans ce genre de situation que le traducteur a un choix à faire : le sens est-il plus important que le style, la sonorité ? La décision n’est pas toujours facile.

Trolldomsministeriet

La première fois que j’ai lu ces mots, je me suis demandé ce qu’était ce ministère des trolls qui apparaît dans la version suédoise. Mais non ! Pas de complot mondial du troll de montagne pour renverser l’ordre établi ! Trolldomsministeriet est simplement le nom du Ministère de la Magie. D’un autre côté, quand on voit Cornelius Fudge et son travail à la tête de la Grande-Bretagne sorcière, on peut se dire que certaines personnes n’auraient pas volé le nom de troll…

Astropuf, Wfftiwff, Lufa-lufa, Rohkelikko

Je l’ai dit, les noms propres (et notamment le nom des maisons de Poudlard) ne sont pas toujours traduits. Mais quand ils le sont, cela donne souvent lieu à des petits bijoux de sonorité et d’inventivité. Ainsi, en Roumanie, nos adorables blaireaux deviennent les Astropuf, apparemment prêts à conquérir l’espace et les étoiles. Au Pays de Galles, les verts et argents sont représentés par l’imprononçable Wfftiwff (il paraît que ça se dit Ufftuf, mais pour moi, ça reste un nom d’étagère Ikea). Au Brésil, les Poufsouffle (encore) portent le nom absolument incroyable de Lufa-lufa. Mention spéciale aux Finlandais qui ont réussi à inclure le mot courage (rohkea) dans le nom de Gryffondor (Rohkelikko).

Et vous ? Est-ce que vous avez déjà lu Harry Potter dans d’autres langues ? Si oui, quelle est votre passage préféré ? Partagez vos anecdotes polyglottes en commentaire !

Partager : Partage

Acheter un Choixpeau : Une bonne idée !

Partager : Partage

Bienvenue chez votre conseillère d'Orientation

Partager : Partage

Un Noël Glacial

Je vous propose aujourd’hui de plonger ensemble dans le seizième chapitre de l’avant-dernier tome de la saga Harry Potter. Je parle évidemment du Prince de sang-mêlé, qui est personnellement mon préféré. Le chapitre seize est intitulé comme l’article : un Noël glacial. Attrapez donc le bouquin, rendez-vous au début du chapitre et commençons notre lecture !

Une légère remise en situation est nécessaire, bien que je sois absolument convaincu que chacun d’entre vous se rappelle de l’intrigue ! La veille, Harry a assisté à la petite fête de Noël organisée par Horace Slughorn, professeur de potions. Il s’échappe de la soirée pour espionner une discussion entre Severus Rogue et Drago Malefoy, discussion durant laquelle il apprend que Rogue tente d’aider Malefoy dans un plan jusque-là inconnu.

Tout le monde a l’histoire en tête ? Parfait ! Le chapitre débute par une discussion entre Harry et Ron. Les phrases en italique vous indiqueront des passages cités du roman. Ils étaient tous les deux seuls devant l’évier de la cuisine du Terrier, occupés à éplucher une montagne de choux de Bruxelles pour Mrs Weasley. Ma première question est la suivante : qui épluche un choux de Bruxelles ? Ce n’est pas mon légume favori et je l’ai très peu cuisiné mais cette méthode me semble louche. Ils ne sont pas prêts d’ouvrir un restaurant étoilé, ces deux-là ! Par la fenêtre, ils voyaient la neige tomber devant eux. Mise en ambiance. J’ai toujours trouvé le Terrier fascinant. C’est la première maison habitée par des sorciers que nous rencontrons dans la saga et j’aurais adoré y grandir lorsque j’étais enfant. Imaginez les parties de cache-cache géantes ! Ce sera le plus beau cadeau de Noël de Ginny… Le Terrier, c’est le Airbnb de rêve pour organiser son anniversaire : tu peux inviter une cinquantaine de potes, ils auront tous un lit ! La preuve : les parents Weasley, Harry et Ron, George et Fred, Bill et Fleur, Ginny, Lupin et … la goule. Ne l’oublions pas !

Ce soir-là, ils devaient tous écouter une émission de Noël avec en vedette la chanteuse préférée de Mrs Weasley, Celestina Moldubec. Nous arrivons au cœur de l’article. Pour moi, cette soirée du réveillon a toujours été un des meilleurs souvenirs du roman. Les Weasley ont rassemblé tous les invités dans le séjour. Il a été richement décoré, pour ne pas dire trop, par Ginny et son million de guirlandes. À l’extérieur, la neige tombe toujours sur un sol gelé depuis quelques jours. Mrs Weasley écoute une émission avec son poste de radio en bois tandis qu’elle tricote. Fleur ne semble pas apprécier la voix de la chanteuse et s’évertue à hausser la voix pour recouvrir les gazouillis. Mr Weasley mange des kumquats tout en discutant avec Harry et Lupin. Fred, George et Ginny jouent à la Bataille explosive. Ça y est, c’est fini, oui ? Ce n’est pas trop tôt. Imaginez la scène : Mrs Weasley en larmes en train d’applaudir son poste de radio et sa belle-fille, qu’elle déteste, en train de critiquer sa chanteuse préférée. Heureusement, Mr Weasley a l’intelligence de proposer un lait de poule pour calmer les tensions. Mais d’ailleurs, qu’est-ce qu’un lait de poule ? Une boisson à base de lait, crème, sucre et œuf, généralement à l’eau-de-vie. En gros, c’est leur vin chaud à eux. Ou comment être pompette sans passer pour un ivrogne. La soirée se termine lorsque Fleur commence à imiter la voix de Celestina. Si vous n’avez jamais entendue la chanson, c’est le moment (portoloin) .

Le lendemain, c’est l’heure des cadeaux. Tous portent un pull tricoté par Mrs Weasley au petit-déjeuner, tous sauf… Fleur. Dehors, la neige a cessé de tomber mais les fleurs sont enneigées et la température est glaciale, malgré le soleil qui brille. Percy et le Ministre de la Magie font irruption, car Scrimgeour cherche à discuter en tête à tête avec Harry, chose impossible quand il est à Poudlard. Il traversa la petite cour qui menait au jardin touffu et couvert de neige des Weasley. Les gnomes ont laissé des empreintes visibles dans la neige, particulièrement celui qui a tenté de mordre Fred et qui se retrouve maintenant en tutu, stupéfié, au sommet du sapin. Les bosquets de rhododendrons sont gelés et des vers tentent d’échapper à l’appétit des gnomes. En vain. Le gnome avait enfin réussi à extraire son ver de terre et le dégustait d’un air joyeux, appuyé contre les branches basses du massif de rhododendrons.

Le reste des vacances se déroule tranquillement et les deux adolescents doivent bientôt rentrer à Poudlard en passant par la cheminée. Un Noël au Terrier, c’est donc un Noël sous la neige, un Noël en chanson, un Noël alcoolisé et gourmand. Bref, pour moi, c'est le Noël idéal.

Joyeuses fêtes à tous !

Partager : Partage

© 2009-2019 Poudlard12.com :: Propulsé par Dotclear