La Gazette du Sorcier - Edition Poudlard12

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vendredi 1 mars 2019

Chronique des bibliothécaires

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— Tu me ranges ça, Galahad, s'il te plaît ?

Un nouvel arrivage de livres venait d'atterrir dans le bureau des bibliothécaires. Angele était ravie de pouvoir maintenant déléguer quelques tâches à ses nouveaux larbins. Le rangement n'était pas si compliqué : il suffisait de feuilleter les livres pour déterminer le rayon auquel ils appartenaient. Galahad ouvrit le premier volume, La Folle histoire des Ananas Confits, écrit par Julius Maxima, et fronça les sourcils. La préface lui tira un sourire idiot : 
 

La folle histoire des Ananas Confits

"Bien évidemment, le comportement des personnages (des P12iens) est purement fictif étant donné que j'ai tenté d’interpréter leurs réactions. C'est aussi de l'humour (Ellena n'étant pas une grosse patate droguée à l'ananas)"


— S'il savait...

Intrigué de savoir comment l'élève se moquait de sa collègue et amie, Galahad se plongea dans le livre. Un sombre récit sur l'addiction qui pousserait n'importe qui à réfléchir à deux fois avant se démener pour accéder au club de Slug, pensa-t-il avec amusement. Il rangea l'ouvrage dans la catégorie humour et en ouvrit un second, au thème similaire : 5 choses que le club Slug ne doit plus faire. par Jade Redhun. Il allait le déposer à côté du livre précédent, mais l'ouvrit quand même pour vérifier. Un nom accrocha son regard.
 

5 choses que le club Slug ne doit plus faire.

« N°1 : Les membres du club s'engagent à ne plus jouer les entremetteurs.
— Pas de commentaire sur celle-là, répliqua Yoann.
— Reconnais que ça a marché, dit Camille.
— Pas de commentaire. »

 


De peur que quelqu'un surprenne sa réaction à la lecture du passage, il referma vite le livre pour se réfugier dans un autre, dont le sujet ne pouvait que lui plaire : Pourquoi je ne suis pas mort le jour où l'Augurey a pleuré, par Gulliver Pokeby.

Les rééditions de vieux ouvrages canoniques étaient toujours bien accueillies. Galahad ouvrit l'introduction pour redécouvrir avec satisfaction la plume du grand Pokeby.
 

Pourquoi je ne suis pas mort le jour où l'Augurey a pleuré

Après avoir mené de longues recherches afin de déterminer quelles étaient les raisons des lamentations de ces volatiles, il parvint à prouver que les vieilles superstitions n'étaient en rien véridiques. Pionnier de la sauvegarde des Augureys, Gulliver Pokeby vous présentera dans cet ouvrage comment un simple sorcier parvint à faire changer les mentalités.

 


Après son tour du côté de la zoologie, il allait falloir classer un drôle d'ouvrage fort poétique, écrit par un historien. Rien à voir avec une quelconque histoire de l'Atlantide, le texte était en fait une ode à la lecture très surprenante. Il déposa donc Le plongeon, par Iaril Karazyan, sur l'étagère Autres littératures, avec l'esprit noyé dans le début spectaculaire du chapitre unique :
 

 Le plongeon

C’est en ouvrant ce livre que tout commença… Le temps est un traître. Tout se mélange. Le rouge, le rose et le vert… L’âme, l’esprit et le cœur. Et le corps. Le corps qui perd sa densité. Qui s’enfonce par-delà le réel, le palpable. Comme une tentative d’escalade non-anesthésiée sur des barbelés, le plongeon est dangereux. Le corps. Ton corps tangue au gré des mots. Le rythme est inscrit sur la page. Ton cœur suit le mouvement de ton regard. De gauche à droite. De droite à gauche. Le plongeon. Volutes de fumées. Trouble sans contours. Commencement, fin, milieu et milieu, fin, commencement. Tu nages dans l’eau nébuleuse. L’opuscule t’accroche. Tu es doucement poli par l’énergie du vide.


La diversité du nouvel arrivage était incroyable. Un roman policier, Roses de Sang, par Dayton Bronner, lui tomba entre les mains, et il faillit oublier de continuer sa tâche en parcourant les chapitres aux descriptions crues de meurtres comme on en trouve dans les pires affaires criminelles. 
 

Roses de Sang

Il s'agit de Laura Delacour, dix-sept ans. Elle vivait toujours chez ses parents. Ils avaient signalé sa disparition il y a cinq jours. Sa photo a circulé un peu partout. Elle était allée à une soirée d'anniversaire et devait rentrer autour de deux heures du mat' comme ses parents le lui avaient ordonné, mais elle n'est jamais rentrée. Aucune nouvelle depuis. C'est l'type là-bas qui l'a trouvée là en premier, aux alentours de six heures, il partait au travail, comme beaucoup d'autres. Il est encore sous le choc, le pauvre. Enfin ! tu comprendras pourquoi une fois que t'auras vu ce à quoi on a affaire.


Ne lui restait plus qu'à trouver un foyer pour Des Démons et des Hommes, par Orion Millers. Le titre ne le laissait pas présager, mais il s'agissait bien d'une romance fictive sur deux personnages historiques : Hermione Granger et Severus Snape. 
 

Des Démons et des Hommes

— Pourtant regarde-la bien Ron, ajouta Ginny, c’est bien notre Hermione. Plus vieille je te l’accorde mais c’est bien elle.

Tous les regards se figèrent à présent sur Hermione ainsi que sur l’enfant qu’elle tenait dans ses bras. Personne n’osait briser le silence qui venait de s’installer. La femme qui se trouvait devant eux était définitivement Hermione Granger, pourtant une autre chose était certaine, cette femme était environ dix ans plus vieille que l’étudiante qu’ils avaient vue il y avait encore environ un mois. Elle était assez maigre, ses traits étaient durs et on pouvait remarquer quelques cicatrices ici et là sur ce qu’on pouvait voir de sa peau. La petite semblait également assez fine sans pour autant parler de maigreur mais était plus qu’attachée à la sorcière.

— Miss Granger… commença Albus, que vous est-il arrivé ?

Toute l’assemblée retint alors son souffle, attendant qu’une explication leur soit enfin révélée.

 


Très intrigant, tout ça. Le Scamander dédoubla le livre pour le ranger parmi les livres d'aventure et d'amour. Il était presque content de son efficacité quand Angele revint vers lui, chargée comme un hippogriffe.

— Attends, on en a eu d'autres !

Il avait de quoi passer des journées entières à traiter les derniers livres. Heureusement qu'il allait pouvoir refourguer ce nouveau tas au demi-géant qui lui servait de collègue. C'est avec un sourire satisfait qu'il déposa bruyamment la pile devant Bastien pour un partage équitable des tâches.

— Un grand gaillard comme toi ne devrait pas avoir du mal à porter tout ça.

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